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20/04/2017

Oui, le PTB est dangereux

ptb question.jpgL'émission " Questions à la une" de ce mercredi ne sait pas privée de diaboliser le PTB, parti qui a le vent en poupe dans les sondages. L'argumentaire tenait essentiellement sur le passé de ce parti communiste et trotskiste. Ah, l'histoire! Au cours des siècles, les partis évoluent avec les sociétés et les régimes gouvernementaux dont ils sont issus. Mais, oh l'horrible Staline est dévoilé, sans évoquer évidemment l'avant régime communiste. Celui où la question religieuse, par simple exemple,  se greffe sur des conflits nationaux et où la religion orthodoxe est celle de l’Etat russe. Brave sans doute l'empereur Nicolas I ratifiant un concordat rétablissant la hiérarchie catholique en Russie, mais maintenant par contre les lois sur les mariages mixtes obligeant les parents à élever leurs enfants dans la religion officielle! Vive la liberté… Ah, l'horrible Staline, mais le brave et grand, chez nous, Léopold II dont l'attitude envers les partis est commandée par des considérations d’ordre supérieur, comme la défense nationale et le problème colonial. Les hommes ne comptent guère : on les révoque une fois qu’ils ont cessé d’être utiles… On ne va pas voir le passé du cdH, ancien PSC et parti catholique. Horrible et dangereux Marx dont on endoctrine les militants du PTB. Cet assassin de la liberté qui a osé expliquer la situation misérable de l’ouvrier en face d’une minorité privilégiée par la théorie de la " sur-valeur ". Cet affreux théoricien car attaquant des capitalistes gagnant sur chaque produit la différence entre le prix de vente et le salaire de l’ouvrier et qui tendent à réduire le coût de l’embauchage afin d’accroître leurs propres revenus et augmenter leurs moyens de production. Une référence dangereuse à interdire aujourd'hui! Horrible Castro à qui on devrait préférer des Américains si démocrates qui avaient fait de Cuba leur bordel.

Un peu de sérieux messieurs les journalistes qui tirent de l'histoire des horreurs communistes mises en lumière, mais en cachant bien celles de régimes capitalistes. Un peu de sérieux, dames et messieurs du PS qui vous prévalez de la responsabilité des représentants démocratiques dont vous êtes devenus de nouveaux princes ayant peur des nouvelles luttes ouvrières qui pourraient vous rogner vos privilèges et combines du style Publifin!

Soyons sérieux, quel parti peut s'enorgueillir d'un passé glorieux? Votre diabolisation du PTB est si facile. En réalité, vous avez peur que les milieux parlementaires et gouvernementaux soient comme paralysés par le fantôme de la rue ou de l’émeute populaire. Vous avez raison de l'être. Oui le PTB est dangereux. Mais dangereux pour qui? Pour une classe bourgeoise et élitiste qui veut sauvegarder sa fortune et ses privilèges. Vous avez surtout peur que la masse populaire prenne conscience des mirages politiques proposés par la social-démocratie. Vous avez raison de considérer le PTB  dangereux car il devient un parti fort. Un parti qui a une doctrine et un programme qui vous semblez hypocritement ignorer ou avez l'art de caricaturer. Un parti, oui, qui a comme le vôtre des chefs pour donner l’impulsion, un organe permanent de direction, des associations électorales, une presse, une implantation dans les réseaux sociaux et des institutions diverses répondant aux nécessités du moment.

Oui, le PTB est dangereux et tant mieux!

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19/04/2017

Macron: Un La Palice dangereux

macron-1.jpgDans la kermesse de cette campagne électorale française, il faut bien avouer que Macron a le pompon. Bien qu'il ne soit pas le seul à éructer des clichés fourre-tout et des formules horriblement creuses, il bat des records. Je relève quelques florilèges: « La politique est au service de nos concitoyens, et l’économie fait partie de la vie de nos concitoyens »; « La France est une chance, et chacun doit pouvoir y tenir ses promesses. » etc… Les formules roses se succèdent dans des meetings qui ressemblent à des shows publicitaires. On vend Macron comme du bonbon. Et pourtant: attention. Sous son projet flou et désarticulé, se cache bien une colonne vertébrale néolibérale. Sous sa défense d'une nouvelle société "dynamique", on peut vite y remarquer le masque rétrograde d'une technocratie étroitement liée aux milieux financiers. Rien n'est dit sur régulation financière ou de lutte contre l’évasion fiscale (un simple et vague alourdissement  des peines). L'homme qui se dit puiser ce qui bon dans la gauche et dans la droite n'est pas très éloigné de Fillon. Les vieilles recettes, causes du chômage accru et de la paupérisation grandissante de la classe populaire ressortent mais sur une nouvelle assiette décorée par des start-up et Uber. Le seul point de différence entre Fillon et Macron tient de la méthode. L'une est rude et l'autre plus sournoise. La première ressemble à du De Wever et la seconde à du Michel et Peeters. Mais chacun y va de l’obsession du  coût du travail, à l’origine, selon eux,  de tous les maux mais avec comme objectif de mieux épargner le capital. Pas question de faire le constat que les trente années de politiques néolibérales ont mené à une insuffisance de la demande au niveau global et ont flexibilisé toujours plus le marché du travail avec en conséquence l'augmentation du chômage et la perte du pouvoir d'achat. Et que dire de leur programme sur les services publics? C'est le même, avec un peu plus de vaseline chez Macron. La subtilité sémantique de ce dernier est d'ailleurs révélatrice: il parle de "services accueillant du public"! Allons-y pour la privatisation… Bref, la soupe que Macron s'apprête à servir au peuple français sera la même que celle servie par notre gouvernement. Ce n'est pas un hasard que les deux hommes se soient retrouvés en intimité à la table de chez le "vaselineur" du gotha, Stéphane Berne.

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon a résumé en une formule le projet de société que porte Emmanuel Macron : « Chacun pour soi, le marché pour tous ». Non ce n'est point de la caricature. A bien décoder le programme Macron, nous y verrons la démolition des normes nationales et des conventions collectives, avec comme résultat non seulement l’abaissement dramatique des droits des salariés, mais aussi la mise en concurrence accrue des travailleurs entre eux, soumis à des règles sociales différentes entreprise par entreprise, et donc poussés sans cesse à des concessions douloureuses pour être plus « compétitifs » que le voisin. Nous y verrons la même méthode que notre gentil Bacquelaine sur les pensions: « un euro cotisé (qui) donne in fine les mêmes droits à pension » ne se traduirait par « aucune baisse » des pensions. Mais c’est l’inverse qui est vrai. Il s'agit sur ce point comme pour d'autres de la rupture du système solidaire.

Ce serait donc, pour moi, un NON à Macron si semblable à notre Michel national.

 

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16/04/2017

L'utopie en politique: mort ou résurrection?

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La campagne présidentielle française montre, une fois de plus, combien toute la pensée politique et juridique semble encore tourner autour de cette interrogation essentielle de l'utopie politique. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Il y a toujours eu à la fois un rejet et une attirance pour oser vouloir changer ce qui serait inchangeable. Etonnant de voir tous les candidats réclamer un changement de système et attaquer le seul candidat qui ose proposer l'utopie d'un vrai changement: Mélenchon. Son utopie est vite identifiée à un leurre ou un rêve; censurée en ce qu'elle serait dangereuse; parfois simplement ridiculisée. Le citoyen suit et oscille souvent entre tentation d'y croire, d'y adhérer et celle de l'exclure de sa sphère quotidienne préoccupée par ses soucis élémentaires de famille, de boulot, de santé, de fins de mois à boucler. Mais attention. Le rapport que chacun entretient avec le nécessaire, le rationnel et l’irrationnel, l’idéal et la raison ainsi qu’avec l’excès et la mesure est complexe. Le politique le sait et en joue. Ce qui me plait chez Mélenchon est son audace de remettre de l'utopie en politique et il n'est pas le seul en Europe. Une utopie fondée sur des principes de justice clairement identifiés et mesurés qu’il propose. Reste à voir si sa politique aura le succès que j'espère car, comme le pensait déjà Machiavel, la politique obéit à une rationalité fondée plus sur l’idée de calcul que sur des sentiments ou des idéaux. Mélenchon utilise même le terme de bonheur. J'y reconnais sa culture des Anciens pour qui la cité n’est pas qu’un ensemble d’hommes unis par le besoin, mais réunis afin d’obtenir le bonheur. Mais un bonheur, entendons-nous bien, qui n'est détachés des circonstances matérielles. Et si ses propositions peuvent paraitre, selon ses adversaires, irrationnelles, elles ont le mérite de donner des clés, de fixer des orientations pour aider les hommes à sortir du malheur dans lequel la vision trop politicienne de la politique les enferme. Celle d'une société commerciale organisée en vue de faux besoins qui spolient les plus faibles au profit des plus forts. Mais cette résurrection, cette "pâques" de l'utopie bien comprise risque bien d'être encore battue par le conservatisme d’une longue période de néolibéralisme qui n'a cessé de promouvoir le marché autorégulateur. Joyeuse Pâques!

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12/04/2017

L'agonie du PS français présage celle des socialistes chez nous.

phi4.jpgS'il faut toujours rester très prudent avec les sondages, il semble cependant certain que l'agonie du PS français se confirme. Rien de bien étonnant. Sabotant la primaire de gauche qui avait élu le candidat le plus à gauche et rebelle à la politique de Hollande, les parvenus et corrompus du pouvoir ont rallié, en silence ou tambour battant, la mascotte Macron. Fini la lutte des classes et vive la lutte des places! Les valeurs de solidarité, de justice fiscale et de redistributions sociales ont cédé, depuis des décennies, le pas au marché boursier, à la finance, à la productivité du profit. Le poing levé a fait place à la main ouverte des rapaces des multinationales et serre en bonne conscience celles des représentants des lobbys des nantis. Rien d'étonnant donc que socialistes rejoignent celui qui porte le projet d'une vraie gauche. Lassés des trahisons envers Hamon, il n'y a plus comme recours que Mélenchon. L'excellent tribun porte un projet collectif cohérent qui peut permettre un mieux vivre aux Français. Loin des mesures de haine, de racisme, de repris de soi et de fausses égalités de la bourgeoise gueulante de la Le Pen, Mélenchon fait entendre sa large culture mise au service du peuple. Avec lui, renaissent les valeurs de la lutte solidaire non seulement des plus faibles, mais aussi de toutes celles et ceux qui veulent un autre type de société.

L'exemple français augure probablement le même déclin du PS chez nous. Lassés de toute la bande des profiteurs socialistes, plus attachés à leurs petites magouilles de partages d'avantages en tout genre, les gens de gauche quittent le paquebot d'Elio. Un navire qui n'a plus que le drapeau rouge en étendard mais qui a au cours des années chargé dans ses soutes les valises et coffres d'un libéralisme édulcoré en social-démocratie. Le discours du réalisme et de la responsabilité trompe de moins en moins. Si le réalisme est que le libre marché, la concurrence, la course à la productivité et la destruction de la planète soient le centre de la politique, nous sommes de plus en plus nombreux à ne point en vouloir. Nous refusons la privatisation, tellement vantée par le libéralisme européen, des grands leviers économiques. Elle nous mène à payer plus cher ce qui devait rester notre patrimoine commun. Nous refusons les milliards consacrés à une défense qui devient le fer de lance de guerres dans des pays où nos industriels s'enrichissent sur des matières premières sous prétexte de démocratie et de droits de l'homme. Tous les peuples ne demandent que la paix. Ils partent en guerre, parce que manipulés par les tenants de propagandes religieuses ou idéologiques qui se foutent bien de n'en faire que des chairs à canons pour augmenter leur pognon.

Le succès grandissant des gauches radicales ne relèvent pas seulement d'un ras-le-bol du "tous pourris". Il s'appuie sur un élan de vrai changement. Les socialistes européens, avec leur adhésion à une politique d'austérité menée par les bandits du clan Juncker et de ses acolytes de droite. Le navire de cet équipage, tant PS que libéral, se dirige vers l'iceberg de la résistance populaire.

La rose PS s'est flétrie. La solidarité du combat se retrouve dans le logo "phi" de Mélenchon. Cette lettre grecque comme le Fi de "France insoumise", mais aussi comme symbole de la sagesse populaire qui en a ras-le-bol des politiques individualistes et retrouve ses racines dans les fondements de notre démocratie historique. A ceux qui y voient une sorte de snobisme, il faut leur dire que: "Ce n'est pas parce qu'on parle à des gens de tous les milieux sociaux qu'ils n'ont pas de cerveau." Espérons donc le sursaut des cerveaux français pour, non seulement voter pour la personne de Mélenchon, mais maintenir un large mouvement capable de créer plus de justice et d'équité. Ce mouvement grandit aussi chez nous. Il est dans une marche bien différente de celle d'un Macron dont j'espère un dégonflement rapide de ses ballons d'illusions.

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06/04/2017

Pour une politique d'opposition mais aussi de propositions

contre.jpgUne simple politique d'opposition réussit rarement si elle ne parvient pas à imposer ses propositions. Elle ne peut se contenter d'être simplement porteuse d'une contestation justifiée. Si cela peut avoir du succès un temps, cela s'avère souvent inopérant à plus longue échéance. Dénoncer tout ce qui ne va pas comme les actuels scandales ou soutenir les actions contestataires doit s'accompagner de propositions alternatives. La droite et un Ps libéralisant le savent et en jouent pour garder le pouvoir en martelant que le "il n'y qu'à" est facile; que les propositions émises sont irréalistes et inapplicables. C'est la réponse tout aussi simpliste du capitalisme populiste aux slogans portés par une gauche obligée parfois de les employer pour être médiatisée et suivie par une opinion publique en colère. Le cri populaire du "tous pourris" ne se retrouve pourtant pas pour autant dans les urnes. Il s'essouffle aussi dans la rue. Ce qui est aujourd'hui véhiculé en bref par les nouveaux modes de communications soulève des sentiments mais laisse au frigo l'intelligence d'une information de fond. Le citoyen hésite alors entre une peur bien orchestrée qui lui ferait perdre son peu de fric et l'envie d'un changement profond où sa vie pourrait être un peu mieux traitée que celle d'un con acceptant le plein de pognon dans la poches des très grands patrons. Hélas, c'est souvent la soumission à l'injustice qui prime. Celle-ci n'est pourtant pas liée à des cons. Si la plupart y pigent peu sur la relation capital- travail établie par Marx, chacun a une idée du système qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres. L'ouvrier ou l'employé qui perd son travail sait bien que la concurrence pour accroître le profit d'actionnaires toujours plus gourmands le place dans une précarité insoutenable. Mais face à la pression et l'impression d'une situation qu'il ne peut changer, il baisse les bras. Cette résignation ne peut être vaincue que par des propositions concrètes émanant d'une vision capable de changer le système, la mécanique qui engendre l'injustice distributive et la dégradation de notre planète. Les porteurs de changements ne seront véritables acteurs de ceux-ci que dans la mesure où ils pourront convaincre que leur contestation est assortie de propositions alternatives et crédibles. Celles-ci existent bien, mais trop peu, à mon goût, mises en avant par rapport au discours du "contre" et de la dénonciation dont je ne me prive pas!

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05/04/2017

Les "petits" candidats à la présidence française

petits candidats.jpgLe débat d'hier avec tous les candidats à la présidence française ne nous a pas appris grand-chose de la part des grands candidats. Simplement qu'une fois de plus (même avec ma subjectivité de soutien) Mélenchon fut le plus brillant, le plus cohérent et le plus innovateur. Les autres candidats étaient plus ou moins intéressants à écouter. Côté surréaliste et légèrement psychiatrique, Jean Lasalle a démontré qu'aucun n'est exclu d'une candidature. Il a au moins apporté une touche de couleur et un peu de mysticisme! Il n'a pas dit que des bêtises, mais visiblement avec un sachet où il manque quelques frites… Du côté de l'anti- capitalisme, on pouvait facilement rejoindre le discours vrai et collant à la réalité quotidienne du plus grand nombre de Poutou et de Arthaud. Ils ont appelé non pas à un rassemblement mou et inefficace mais bien à une lutte ouvrière, une lutte contre l'accaparement de la richesse entre quelques mains. Ils ont illustré concrètement les injustices sociales et présenter des alternatives via la prise du pouvoir par les gens et pas le profit. Une lutte inégale, si bien formulée par Poutou dans son: « Nous, quand on est convoqué par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière ». Dupont-Aignan et ses collègues de droite se sont montrés souverainistes. Dénonçant l'union européenne de l'argent, ils ont prôné un "Frexit". A boire et à manger, avec beaucoup à rejeter de ces messieurs dits antisystème mais se raccrochant encore et toujours à un libéralisme qui devrait mettre fin aux "politiciens corrompus". Assez amusant, très au courant de la politique par sa formation et son passé, Asselineau n'a cessé de citer des numéros d'articles de lois et de traités comme si la politique se résumait (peut-être avec une certaine vérité) à un bottin de procédures juridiques. Cheminade ne s'est pas trop perdu dans sa politique science-fiction. Bref, les six «petits» candidats ont fait leur show, avec comme vainqueur Poutou. Je ne me suis pas trop ennuyé dans un débat finalement plus folklorique que vraiment intéressant sur le fond. De quoi faire bouger les lignes? Bien qu'en marquant très probablement des points, je crains que non.

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31/03/2017

Commission d'enquête Publifin: un grand show...

enquête 10.jpgJe crains fort que cette commission ne soit finalement qu'un grand show destiné à rendre une virginité à des partis qui ne sont pourtant pas prêts à quitter le bordel dans lequel ils trafiquent depuis belle lurette! La transparence exigée n'aboutira sans doute qu'à celle de la vitrine. La prostitution avec le monde des affaires se poursuivra dans les maisons closes où copulent politiciens et affairistes. La dernière assemblée générale de Nethys en est révélatrice. Damien Robert, président provincial du PTB et conseiller communal à Seraing, a raison de souligner que « l’ordre du jour de cette AG montre malheureusement que les leçons du scandale ne sont pas tirées. Malgré la lumière faite sur les conséquences néfastes de la privatisation de l’intercommunale, l’Assemblée générale ne donne aucun mandat aux nouveaux administrateurs pour revenir à une intercommunale 100 % publique. Et elle ne donne aucun mandat pour mettre fin aux rémunérations honteuses dans Nethys et ses filiales ». Et de poursuivre que cette AG aurait dû être le moment pour repartir sur une bonne base: « On assiste à un ravalement de la façade de Publifin. Mais aucun chantier n’est entrepris pour refaire les travaux essentiels à l’intérieur du bâtiment : l’Assemblée aurait pu décider de redonner un caractère 100 % public à l’intercommunale et ses filiales et elle aurait pu mettre fin aux rémunérations calquées sur celles des multinationales, mais elle ne l’a pas fait ».

La commission d'enquête est loin de déposer ses conclusions et recommandations, mais il est plus que probable que celle-ci, bien qu'ayant diagnostiqué la maladie de la privatisation du bien public, ne lui apporte comme remède que le renforcement du mal via la médication élargie du laboratoire boursier.

La grand-messe de la commission n'aura alors été qu'une parade mettant en valeur quelques prêtres accusant quelques grands pécheurs qui n'auront d'ailleurs aucune contrition, mais juste un peu moins de pognons. Au lieu de redonner un caractère 100 % public à l’intercommunale et ses filiales, le paradis des dirigeants, l'enfer des travailleurs et les factures salées du consommateur se poursuivront. Le grand théâtre fermera ses rideaux aux spectateurs heureux d'avoir regardé la mise à nu de scandales financiers. Les acteurs, eux, poursuivront en coulisses leurs petites magouilles, fiers de nous avoir pris pour des cons qui resteront fidèles aux partis bandits des futures élections!

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29/03/2017

Le déshonneur politique

pions.pngLe ralliement de Valls à Macron est l'exemple même de l'opportunisme politique qui, sous prétexte d'intérêt général, ne vise que l'intérêt personnel. Les petites luttes internes dans un parti ne sont pas nouvelles. Les candidats à battre pour se faire une place se trouvent  plus sur votre liste que sur celles des dits adversaires. Les rivalités paraissent plus amicales, mais sont bien plus redoutables. Pour contrer les ambitions personnelles, il faut une discipline de parti basée sur ses valeurs, ce que semble avoir oublié Jean-Christophe Cambadélis, chef du PS français, en n'excluant pas du parti les élus socialistes qui ont parrainé la candidature d’Emmanuel Macron à la présidentielle, reniant ainsi leur engagement lors des primaires. A force de tergiverser et de vouloir sauver l'église au milieu du village, il n'y aura plus d'église! C'est que le PS français, tout comme le nôtre, s'est perdu dans un hollandisme dominé par la soumission capitaliste où les parvenus règnent en maître. Ce qui se passe en France est à mettre en parallèle avec ce qui se passe au PS chez nous, avec un Di Rupo qui n'emploie que des balayettes, sans oser exclure des hommes comme Moreau et toute sa constellation de mandataires liégeois tels que Gilles, Demeyer, Marcourt et consorts. C'est la danse de la procession d'Echternach où on avance de trois pas, pour reculer ensuite de deux. Et voilà qui amène logiquement des anciens marcheurs frondeurs, comme Happart. Rien d'étonnant alors de voir le succès du PTB, bien plus cohérent où la concurrence personnelle entre candidats actuels et potentiels n'existe pas encore, bien qu'il y ait risque dans une croissance qui ne serait pas maîtrisée. Quelques frondeurs individualistes en ont vite été exclus. Les débats démocratiques au sein d'un parti n'excluent pas une discipline collective autour d'un projet et de valeurs acceptés par ses membres. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises en France. Le ralliement sans honneur de la parole donnée de Valls à Macron peut profiter à un autre homme sans honneur qu'est Fillon et à une autre femme qui n'en a pas plus qu'est Le Pen. A se demander aussi comment Hamon, lâché par les siens et sans vrais réactions de sa hiérarchie, ne jette pas l'éponge pour rallier Mélenchon. Mais la bataille des appareils, pourtant en panne,  dominera encore  aussi bien à gauche qu'à droite. Le sang impur des sillons de la marseillaise sera remplacé par celui des Fillon et Macron. Bien triste politique dont profiteront les masqués du pouvoir qui doivent bien rigoler de voir la cour de récréation et son bac-à-sable dans lequel s'agitent les pions de leur pouvoir!

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25/03/2017

A quoi et à qui attribuer le succès du PTB

logo ptb.jpgNe voir dans le succès grandissant du PTB qu'un mécontentement et un dégoût généralités est un peu court comme analyse. Cette vérité n'est pas la seule clé de décodage. Nous sommes nombreux à ne pas nous sentir écouter et à vouloir d'autres propositions que celles pratiquées par les tenants d'une politique d'austérité. Les nombreux militants du parti sont sur le terrain pour écouter les gens et leur proposer du concret pour faire changer cette austérité. Au soutien de la révolte des travailleurs licenciés, mal payés, sans emploi s'ajoutent la proposition d'alternatives au sacré principe du trou budgétaire. Notamment, par la taxe des millionnaires et une autre fiscalité plus juste. Aux dépenses excessives des soins de santé: la pratique de la médecine du peuple et le plan kiwi. Au pouvoir d'achat diminué: une petite amélioration via la suppression de la taxe radio-tv, surtout la diminution de la tva sur l'électricité et le retour à un index intégral. Mais ces petites mesures s'inscrivent dans un schéma bien plus large qui veut remettre à sa place l'utilité des services publics et la lutte contre une politique libérale du libre marché, en commençant par la renationalisation de grands leviers économiques (gaz, électricité, banques. Une vraie défense aussi des chômeurs, handicapés, malades. Pas donc de grands discours d'intentions qui ne passent jamais dans des actes. Des propositions concrètes qui peuvent améliorer rapidement le quotidien de chacun. Mais ce travail s'inscrit dans une vision de société basée sur une analyse marxiste. Persuadé que les classes sociales existent encore bien de nos jours, le parti veut inverser le rapport de force entre l'infime minorité qui possède une grande richesse et les travailleurs qui la produisent en n'en recevant qu'une minable partie. Un rapport qui doit mettre fin au seul grand profit de quelques-uns qui exploitent la main d'œuvre d'une majorité bien trop soumise au dictat du capital. Le parti est bien celui des travailleurs (entendus au sens large). Oui, il est marxiste et d'abord dans son analyse. Mais qui ne le serait pas en constatant ce que Marx avait déjà justement analysé, à savoir:

  • concentration des richesses sur une classe de la société et misère pour l'autre ;
  • accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique,
  • surpopulation de travailleurs, engendrant le chômage ;
  • augmentation de la production sans augmentation de la consommation provoquant des crises cycliques de surproduction.

Voilà qui reste bien d'actualité. Quand la journaliste Johanne Montay et bien d'autres socialistes et libéraux agitent la peur du marxisme, savent-ils vraiment de quoi ils parlent et si oui, c'est encore plus grave car c'est qu'ils sont des exploiteurs! Mon propos n'est pas ici d'en faire un exposé exhaustif, mais simplement le désir de casser la caricature qui en est faite par une série d'amalgames simplistes avec les régimes communistes d'un autre temps.

Le succès actuel du parti est aussi bien incarné par ses parlementaires et leurs allées et venues entre rue et parlement. Par leur voix qui ose briser le confort et les privilèges dans lesquels se sont installés des mandataires devenus des professionnels coupés de la réalité quotidienne de celles et ceux qui sont sensés représentés.

Ceci dit, je tiens à souligner que mon propos est tout à fait indépendant de la hiérarchie de ce parti où je me suis inscrit comme simple sympathisant et où je tente simplement d'apporter mon soutien sans en être un militant extrêmement actif. J'aime garder un recul nécessaire à mon indépendance, sans nier la nécessité du collectif qui me semble bien établi dans ce parti et qui en fait une force supplémentaire. Vrai que je ne peux que me réjouir de ce qui reste évidemment un sondage et en sachant qu'un parlementarisme sans pression populaire se révèle vite inefficace et à la solde des nantis.

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24/03/2017

Cette présidentielle française sent vraiment la merde

merde.jpgDécidément, cette présidentielle française sent vraiment la merde. Fillon qui attaque Hollande sur "un cabinet noir"; qui rend ses beaux costumes à son donateur parce qu'ils commencent à sentir mauvais! Il finira finalement à ne plus avoir que Pénélope pour lui torcher le cul. Mais il n'est pas le seul dans une course au pouvoir qui révèle la puanteur des couloirs qu'arpentent celles et ceux qui pètent plus haut que leur cul pour arriver au top de leur carrière au nom d'un dit intérêt général. Le drame est que leur puanteur va favoriser celle qui en a fait son de commerce et qui fait croire que son cul de châtelaine est propre et qu'elle va nettoyer les égouts qui l'enrichissent. Macron n'a plus grand-chose à faire pour illusionner les Français sur le beau papier toilette qu'il va leur offrir et qui cependant ne les sortira pas de leur merde quotidienne. Hamon doit se sentir bien seul, abandonné par les étrons parvenus et dorés du PS. Osons espérer que nos voisins votent Mélenchon pour tirer la chasse et redonner une eau plus claire, plus écologique et mieux distribuée. Mais ça, ce n'est pas encore joué!! Et en espérant que ce tribun cultivé ne poète pas plus haut que son luth! Il est temps, en tout cas, de sortir des belles et moins belles flatulences de cette campagne présidentielle… Perso, je me demande de plus en plus si aller voter, ce n'est pas finalement aller marcher dans la merde!!!

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