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13/01/2017

Avoir "la classe"

classe.jpgJ'avoue que cette expression me tape sur le système! C'est quoi cette expression si courante de nos jours? Si ce n'est qu'assumer des vêtements  qui nous plaisent et dans lesquels on se sent bien, ce qui fait qu'on va projeter une image de soi bien dans sa peau et décontracté, c'est un peu court! Résumer cela à la connerie du style " avoir la classe c'est porter tel ou tel habit et être à la mode! Non merci. pas plus d'ailleurs que d'avoir un beau parler qui est aussi creux que châtié! On n'a pas la classe quand on fascine pour ce genre d'image pure. Peut-être qu'avoir de la classe est aussi un peu le résultat du processus de développement personnel qu'on a suivi et qui nous a amené à appréhender la vie d'une certaine manière qui nous place à vouloir gravir des échelons sociaux. On en acquiert grâce à nos expériences et grâce à la réflexion qui suit ou ne suit pas!  Pour moi, et en bref:  c'est clairement dans les valeurs, dans les idées, dans les pensées et dans l'action, que la personne a de la classe.

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08/01/2017

Je suis épuisé...

épuisé.jpgEn regardant hier un reportage sur la chute de vente de "Charlie", je constatais encore combien l'émotion est éphémère. Pire encore, elle est devenue une sorte de marchandise que certains politiciens continuent à vendre en cérémonies multiples d'hommages aux victimes tout en favorisant des guerres qui sous couvert de démocratie ou d'humanisme, ne sont que la défense d'intérêts économiques. La larme du citoyen, si facilement exploitée, ne sert finalement qu'à voiler la réalité des guerres et les causes d'un radicalisme meurtrier. Je ne dis pas que tous les récupérateurs d'émotion n'en n'éprouvent aucune, mais ils justifieront toujours des bombardements qui tuent bien plus que quelques bombes de fous et meurtriers manipulés par des faiseurs de dogmes religieux obscurantistes. Mais face à ces brigands fanatiques, les défenseurs très éclairés, eux, de l'idéologie capitaliste, ne cessent de vouloir se partager le monde et ses richesses, par une course à des armements capables de détruire des populations entières. Nous sommes bien loin du fameux " Faites l'amour, pas la guerre" ce slogan antiguerre issu de la contre-culture des années 1960 aux États-Unis et utilisé principalement par les opposants à la guerre du Viêtnam. Il avait pourtant eu un impact bien plus important que celui de "je suis Charlie, Bruxelles, Paris, Istanbul…". Plutôt alors que ces slogans émotifs et passagers, qui personnellement m'épuisent, serions-nous prêts à recommencer cette année à manifester massivement pour faire comprendre, rien qu'au niveau de notre petit pays, que nous ne voulons pas de ces 34 nouveaux avions de combat. Une dépense d’au moins 15 milliards d’euros répartie sur toute la durée du programme de remplacement, soit 39 ans et 385 millions d'euros par an? Cela vaudrait mille fois mieux que de sortir nos mouchoirs ou de mettre nos fleurs ou nos petites bougies en hommage aux victimes qui nous touchent parce que proches de nous.

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02/01/2017

"Barre à droite toute" en 2017

à droite.jpgLes bons vœux du gouvernement risquent bien de se transformer en gros cadeaux pour les actionnaires et les patrons et en cacahouètes pour les travailleurs. Le fils du père Michel a dans sa hotte, venue du ciel libéral, la réforme de l’impôt des sociétés (Isoc). A la pression patronale, bien illustrée par les déclarations de la patronne de Proximus (qui n'envisage pas la réduction de son salaire), il faudra aussi celle des travailleurs. Vrai que réduire les impôts serait une bonne chose si cette baisse ne profitait pas surtout aux actionnaires de grosses entreprises, souvent multinationales. Nous connaissons par cœur la chanson de la dite inéluctable compétitivité! Celle qui fait baisser les salaires des travailleurs pour faire monter les bénéfices de quelques gros actionnaires. Le chantage du départ des multinationales qui n'investissent pas chez nous et pire encore font leurs valises est immonde. Elles en veulent toujours plus et cela ne les empêchera pas de se délocaliser. L'exemple de Caterpillar le prouve, comme bien d'autres. Une fois les cadeaux fiscaux empochés, elles se tirent. Le job, job, job promis est loin de la réalité et la création d'emplois devraient d'abord viser à sauver ceux qui existent. La volonté du CD&V de lier la baisse de l'Isoc à la mise en place d’une taxation sur les plus-values réalisées à la revente d’actions serait déjà une mesure un peu plus équitable mais qui risque de passer à la trappe par ses partenaires gouvernementaux. La série de niches fiscales permettant de réduire l’impôt effectivement payé n'est pas prête, elle, d'être supprimée. Les petits indépendants qui devraient être les premiers à bénéficier de baisse d'impôts risquent bien d'être, encore une fois, cocufiés par les grosses entreprises. Bref toutes les recettes de la droite qui nous privent d'un repas équitable seront bien au menu de l'année qui s'ouvre. A cette mauvaise cuisine au chef coq qui ne sert que ses plats aux clients étoilés, il nous faudra aligner les  alternatives d'une vraie gauche. Et elles existent bien. A commencer par une taxe des millionnaires, qui pour ne pas être la panacée universelle, rapporterait tout de même quelques milliards sans que les étoilés ne crèvent de faim! Est-il normal qu’une grande partie de la population devienne de plus en plus pauvre alors que le nombre de grosses fortunes grandissent de plus en plus vite? Cette taxe des millionnaires ne touche que 88 000 familles du pays, mais rapporterait annuellement 8 milliards d’euros. Baisser les impôts des entreprises, oui, mais à condition de globaliser tous les revenus, revenus professionnels, revenus financiers et immobiliers, et les soumettre à des tranches d’imposition progressives. Est-ce si révolutionnaire et irréaliste? Faire des économies de santé est possible autrement que par les mesures de la fameuse Maggie. Plutôt que de limiter les maisons médicales, il faudrait les augmenter. Cette médecine prouve l'efficacité d'une médecine qui n'est plus libérale et liée à la prestation mais bien avec un système au forfait. Cela amènerait à de fortes et substantielles économies. Au modèle Maggie sur l'augmentation ou le non-remboursement de médicaments, il y a moyen d'appliquer le modèle Kiwi. Celui-ci n'est pas une utopie. Il existe en Nouvelle-Zélande, où des appels d’offres publics sont organisés pour les meilleurs médicaments. Une application complète de celui-ci peut se traduire par une baisse du prix des médicaments de 50 à 90 %. Annuellement, l’INAMI dépense 4 milliards d’euros en médicaments auxquels il faut ajouter le quelque 2,5 milliards d’euros venant de la poche du patient. La généralisation du modèle kiwi (pour tous les médicaments hors brevet et pour les médicaments qui sont encore sous brevet, mais pour lesquels deux ou plusieurs solutions existent) rapporterait au moins 1,5 milliard d’euros. Au lieu et place du modèle " "barre à droite toute" ", voilà quelques exemples d'alternatives du "barre à gauche toute". Aux détracteurs qui dénoncent cette gauche populiste et n'ayant que la contestation comme programme, il n'y a qu'à s'en référer au programme complet bien concret du PTB qui n'a rien du goulag ou de la Corée du Nord! Il est consultable sur le site http://ptb.be/programme .

 

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30/12/2016

2016: entre désespoir et espoir

2017-ensemble.jpgPas simple de voir la réalité en face, souvent désespérante, et garder espoir d'un monde meilleur. On pourra encore parler d'une année noire qui nous a plongés dans des incertitudes qui peuvent faire peur si nous n'avons pas la force de l'engagement pour que nos espoirs soient porteurs d'une autre société. Le manque de courage des "intelligentsias" politiques mondiales, mais surtout occidentales ont permis à ces belles âmes va-t-en guerre (mais avec le sang des autres) le maintien ou la création un chaos dans une majorité de pays pauvres. A sa catastrophique politique intérieure, notre Europe s'est encore et toujours alignée en politique extérieure sur son allié américain. Après le gâchis des Sarkozy et Cameron sur leur soutien aux rebelles syriens, la politique devenue modérée d'Obama dans ce pays a finalement eu comme conséquence l'élimination de ces rebelles ou leur fuite avec armes et bagages chez les djihadistes! Nous avons beau nous opposer à Poutine, mais nous devons bien reconnaître que la chute d'Alep, a été obtenue grâce à l'intervention musclée de l'armée russe qui semble par ailleurs être la seule à combattre véritablement les forces de Daesh! Et que dire de notre pitoyable Europe des Junker, Merkel et Hollande, plus occupée de satisfaire ces faux-amis que sont l'anglo-sphère, Israël et les états arabes sunnites que ses opinions publiques qui, heureusement, commence à les rejeter.

Année aussi de terreur chez nous avec les terribles attentats meurtriers qui nous forcent, avec un minimum de réflexion, à nous interroger sur les rapports entre la religion et la politique, la foi dite religieuse et l'engagement guerrier. En tout cas, le " ni dieu, ni maître" de nos Etats dits laïques avec leur séparation de la religion doit bien constater que les croyances religieuses répondent à un besoin culturel fondamental. La réponse à ce besoin ne peut donc être  simplement le rejet religieux, mais bien plutôt dans son encadrement pour éviter une offre de religiosités anarchiques et substitutives à des religions bien institutionnalisées. L'attractivité de l'islam radical doit pour le moins interpeller nos sociétés libérales.

Année noire pour les sans-papiers et les migrants. Notre générosité indispensable ne pourra résoudre ce problème d'humanité sans résoudre ce qui est surtout et d’abord, une grave crise géopolitique pour le continent.

Année noire chez nous, avec un gouvernement antisocial qui patauge dans les vieilles et conservatrices recettes d'un libéralisme qui promet sans vrais résultats et un socialisme qui ne l'est que dans l'opposition.

Voilà ma petite et modeste synthèse bien incomplète que je retiens, comme simple citoyen, de cette année noire et qui justifie mon adhésion au PTB. Non par angélisme ou par esprit de bobo gauchiste, comme certains veulent qualifier celle-ci! Il est temps, contrairement à ce d'aucuns prétendent de dépassé, de s'accrocher à un bon diagnostic tel que posé par Marx. Le libéralisme a prouvé et prouve encore qu'il ne réussit qu'à présenter au mieux des remèdes placébo, basés, en plus, sur de faux diagnostics. Un libéralisme et une sociale démocratie bien soutenus par un mièvre sentimentalisme, des mensonges et des manipulations de la plupart des médias européens.

J'adhère donc à un changement de trajectoire. A un renouvellement des élites politiques dont le bilan parle de lui-même. Je sors donc du désespoir, non en me déchargeant simplement sur un changement électif, mais par un engagement optimiste chevillé aux forces de la rue et de la solidarité.

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27/12/2016

Fêtes religieuses

Crèche%20de%20Noël.jpgNotre calendrier regorge de fêtes religieuses qui sont d'ailleurs des jours de congé. Société laïque? Vrai que ces fêtes, comme  Noël, correspondent aussi à des fêtes " païennes" bien plus anciennes encore. Mais qu'importe finalement. Elles espèrent apporter joie, espoir et bonheur. Des souhaits si souvent éloignés de la réalité du quotidien de beaucoup de personnes. Le recours au religieux pose évidemment question. Lorsque Marx écrit: " La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protection contre la misère réelle. La religion, soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple", il ne fait pas que philosopher sur la religion de manière abstraite, il rend compte de son état dans la réalité lorsque son action est, comme notre politique, coupée des conditions économiques des gens. Les discours politiques ne sont finalement pas très différents des discours moralisateurs des évangélistes! A côté des grands élans de partage, de justice, de service, s'infiltrent des comportements très éloignés de la parole. Certes, nous ne demandons pas à nos dirigeants d'être des saints, de n'avoir aucune envie, jalousie, frustration, mais simplement de défendre en commençant à la pratiquer par eux-mêmes,une meilleure justice sociale et économique. L'affaire dévoilée de publifin n'est sans doute que la pointe d'un iceberg d'une espèce de corruption légale ou non. Il y a aussi opium politique quand on croit à la parole de ceux qui profitent des peurs pour cacher la misère et créer des espèces de temples sécuritaires. Il y a opium politique quand le capitalisme endort nos cerveaux par le rêve d'une richesse liée à la méritocratie. Plutôt alors que de pinailler sur des traditions de crèche, nous ferions mieux de quitter notre individualisme pour nous joindre aux grands mouvements d'une contestation et de propositions alternatives à la misère qui sévit, non par hasard, chez nous et dans le monde. Voilà pour ma petite "réflexion" de Noël...

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16/12/2016

Le cynisme politique

poutine.jpgEn regardant hier soir le documentaire très intéressant sur France2 sur Poutine, je me suis dit que pour arriver à des hautes fonctions politiques, il fallait avoir une énorme capacité de cynisme. Je prends ce mot dans son sens actuel de mépris des convenances, de l'opinion, de la morale et non dans son sens originel, celui de l’école philosophique athénienne dont le représentant le plus connu est Diogène, et qui ne mérite, elle, aucun opprobre La seule "vertu" est ici celle du pouvoir. Tout le reste est indifférent. Même si parfois le pouvoir n'y est pas vu comme une fin en soi et où il peut plus rarement être vu comme un service d'une grande vision, comme celle pour Poutine de faire renaître une grande et puissante Russie. Mais le pouvoir, et pas que politique, est de par nature cynique, sans scrupules, ne s’interdisant aucun moyen. Poutine est entré dans le monde des grands leaders capitalistes. Il s'est allié à la fortune qui ne dépend plus du travail et des résultats, qui ne cherche plus des justifications morales. Le capitalisme n’attire que ceux qui cherchent à devenir rapidement riches. Il éjecte ceux qui cherchent à bâtir un projet durable et ambitieux. La croissance de l’entreprise, autrefois une fin en soi, n’est plus qu’un moyen d’atteindre le vrai objectif: la revendre en faisant un tout gros bénéfice. Le rapport de forces entre les riches prend le pas sur l'Etat de droit. Ce cynisme venu d'en-haut a irrigué progressivement la société entière. Suis-je donc un naïf, un rescapé, victime d'autres valeurs d'un temps passé? Après ce documentaire, je me suis senti dégoûté, impuissant! Tous les mêmes disent souvent les découragés de la vie politique. Ils n'ont pas tort. Mais ce qui peut maintenir le courage de faire changer les choses est la joie et l'espoir du combattre ensemble. L'histoire n'est pas celle écrite par des grands hommes qui nous fascinent ou nous répugnent, elle s'est aussi et surtout faite par des grands mouvements de révolte, de résistance. Ils ont bien plus changé le monde que le résultat des urnes. C'est cette certitude qui me redonne le goût politique…

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13/12/2016

Une politique sans menteurs relève du rêve!

rêve.pngLa vérité dans le discours politique peut-elle exister? Pas plus sans doute que dans d'autres matières. Qu'entendons-nous d'abord par vérité? La vérité est toujours subjective et elle ne peut être affirmée sans doute. Toute la prose du vrai de nos acteurs politiques ne fait que semer de façon stérile ce doute si utile à la vérité. Elle se fonde d'ailleurs la plupart du temps sur leur besoin de popularité bien plus que sur une approche d'une véritable observation de type scientifique. Ce qui importe avant tout est d'arriver au pouvoir et de s'y maintenir en invoquant une "vraie" démocratie à géométrie pourtant très variable! Une démocratie où il suffirait de mettre un bulletin dans l'urne pour valider des décisions qui sont très loin des promesses  annoncées. Ne nous le cachons pas, les politiques ne sont que des conteurs d'histoires qui tentent de calmer nos colères ou de nous donner de l'espoir. Certains savent très bien que leur histoire est fausse et sont donc des menteurs, tandis que d'autres y croient et, contrairement aux premiers ne tentent pas d'en tirer un avantage ou un profit. Mais au fond dans les deux cas, il ne s'agit quand même que de vendre une histoire! Comment pauvres citoyens y voir clair et ne pas tomber dans le panneau de la mystification politique et à ses raccourcis trompeurs? D'abord, me semble-t-il, en se basant sur des observations scientifiques tangibles. Ainsi, même si Trump et bien d'autres sèment le doute, nous pouvons croire comme vérité la menace de survie de notre planète par du changement climatique. Nous pouvons croire en ceux qui dénoncent la dangerosité du nucléaire, du diésel mais également des perturbateurs endocriniens et des pesticides, ou les ravages causés par l’extraction du gaz de schiste, etc. Cela n'est évidemment pas un thème porteur d'électorat. Attachons-nous alors, si cela nous semble trop éloigné de nos intérêts quotidiens à la vérité à chercher dans ce qui est tangible et qui émane simplement d'un bon sens des revendications implicites ou explicites de la majorité d'entre nous: le droit aux soins de santé, l’accès de tous aux biens communs, le travail, la répartition équitable de la richesse, sans oublier les intérêts des générations à venir. Sans tomber dans la démagogie ou dans la tentation de trouver le personnage providentiel, osons remettre en cause toute une élite politique qui veut nous donner des leçons et trouve dans les défenseurs d'un autre système environnementale et économique de simples populistes. Mais la vérité n'est pas à chercher que chez les autres, elle est aussi à chercher en nous sans toujours dire que c'est la faute du politique. Continuer de vivre et de consommer comme par le passé sans aucune raison de faire des efforts en croyant qu'il suffira de mettre un bulletin dans l’urne pour que nos espoirs soient exaucés est nous mentir. Un mensonge aussi grand que la connivence avec des propagandes délétères au profit d’une idéologie de type raciste et nationaliste. Dans le contexte actuel de la mondialisation, notamment financière et numérique, on ne peut que s’inquiéter de l’ampleur des phénomènes mensongers de désinformation qui sont à l’œuvre, tant dans les médias que dans les réseaux sociaux. Plus que jamais, nous devons nous méfier des marchands de rêve. Il n'y a pas que Trump, Poutine, ou des Le Pen, ils sont à la manœuvre sous toutes les latitudes!

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09/12/2016

En revenir aux fondamentaux de la sécurité sociale

sécu.jpgNos derniers gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite ont cessé la vision et l'organisation de la sécurité sociale qui avait comme ambition de solidariser l'ensemble de la société. Le débat s'est déplacé non plus de sa place dans la société mais bien de sa place dans l'économie. Le thème principal et omniprésent d'aujourd'hui est celui du trou de cette sécurité. Le vocabulaire à ce propos est très significatif de ce changement grave de cap. On parle davantage de "charges" que de "cotisations". Cela ne fait que s'amplifier avec notre gouvernement Michel-De Wever. Les deux piliers de l'Etat social que sont le droit au travail et la sécurité sociale sont de plus en plus ébranlés, voir même délégitimer. C'est grave, car on touche même à ce qui était antérieur à cette sécurité sociale et qui se limitait à protéger les catégories les plus vulnérables du monde du travail, alors que l’ambition du projet de Sécurité sociale est tout autre. Celle-ci avait comme objectif de réguler  une répartition rendue injuste et aveugle qu'engendraient des mécanismes économiques trop libéraux pour ne pas dire trop capitaliste! Tous les partis, PS y compris, ont, dans les faits et prétextant la crise économique, abandonner une solidarité et une démocratie contribuant à l’émancipation des individus, à offrir du travail à tous et des conditions décentes pour celui-ci, à l’augmenter de l’espérance de vie, etc. En clair et en synthèse: une institution qui devait transformer profondément notre société. La marche arrière est tristement spectaculaire. Non seulement on a créé une sphère de gestion de la pauvreté en replaçant les CPAS dans une simple mission d'assistance, mais on massacre la sphère de la protection des travailleurs statutaires. Elle est attaquée de toute part via des tentatives de casser l'action syndicale et par la mise en place d'un marché où entrent en concurrence sociétés mutualistes, compagnies d’assurances et institutions de prévoyance complémentaires. Si pour Monsieur Magnette la gauche ne meurt jamais, il en est un des fossoyeurs qui se contente de la dire vivante alors qu'il creuse, à la suite de son patron Elio, la tombe des principes fondamentaux d'une sécurité sociale base d'une société solidaire. Clair et plus rapide encore son enterrement par les mesures des docteurs Maggie De Block et M. Baquelaine sous le stéthoscope de toute la clique de la NVA, le CD&V se contentant d'alléger la terre versée sur le cercueil de cette sécu agonisante. Tous ces crocs morts s'étonnent alors de la poussée de celles et ceux qui veulent ressusciter la vision d'espérance qu'apportait la sécurité sociale. Certains veulent même mettre un cordon sanitaire pour empêcher toute respiration populaire traitée de populisme et d'arrière- garde communiste. Nous ne lâcherons rien et nous nous lutterons pour en revenir  aux fondamentaux de la sécurité sociale qui, sous couvert de modernité,  ils veulent assassiner.

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08/12/2016

Les gens d'abord, pas le profit

Voilà un slogan auquel j'adhère. Mais en me posant la question: c'est quoi les gens d'abord? Trouver le fautif dans le profit suffit-il? En quoi celui-ci peut-il être responsable de notre mal-être d'existence? J'ai bien quelques petites idées mais qui ne sont certainement pas les seules. Le libéralisme ne s'est-il pas subtilement introduit dans le besoin de reconnaissance que tous nous avons? Pour se faire, il s'est aligné sur la performance de la machine infaillible. Performance avant tout. Nous devons être des citoyens rentables. Le travail est élevé comme valeur suprême et considéré comme le moyen principal de la réussite personnelle et sociale. Il faut être à la hauteur de l'attente économique. Très bien, mais avec cet idéal, que constatons-nous? L'apparition de nouvelles pathologies telles que le stress, le burn-out, les angoisses scolaires, l'hyperkinétisme, etc. Il n'y a plus place pour la "faiblesse". Ne peuvent réussir leur vie que les "forts". N'est plus valorisé que l'activisme auquel certaines entreprises dites en pointe et "sociales" concèdent des temps de loisirs ou de repos bien structurés pour encore et toujours accroître la productivité! Le libéralisme a, en fait, individualisé tellement la société que le mythe du bonheur renvoie à une méritocratie personnelle brisant la solidarité nécessaire à une harmonie des relations humaines. Une telle approche ne peut évidemment mener qu'à la chasse aux chômeurs, à l'étranger, aux malades, aux handicapés. Tous, nous devrions alors agir pour établir et accomplir le grand projet divin et de progrès de cette vision, à savoir: le libre marché! Par contre mettre les gens en priorité, c'est défendre leur droit à ne pas se reconnaître dans ce modèle. De ne pas les considérer comme simple objet de productivité. L'histoire, celle qui n'est pas faite par les chasseurs, nous apprend d'ailleurs les crimes commis au nom de faux idéaux liés simplement à un progrès économique ne favorisant qu'une petite classe. Les gens d'abord, c'est défendre une société où les gens ne sont pas exclusivement vus pour bosser. L'allongement du temps de travail est une ineptie découlant d'une pure vision de rentabilité qui ne profite dans les faits qu'à une petite minorité. Il est temps de s'affranchir de cette idée économique de dette qui nous mène à une compétitivité destructrice de notre humanité. Il est temps de nous affranchir de cette idée que la passivité serait liée au travail. Bref, nous devons nous libérer de tous les clichés véhiculés par la droite et rejoindre les mouvements de celles et ceux qui sont prêts et se battent pour un autre modèle de société où nous pourrons nous cultiver, vivre plus en famille, épanouir nos talents multiples, nous amuser en respectant mieux la nature que celle imposée par le seul profit mal partagé. Ceci serait-il populiste ? Non, simplement de bons sens…

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04/12/2016

Louis Michel me donne la nausée

louis Michel.pngA chaque fois que j'entends Louis Michel, j'ai la nausée. Sa position et son ton d'homme sage, tellement attaché à la démocratie, cache bien l'incompétence de cet homme qui ne savait même pas que 158 amendements issus des lobbies et défavorables à la protection de la vie privée dans la précédente législation européenne en la matière avaient été déposées en son nom par un collaborateur qu'il a vite viré. C' est très significatif. L'ex ministre des affaires étrangères, l'ex Commissaire européen qui a continué à toucher durant trois années une indemnité transitoire variant de 40 et 65% de son salaire de base, alors que réélu député de cette Europe de l'austérité imposée à tous a de quoi interpeller ceux qu'ils nomment populistes! Evidemment que la famille Michel, grande assistée de l'argent public n'aime pas que nous mêlions d'un peu plus prêt à ce que ces grands commis de l'Etat reçoivent comme gratification sonnante et trébuchante de la part des citoyens qu'ils endorment dans leurs grandes envolées d'experts en tout et en rien! C'est qu'il faut aussi protéger le gâteau des petits copains et amis. Car, bien entendu, le régent en langues germaniques a quitté sa place de professeur par générosité et vocation à servir l'intérêt général. C'est bien connu, la politique n'enrichit pas. Oser prétendre cela, c'est vulgaire! Et que dire du cordon sanitaire avec un parti qui ose dire du bien de Fidel Castro. Mémoire de moineau de ce Louis si démocratique qui raconte dans ses mémoires que comme ministre des affaires étrangères, il a vécu des rêves d'enfants en se baladant à La Havane au volant d'une Chevrolet de 1940, qu'il emprunta à l'ambassadeur de Belgique pour traverser La Havane endormie, et aussi de piloter une Harley Davidson le long de la baie et, surtout, s'entretenir jusque tard dans la nuit avec plus insomniaque que lui, Fidel Castro… Ça, ce n'est pas vulgaire et populiste, c'est de la haute diplomatie. Et que dire quand je l'entends dire que jamais son parti ne gouvernera avec une NVA liée au Belang!! Certainement comme son fiston avait juré de ne jamais gouverner avec cette NVA destructrice de la Belgique. A vomir. Tout simplement.

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