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18/05/2018

Le grand show princier anglais

harry.jpgRépublicain, je n’ai aucun goût pour les fastes royaux, ni d’ailleurs présidentiels. Force est de constater que de nombreux citoyens les regardent, soit avec détachement, soit avec engouement. Les contes de fées font toujours rêver et bien des républicains nomment avec affection leur enfant ma princesse ou mon prince ! Déguisements, tiares de pacotille, productions Disney, littérature…tous les chemins mènent à la Cour. Bien qu’obsolètes, des monarchies résistent au temps. Cela me tape sur le système, mais avec un peu recul, je m’en amuse plus que de râler. Autant prendre cela comme un grand parc d’attractions, avec même un côté positif que Disney et Cie n’ont pas : attirer l’attention sur l’une ou l’autre cause humanitaire. J’avais entendu une mère dire : « Je préfère aussi que ma petite fille rêve devant ces princesses plutôt que devant Nabilla ! ». C’est vrai mais je reste malgré tout dubitatif. J’espère que les mamans sauront leur dire qu’à notre époque une jeune femme peut être autre chose que ce que la société de consommation attend d’elle : une jolie poupée… Je parlerai plus volontiers de Simone de Beauvoir, de Marie Curie que de Kate Middleton. Et je préférerai un poster du Che à celui de Harry !

Certains critiqueront les millions dépensés. Il faut les relativiser par l’apport économique de tout le commerce créé par l’évènement. Quand on voit ce que coutent certains matchs de foot !

Hélas, il faut bien constater que la tradition rassure le peuple. La référence monarchique en fait partie. Le changement est source d’inquiétude. Il suffit de voir les résultats des urnes ! J’ose toujours espérer que tous les privilèges finiront par lasser le peuple qui lui subit la crise. Que la conscience que les princesses ne servent à rien, sinon à vivre luxueusement au crochet du contribuable finira à prendre le dessus…

Bref, en attendant, je me console en me disant que si les fastes de la monarchie anglaise vont encore envahir nos écrans et faire la Une ce samedi, en ne servant qu’à offrir à certaines âmes une bulle d’évasion, pourquoi pas?

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16/05/2018

L’académisme des débats sur la pension et la réalité

Il y a 2 façons de mentir : ne pas dire la vérité et faire des statistiques. Lesdits experts font les 2. La vérité est dans le simple constat des réalités de terrain qui est bien différente de celle que les politiciens nous chantent. Bizarre aussi de voir le travail tellement valorisé par ceux qui en ont la garantie et un bon revenu. Ok aussi pour revoir la pension des petits indépendants.

Parlons du Conseil académique, dit pluraliste, et présidé par un grand socialiste, ex ministre des pensions qui avait dû démissionner en mars 1995 à la suite de son implication dans l'affaire Agusta, ayant reconnu avoir en 1991 découvert une somme d'argent noir de six millions de francs belges dans les comptes de son parti, dont il était alors président. Cet argent se trouvait sur un compte de la banque suisse CODEP. Il avait alors décidé de demander à Étienne Mangé de brûler les billets. Cependant, aucune preuve n'atteste que celui-ci l'ait fait… Pas très académique tout ça !

Que dire des critères de la pénibilité du travail ? Un débat impossible mis en place pour amortir le choc de la mauvaise réforme.

Bref, le seul critère qui mériterait d’être mené est celui et de la réalité de l’accroissement de la pauvreté et celui de la production d’une richesse qui ne cesse pourtant d’augmenter. Où est le stuud ?

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08/05/2018

La personnalisation du pouvoir

macron napoléon.jpgpoutine tzar.jpgLa personnalisation du pouvoir s’accroit, alors qu’on croyait révolu le temps des empereurs. Macron se croit nouveau Napoléon ; Poutine, nouveau tzar et Trump, nouveau roi des bouffons ! Les médias peoples ne sont pas les seuls à favoriser cette tendance fâcheuse à mettre sur trône doré l’élite politique d’aujourd’hui. Les mises en scène de l’expression du pouvoir sont aussi relayées par des dits analystes politiques qui tentent de vulgariser les programmes des éminences à travers l’image bien plus que par les mesures concrètes décrétée par la classe dominante. Les luttes du peuple passent souvent bien après le cérémonial monarchique des dirigeants. La mise en avant de la grandeur de la nation fait passer aux oubliettes la misère de ses citoyens. Les moutons se laissent alors mener à l’abattoir sous la houlette brillante et attirante des bergers bourreaux.

Une majorité d’électeurs se font prendre aux pièges de l’allure altière des guerriers du suffrage ayant comme arme le bon et beau vocabulaire. Les sacrifiés des discours patriotiques sont élevés en héros, alors que considérés comme des zéros. Les émotions populaires deviennent la potion magique des prestidigitateurs du pouvoir.

Cette personnalisation masque bien ceux qui agitent ces marionnettes de luxe sur la place publique. Les mécanismes de leur mise en scène sont bien construites et réglées dans les ateliers banquiers qui aujourd’hui se sont internationalisés.

Attention danger ! S’attaquer aux têtes sans s’attaquer au système de production des nouveaux napoléons ne changera rien à la juste distribution de pognon…

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01/05/2018

Les saveurs du 1 mai

michel150.jpgIl est évidemment de bonne guerre de voir les rouges taper sur les bleus et les rouges taper sur les bleus. Mais la récente récupération du MR de la fête de la lutte ouvrière ne manque pas d’indécence ! Ainsi, Michel fiston a vraiment l’art de prendre l’électeur pour un con. Il a osé se dire le vrai parti des travailleurs ! Si, si ! En tout cas de ceux qui ont un job, et pas n’importe lequel. Ça c’est vrai. Sur les 2000 « militants » dans la salle de la cour du seigneur MR, qui n’a rien du martyr de Saint Etienne, je serai curieux de connaître le nombre de chômeurs et même le nombreux de travailleurs au salaire de misère. Mais ce n’est pas tout, la rhétorique de ce sieur n’a aucune limite. Il ose louer l’action fiscale du gouvernement fédéral, rappelant que le tax shift, centré sur les bas et moyens salaires, mais pas uniquement, fera encore sentir de nouveaux effets en 2019. "Ainsi, depuis 2014, le salaire poche aura augmenté jusqu’à 140 euros net par mois!". Vous avez bien entendu 140 ! Retirez la hausse d’électricité, du gaz, via la TVA, des accises, etc. les cacahouètes sont déjà consommées.

Allo, allo, la terre s’exclamerait encore Hedebouw. Faut dire que les dames et messires rassemblés n’ont guère à s’en préoccuper. Déduisez de ce nombre les centaines de cabinetards des ministres bleus, ajoutez à ces pauvres les employés du parti et les patrons pourris, le militantisme gratuits sera plus que fortement réduit ! Vantez le libéralisme et les professions y liées est d’une bienséance qui fait du bleu la couleur du paradis, fiscal bien entendu.

"Je n’avais encore jamais connu de gouvernements qui traduisent à ce point la pensée libérale et nos programmes électoraux successifs, s’exclame l’ex pharmacien et président Chastel. Voilà un qui dit la vérité. Le programme austérité, si bien caché, comme les alliances flamandes qui nous font chier, a bien fonctionné. Et le Charlot Ier ose renchérir : "Nous sommes le gouvernement des travailleurs de Belgique. Nous sommes la force tranquille." Avertit. "Nous ne changerons pas de cap." Et balaie ceux qui "souffrent de scandalite aiguë". "Leurs pétards mouillés ne nous déstabiliseront pas."

Nous voilà prévenus, pas de pétards mouillés. OK. Sortons alors nos pétards bien secs, avec pour leur pension à points, notre poing dans la gueule. Que ce gouvernement ne croit pas  que nous le laisserons dans la tranquillité. Nous avons la force du nombre et celle notre solidarité.

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W. Demeyer : bourgmestre de tous ?

De Meyer.jpgA l’interpellation de S. Lecron (PTB) qui ne voyait pas le bourgmestre de Liège comme appartenant à la gauche, celui rétorquait avec justesse : « Je suis le bourgmestre de tous ». Très bien. Est-ce le cas ? Est-on le bourgmestre de tous lorsque, à plusieurs reprises, on prend des mesures anti-SDF ? Quand on se satisfait de mettre en concurrence sa ville avec d’autres dites moins accueillantes envers eux ? Bourgmestre de tous quand on privilégie la spéculation immobilière au détriment de logements sociaux qu’attendent de nombreux concitoyens ? Quand on accorde surtout d’embellir sa ville dans une politique d’investissements blingbling qui la rend attrayante, il est vrai, surtout aux touristes, mais laisse, en revanche, se paupériser des quartiers entiers ? Quand pour régler un problème de marginalité, on ne fait que le déplacer ? Est-ce cela être le Bourgmestre de tous ? Je ne vais évidemment pas vous accuser de tous les maux et péchés de la Cité ardente, pas plus que de vous élever au rang de son sauveur et seigneur. Vous possédez, avec votre bonhommie un sens, du moins en apparence, d’écoute et de pacificateur, comme bien des membres de votre collège. Mais se révèle vite le caméléon qui donne raison à tous, en n’agissant que pour certains en qui votre foi envers leurs capitaux apportés est loin d’être au service du bien commun. L’exemple des abris de bus Decaux qui nous plongent dans la pub consumériste n’en n’est qu’un exemple symbolique.

Et le bourgmestre de tous, où sera-t-il, en ce premier mai ? Ceint ou non de son écharpe mayorale, sur le podium d’Avroy ,devenu PS d’un jour et chantant l’internationale à côté notamment de G. Mathot en voix de casseroles et de J.C. Marcourt chantre de Publifin. Il m’étonnerait que vous rejoigniez, même si la prochaine alliance se bleuit, le cortège de Cour Saint Etienne ! Bourgmestre de tous un jour et un autre bourgmestre PS ! Toujours évidemment caméléon pour tromper les pauvres cons croyant encore qu’il faut sauver Willy. A ce petit jeu, la cité s’est trop habituée et, je l’espère, trouvera une nouvelle ardeur pour changer ce système.

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24/04/2018

La coûteuse diplomatie de l'oligarchie

macron et trump1.jpgFaut-il tant de luxe, de fleurs, de caviar, de fanfares, d’or et de Dior pour des visites d’Etat ? OK pour que ce ne soit pas un simple barbecue en salopette sous un auvent de caravane, mais à quoi peut bien servir toute une diplomatie de gastronomie ? Si toutes ces réceptions étaient aux frais des pantins qui invitent, cela choquerait nettement moins qu’une facture que nous, cons de service, devons payer. Tant de faste peuvent-ils donc changer les injustices du monde ? Protocole pour hauts cols blancs servirait-elle à masquer le sang des guerres où les innocents tombent la tête dans des écuelles ? La folie des grandeurs rendent-elles les gens meilleurs ? Ce grand théâtre si bien photographié pour occuper l’esprit des petits en admiration devant Macron-napoléon et le bouffon faux blond ou encore devant Poutine le tzar devenu la star de Bachar ? Tous les palais du passé devraient plutôt n’être que des musées témoins d’une oligarchie de boucherie qui, jadis et aujourd’hui, sous l’étendard de nations à défendre ou d’un humanisme de pacotille, envoyaient et envoient encore sous leurs canons la chair de leurs petits pions.

Le jeu des grands couturiers politiques continue donc sans une révolte, sans une révolution des habillés en prêt à porter, ni même des pauvres en haillons qui financent cette bande à pognon.

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18/04/2018

Bientôt le 1 mai

1mai liege1.jpgmai liege.jpgNous avons bien plus besoin d’une tribune forte d’opposition, relayant la colère de la rue et la démolition de nos acquis sociaux, que du discours de ceux qui n’ont pu faire mieux et s’apprêtent de nouveau à gouverner en compromis sous la tutelle des nantis. Imaginez la France sans les insoumis et notre pays sans le soutien aux grévistes des pétébistes. La casse sociale serait totale.

Il est temps de soutenir toute contestation et de trouver ses vrais relais au sein des parlements qui rabotent nos pensions, saquent dans notre alimentation, augmente les taxations pour donner plus de pognon aux détenteurs d’actions. Nous serions sots de ne pas suivre nos cheminots. Croire à l’austérité imposée par ces dames et messieurs du pouvoir, c’est croire à des économies qui ne serviront qu’à donner plus de blé aux générations de privilégiés et feront crever celles des petits ouvriers. La dette est prétexte à téter le troupeau pour toujours mieux alimenter quelques riches bergers.

Notre colère doit gronder. Nos petits égoïsmes s’éteindre dans la solidarité. Il est temps d’éclairer notre lucidité pour vaincre la cupidité. Les drapeaux rouges doivent reflotter et le courage de nos ancêtres renaître. Oui, le monde a changé mais pas ses mécaniques de pauvreté. Rejoignons l’appel d’une vraie gauche qui le premier mai nous appelle au combat, à la résistance et à l’espoir des demains.

Et j’ose dire tout de go : je ne suivrai pas les fanfares et majorettes d’Elio, de Paul et Willy. Je connais trop leur refrain qui nous maintient en petits nains d’une sociale démocratie qui nous pille. J’irai rejoindre les vrais camas !

Pour les tenants du maintien des privilèges à quelques-uns, je les invite à rejoindre, clochettes empoisonnées du muguet bonheur en main, la troupe bleue des jodoignoises, jodoignois sous la houlette des Chastel et Michel, apôtres selon l’évangile du capitalisme crucificateur de la classe ouvrière et bombardiers de guerres. Cocardes à l’effigie de F16 dits périmés, il pourront à la boutonnière arborer les ailes des nouvelles cigognes de notre armée.

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17/04/2018

La peur du PTB

ptb logo.jpgA lire les commentaires des sondages, les déclarations de partis dits de gauche, comme ceux de droite, il y a un constat évident : une tentative de faire peur à l’électeur. Normal pour un parti qui peut briser l’entre-soi de toute une classe habituée aux petits arrangements sous couvert d’un altruisme au service du citoyen ou encore de médias à la solde de tout un système. De manière avouée, feutrée ou larvée, les interprétations vont toujours dans le sens de la peur, de la crainte de voir une trop grande percée de ces « communistes » ! Pensez donc au passé des pays du goulag, de la tyrannie totalitariste ! Nous sommes bien mieux dans le système libéral qui vous fait crever mais ou vous avez un peu plus de choix pour choisir l’endroit ! Et puis, vous avez au moins la liberté d’expression avec le « cause toujours » et l’élite qui sait mieux que toi ce qui est bon, même si tu ouvres la gueule pour prouver que c’est mauvais. Et puis tu as peur de perdre ta liberté, celle avec laquelle tu peux voyager, à condition d’en avoir évidemment les moyens. Cette liberté où tu peux emprunter, devenir propriétaire, choisir le boulot où tu seras exploité et la banque qui te refuseras le fric si tu n’en as déjà pas "un peu" pour acheter ton toit. Quelle horreur ! Et si tu as pu un peu épargner, acheter ta maison avec la sueur de ton travail, ces « communistes » vont venir te piquer tout.

La diabolisation est bien en marche. La caricature fonctionne, identique à l’étranger qui bouffe ton pain ; au chômeur presque toujours fainéant que tu dois entretenir par une sécurité sociale qui te saigne. Et comment ne pas avoir peur de cet Islam qui va obliger ta femme de porter le voile, t’empêcher d’aller à l’église où il y a longtemps que tu n’as plus mis les pieds; supprimer ta crèche de Noël que tu mets ou pas comme simple décoration au pied de ton sapin. L’intoxication par la peur fonctionne toujours.

Tout comme on ne dit pas que l’humanisme libéral frappe la Syrie pour du pétrole ou du gaz, on ne te dira pas que des alliances PS-MR, avec pourtant des idéologies bien contradictoires, sont anormales. Que tu seras encore cocufier par ton vote traditionnel parce qu’ils t’auront fait trouiller pour garder bien au chaud leurs fesses d’associés. Ils te traiteront de populistes si tu veux une autre répartition de la richesse et pas des mesurettes qui leur assurent de garder le gros du portefeuille. Au langage de la misère, ils viendront avec leur rhétorique savante pour te prouver que tu ne comprends rien au fonctionnement complexe d’un monde sous le joug de crabes qui se prennent pour des homards.

Alors, comme le « Y en a marre » prend de plus en plus d’ampleur et qu’un parti te propose radicalement d’autres propositions, on te dira qu’il n’est que dans le « Y a qu’a ». Cela évitera que tu t’intéresses de trop près aux alternatives dangereuses d’un communisme réaliste, bien de notre siècle. Son gain dans les sondages sera évalué en perte. Quand même il triperait son score, la classe bourgeoise te fera croire à un échec. C’est qu’elle mise sur la division de ceux qui n’ont rien à perdre en te persuadant que tu as déjà pas mal ! Si les loups ne se mangent pas entre eux, ils ont l’art de semer la panique dans le troupeau de moutons pour mieux dévorer.

A toi de choisir, mais autant savoir. Tu rateras peut-être ton train demain, mais tu n’en auras plus ou le paiera plus cher après-demain. Tu râleras sur des services publics en grève, mais tu crieras au scandale quand tu n’y auras plus accès parce que trop chers. Tu auras eu peur d’une gauche dite extrême par qu’elle dénonce extrêmement bien les injustices qui te feront bouloter plus longtemps avec une retraite de misère.

Comme avec Macron, tu te rendras vite compte que tu as voté comme un con et tu gueuleras quand il sera trop tard. Tu votes PS ? et bien continue, si du moins tu es un alimentaire de ce parti par qui tu as obtenu quelques avantages par clientélisme, leur fonds de commerce toujours important, mais sors du traquenard si tu ne veux pas être le connard de service de ceux qui t’appauvrissent en te faisant croire que sans eux ce serait pire !

Je sais que mon réquisitoire est dur, sera traité de populiste, de simpliste, mais je sais aussi qu’il cerne une réalité que d’aucuns cherchent à compliquer pour mieux te cocufier !

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16/04/2018

Macron ou l’illusion puérile de toute puissance

macron 2200.jpgJ’ai bien écouté les deux interviews d’Emmanuel Macron, parti à la reconquête d’une opinion publique déçue de son président.

Différence bien symbolique des lieux où le président devait être mis sur le grill en veillant à ne pas se brûler. Une école primaire et le théâtre du palais Chaillot où fut adoptée la Déclaration universelle des droits de l’homme. Deux interviews bien différentes aussi.

L’interview feutrée et primaire par le sirupeux Jean-Pierre Pernaut qui "orgasmait" à chaque regard de son brillant interlocuteur, fut facile pour le bon communicateur menteur élyséen. Un exercice de communication destiné en priorité aux Français retraités et/ou provinciaux – les principaux téléspectateurs du JT du con de Pernaut !

Plus difficile de répondre quatre jours plus tard questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel.

Avouons d’emblée que peu d’hommes politiques résisteraient à trois heures de questions faisant le tour des questions nationales et internationales. L’entretien fut vif et passionné, à défaut d’être passionnant pour celles et ceux qui peinent à y voir clair dans les arcanes politiciens. Macron s’en sortira toujours, mais parfois avec agacement et avec comme porte de sortie une demande de rester dans le « factuel ». C’est qu’on peut tellement si bien s’arranger avec les faits ; y prendre les paramètres qui vous conviennent, y trouver gagnants ou perdants. Un simple exemple pour celui qu’on désigne avec raison président des riches. Présenter la nouvelle mouture de réduction d’impôt sur la fortune comme une seule « politique d’investissement » est pour le moins trompeur quand on sait que les sommes investies à l’étranger ou celles qui ne seraient pas investies du tout (par exemple, les liquidités bancaires ou les objets de valeur) sont également exonérées ! Aussi malhonnête de ramener les faits des paradis fiscaux à une simple concurrence fiscale entre les pays. Que dire sur ses positions hypocrites sur la Syrie et sur l’Europe ? Là encore, on s’arrange en trafiquant les faits.

Se posant avec fausse humilité comme grand chef désigné par les Français, toujours à l’écoute de leurs besoins et aujourd’hui de leur colère, l’empathie sonne faux pour celles et ceux qui savent un peu décoder au-delà d’une maîtrise qu’a Macron de la rhétorique, nommée de nos jours « communication ». Sous couvert de responsabilités à exercer, naïfs serions-nous de croire que celles-ci sont exercées par celui qui préfère prendre conseil auprès de la classe possédantes qu’auprès des dévoués d’Emmaüs ou du cheminot, de la caissière de Carrefour, du petit retraité, de la mère célibataire et celles et ceux qui crient leur opposition.

La politique de Macron est aussi trompeuse que celle de notre Michel. Vrai que les menteurs s’entendent, même si Macron semble moins con dans son Elysée que notre petit garçon  au 16 ou Borsus dans son pipi d’ élysette!!

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14/04/2018

Je fais ce que je dis

macrontrump.jpgComédie dramatique de ce Macron. Il fait surtout ce que veulent ceux qu’ils l’ont placé à la présidence c.-à-d. les tenants du CAC 40, du MEDEF et Cie. Celui qui se pavane en se croyant l’élu du peuple, alors qu’il n’est que la marionnette d’une oligarchie financière. Un valet habile où le cynisme prime au nom du « réalisme ». Intelligent, il l’est. Mais comment croire qu’il a pris le pouvoir par la force de celle-ci et d’un sens stratégique hors du commun ? Un peu d’histoire nous rappellerait que Hitler s’est dit aussi arrivé démocratiquement par le peuple. Le Play boy français est, il est vrai, plus bel homme et a plus d’allure que le petit moustachu. Il y a pourtant bien des parallélismes à faire dans sa fulgurante ascension. Le succès aussi rapide de « En marche » n’est pas uniquement le fruit d’un ras-le-bol socialiste ou libéral. Sans tomber dans le grand complot, il est évident que le succès a été orchestré par la « pub », autre forme de propagande des grands médias aux mains des gros financiers. En n’amalgamant pas tout, n’oublions pas que le parti Nazi était financé à milliards par la classe possédante internationale (entre autres par le père de Georges Bush senior, ex président USA, dont le crétin de petit-fils bush junior ne fut autre chose que la marionnette du lobby militaro pétrolier).

Nous voyons aujourd’hui Macron aux bottes de Trump, autre mascotte de ce lobby, auquel il s’allie pour bombarder la Syrie au nom d’une limite à ne pas franchir : celle d’une arme en dehors du lobby bien gardé ! Par humaniste ? Faut pas rigoler !

Le « je » de Macron n’est qu’un artifice narcissique. La " transformation radicale" de la France, parce que le monde bouge, n’est que celle de léguer au privé les services publics et les protections sociales. Si cela regarde en priorité les Français il ne faudrait pas oublier l’impact au niveau européen. L’impact international de sa politique étrangère nous frappe aussi de plein fouet. Que fait notre gouvernement pour s’y opposer ? Les liens Macron-Michel sont bien connus.

Allons-nous rester dans nos pantoufles ? Le bruit Macron n’est pas encore celui des bottes, il est plus fleurté, plus aseptisé, mais aussi dangereux. Si Macron fais ce qu'il dit, nous devons le faire taire!

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