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21/03/2017

Le "Je" des prophètes politiques

macron messie.jpgSans nier la capacité intellectuelle et la connaissance des ténors politiques, ni leur capacité de travail, comment croire qu'un seul homme puisse, avec autant d'assurance, avoir un avis circonstancié sur tout? Politique étrangère et intérieure, économie, finances, etc, etc…? Nous savons qu'ils sont briffés par une large équipe et que le pouvoir réel se joue dans l'ombre via des conseillers peu connus et non élus. Bien que possédant une grande capacité de synthèse, les patrons ne sont-ils finalement que les pantins d'une cour d'intellectuels qui font le gros boulot tandis que leur seigneur n'est qu'un communicateur arpentant villes et villages pour prêcher la bonne parole? Tous ces prophètes ne connaissent que le "je". Aucun n'ose mettre en avant le travail d'équipe qui leur fait penser et dire le pourquoi de leur défense de tel ou tel point. Nous avons simplement droit à des références, souvent vagues "d'experts" ou à une bataille de chiffres et statistiques. Bizarre que nous rejetions les prêches de curés, de pasteurs, de rabbins ou d'imans et que nous acceptions ceux des prophètes politiques! Sans nier le besoin de leaders, ne serait-il pas plus judicieux de nous intéresser de plus près à leur entourage direct, à celles et ceux qui écrivent leurs discours, leurs fiches politiques et diplomatiques? Au "je" qui dit, s'ajoute un "nous" ignoré du grand nombre. Il est vrai que l'humilité n'est pas un atout politique. Les grands acteurs sont pourtant ceux qui vantent leur metteur en scène, ce n'est pas le cas des égos souvent surdimensionnés de nos édiles politiques. Mais nous avons aussi notre part de responsabilité dans cette personnalisation et cette peopolisation (poubellisation) qu'est devenue la vie politique. Ce ne sont plus les idées et les programmes qui comptent, mais surtout l'homme ou la femme politique qui sait se vendre, y compris sur sa vie privée. Et comme le dit bien Christian Delporte: "ce système repose sur une triple hypocrisie :

- celle des politiques : qui cherchent à communiquer sur leur vie privée, jusqu’à ce qu’ils ne souhaitent plus jouer le jeu ;

- celle des lecteurs : qui, dans les sondages, disent que la vie privée des politiques ne les intéresse pas, mais qui achètent massivement les journaux lorsque la vie privée des politiques y est abordée ;

- celle des médias : qui ont un intérêt économique évident à aborder des sujets «vendeurs»".

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17/03/2017

Quand le secteur privé passe chez Bayer

bayer.png

L'audition de la directrice générale de Publifin et Cie valait bien une aspire du même nom de laboratoire! Une aspirine qui en disait long pour le traitement de l'argent public, le mien donc et le vôtre. Ca soigne le mal de tête, mais pas la maladie du fric avant tout. Elle ne fait pas de politique la Madame, mais elle ne propose que la médication libérale: compétitivité, compétitivité et encore compétitivité, comme l'autre son jobs, jobs, jobs qui soigne le chômage par l'exclusion de 35.000 chômeurs. Et elle mord la Madame Bayer, à l'image de la Thatcher. Ce n'est pas une sans dents. Elle aura d'ailleurs les moyens de s'en faire faire en or à la date de sa retraite et même avant. Mais la pauvre se sent attaquée, devant une commission de type inquisition. Elle qui n'a aucune gêne à déclarer qu'elle gagne autant à la minute que "ses" ouvriers!! Elle tient tête la reine du club Moreau qui en un autre temps l'aurait perdue sur la guillotine construite en bois de ce sale populisme qui voudrait l'égalité! A la nouvelle oligarchie, il faudrait nouvelle révolution, non celle qui coupe les têtes mais au moins, au minimum, les salaires de cet dite élite!

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13/03/2017

Dénoncer les scandales: c'est bien, mais après?

ça suffit.pngLes scandales des sucrés de la politique qui font aujourd'hui la Une des médias et alimentent les réseaux sociaux n'auront aucune suite valable si nous ne pouvons tirer les leçons et surtout trouver les moyens de mettre en place des règles qui excluent le mélange entre la finance et le politique. Bien plus que de simples contrôles stricts sur les cumuls ou encore en chassant simplement les "pourris" du pouvoir, il faut arriver à fixer des règles qui établissent une étanchéité absolue entre intérêts privés et publics. Il faut une transparence totale vis-à-vis des mandats publics et privés de tous les mandataires politiques, mais aussi ceux d’entreprises où des fonds publics sont injectés, du plus petit au plus grand. Pierre Mertens, président du PTB, l'a encore bien expliqué ce matin sur la RTBF, en évoquant de nombreux exemples sur les confusions chez nous, mais aussi au niveau européens. Les grands moralisateurs des partis, retrouvant tout à coup une virginité, après avoir bien pratiqués le bordel, en seront-ils capables? Je le crains. La commission d'enquête aboutira sans doute à des conclusions et recommandations qui se traduiront par quelques petites lois ou décrets qui ne seront que de l'eau bénite jetée sur un système qui ne changera pas fondamentalement. Ne comptons pas trop sur un changement électoral pour le changement espéré. C'est dans des rapports de force entre l'establishment politique mais aussi financier et avec des propositions et impositions d'alternatives économiques, sociales et écologiques que nous arriverons à vaincre le système qui crée les "pourris".

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06/03/2017

Fillon "out" ou la machination du parrain Sarko?

sarko et fillon.jpgLa petite histoire d'égos a souvent fait celle avec un grand "H" comme honte ou "honorable" selon l'analyste. Nous savons que les adversaires politiques sont bien plus souvent dans le camp d'un même parti que dans ceux d'autres. Le bordel de la droite française en serait-elle une nouvelle illustration, bien cachée aux pigeons de celles et ceux qui se contentent de voir les façades? Arrivé troisième et éliminé au premier tour de la primaire de novembre, l’ancien président de la République était resté très discret ces derniers mois en ruminant sans doute quelle vengeance prendre envers ceux qui avaient osé le concurrencer. Le nabot Sarko n'a rien d'un nain se laissant dépassé par ceux capable de le mettre dans le tiroir du pouvoir. Détestant son ex valet de Fillon, autant qu'un Juppé, il fallait qu'il profite (ou même soit à l'origine) du scandale de celui qui avait osé lui faire une leçon de probité. L'habile et diabolique Nicolas a laissé le temps au temps et dans une forme d’attente en apparence a d'abord pu imposer à son rival "son" premier ministre en cas de victoire. Baroin avait bien évité de s'opposer au maître lors de la primaire. Semer la merde d'abord, avant de vouloir montrer qu’il est le seul susceptible de sauver le parti. Bien joué! Le sauveur Juppé éjecté, l'ancien brigand de la République a le champ libre pour s'imposer, soit lui-même ou en forçant Fillon à choisir la marionnette Baroin qui s'est bien comportée dans un apparent soutien de l'accusé d'aujourd'hui. La vengeance est proche. La salope de Sarko aura eu gain de cause par la pauvre Pénélope. Les français n'y auront vu que du feu et l'ennemi Fillon se sera fait bien enculé. Mon décodage n'est peut-être pas loin de la réalité. Ce n'est qu'en finale du dénouement de cette crise entre prostitués du pouvoir qu'il m'apparait comme plausible. Si tel était le cas, je ne pourrais que souhaiter la poursuite de la candidature du malhonnête enculé, en souhaitant bien entendu son éviction par un homme de gauche, en sachant que de ce côté aussi les égos pourrissent la cause qui est à défendre. De quoi être dégoûté de tous les ténors d'une politique qui fait vomir et instrumentalise l'ignorance de celles et ceux qui croient encore à la valeur du bien commun.

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05/03/2017

Difficile de croire encore en la politique.

foi.jpgIl y a très longtemps, j'ai cru en Dieu et je me suis engagé fortement dans la religion. En fréquentant de près ses prêtres, ses pasteurs, sa hiérarchie, en étudiant au mieux ses évangiles et son histoire, j'ai finalement perdu la foi. Il m'a semblé comprendre que toute cette aspiration spirituelle, incarnée par les maîtres experts et détenteurs de la "vérité chrétienne" répondait surtout à un besoin humain de reconnaissance et n'échappait pas à un carriérisme plus narcissique qu'altruiste. J'ai quitté l'Eglise et pris mes distances avec un Dieu très hypothétique tout en conservant de vraies amitiés avec quelques porte-paroles. A cette croyance a suivi celle de la politique, capable de changer le monde et d'y instaurer plus de justice et d'égalité. Aujourd'hui, je me demande souvent si je n'ai simplement pas changé d'Eglise, avec tout ce qu'elle comporte de dogmes idéologiques, de courses à la reconnaissance et d'affirmation de soi à travers tout un système souvent faussement collectif où la hiérarchie fait croire aux moutons à l' utilité et valeur de leur laine pour mieux les tondre et les envoyer sur des terres minées. Aux bannières et oriflammes religieuses se sont substitués drapeaux nationaux et politiques. Aux grands prêches des prêtres, les harangues des ténors de partis. A la nécessité du carême, celle de l'austérité. Au credo du ciel là-haut, celui d'ici-bas. A la parousie de la lumière, celle du grand soir. A la croix scout et celle de la croisade eucharistique, le rouge des faucons et des renards. Et si notre monde n'était finalement qu'un vaste théâtre où chacun tente de décrocher un rôle qui le fera connaître et reconnaître dans un cercle de plus en plus grand sous étiquette de solidarité des comédiens? Je suis amer ce soir, me demandant, face à toute cette comédie humaine à laquelle je participe souvent de mon fauteuil, parfois dans les coulisses, et quelque fois sur scène, en vaut bien la peine! La seule chose qui me rend heureux dans cette comédie, c'est celle du plaisir de la partager avec les personnes que j'aime et sans les contraintes des rôles établis à jouer. Pour le reste, je crois être sur la voie de la perte de foi pour toute politique, sans encore vraiment renoncer au combat!

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04/03/2017

Fric et politique

Ne soyons pas naïfs, la politique c'est aussi une affaire de fric. On ne fait pas connaître ses idées, son programme sans fric. Faire les marchés, c'est bien et gratuit, mais bien insuffisant. Nous sommes à une période où la communication a un prix. Rien que de rassembler ses ouailles en a un. Il faut louer une salle et pour professionnaliser la communication, il faut des moyens autres que pour dresser un simple podium! Le show politique coûte cher. Macron a dépensé en 8mois 120.00€ rien que pour ses déjeuners et diners en bonne compagnie… Nous le voyons encore avec ce qui se passe aujourd'hui avec Fillon. Le remplacer par Juppé a un prix. Faire campagne, mais avec quel argent ? Vainqueur de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a encaissé 6 M€ de recettes issues de l'organisation de ce scrutin... directement sur le compte de son association Force républicaine. Rendra-t-il l'argent si d'aventure il abandonnait la course au profit de Juppé ? Dans les faits, et à la lecture des statuts, rien ne l'y oblige. Une épine dans le pied du maire de Bordeaux, mais une épine que beaucoup de "petits" candidats connaissent aussi. Si les résultats ne dépendant pas uniquement de ce facteur argent, il n'en reste pas moins un élément très important. Voilà qui favorise aussi tout un système de corruption ou pour le moins une espèce de collusion entre le monde de l'argent et le celui du politique. La transparence de gestion tant réclamée aujourd'hui devrait aussi s'appliquer aux partis politiques. Il n'y a pas que dans le foot que la tricherie, la corruption ont malheureusement, pris le dessus sur le beau jeu. Que ce soit l'affaire Fillon ou chez nous les scandales des intercommunales, pour l’heure, l’embourbement de la scène politique est total. Il est temps de dégager le terrain de tous les joueurs corrompus, mais surtout de veiller à mettre en place un autre système d'arbitrage car nous voyons même que celui de la Justice ne suffit plus. Mais attention aussi à rester correct dans les attaques. Insultes, dénigrement, accusations gravissimes sont lancés par les uns et les autres. Je peux le comprendre, mais la violence verbale prépare souvent la violence physique ; et dans un contexte marqué par la montée d'un populisme à la sauce Le Pen ou chez nous de Modrikamen, le pire est à craindre !

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24/02/2017

Assez donné

assez.pngAh, la bonne gestion de la droite. Nous y sommes avec de nouveau une quête de 2,151 milliards d’euros à trouver. Les recettes fiscales ont été surestimées. Comment en serait-il autrement? Des réductions de cotisations sociales de 33% à 25 %. Des premières embauches à cotisations sociales 0 %. Et des "effets induits" dont on nous parle à chaque réforme et qu'on attend toujours. Fallait-il s'attendre à autre chose? Travailleurs, consommateurs, préparez- vous à douiller. Michel va encore nous parler de la dette abyssale et de son action indispensable et responsable pour la réduire en détricotant encore un peu plus la sécu, ce qui est au fond la volonté première des libéraux et surtout de la NVA, avec la Maggie en tête. Il est toujours plus facile de faire passer des mesures impopulaires en agitant le spectre de la dette. Ce gouvernement NVA - MR est une véritable calamité. Il s'entête dans sa stratégie perdante d'austérité. Création d'emplois avec son job, job, job. Il nous dit que cela marche. Où est alors la réduction des déficits que ces nouveaux jobs devaient amener? Il faut donc s'attendre à un nouveau train de mesures antisociales. Comme toujours, les petites gens en subiront les effets pervers, avec pour effet quasi mécanique de réduire la consommation, puis par la suite, les "experts" du gouvernement constateront un accroissement du déficit et on recommencera à nous faire croire aux économies nécessaires. Et bien NON. Que ce gouvernement stoppe ses largesses envers les grosses fortunes et les grosses sociétés qui éludent sans vergogne les taxes dues. Le citoyen à déjà assez donné, au point tel que l'économie nationale se trouve à mal. Dehors ce gouvernement de clettes et de dettes où les experts expertisent et les contribuables contribuent. Les recettes fiscales qui manquent se trouvent à Monaco et autres paradis fiscaux.

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23/02/2017

Bayrou le gentil cocu dans les bras de Macron la séduction

bayrou.jpgBayrou, comme beaucoup de catholiques généreux, croit toujours dans la collaboration des classes sociales. Dommage pour l'historien qu'il est. C'est la tromperie de l'église qui veut que tout le monde soit frères, mais réserve les places devant l'autel pour les plus riches. C'est l'évêque que le peuple doit nommer encore Monseigneur, parce que prince de l'Eglise. La démocratie défendue par le Centre ne change pas de celle des libéraux dits sociaux. Le centre, comme disait Mitterrand, c'est ni à gauche, ni à gauche. Se retrouvant sans doute dans le discours de Macron affirmant qu'il n'est ni de gauche, ni de droite, alors qu'il y a peu de temps, il trouvait ce candidat soutenu par les grands intérêts financiers et incompatible avec l'impartialité exigée par la fonction publique, il espère, en tant que curé rural de Pau, imposer la conversion du jeune loup de la banque Rothschild en pasteur généreux pour le pauvre troupeau français. Nul doute qu'il sera cocufié une nouvelle fois. Quand on veut faire collaborer les classes, on sait très bien qu'en final les puissants seront les seuls gagnants. C'est en cela que ceux-ci trouvent la lutte prônée par une vraie gauche comme dépassée, ringarde. Rien de surprenant que ce bon berger François de Pau n'a jamais pu se constituer un large troupeau au vu de ses pérégrinations incessantes entre alpages et plaines! Son ralliement au bâton de Macron risque bien d'amoindrir encore le nombre de moutons qu'il lui reste.

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19/02/2017

Le pourquoi des révélations actuelles sur les scandales politico-financiers?

scandales.jpgOn peut s'étonner du déchaînement médiatique actuel révélant ce qui était plus ou moins connu avant-hier et hier. Bien des articles de presse, sans nécessairement faire la une, avaient déjà révélé ce que l'affaire Publifin a engendré. Un simple et courageux échevin CDH du petit patelin d'Olne pouvait-il créer un tel tsunami médiatique et le réveil d'une presse d'investigation restée souvent très frileuse sur ce genre de scandale? Je ne le crois pas. Les causes sont bien plus complexes. Elles sont multifactorielles et se sont conjuguées. Nos médias relaient en général la pensée unique et servent les partis traditionnels, avec en tête une RTBF étiquetée socialiste et RTL plus MR. Il suffit de voir le parcours des journalistes et surtout des directions, nommés pour ce qui est de la RTBF selon la fameuse grille d'un pacte culturelle assurant une répartition proportionnelle, selon les derniers résultats électoraux, ainsi que  des postes administratifs importants. Les réunions secrètes de Di Rupo dans un château avec les hauts fonctionnaires étiquetés PS n'en n'est qu'un petit exemple. A côté de ce pacte, il faut aussi tenir compte des ressources financières de la presse qui proviennent principalement de magnas financiers de la droite. Voilà qui donne une liberté toute relative. Pourquoi donc, tout d'un coup, un réveil et l'étalage des scandales? Un des objectifs de départ a probablement été d'affaiblir le PS, déjà mal mené par un PTB de plus en plus populaire et en croissance constante. Le MR avait tout avantage à cela et au nord la NVA. Mais voilà que l'arroseur devient l'arrosé. La pression du PTB et celle de la rue voulant aller au plus profond d'un système de type mafieux ne se limitant pas au seul PS, les choses s'emballent au point de devenir incontournables. L'espèce de complot flou et mal orchestré par la droite et un PS aux abois virent à une transparence obligée de chaque parti, avec la pétoche de voir les électeurs quitter le navire en proie à un iceberg dont la profondeur commence à effrayer les pauvres matelots. La spirale du tsunami est lancée. Impossible d'y échapper. N'oublions pas non plus l'évolution de l'information dont les médias n'ont plus le monopole et où les réseaux sociaux jouent un rôle important. C'est ce vaste cocktail qui doit avoir favorisé ce qui est devenu salutaire pour l'éthique politique, mais surtout pour le changement d'un système qui favorise un type de pratiques dénoncées hypocritement par celles et ceux qui se sont tus ou pire prétendent la légalité d'avoir mis le doigt ou toute la main dans le pot de confiture tandis qu'ils prétendaient nécessaire de nous servir un infâme sirop d'austérité. Il faut aller jusqu'au bout. Virer les malpropres ne suffira pas. C'est une autre politique qu'il nous faut. Celle qui redonne à l'intérêt général la primauté. Celle qui sert plutôt que de se servir. Cela réclame bien plus que mesures qui seront encore contournées s'il n'y a pas un changement fondamental du système socialo-libéral.

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17/02/2017

La grande lessive politique

lessive.jpgLa vague actuelle des révélations des scandales politico-financiers doit nous amener à une conscientisation plus profonde que celle qui nous ferait simplement dire: tous des pourris. Certes, nous devons exiger la transparence nécessaire pour mettre en lumière toutes les magouilles d'un nombre important de politiciens qui, au nom de la défense d'un intérêt collectif, s'en sont mis plein les poches. Ces tricheurs doivent être sanctionnés et démissionnés. Mais une grande lessive ne suffira pas. Le linge sale risque bien de se renouveler si nous ne nous attaquons pas au système de lavage construit par ceux qui tentent encore de nous faire croire à l'efficacité des rouages de la machine libérale ou à la poudre socialiste. Que nous révèle le hublot que nous découvrons aujourd'hui? La mixité d'un linge public et privé dans le tambour politique finit par ne nous rendre que des vêtements troués et bien essorés; tandis que ceux du public récupèrent ce qui donnait valeur aux nôtres. La libéralisation de l'électricité, du gaz, du câble numérique, de transports, de la poste et de bien d'autre services collectifs ont eu comme effet de créer une concurrence sensée produire de la richesse qui devait nous être ristournée. Mais que voyons-nous? Nous payons plus cher et les conditions de travail de celles et de ceux qui travaillaient dans ces secteurs publics n'ont fait que de se dégrader. Très concrètement, les intercommunales se sont muées en sociétés capitalistes avec comme seul objectif le profit. Profit pour qui? Nous le savons mieux aujourd'hui. Ces sociétés ont et jouent avec notre argent, se diversifiant dans des activités, y compris à risque de casino, avec une ristourne de dividendes aux pouvoirs publics qui n'a fait que de diminuer. Plus personne ne s'y retrouve dans une nébuleuse créée par des "stratèges" de la finance dont nous ne connaissons que quelques lampistes politiques véreux dont on peut même se demander s'ils y comprennent quelque chose! Chasser ces politiciens pourris est évidemment nécessaire, mais c'est changer de politique qu'il faut. Cela passe par la défense des services publics, par le refus de la libéralisation que nous impose des normes européennes votées par les mêmes partis qui s'en plaignent et nous les disent incontournables. Notre révolte, notre dégoût ne serviront pas à grand-chose si nous n'exigeons pas ensemble, rassemblés dans une grande force populaire, un changement du système. Des alternatives existent. Le PTB a dénoncé depuis longtemps les pratiques aujourd'hui révélées au grand jour. Il les combat encore avec force mais aligne dans le même temps son programme pour redonner à l'Etat son rôle primordial de garant d'équité et de défense de nos biens collectifs qui sont notre première richesse. Ne nous laissons surtout pas encore cocufiés par des partis traditionnels qui ne feront que nous offrir des adoucissants pour nous faire croire à l'efficacité de machines qui continuent à simplement nous essorer!

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