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09/12/2016

En revenir aux fondamentaux de la sécurité sociale

sécu.jpgNos derniers gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite ont cessé la vision et l'organisation de la sécurité sociale qui avait comme ambition de solidariser l'ensemble de la société. Le débat s'est déplacé non plus de sa place dans la société mais bien de sa place dans l'économie. Le thème principal et omniprésent d'aujourd'hui est celui du trou de cette sécurité. Le vocabulaire à ce propos est très significatif de ce changement grave de cap. On parle davantage de "charges" que de "cotisations". Cela ne fait que s'amplifier avec notre gouvernement Michel-De Wever. Les deux piliers de l'Etat social que sont le droit au travail et la sécurité sociale sont de plus en plus ébranlés, voir même délégitimer. C'est grave, car on touche même à ce qui était antérieur à cette sécurité sociale et qui se limitait à protéger les catégories les plus vulnérables du monde du travail, alors que l’ambition du projet de Sécurité sociale est tout autre. Celle-ci avait comme objectif de réguler  une répartition rendue injuste et aveugle qu'engendraient des mécanismes économiques trop libéraux pour ne pas dire trop capitaliste! Tous les partis, PS y compris, ont, dans les faits et prétextant la crise économique, abandonner une solidarité et une démocratie contribuant à l’émancipation des individus, à offrir du travail à tous et des conditions décentes pour celui-ci, à l’augmenter de l’espérance de vie, etc. En clair et en synthèse: une institution qui devait transformer profondément notre société. La marche arrière est tristement spectaculaire. Non seulement on a créé une sphère de gestion de la pauvreté en replaçant les CPAS dans une simple mission d'assistance, mais on massacre la sphère de la protection des travailleurs statutaires. Elle est attaquée de toute part via des tentatives de casser l'action syndicale et par la mise en place d'un marché où entrent en concurrence sociétés mutualistes, compagnies d’assurances et institutions de prévoyance complémentaires. Si pour Monsieur Magnette la gauche ne meurt jamais, il en est un des fossoyeurs qui se contente de la dire vivante alors qu'il creuse, à la suite de son patron Elio, la tombe des principes fondamentaux d'une sécurité sociale base d'une société solidaire. Clair et plus rapide encore son enterrement par les mesures des docteurs Maggie De Block et M. Baquelaine sous le stéthoscope de toute la clique de la NVA, le CD&V se contentant d'alléger la terre versée sur le cercueil de cette sécu agonisante. Tous ces crocs morts s'étonnent alors de la poussée de celles et ceux qui veulent ressusciter la vision d'espérance qu'apportait la sécurité sociale. Certains veulent même mettre un cordon sanitaire pour empêcher toute respiration populaire traitée de populisme et d'arrière- garde communiste. Nous ne lâcherons rien et nous nous lutterons pour en revenir  aux fondamentaux de la sécurité sociale qui, sous couvert de modernité,  ils veulent assassiner.

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08/12/2016

Les gens d'abord, pas le profit

Voilà un slogan auquel j'adhère. Mais en me posant la question: c'est quoi les gens d'abord? Trouver le fautif dans le profit suffit-il? En quoi celui-ci peut-il être responsable de notre mal-être d'existence? J'ai bien quelques petites idées mais qui ne sont certainement pas les seules. Le libéralisme ne s'est-il pas subtilement introduit dans le besoin de reconnaissance que tous nous avons? Pour se faire, il s'est aligné sur la performance de la machine infaillible. Performance avant tout. Nous devons être des citoyens rentables. Le travail est élevé comme valeur suprême et considéré comme le moyen principal de la réussite personnelle et sociale. Il faut être à la hauteur de l'attente économique. Très bien, mais avec cet idéal, que constatons-nous? L'apparition de nouvelles pathologies telles que le stress, le burn-out, les angoisses scolaires, l'hyperkinétisme, etc. Il n'y a plus place pour la "faiblesse". Ne peuvent réussir leur vie que les "forts". N'est plus valorisé que l'activisme auquel certaines entreprises dites en pointe et "sociales" concèdent des temps de loisirs ou de repos bien structurés pour encore et toujours accroître la productivité! Le libéralisme a, en fait, individualisé tellement la société que le mythe du bonheur renvoie à une méritocratie personnelle brisant la solidarité nécessaire à une harmonie des relations humaines. Une telle approche ne peut évidemment mener qu'à la chasse aux chômeurs, à l'étranger, aux malades, aux handicapés. Tous, nous devrions alors agir pour établir et accomplir le grand projet divin et de progrès de cette vision, à savoir: le libre marché! Par contre mettre les gens en priorité, c'est défendre leur droit à ne pas se reconnaître dans ce modèle. De ne pas les considérer comme simple objet de productivité. L'histoire, celle qui n'est pas faite par les chasseurs, nous apprend d'ailleurs les crimes commis au nom de faux idéaux liés simplement à un progrès économique ne favorisant qu'une petite classe. Les gens d'abord, c'est défendre une société où les gens ne sont pas exclusivement vus pour bosser. L'allongement du temps de travail est une ineptie découlant d'une pure vision de rentabilité qui ne profite dans les faits qu'à une petite minorité. Il est temps de s'affranchir de cette idée économique de dette qui nous mène à une compétitivité destructrice de notre humanité. Il est temps de nous affranchir de cette idée que la passivité serait liée au travail. Bref, nous devons nous libérer de tous les clichés véhiculés par la droite et rejoindre les mouvements de celles et ceux qui sont prêts et se battent pour un autre modèle de société où nous pourrons nous cultiver, vivre plus en famille, épanouir nos talents multiples, nous amuser en respectant mieux la nature que celle imposée par le seul profit mal partagé. Ceci serait-il populiste ? Non, simplement de bons sens…

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04/12/2016

Louis Michel me donne la nausée

louis Michel.pngA chaque fois que j'entends Louis Michel, j'ai la nausée. Sa position et son ton d'homme sage, tellement attaché à la démocratie, cache bien l'incompétence de cet homme qui ne savait même pas que 158 amendements issus des lobbies et défavorables à la protection de la vie privée dans la précédente législation européenne en la matière avaient été déposées en son nom par un collaborateur qu'il a vite viré. C' est très significatif. L'ex ministre des affaires étrangères, l'ex Commissaire européen qui a continué à toucher durant trois années une indemnité transitoire variant de 40 et 65% de son salaire de base, alors que réélu député de cette Europe de l'austérité imposée à tous a de quoi interpeller ceux qu'ils nomment populistes! Evidemment que la famille Michel, grande assistée de l'argent public n'aime pas que nous mêlions d'un peu plus prêt à ce que ces grands commis de l'Etat reçoivent comme gratification sonnante et trébuchante de la part des citoyens qu'ils endorment dans leurs grandes envolées d'experts en tout et en rien! C'est qu'il faut aussi protéger le gâteau des petits copains et amis. Car, bien entendu, le régent en langues germaniques a quitté sa place de professeur par générosité et vocation à servir l'intérêt général. C'est bien connu, la politique n'enrichit pas. Oser prétendre cela, c'est vulgaire! Et que dire du cordon sanitaire avec un parti qui ose dire du bien de Fidel Castro. Mémoire de moineau de ce Louis si démocratique qui raconte dans ses mémoires que comme ministre des affaires étrangères, il a vécu des rêves d'enfants en se baladant à La Havane au volant d'une Chevrolet de 1940, qu'il emprunta à l'ambassadeur de Belgique pour traverser La Havane endormie, et aussi de piloter une Harley Davidson le long de la baie et, surtout, s'entretenir jusque tard dans la nuit avec plus insomniaque que lui, Fidel Castro… Ça, ce n'est pas vulgaire et populiste, c'est de la haute diplomatie. Et que dire quand je l'entends dire que jamais son parti ne gouvernera avec une NVA liée au Belang!! Certainement comme son fiston avait juré de ne jamais gouverner avec cette NVA destructrice de la Belgique. A vomir. Tout simplement.

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02/12/2016

La fin de Hollande ne changera rien

hollande.jpgA l'image de Benoît XVI il y a quelques années, la seule véritable grande décision que Hollande aura prise est celle de sa démission. Cette lucidité est à saluer, de même que celle de ne point s'accrocher au pouvoir, ce qui est rare et même si c'est contraint et forcé au vu de son impopularité. Le bilan de ses promesses "moi je", sont vite tombées aux oubliettes. Voilà qui démontre encore que finalement en politique la personne compte peu. En changer sans changer le système est illusoire. L'appareil capitaliste reste toujours et encore aux manettes. Les vrais tenants du pouvoir continuent à agir aux travers les lobbys du fric qui s'arrangent bien pour maîtriser la caste politique. Les idéologies font vite place au réalisme d'un marché dont la fameuse compétitivité est devenue un dogme qui protège les gros profits pour la classe dominante et les miettes pour les travailleurs. Le reste n'est qu'une mise scène pour occuper le peuple et lui faire croire à une démocratie fondée sur une représentativité émanant des urnes. Tout ce qui n'ira pas dans le sens de ce cirque intellectuel, bourgeois et élitiste de jongleurs de capitaux sera traité de populisme ou au mieux d'irréalisme et d'utopie. Très souvent, à peine élus, nos dits représentants sont vite pervertis par l'envie d'appartenir au gotha, à cette espèce d'annuaire de familles nobles auquel se sont ajoutés les gens friqués ou influents. Comme Napoléon Bonaparte arrivé au pouvoir avait voulu y mentionner la noblesse d'empire, nos élus se bousculent pour entrer dans ce cercle des nantis et même y assurer une place pour leur progéniture. Sans révolte de rue, sans grands mouvements sociaux et sans prise de conscience par la masse populaire, la politique avec son système capitaliste ne risque pas de changer. Hollande ou pas, Fillon ou Le Pen, les châteaux seront bien gardés et nous resterons les gueux obtenant dans le meilleur des cas quelques aumônes plus ou moins généreuses de cette classe dite supérieure.

 

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28/11/2016

Le "courage de la vérité"

courage.jpgIncroyable de voir et d'entendre la classe politique parler continuellement de la vérité. Fillon se voit détenteur de LA vérité. Il ne cesse de le répéter. Mais il n'est pas le seul. Et tous ne cessent de prêcher un rassemblement autour de leur soi-disant vérité. Il faut évidemment entendre dans la vérité de droite, celle bien défendue dans l'ombre par le lobbying patronal. Suppression de l’ISF, attaque des 35 heures, réduction des charges patronales et baisse des impôts et de la dépense publique… Tous leurs programmes « reprennent les revendications que nous avons portées depuis plus de trois ans au Medef », reconnaissait publiquement Thibault Lanxade, vice-président de l’organisation patronale. Mais ceci n'est pas l''exclusivité de la France. Le programme de la droite chez nous est guidé, si pas complètement écrit, par le même lobby. L'exemple français de la primaire d'hier appelle notre vigilance. Ne nous focalisons pas trop sur la personnalité de l'un ou l'autre candidat. Le choix des patrons n'est d'ailleurs pas monolithique au sujet d'un tel ou d'un autre. Ce qui compte est de bien maîtriser le système libéral. Ainsi, Yannick Bolloré, dirigeant d’Havas, et fils de Vincent Bolloré, qui avait prêté son yacht au président Sarkozy au lendemain de sa victoire, était présent lors du grand show de lancement du mouvement d’Emmanuel Macron… Que les loups du pouvoir s'entredéchirent entre eux importe peu. Ce qui compte est de les voir appliquer une politique au service de la caste des riches. L'hypocrisie est totale. Toutes les cartes sont bonnes à jouer et peu importe les moyens pour arriver à l'objectif de maintenir au chaud la caste élitiste et bourgeoise. On peut s'accommoder du secours catholique qui s'inquiète du programme de la droite, du moment qu'on garde les curés et la hiérarchie vaticane dans la diplomatie feutrée des privilégiés du système. Abandonner une partie de sa base électorale n'est pas un problème du moment que le système libéral tienne les rênes du pouvoir. Ce lobbying patronal n'a d'ailleurs pas trop à se tracasser puisque le PS non seulement français mais européen s’est converti à l’économie de marché et à l’apologie de la concurrence. La présidence Hollande l’a amplement prouvé avec les lois Macron ou El Khomri qui, elles aussi, s’attaquent au Code du travail. Notre Elio nationale est allé dans la même voie pour une diminution des bénéficiaires du chômage. Les petits jeux à la surenchère de politiciens pour se démarquer n'a pas grande importance. Le crédo libéral, déclaré ou non, demeure. Voilà la vérité. L'autre est à chercher sur le terrain de la quotidienneté que vit la majorité des citoyens, dans leur difficulté de boucler leur fin de mois, dans la précarité de plus en plus grande de leur emploi ( pour autant qu'ils en aient un); dans la crainte de voir leur pension rabotée et de devoir constamment voir leurs soins de santé augmenter. Alors les grandes envolées, bien charpentées pour mieux piéger les naïfs ou simplement celles et ceux qui ne savent plus à quel "saint" politique se vouer pour sortir de la misère ou de leur stricte nécessaire, ne sont qu'un cinéma dont nous devons sortir. Il faut passer de spectateur à acteur et ne pas se contenter d'élections bidons. Il faut rejoindre les manifs, les grands mouvements de contestation, résister à l'intoxication de la pub politique et s'engager avec les vrais défenseurs d'une autre vraie politique.

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25/11/2016

La prédication libérale de Fillon et Juppé

fillon juppé.jpgLes deux candidats à la présidence française se sont donc exprimés dans la chair de non- vérité de l'église libérale. Ils ont égrainé le chapelet des pénitences pour le peuple en lui faisant espérer une reprise de l'emploi tout en maintenant le grain plus rare de la richesse aux pères de la finance. Le sermon économique a de quoi interpeller. On augmente les heures de travail pour faire embaucher plus? On supprime l'impôt sur la fortune parce que les gros dividendes servent à créer des emplois? On supprime 500.000 fonctionnaires qui vont donc libérer de l'emploi? Ils se foutent de qui? Pas encore évêques dans leur parti, ces deux mêmes religieux et curés du libéralisme, s'adonnaient déjà aux mêmes sermons en 1981! On connait l'échec de la pratique de leur crédo. Par contre, pas un mot sur l'échec de l'Europe de l'austérité, temple de leur doctrine. Crédo dans la compétitivité avec quelques actes de charité. Références aux paroissiens allemands en oubliant de dire que la baisse de leur chômage est due à des petits jobs avec des salaires de misère. Et le pompon revient à l'enseignement où il faudrait qu'on apprenne mieux l'histoire de la France avec Jeanne d'Arc et Clovis pour mieux masquer sans doute les colonisations, mais aussi toute la contestation des grands mouvements populaires! Autre pompon, celui de leur soi-disant écoute des français qui est à la base de leur programme! Oui, ils ont entendu la colère, la souffrance, l'espoir. Ils vont donc y répondre avec l'eau bénite injectée dans un goupillon bleu qui bénira en assommant les pauvres petits fidèles qui osent encore croire à ceux qui veulent devenir pape de la république! Non merci au bréviaire de ces brigands qui se croient des saints en voulant sauver le monde par des croisades capitalistes. Non à leur endoctrinement hypocrite et menteur. Le jour où les masses populaires, mieux instruites et moins naïves, déserteront leurs cathédrales, églises et chapelles, comme cela commence doucement à se faire grâce à des défroqués du type Mélenchon, mais surtout grâce à des manifestations qui n'auront plus rien de processions semblables à l'interdiction du mariage pour tous, la France n'ira pas plus mal et les français iront beaucoup mieux. Il en ira de même chez nous quand le père et le fils Michel et l'esprit De Wever seront envoyés au purgatoire du pouvoir!

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20/11/2016

Bye, bye Sarkozy

sarko part.jpgBye, bye Sarko ! Cette défaite me réjouit, mais sans plus. La victoire du candidat le plus à droite, à l'inspiration Thatcher, est catastrophique. Le soutien du battu pour Fillon risque bien d'être un cadeau empoisonné, car on peut se demander si cette élection n'était pas avant tout une élection anti-Sarko. Aller voter pour quelqu'un qui veut la suppression de 500.000 fonctionnaires, en revenir à la semaine de 39 heures relève d'un masochisme peut compréhensible. En bref, aucun vent nouveau ne s'est soulevé en France, et ce n'est pas Hollande qui le fera tourner. La vision moderne dont se réclame la droite n'est qu'une vieille recette capitaliste qui a conduit l'Europe dans le précipice d'une austérité agrandissant le fossé entre riches et pauvres. Je ne peux espérer dans cette élection française que les sondages, si trompés et trompeurs de ce temps, se trompent à nouveau en n'envisageant qu'un second tour de la présidentielle entre le candidat de la droite et de l'extrême droite. Pourquoi pas alors une surprise avec Mélenchon au deuxième tour? Tout devient possible, y compris le pire avec M. Le Pen. En attendant, voyons aussi dans le vote de ce soir un match où l'équipe qui incarnait le retour du leader le plus pourri et le plus menteur a perdu! Reynders, grand ami du battu,  devrait se méfier...

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Les réseaux de nos élites.

mousquetaire reynders.jpgIl suffit de regarder Place royale pour constater les réseaux fermés de toute cette clique de vraie ou fausse noblesse à laquelle s'ajoute tous les parvenus de fric gagné évidemment par autre chose que le travail des bras ou même du cerveau! Si ce n'était à l'origine de toute une injustice sociale, on pourrait en rire. Les bals et réceptions gastronomiques des faux culs où sous la soie se cachent bien souvent un ennui cherchant ailleurs plaisir de c...hattes et de couilles font pourtant rêver bien du monde. Suffit de voir l'audimat que le gotha fait encore. A défaut de pouvoir pleurer, je me marrais encore de voir évoqué dans Le Soir les liaisons qu'entretiennent Etienne des Rosaies ( Conseiller de Sarko) et Armand De Decker dans certains réseaux comme l'Ordre de Malte et la confrérie des mousquetaires d'Armagnac, en compagnie de M. Reynders. Je parcourrais aussi l'autre jour le site du Club des leaders. Un puissant réseau d’affaires et de networking qui compte aujourd'hui 6 antennes à Genève, Gstaad, Monaco, Luxembourg, Londres et Zurich. 430 membres qui sont essentiellement des décideurs qui occupent une position importante dans l’économie, la politique, la culture ou la philanthropie. Ah cette bonne vieille philanthropie qui donne bonne conscience aux escrocs cathos ou non. Mais ce qui est dramatique, bien qu'aussi amusant, est de voir les invitations faites à ses "grands" pour rehausser le prestige de choses aussi rigolotes d'autres confréries nettement plus populaire, comme pour ne citer que cet exemple, de Monsieur Herman Van Rompuy, ancien Président du Conseil de l’Europe récemment élevé au titre de comte, être l'invité et intronisé par la Confrérie du Remoudou ! Et oui, tout cela pue bien et pas que le fromage! Les mousquetaires de la finance et des privilèges tuent le petit peuple qui croit encore en eux et forment, eux, la confrérie des cons! Et la "sainte" Eglise n'est pas en reste, avec son décor prestigieux de nouveaux princes cardinaux richement costumés pour mieux servir les pauvres. Quel cirque! Et pourtant ce spectacle nous coûte cher, bien que nous restions sur la place de merde que nous réservent celles et ceux qui se pavoisent sur la royale. "Allons enfants de la patrie"!!

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14/11/2016

Kazakgate et la justice de classe

dedeker.jpgC'est tellement facile de traiter de populistes ceux qui dénoncent les injustices sociales. L'affaire du Kazakhgate et de la transaction pénale "Chodiev" révèle encore les interactions pour le moins obscures entre les différents pouvoirs et la haute finance. Il est d'abord inouï de voir exister une loi qui permet d'échapper à la justice pénale via des transactions financières. L'affaire Chodiev revèle non seulement des conflits d'intérêts dans le rôle d'A. De Decker , mais aussi dans celui de Stefaan De Clerck, alors ministre de la Justice, envoyant un courrier au collège des procureurs généraux demandant d'attendre que la loi réparatrice quant à l'élargissement de la transaction pénale soit publiée avant de conclure un accord dans ce cadre. Comme par hasard, ce ministre est parent avec la famille Beaulieu qui a eu aussi recours à ce système profondément inégalitaire et favorisant les riches, sans parler du long temps de procédure dont jouissent ceux qui peuvent se payer les meilleurs avocats. Souvenons-nous que cette affaire Beaulieu a traîné plus de 20 ans, avec même cette nomination d'un juge qui n'aurait normalement jamais dû avoir lieu, étant donné qu'il était l'un des 31 inculpés dans l'affaire de fraude concernant ce groupe textile Beaulieu. Ce fait a encore retardé cette affaire, qui traînait déjà depuis 19 ans. Avec, comme cerise sur le gâteau que l'avis positif sur la nomination de ce juge avait été rendu par la juge Mme De Tandt peu avant sa suspension de sa fonction de présidente du tribunal de commerce de Bruxelles! Bref, des affaires devenues tellement complexes qu'un rat n'y retrouverait pas ses jeunes et qui permettent aux affairistes d'échapper à bien des sanctions. Le simple vol à l'étalage, lui, est bien plus vite régler que celui de millions volés à l'Etat. Vous avez-dit "justice de classes", mais non ce n'est que du bête et méchant populisme. Et puis, on s'étonnera du succès de l'extrême-droite…

 

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10/11/2016

Diabolisation de Trump

trump_0.jpgL'arme de la diabolisation de Trump est-elle la plus efficace pour contrecarrer sa politique? Personnellement, je ne le crois pas. Elle a d'ailleurs aidé à son élection. Plutôt donc que se focaliser sur sa personne, il faudrait, me semble-t-il, rester éveillé et " sur pied de guerre" pour voir comment ses détestables promesses électorales vont pouvoir être traduites dans les législations et traités. La focalisation actuelle sur cet homme risque bien de s'évanouir rapidement, alors que c'est la suite qui va compter. Au-delà donc des shows médiatiques proches du spectacle people, il sera plus que nécessaire de suivre et d'analyser ce qui se trame derrière eux. Nécessaire surtout pour nous, de voir quelle va être sa politique internationale, environnementale, économique et son implication pour l'Europe. Il ne faudrait pas oublier que ce Donald Trump, même s'il n’est pas issu du sérail républicain, devra sans doute se plier à la doxa de son parti, certes très conservateur mais moins outrancier que son olibrius! Nous avons vu chez H. Clinton son obligation de mieux tenir compte dans sa campagne de ce que réclamait son concurrent dans les primaires, Bernie Sanders. Il en ira certainement de même si le nouveau président veut éviter une espèce de guerre civile, quand il voit déjà la contestation qui s'organise avant même son installation à la Maison blanche. La très mitigée démocratie émanant des urnes devra, espérons-le, se poursuivre dans des mouvements sociaux et une mobilisation active et éclairée des citoyens qui ne voudront pas avaler des lois répondant à la vision de société du milliardaire et se rendront compte qu'il les a trompés sur un rêve américain devenu cauchemar.

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