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08/11/2006

Lettre 56 ( amour et souffrance)

 

Cher Ordi,

 

si_seulementTu es devenu ce faux confident puisque ce que je te confie tu peux le laisser lire par tout qui passe ici !

Donc ma confidence n’est que simple désir de partager un peu mon quotidien avec ses banalités, ses coups de cœurs, son intériorité et ses extravagances.

J’ai un peu quitté les nuages hier.

L’amitié, l’amour, « l’amouritié », enfin tout ce qui touche à la vibration intérieure qui nous conduit vers l’être complice, aimé, connaît des moments moins intenses et même des moments de souffrance.

Je n’en suis pas encore là, à prétendre qu’aimer apporte plus de tristesse que de joie.

La douleur parfois d’aimer la rend d’ailleurs belle.

Aujourd’hui, j’ai beaucoup entendu de cette souffrance d’aimer.

Moi-même, j’y ai été un peu confronté.

Nous nous sentons tellement déstabilisés quand nous craignons perdre l’amour que nous portons à l’autre ! Ce n’est pas nécessairement une jalousie, mais simplement une angoisse indéfinissable qui donne place souvent à des interrogations bien inutiles.

Autant alors nous servir de cette crainte pour mieux construire, plutôt que de démolir.

L’amour qui ne connaît aucune souffrance ne se vit que dans les contes de fée. Ils ont l’art de refléter une vue et une aspiration populaire féerique, qui pour être légitime, n’en n’est pas moins malhonnête quelque part !

La souffrance, moi, je ne la vois ni comme belle ou laide. Simplement honnête.

Ainsi sont les rapports humains, avec les accros inévitables.

Il est bien plus malsain de nier cette évidence et de se réfugier dans une fausse perfection.

Voilà, moi, j’ai eu des petites déceptions hier aussi. Rien de grave, pour autant que nous n’en restions pas là.

Un peu déçu aussi de voir des blocages entre des personnes que j’apprécie, chacune trouvant certainement bonne raison à la rupture.

Le tout ou rien est compréhensible. Je fais partie parfois, avec regret, de ceux qui veulent cela, à tort je crois.

J’ai un peu abandonné l’idée de l’Amour ou de l’Amitié avec un grand A…

Non, l’amour peut être parfois un peu laid, un peu indigne, un peu égoïste. Ses écorchures sont inévitables.

Il vaut d’ailleurs mieux  mal aimer que de ne pas aimer du tout !

Mik.

00:34 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

toujours un plaisir de lire ta plume même ssi aujourd('hui le ton ets plus mausade.
Tu rentres bien dans la coplexité des sentiments ... parfois les chemins s'écartent pour des non-dits ou des suppositions qui sont à tord portées ... je pense que si chacun ne désirerait le bonheur de l'autre, le monde tournerait mieux mais celà bien idyllique. bien représentée par ta phrase: " Autant alors nous servir de cette crainte pour mieux construire, plutôt que de démolir." et puis quand tu dis:" Non, l’amour peut être parfois un peu laid, un peu indigne, un peu égoïste. Ses écorchures sont inévitables." je dirais aussi l'amitié.
celà dit j'ai mon équilibre par un homme aimant mêm si parfois çà grinche mais ce qu'y a de plus important ... des amitiés perdues pour x raisons ben tampis ou autre ... tant que ma vie de couple est solide c'est ce qui compte pour moi. Bien sure je ne ferme pas la porte aux gens ... juste que tampis si certains des chemins se séparent et puison ne peut pas pliare à tout le monde et celà heureusement si non on serait envahi et plus de place à l'intimité.
aussi encore merci de ta franchise et autre truc echangés. Tu es un peu comme une lanterne dans un tunnel si noir.
je te dépose un tit bisous et je suppose qu'à cette heure tu fais de beaux rêves.
ps: ce soir ètait une nuit de pleine lune attention aux loups garous ;)

Écrit par : love-angel | 08/11/2006

Bonjour, Pour ce qui est de montrer ses entiments je crois que cela dépend surtout de la façon dont on a été élevé, ce n'est pas pour ça qu'on n'aime pas! Mais on ne l'extériorise pas!
Quand à l'amour, je ne connais pas de belles hisoires d'amour sans larmes... Même si on préférerait qu'il n'y ai pas de larmes.
Bonne journée

Écrit par : SOLEDAD | 08/11/2006

Et... Est-ce qu'il vaut mieux être mal aimé que pas aimé du tout ?

Écrit par : manureva | 08/11/2006

Merci... de ton passage chez moi...ca fait plaisir...et pour moi c'esttoujurs un plaisir de venir te lire
Bonne soirée
Bizouilles

Écrit par : risaloca | 08/11/2006

Voilà qui répond justement... A mes interrogations nocturnes. Yes, il y a eu effectivement une nuit de pleine lune, cela rend toujours un peu mélancolique.

Écrit par : Pivoine | 09/11/2006

Le tout... Oui, mais quel tout, qu'y a-t-il dans ce tout que parfois une personne brandit, pour exiger tout de toi, et puis, dire, ah non! C'est l'amour ou rien! Et dans le rien, la rupture, le non-dialogue, l'incompréhension, les mises en demeure de répondre à une exigence d'amour, à n'importe quel moment. En arriver à ne plus se parler, ne plus se regarder, fuir quelqu'un comme s'il était pestiféré... Mais bon! Fuyons, fuyons! Tant pis pour l'autre, et tant mieux pour soi!
Merci, Mik, pour cette réflexion douce...
Sur la chose!

Écrit par : Pivoine | 09/11/2006

;=) Que ceci est bien écrit ! Je dirais que "hélas", pour en arriver à cette "conclusion", il faut avoir pris un peu de recul façe à la situation. Et que donc, il faut inévitablement passer par cette phase plus difficile qu'est la peine, le déni ou que sais je encore...
Et ensuite de se convaincre que parfois, on n'y est pour rien. Si pendant que l'on avance vers l'autre, il recule, que faire ? ...
Le plus important, ne pas s'aigri et continuer son chemin.

Écrit par : Katsuraa | 09/11/2006

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