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15/04/2009

à propos du PTB+

reyndersCher ordi,

Comme toujours tu me fais parcourir beaucoup de blogs ( un peu  moins en cette période de beau temps!). Je viens de lire un article chez une amie à propos du PTB+, parti auquel, je viens de m'intéresser un peu plus ces derniers temps. (http://i-comme.skynetblogs.be/)

Voici le commentaire que je lui ai fait:

J’ai lu le programme de ce parti. Je rencontre cette semaine Raoul Hedebouw ( porte parole de ce parti) qui est de mon quartier. Il n’est pas impossible d’ailleurs que je vote pour la première fois pour ce parti.

Un bémol pourtant important. Ce parti, bien qu’ayant adouci son gauchisme, demeure bien marxiste dans son idéologie. Qu’est à dire pour moi ? Une idéologie basée sur la lutte des classes dont l’antagonisme et l’affrontement seraient moteur de transformation dans l’histoire. Une idéologie où les rapports sociaux se basent presque exclusivement sur les rapports du travail, des forces productives. Voilà qui me plait évidemment moins, parce que je ne crois pas  à son socialisme (communisme) qui croit que la disparition des classes sociales amènerait l’égalité.

Capitalisme, communisme ont démontré l’échec de leur système et idéologies. Le communisme a recréé, non des classes, mais pire : des castes. Ces castes de politiques privilégiés qui ont imposé une pensée unique et créé les goulags et autres abominations humaines.

J’espère donc que le PTB+ se fera moins doctrinaire, ce que Marx d’ailleurs n’a jamais voulu être dans sa pensée économique et sociale.

« Les gens d’abord pas le profit », est illusoire. Il ne faut pas les opposer. Le profit reste une source de dynamisme, tant économique que social et culturel. Pour moi, ce profit doit simplement être mieux régulé, non en attaquant constamment les corrompus, mais en créant de véritables mécanismes de contrôle, en ne laissant pas tout faire à cette main invisible défendue par le libéralisme qui prétendait que les règles du marché se régulaient par elles-mêmes.

Le PTB+ a commencé, je crois, une meilleure analyse, moins doctrinaire, en fonction de notre temps et des circonstances actuelles.

Je reste un convaincu d’une politique du centre, d’un centre humaniste et c’est pour cela que j’ai toujours adhéré au cdH qui prône depuis toujours une collaboration des classes et non une lutte.

Si je vote donc PTB+, ce ne sera pas par une conviction profonde, mais bien en signe de protestation et pour forcer un nouveau centre gauche et donner un avertissement sérieux aux politiciens trop ancrés dans leur tradition de pouvoir.

Je n’aime pourtant pas l’affiche électorale, digne de la dénonciation qu’emploie souvent le FN pour caricaturer une politique des « pourris » devenus ici des clowns. Je préfère toujours la construction à la destruction.

Mais je vais m’arrêter ! En tout cas, ce parti vaut la peine qu’on s’y intéresse.

10:35 Écrit par mik dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

02/04/2009

Le soleil doit briller pour tout le monde.

 Cher Ordi,

Le soleil est là, avec la conséquence de te fréquenter un peu moins !

Ce soleil qui me tape sur la tête ne m’empêche pourtant pas de cesser toute réflexion !

Ainsi, hier soir, je me rendais à un débat organisée par le PTB et donnant la parole à un représentant de chaque parti.

Je m’intéresse, depuis peu, à ce Parti du Travail Belge.

Nous sommes dans la période des slogans, des raccourcis, porteurs d’une pensée qu’il vaut mieux approfondir.

Les gens d’abord, pas le profit, tel est le slogan mis en exergue par ce parti de gauche.

Mais pouvons- nous croire à une société, à un individu qui puisse se fonder, se construire, s’organiser, sans cette envie de profit ? Difficile à croire...

Par contre, mieux répartir les profits, veiller à ce chacun puisse avoir les mêmes chances de profiter de la connaissance, des richesses du monde et ne  pas créer son profit sur le dos des autres, voilà qui devient moins utopique qu’en apparence.

L’égalité entre les hommes demeure la plus grande hypocrisie politique qui soit.

On y a parlé de l’enseignement, producteur indiscutable d’inégalités. Avec comme preuve ce chiffre effrayant : quelqu’un dont le père a un diplôme universitaire à 80% de chance de se retrouver à l’unif, alors que si son père a au maximum un diplôme du primaire, il n’aura que 3,2% d’y aller. Nous demeurons dans le cercle infernal de la reproduction de «  l’élite ».

Remédier aux inégalités réclame certainement un accès plus facile, moins coûteux aux études, comme d’ailleurs une refonte général des enseignements.

Mais pas d’illusion, l’école seule, même accessible à tous au niveau financier, ne créera pas l’égalité d’intelligence et de réussite. L’éveil de l’intelligence dépend, dès le jeune âge, des sollicitations du milieu familial, de sa culture, de son environnement.

Ce n’est pas demain que l’homme taira son désir de profit. N’entendons- nous pas d’ailleurs qu’il faut profiter de la vie !

Le cdH veut, lui aussi, remettre l’homme au cœur du projet politique. Les socialistes nous disent que ses valeurs ne sont pas cotées en bourse. Le MR lui plaidera qu’il faut d’abord créer de la richesse pour mieux la répartir !

Tout cela ressemble à de bonnes intentions, jamais fort suivies dans les faits.

Je n’ai pas la naïveté de croire à une société égalitaire, à une société basée sur le non profit. Par contre, je crois à un système de solidarité. Non point une solidarité de charité, paternaliste, du genre catho ou libéral, où le plus fort doit donner une espèce d’aumône pour que personne ne crève au bord de la route.

J’adhère donc pleinement à une solidarité prônée par la gauche, à un système politique mettant en place des législations capables de servir l’ensemble de la collectivité. Le profit doit être accessible à tous et non à quelques privilégiés. Si notre société n’a plus de vraies castes ( sinon la vieillotte aristocratie), elle a encore trop de privilégiés .qui par leur argent, leur pouvoir, leur classe sociale recréent  des espèces de castes contemporaines dangereuses. La classe politique n’en est-elle pas devenue de nos jours une autre forme ?

Pas plus que par le soleil, ne nous laissons pas éblouir par les slogans des castes politiques.

Le PTB, de par sa modeste taille et son non pouvoir, n’a pas encore eu le temps de créer sa « caste » politique. N’oublions cependant pas que le communiste, tout en chassant la classe des nantis, à recréer aussi son aristocratie de parti à travers ceux qui étaient bien placés dans celui-ci ! La révolution française a coupé les têtes des princes et seigneurs pour les remplacer par les nantis de la classe révolutionnaire !

L’échec actuel du capitalisme libéral ne doit pas nous faire oublier l’échec de l’égalitarisme communiste. Il nous faut donc trouver une voie médiane dans une gauche plus affirmée qui ose supprimer le trop grand profit des uns et viser non l’égalité impossible, mais une véritable solidarité capable de répondre aux désirs de profits légitimes de chacun.

Le soleil doit briller pour tout le monde !

11:08 Écrit par mik dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

01/02/2009

Un samedi studieux!

Cher Ordi,

 

Chose rare ce samedi, je commençais ma journée sans même prendre le temps de sonner chez toi ! Pour une fois, mon ami n’étant pas là ce week-end, j’avais pris la décision de me rendre au congrès du cdH à Liége sur le thème de la crise.

Cela faisait des lustres (au moins 10 ans !) que je n’avais plus été à une quelconque manifestation politique.

Mais voilà, je demeure un curieux. Je suis de ceux qui se méfient des idées et des critiques toutes faites. Autant parfois écouter un peu plus longtemps ceux qui nous gouvernent et cela en dehors des médias. Nous nous mouvons dans une production d’informations dans laquelle le brave consommateur que je suis a parfois beaucoup peine à y voir clair.

Faut dire que par toi, cher ordi, je vague souvent sur des opinions bien diffuses, éparpillées, simplistes aussi parfois, et qu’il est bon de mettre en concurrence avec la raison de praticiens et d’experts, sans prendre comme évangile une bureaucratie qui prouve souvent son incompétence.

Le tout est toujours pour moi une question d’équilibre.

Sans être toujours d’accord avec ce parti, je reste un convaincu de l’utilité d’une pensée et d’une action du «  centre ». Nous venons encore de le constater.

La chute et l’échec actuel du néolibéralisme, inspirée par la théorie de la « main invisible », càd du « tout-marché », succède à celle du socialisme trop ancré dans le « tout-Etat ».

Il est donc temps de retrouver des politiques plus équilibrées. Je ne suis pas de ceux qui pensent et caricaturent le « Centre », comme une pensée qui va une fois vers la gauche et une autre fois vers la droite.

J’ai donc écouté avec attention tout un panel de personnalités, pas forcément politiques au sens strict, débattre des causes et des remèdes possibles à une crise dont on doit s’attendre à ce qu’elle soit plus longue que prévue.

J’ai entendu des responsables politiques qui avaient l’humilité de dire qu’il était bien difficile de prévoir des budgets en tenant compte de toute une série de paramètres qui varient presque de jour en jour.

N’annonçait-on pas que le prix du baril de pétrole allait aller jusqu’à 200 dollars ? Il est aujourd’hui à moins de 50 ! Les prévisions de la croissance ou plutôt de la décroissance font du yoyo en permanence…

Je ne vais pas ennuyer le lecteur de nos lettres, cher ordi, par une conférence sur ce que j’ai appris, ou plutôt qui m’a éclairé sur ce que nous savons un peu tous.

Bon nombre d’entre-nous partagent sur la complexité de l’économie et de toute la politique qui en découle un sentiment d’impuissance. Les problèmes de société font jaser, réveille les passions, mais peu de citoyens ont le courage de participer activement à la vie citoyenne.

Et pourtant, ne pensons pas que l’opinion publique, si utile, est quelque chose qui existe ainsi. Elle est quelque chose qui se construit.

Et oui, cher ordi, les blogs, les sites de réseaux sociaux ont le vent en poupe dans ce qui fait notre opinion.

Mes écrits, en tout cas, ne veulent, en aucun cas, se faire trop exhibitionniste sur ma vie personnelle et sociale, et encore moins entrer dans le flux des mises en scène qui permettent d'imposer du prêt à penser ou participent au vedettariat de qui ou que quoi que ce soit.

Je veux simplement contribuer un peu à la raison qui trop souvent se laisser envahir par l’émotion. Se forger une opinion reste un travail ardu et qui demande du temps.

10:03 Écrit par mik dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

31/08/2006

 

 

 

La face humaine de l'ordinateur

 

21:20 Écrit par mik dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |