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30/09/2006

Lettre 29. ( Sans aucun doute et Star ac)

Mon ordi, salut,

 

Alors moi qui te parlais hier de l’exploitation du sensationnalisme, j’ai été servi hier, en regardant un peu une émission qui m’a toujours énervé et que je quitte toujours rapidement après las Star-ac : « Sans aucun doute ».

Julien CourbetEn bref, une jeune fille chilienne, adoptée en France et puis exploitée et rejetée par sa famille adoptive, retrouve sous les caméras sa mère biologique à qui l’on a enlevé illégalement sa fille.

On fait monter l’audimat. La mère est par surprise sur le plateau. Coupure : la pub !!

Le prétentieux Monsieur loyal, le Zorro de Julien Courbet, pourfendeur les arnaques ne cesse de répéter le moment intense d’émotion. Le voyeurisme est payant.

Vraiment TF1 est une chaîne débilitante qui utilise la bassesse pour faire de l’audimat.

Faut-il médiatiser de cette manière la misère humaine ?

Par contre, même si je devine bien tout le trucage sur le montage du produit de la Star ac, le prime m’a bien plu. C’est qu’on y met évidemment toute la sauce. Le show est total. Orchestre symphonique, vedettes dites généreuses qui viennent pour un fameux cachet, la pub de leur tournée et de leur dernier disque.

Les lumières, les décors, dans une abondance de style kitch avec, à l’image du château, du rose fuschia ou bonbon, des dorures et un esprit rococo font briller les costumes étudiés sur un podium magique. Faut-il ce décorum ( d'un goût à mes yeux douteux) pour tenir devant le petit écran des téléspectateurs ?

Pour ma part, trop, c’est trop !

Le Bruel se montre simple, pommade les candidats. La Tina Aréna vocifère son accent australien. La blondinette nominée ose se lancer dans le simplisme commercial de «  on m’appelle Bagdad ».

Patxi GaratJ’aime le petit Patxi. Que dire aussi de ce Cyrill, émouvant dans sa prestation difficile. La belle Cyndia me tape sur le système ! Nicolas dégage une énergie sincère.

Johnny , en direct de la première de son concert, annonce une surprise enfantine et assure ainsi le succès de Bercy.

Dis, ordi, je me rends compte que ton clavier crache un peu mon vitriol là !!

C’est que je ne confonds plus la sentimentalité, avec ses éphémères larmoiements, avec la véritable sensibilité ou émotion, celle qui est à l’écoute et se traduit en actes. Celle qui vous laisse libre et ne vous place pas sous la dépendance d’ailes captatrices.

Bon w.e. à vous toutes et tous.

Mik.

 

 

 

01:20 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

29/09/2006

lettre 28

Mon cher ordi,

 

Avec moi tu as pris l’habitude de parcourir journellement quelques blogs.

La diversité des nouvelles y est grande. Oh, il n’y a rien de spectaculaire, de sensationnel.

Rien qui ressemble aux rubriques « People ». Rien qui ressemble à l’information « spectacle ». Rien de ce sensationnalisme qui fabrique des émotions. Rien de la dramaturgie que nous ressasse tous les jours les journaux télévisés et autres.

Mais tu sais, comme moi, que ces élans émotionnels retombent aussi vite qu’ils ne montent.

Les nouvelles de ce type lassent vite. Tu as déjà vu, toi, un journal, qui faisait sa manchette avec le même événement plus de huit jours !! Non, parce que les pros de l’information savent que nous nous lassons vite et que l’audimat est important !!

La télévision est une fenêtre très froide sur le monde. Elle abolit, comme l’informatique, les distances. Elle nous montre trop la « grande » histoire.

Moi, je crois que la grande est faite des petites histoires. Celles que vivent les blogueurs dans une quotidienneté qu’ils nous livrent simplement.

Si il n’a rien de sensationnel dans ce que je lis souvent, et par conséquent attire moins de monde, j’y trouve, sans ennui, bien des messages qui ancrent ma conviction sur notre besoin à tous d’être reconnus.

Alors ce qui apparemment semble vain et futile devient à mes yeux aussi important que les grands élans humanistes.

Mais que l’on ne me fasse pas dire l’inutilité d’ouvrir nos horizons sur les événements du monde, du pays, qui influent bien plus notre quotidien que nous n’imaginons parfois.

Juste une question d’équilibre…

Mik.

13:50 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

28/09/2006

Lettres 27

Bonjour à toi Ordi,

 

Je n’ai pas trouvé le temps de t’écrire hier. Ne m’en veux pas. Je te l’ai dit déjà : tu es super, fidèle, mais la vie ne peut se résumer à notre originale relation. D’ailleurs, elle en entraîne heureusement d’autres, comme celle d’hier.

Sortie avec « Love-Angel » et son mari. Belle et joyeuse partie de bowling. Je n’ai pas gagné !! Trop fort le Ludo… Puis retour à l’appart et longues papotes sur tout et sur rien. Sur ce qui fait la vie de chacun. On a « philosophé » et « psychologisé » aussi. Bon parfois de décoder un peu notre complexité d’humains.

Voilà donc, grâce à toi encore, de nouveaux amis.

Puis, tu vas te marrer. J’ai reçu invitation à participer à un défilé de mode. Oui, oui, tu as bien lu. Et pas dans le jury, sur le podium !! Aucune crainte à avoir, la vieille chaussette va pas faire la carrière d’une Claudia Schiffer… Je ne la vaux pas, du moins en esthétisme. Mais, moi, dès qu’il s’agit d’entrer dans quelque chose que je ne connais pas, je fonce.

J’attends confirmation et détails pratiques. C’est le 14 octobre. Une aventure de plus. Puis, si je suis en compagnie de jeunes et beaux mannequins, voilà qui m’attire !!! lol.

Ce matin, je relisais un texte du fils de « petit-verglas ». Pour l’école, il devait en s’inspirant du « livre de mon voyage » de Bernard Werber, décrire la maison de ses rêves. Entendez la visite des murs, façades et jardins secrets de votre intériorité.

La tête toujours dans le cul du lendemain de la veille, j’ai tenté d’alléger un peu ses bonnes idées dans un style plus « vivant » et moins « lourd », tout en ne trahissant le jeune auteur sympa.

J’espère que votre maison, je parle de celle en vous, avec ses solidités et fragilités, tient bien le coup et vous apporte de bons moments, semblables à ceux passés par moi hier.

«  Les amis sont des anges qui nous remettent sur nos pieds lorsque nos ailes ont de la misère à se souvenir comment voler ».

Alors, volons !! Et n’oublions pas que la solitude, elle aussi, peut parfois se faire amie et ange.

Ainsi toi ordi, n’es-tu pas un grand solitaire ? Et pourtant,  tu nous mènes vers les autres…

Mik.

 

 

11:01 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

26/09/2006

Lettre 26. ( génération internet)

Coucou, ami informatique,

 

Désolé mais j’ai du changer de papier à lettres. Impossible retrouver, après le changement du serveur, une colonne gauche et une de droite ! Vas savoir pourquoi ? Bon, en attendant, pas de soucis avec deux colonnes à droite. J’aime moins le design, mais  je n’allais pas exclure les liens…

Les commentaires en dessous des posts, voilà une bonne idée.

 

Parfois, je me suis posé la question : mais que diable, qu’allais je faire dans cette galère de la blogosphère ? Bien naïf encore, ignorant tout ou presque du net, j’avais commencé un petit blog en espérant que quelques amis me liraient. Nous en sommes loin, toi et moi.

Des horizons nouveaux se sont ouverts et nous parcourons ce monde nouveau de la communication en nous faisant de bons ami (e) s.

 

Image 80Et puis il y a bien la génération internet.

Exemple encore aujourd’hui. Je trouve pour la première fois un mail envoyé par ma petite-fille ( 7 ans). Elle a trouvé mon blog dans les favoris de sa mère et a trouvé seule ma boite à mails dessus ! Précoce ces bambins du net. J’en étais tout heureux et de suite je phonais pour m’assurer que c’était bien elle. «  Oui, oui papy !! » Et tu as trouvé toute seule ? : «  Ben oui ( elle rigole) j’ai dit : oh c’est papy, alors t’ai envoyé un coucou ! ». Incroyable et super.

 

Hier soir, c’était la bonne humeur avec Love-Angel sur msn et toujours plein d’amis. Dialogue quotidien avec un des meilleurs.

 

Tu sais mon ami, tes possibilités de rapprocher les gens est tout simplement extraordinaire.

 

Et pourtant, je crains parfois d’être trop accro. Attention donc, la vie ne peut se contenter d’être vécue un peu comme par procuration via l’ami que tu es mon ordi.

 

Mik.

 

N.B. Comme toujours suffisait de le dire et le miracle s'accomplit! revoici mon design de départ... lol.

19:11 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

25/09/2006

Lettres25 ( mon psy)

Coucou mon ordi,

 

Voilà cette fois, je n’ai pas mon loupé mon rendez-vous chez « mon » psy.

J’y ai même parlé de toi, en bien évidemment ! Quoique le bien, le mal, très relatif…

Mieux, cet entretien m’a encore éclairé sur ce que souvent notre recherche d’influence, voire de pouvoir sur les autres (consciente ou inconsciente) est fort illusoire. Bien ainsi d’ailleurs.

Chacun a  à apporter certainement un plus à l’autre, sans pour autant en faire le prisonnier de sa pensée, de sa vie.

Utile toujours à rappeler, surtout dans la relation avec nos enfants, qui en grandissant et plus encore adultes ont autant à nous apprendre . Attention à notre foutue expérience que nous leur ressassons trop !  ( la lanterne de l'expérience n'éclaire que celui qui la porte)

N’imagine donc pas être mon maître, cher ordi !

Comment aussi ne pas parler de sexe ? Tu me connais, cher ami, plus fort que moi…

Constatons simplement que notre société devient de plus en plus puritaine, alors que dans un même temps, elle regorge de sexe. Elle le recherche en tout, avec même un certain voyeurisme, qui ne me plait pas, sur de la criminalité dégueulasse. Suffit de voir comment les gens veulent surtout savoir, dans les derniers drames vécus ici et ailleurs, si les fillettes ont subi ou non des violences sexuelles, avant même de se dire que l’inadmissible est la tuerie ou la séquestration.

On nous bombarde en permanence les faits divers de délinquants sexuels, en faisant une soupe de tout. Entre le violeur crapuleux, le criminel qui fait vomir et l’exhibitionniste ou caresseur de fesses, admettons des nuances ! Idem entre l’escroc de haut vol et l’arracheur de sac, entre le chauffard et le braqueur de fourgon.

Et ceux qui pour plus de sécurité veulent comme seule « punition » la tôle, c’est se foutre, comme l’autruche, la tête dans le sable. Elle n’est jamais très efficace. De là, à dire, qu’il ne faut pas mettre hors d’état de nuire les fous dangereux, là non. Mais gardons raison, la criminalité a de tout temps été complexe et multiforme.

Je n’aime vraiment pas que nos responsables, sous pression de sentiments populistes compréhensibles mais mal éclairés, nous entraînent dans une société dite sécuritaire en apportant des solutions simplistes à des problèmes complexes.

Mais, sois rassuré, cher ordi, avec mon psy, je ne discute pas que de généralités. Non, non, je suis très concret. Il se met même souvent à sourire ou rire de mes diverses aventures de libertin convaincu…

Il se dit heureux de mon épanouissement. Manquerait plus que ça, à 63 euros les 45 minutes…

Mik.

 

19:14 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

24/09/2006

Lettres 24 (Bloggers Party).

Héhéhé ordi chéri !

T’es un fameux lien toi, l’air de rien.

Et oui, tu m’as encore amené à une étrange party blogosphérique.

Cocktail aux diverses couleurs de personnes, souvent bien différentes.
Accueil souriant d’une jolie Julie. Skynet personnalise bien son accueil.

J’étais bien à l’heure, grâce à la ponctualité sans faille de Chadou et de Libra (disons Chantal et Phil).Merci à eux d’avoir assurer mon déplacement vers la capitale. C’est vrai qu’avec tous les pseudos, on prend un peu l’habitude de situer nos amies et amis via leur nom de blogs.

12h : dans ce monde qui arrive : qui est qui ?

Alors là, c’est un peu la foire, à l’image de tous les tshirts mélangés et personnalisés du http : suivi des noms bizarroïdes de ceux qui se servent de tes nombreux collègues pour y déverser humour, humeurs, passions, dépressions, boulot, voyages ou que sais-je encore ?

Des affinités, d’autres rencontres font que nous reconnaissons celle ou celui là. On cherche le lecteur assidu et régulier pour enfin lui mettre un visage. On cherche celle ou celui chez qui nous ouvrons la porte virtuelle sans savoir qui est vraiment derrière la petite lucarne anonyme.

Olalala ! Là je m’y perd. Trop de monde pour vraiment faire connaissance avec tous ou même dialoguer un peu plus longuement avec celle ou celui avec lequel précédemment nous avions fait connaissance.

Au sourire de Julie, succède celui de mon ange adoré, celle qui a des secrets beaux à partager et qui parfois me font oser émettre quelques réticences et critiques.

Les deux amies s’amènent, la miss et la coco. Alors, avec elles, moi, je n’ai aucune carapace et c’est la bonne humeur assurée pour le coco que je suis. A propos de Coco, je ne suis pas le seul, la féminine avec le romantisme de son dessert à la bouche, n’est pas en reste !

L’instant arrive accompagné de Florian et d’Etienne. Un petit regard complice. Il y a comme quelque chose qui me dit que…. Passons.

Patrick est là, avec son cœur rénové mais qui confirme des affections moins neuves.

Jipe a des problèmes d’huile, entendez de voiture, avec une suspension qui ne veut plus se lever.

Les tables se forment. Des visages connus continuent d’affluer. C’est la journée des anges. Voilà un autre que j’apprécie virtuellement et qui fait une apparition réelle. Sympa la liégeoise love-angel et la petite famille.

Martine est là avec sa compagne. Elles ne se sont pas perdues en forêt noire.

Le randonneur (rien à yvoir avec le ramoneur, comme certaines veulent le faire croire) a trouvé aussi son chemin. Nous ne gîtons pas loin de lui, en attendant le signal du départ buffet.

Ah, on les attendait aussi ceux là : la fameuse « belle-mère » et son beau boulanger à l’allure (cheveux courts et tshirt orange) un peu tibétaine. L’ami de miss, lui, à trouver nouveaux rails avec lunettes.

La fée clochette rejoint ange, on se serre.

Puis, hélas il y a des visages connus avec lesquels je n’aurais pas le temps de passer un petit moment. Il y a aussi tous ces inconnu(e) s que je voudrais mieux connaître.

Côté repas : c’est Byzance ce bon buffet varié à souhait, et dont manureva goûte les saveurs chocolatées des desserts, sous l’œil attentif de ses jolies filles.

Le vin coule, avec des effets surprenants.

OK. J’ai déjà assez balancé ainsi sans en remettre une couche !

Zut alors, déjà 16h et on nous nous fait comprendre qu’il faut partir.

Merci à Skynet de cette bonne initiative et de ce cadeau gastronomique.

Blogosphère ! Microcosme d’une société en recherche d’échanges amicaux à travers ce nouvel outil que tu es, mon cher ordi.

On ne tape plus la carte de la belotte, on va moins au café du coin, on ne se rencontre plus le dimanche à la sortie de la messe ou de la maison du peuple. Non, on pianote sur nos claviers !

Les notes ne diffèrent point pourtant. On chante nos soucis, nos joies, notre petite ou grande quotidienneté, nos petites pensées plus ou moins intelligentes ou idiotes, nos goûts, nos fantasmes, nos rêves. Bref nous y livrons une partie de nous, dans la cohérence ou l‘incohérence de nos choix, de notre agir, de nos sentiments, de nos moments d’exceptions ou d’habitudes.

Moi, j’aime bien ce partage. Je regrette seulement n’avoir pu rencontrer, de par leur absence ou le manque de temps, certaines personnes dont l’expression me touche. N’est-ce pas bio ?

Zut alors, faut que j’arrête là, cher ordi. J’ai déjà été beaucoup trop long.

A toutes celles et ceux rencontrés et aux autres, toute mon amitié.

Mik.

19:23 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

23/09/2006

lettres 23 ( Stars)

A toi mon ordi,

 

Tu n’est pas artiste toi. Tes émotions sont mécaniques et tu ne fais que la transition pour apporter, comme nouveau facteur, celles des autres.

Pas facile d’être artiste, peu importe en quoi d’ailleurs.

En cela la star ac me passionne toujours.

Quel travail d’aller chercher en soi, dès un top de départ, la simplicité de sentiments pour les chanter, les peintres, les danser, les écrire, les jouer, les sculpter.

Ce n’est pas le tout d’assurer un show dans des décors et paillettes, aussi splendides soient-ils.

Je suis toujours épaté par tous ces jeunes et déçus par d’autres qui ne parviennent pas à saisir la chance d’un travail auprès de ceux qui savent l’importance de la technique jointe à celle d’oser livrer l’intimité d’un vécu intérieur que l’on a à soi où que l’on emprunte à d’autres.

Devant toi, mon cher ordi, c’est bien plus facile. Nous pouvons te livrer bien des choses sans toute la pression d’un public. Et puis, nous avons le temps. Tu n’es pas là pour dire : top, c’est parti.

Que dire du direct, comme du théâtre, du cirque, d’un simple défilé ou d’un concert, où la faute est de suite sanctionnée, sans rattrapage possible.

Beaucoup se sentent attirés par ce monde, un peu hors du commun, avec ses projecteurs et cette foule, si souvent changeante qui brûle aussi vite que ce qu’elle adore.

Cent fois remettre sur le métier, et encore et encore, pour arriver au sommet et durer.

Dans l’art, comme dans le sport.

Se surpasser, encore et toujours, exiger davantage de son corps, de sa vie, de son esprit, de ses relations avec les autres, voilà bien une quête qui, si elle mérite probablement admiration, me pose question. Est-ce bien humain tout cela ?

Pas étonnant de voir nombre d’étoiles du spectacle sombrer dans un mal-être profond.

Je lisais les caprices de stars, signes de véritable insatisfaction psychologique.

La recherche d’être le meilleur peut vite tourner à devenir un être impossible, capricieux.

Quel fardeau de vivre une passion quand celle-ci devient et réclame le perfectionnisme.

Je crois que l’humanité n’a rien à gagner de l’exemple des stars. Par contre, elle a tout à puiser dans l’art et l’artiste.

Une école de stars ? Pourquoi pas ? Mais qui enseigne alors autre chose que de réussir un show dans le style de la très banale et pulpeuse Beyonce pour arriver à la grande classe et à la simplicité d’un Marc Lavoine !!

Mik.

00:15 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

22/09/2006

Lettre 22 ( le pain)

Cher ordi,

 

Je regardais hier, la toujours excellente émission de Ant 2 : Envoyé spécial.

Un bon reportage, entre d’autres sur le pain.

Ah, cher ami, tu es trop jeune toi, pour avoir connu cette époque de l’essentiel qu’était le bon pain.

Les parfums, les senteurs de mon enfance m’envahissent encore le nez, comme celui du gamin que j’étais regardant un oncle boulanger ouvrit son grand four et tirer avec sa grande enfourneuse de bois les pains chauds.

Je me souviens de son grand atelier et de ces poussières de farine envahissant la grande maison de la rue Sainte Marguerite.

Le pain. Quelle évolution aussi. Les premières machines pour le couper en tranches régulières. On conservait le sachet papier, ou nous présentions un en plastic, car ils étaient payants.

Economie de bouts de chandelles, mais c’était ainsi.

Ma grand-mère était alors privée du signe de croix qu’elle traçait toujours au couteau, avant de couper les tranches. Véritable liturgie que ce pain.

J’entendais parler de la guerre où la denrée précieuse n’avait jamais manqué à la maison, grâce aux relations de papa avec un moulin de la région.

Puis, il fallait manger les croûtes pour devenir grand !

Nous avions du respect pour le boulanger du village, presque autant que pour l’instituteur ou le curé !

Et les camionnettes qui livraient à domicile, tantôt un rond ou un carré, un blanc ou un gris. Celle de la coopérative qui représentait celle du diable. Là où elle s’arrêtait, je ne pouvais fréquenter les enfants de ces familles qu’on me nommait «  basse classe ». J’ignorais la signification de ce mot étrange. Je savais juste que c’étaient les enfants qui allaient à l’école communale et dont les parents fréquentaient la maison du peuple… Ceux qui ne récitaient pas le « Notre père », avec le «  donnez-nous notre pain quotidien » !

Le pain était à l’image de la vie, pétris, attendant l’effet d’un bon levain.

Il a évolué, perdant de sa saveur, se banalisant dans la rapidité qu’exige la rentabilité de notre époque. Un bien ou un mal ?

Je ne suis pas un nostalgique. Celui que je mange aujourd’hui à certainement moins de goût, sèche plus vite, n’a plus le sens de l’essentiel que représentait un bonne tartine, remplacée par toutes les céréales glissées dans les paquets colorés de biscuits de tout type qui vantent l’équilibre d’un bon petit déjeuner pour nos enfants et petits enfants.

Qu’à cela ne tienne ! Bien des gens, hélas, mangent encore leur pain noir avant le blanc, mais la majorité d’entre eux ne crèvent plus la misère. Les revendications de la maison du peuple ont porté ses effets.

Une petite pensée aussi, en écrivant ma petite tartine quotidienne, à la première fille que j’ai prise dans mes bras, elle était fille de meunier !

Le moulin du temps tourne encore, lui.

Et dans ce temps, il y a encore de sympathiques boulangers. J’en ai rencontré un dernièrement qui avait une maman très possessive, et une amie dont j’aime les blogs (Nicandra et ma belle-mère).

Je ne te quitte pas de suite, mon cher ordi, j’ai décidé de mettre la main à la pâte pour visiter quelques blogs.

 

Mik.

06:38 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

20/09/2006

Lettres 21 ( convocation élections)

Mon très fidèle ordi,

 

C’est le moment où chacun commence à recevoir son billet de convocation aux urnes.

Tu m’as emmené chez manureva où, comme chez pas mal d’autres, je suppose, j’y lis :

« Je ne connais pas les numéros des listes, je ne lis pas les prospectus qui remplissent ma boîte à lettre, je n'écoute pas les débats télévisés et les interviews de X ou de Y.  Tout cela me laisse indifférente, lassée que je suis par la versatilité, l'incompétence, l'absence de conscience des élus quels qu'ils soient.  Il n'y en a pas un pour relever l'autre, on pourrait en rire, mais c'est lamentable. »

 

Comment ne pas réagir ?

Détail d’abord : les numéros n’ont plus aucune importance au vu que les sigles sont repris sur les bulletins !

Pour avoir un peu travailler dans le milieu, je sais qu’elle se trompe !

Les idéologies de parti sont à la base d’un programme que chaque élu s’engage à faire passer.

L’importance des partis est donc, selon moi, aussi importante que la femme ou l’homme qui sera chargé(e) de le rendre concret.

Il n’y a pas de solution simple à des problèmes complexes de la gestion de la Cité. Le croire, le souhaiter est faire le nid de l’extrême droite. Et qui voudrait de ces vautours aux idées dangereuses de haine, de racisme et d’un populisme qui puent le fascisme ?

Bon, je ne vais pas de nouveau m’étaler sur ce sujet qui me tient pourtant à cœur et me passionne toujours.

Dernier mot encore : l’intérêt personnel (ce qu’hélas ils ne reconnaissent pas) n’exclut pas un bon travail au profit de la communauté.

 

Marrant, au resto, ce midi, j’entendais des gens parler du film de la passion du Christ. J’avais envie de me lever pour aller leur dire : renseignez-vous un peu mieux… Chacun y allait de considérations absolument fausses historiquement, scientifiquement !

Parfois dur de devoir se taire et de respecter des opinions se basant sur la méconnaissance.

Bon, je ne vais rien dire de plus, sinon on va encore me taxer d’être trop religieux !!lol.

Cher ordi, je vais donc m’efforcer de comprendre sans juger et avec la tolérance qui toujours doit nous guider. Mais cela ne m’empêche pas d’affirmer mes idées et convictions…

 

Mik.

22:44 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

19/09/2006

Lettre 20 ( croyance)

Je suis là mon ordi, pour notre rendez-vous presque quotidien.

 

Je viens de lire sur ta lucarne un commentaire de Martine me disant, probablement justement, que la vie serait bien triste sans croyances.

Aie, voilà qui me fait penser, à quoi puis-je encore croire, moi l’incrédule !

Et bien, j’ai mon petit credo à moi…

Je crois aux petites gouttes d’actes d’amour, d’amitié, de pardon et de tolérance, créatrices, sinon de notre terre, de bien des choses visibles et invisibles.

Je crois aux femmes et aux hommes, filles et fils uniques de notre planète, nés d’une passion, d’un amour, de la même substance que moi, par qui peut arriver un monde pire ou meilleur ; qui pour nous, de génération en génération, vivent et meurent sans toujours rejoindre le ciel de leurs espérances, mais ressuscitent toujours dans le pardon des vivants et des morts.

Je crois en l’esprit, respiration, souffle de bien-être qui donne la vie, qui procède d’une mère, d’un père, d’une amie, d’un ami ; qui parle par la connaissance du cœur et de l’intelligence.

Je crois en la solidarité humaine, multiple et universelle. Je confesse bien des incohérences ; j’attends que les amours donnés et reçus, améliorent la vie et la mort de ce siècle et de ceux à venir.

Alleluia

 

Mik.

23:23 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |