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28/02/2007

Lettre 136 ( laisse-moi le temps)

Cher ordi,

 

Je réfléchissais (je le fais souvent trop d’ailleurs …) hier à propos d’une amie qui se sent un peu rejetée et aussi à partir de ma propre expérience.

Comment se fait-il que des personnes bonnes, disponibles, créatives (j’espère en faire partie)  soient parfois reconnues comme dures, ou même à l’occasion intolérantes ? Probablement, parce que nous ne pourrons jamais donner à tout le monde ce que celui-ci attend souvent de nous.

J’ai parfois aussi le sentiment, comme cette amie, que ce sont les autres qui n’ont pas su recevoir ce que je leur offrais (ou le trop qu’ils me demandaient). Mais avant d’accuser l’autre, j’ai toujours le réflexe, maintenant, de me mettre le premier en question.

N’ai-je pas donner une trop belle image de moi ? J’essaie toujours pourtant de briser cette image un peu idéalisée que certains pourraient avoir de moi.

J’ai en effet constaté par expérience que cette image peut être une arme à double tranchant. Mon authenticité, ma sincérité, le côté attachant que je peux avoir, peuvent plaire, aider, mais il peuvent aussi exiger de l’autre un retour dans lequel il va se sentir mal à l’aise. Le retour que j’attends, consciemment ou non, de l’autre existe bien, même si souvent nous proclamons le contraire.

Nous avons tous des zones de sensibilités différentes et originales. Des petites remarques peuvent être entendues, donner de la joie ou de la souffrance, d’une façon qui va me troubler, me décevoir, me révolter, alors que l’autre ne songeait pas à la réaction qui est la mienne.

Je pense vraiment avoir acquis un bien-être avec moi, mais dois-je exiger pour autant que l’autre le soit à ma manière?

Comment sortir de cette forme d’incommunicabilité ? En acceptant que ma blessure ne soit qu’une égratignure ? Que mon investissement fait peser sur l’autre un poids trop lourd pour qu’il puisse me renvoyer ce je l’espère ?  Qu’il n’y a pas de « mauvais » ou de « méchants » dans nos constats d’échecs relationnels ? Je ne sais pas trop, à vrai dire. 

Par contre ce que je sais, c’est de toujours éviter d’aller trop vite et de réagir à fleur de peau, je dirais même, à fleur de souffrance.

 

Et je pensais à toi, mon mimi d’ami, quand tu me disais que les plus belles fleurs sont celles qui prennent du temps pour éclore. Ce temps que parfois mon exigence refuse. Ce temps alors que je passe dans une espèce de morosité et d’insatisfaction.

 

Et s’en être très philosophique, je pensais à la chanson un peu nunuche de Jennefer : donne-moi le temps.

 

« Tellement de gens veulent tellement être aimés

Pour se donner peuvent tout abandonner

Tellement d'erreurs qu'on pourrait s'éviter

Si l'on savait juste un peu patienter »

 

Mik.

 

Jenifer au prime de la star academy 4 le 1er octobre 2004

Video

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27/02/2007

Lettres 135 ( le baiser)

baiser homo

Cher ordi,

Tu as beau parfois être un bon intermédiaire pour exprimer l’amour, l’amitié, il demeure que trouver les mots pour dire les je t’aime reste souvent enfouis en nous. Pudeur des sentiments, bien plus parfois que manque de vocabulaire, le face à face, sans écran, bloque souvent un élan spontané. Alors rien ne vaut le baiser, le serrement des bras, le clin d’œil, la paluche, la tape dans le dos pour dire que l’autre compte pour moi.

Et si les mots d’amour s’usent et se renouvellent en des je te kiffe, rien ne remplacera le silence de deux bouches qui se fondent dans le gémissement d’une fusion complice.

Mik.

 

00:37 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : geste d amour |  Facebook |

25/02/2007

Lettre 134 ( c'est mon fils...)

Cher ordi,

 

Je t’ai peu fréquenté ce week-end, comme prévu. Peu lu aussi d’autres blogs. Ton audimat s’en ressent, avec la constatation que si nous ne nous intéressons pas à l’autre, il s’intéresse peu à nous aussi… lol. Quoi de plus normal au fond.

Que te dire, toi mon confident, celui de mes pensées mais aussi de mes tripes et de mon cœur ?

Un week-end un peu en dents de scie. J’attendais peut-être trop de cette nuit avec mon ami si particulier. Il m’avait pourtant semblé être envers lui peu exigeant et lui laisser toute la liberté de sa sortie nocturne au rendez-vous des décibels qui semblent à mes oreilles bien plus boucan vide cerveau que musique. Mais c’est probablement le but : se vider l’esprit pour un trip hors réalité. Je peux comprendre.

Qu’à cela ne tienne, je l’accompagnais à l’arrêt de bus, après un bref passage en boîte gay où je comprenais à lui son mal aise.

J’étais fier de cette autonomie qu’il acquiert, de sa virilité, de sa croissance de pecs et d’abdos qui nécessitent persévérance dans l’entraînement physique de ce jeune et beau sportif. Il eut le soucis, durant toute la nuit passée moi à l’attendre, de me donner régulièrement nouvelles. Content d’apprendre son amusement, j’attendais donc son retour dans l’espoir, bien entendu, du partage que vous devinez. A peine rentré et ramené par deux demoiselles, preuve de sa séduction et de sa capacité à nouer relation, même dans le boucan (tant mieux) j’ai droit à 5h30 du matin ( oui c’est pas trop tôt…)  à un simple petit câlin avec un : - je suis fatigué et envie de dormir ! La goutte qui fait déborder le vase quoi… Non Mik, n’est pas la bonne de service qui met Monsieur dans le cocon et n’a rien en retour. Muriel me disait encore l’autre jour : Bon et Biesse commencent pas la même lettre !!

Bref, un fil de lien s’est cassé, mais est en voie de restauration, à condition de mettre les points sur les i…

Merci à François pour son soutien et écoute, malgré ses propres soucis sentimentaux.

Voilà pour le vendredi soir et samedi.

Dimanche était pour moi un autre grand jour. Autant les contacts avec ma fille sont réguliers et très complices, autant ceux avec mon fils sont rares et souvent tendus. Devenu lui aussi papa, les liens s’étaient heureusement un peu plus resserrer. Sa compagne m’était sympathique, mais jamais je n’avais eu occasion de faire un peu plus ample connaissance.

Je recevais donc pour la première fois dans mon appartement (cela fait 2 ans que je l’habite) la petite famille de ce fils avec lequel, petit, j’avais eu tellement de bonheur et une grande complicité.

Sans forcer, j’avais mis un peu les petits plats dans les grands avec une jolie table et un menu simple mais bon je crois. Comme sa compagne est flamande, j’avais fait en plat principal les carbonnades du même nom, en mettant évidemment touche wallonne en les cuisant à la bière de Leffe…

Le goût moelleux et plein, la saveur douce et profonde de cette boisson "monastique" fut à l’image de cette rencontre familiale.

Je l’attendais depuis si longtemps cette visite chez moi, non par obligation familiale ou respect de convention entre gens bien élevés ( trop souffert de cela)  mais simplement par lien profond.

Simple, naturelle, gentille, sa compagne. Que dire de mon petit-fils alors. De suite le sourire et un zot papy qui aime faire le singe pour provoquer le regard coquin et amusé que sait déjà exprimer un enfant de six mois. Le bonheur total quoi. C’est qu’il a été sage le petit bonhomme durant le repas, avec même un petit sommeil sur le grand lit de bien des histoires de papy qu’il aura tout le temps de connaître bien plus tard !

Ils s'en sont, j’espère, retournés heureux, moins que moi peut-être, car trop touché d’être enfin en contact simple et sans tension avec un fils qu’évidemment j’adore par le sang, mais aussi pour sa forte personnalité, même si tellement différente de la mienne d’aujourd’hui. Mais tout psychologue dira que le fils doit «  tuer » le père pour enfin exister à part entière. Je crois que le mien a réussi ce « meurtre » tout symbolique. Alors nous revivions l'ensemble mais dans un plus grand respect mutuel des différences qui n’empêchent nullement l’amour paternel et filial.

Voilà, cher ordi confident, auquel j’exprime d’ailleurs peu souvent, sinon en allusion, des tranches de vie que j’aime garder pour moi, mais que j’aime parfois aussi partager avec toi et avec ceux qui viennent te visiter.

Mik.

20:37 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

23/02/2007

Lettre 133 ( un bon week-end en perspective)

crocus et lierre rampant (38444 octets)Cher ordi,

 

Je te serais encore infidèle ce week-end.

Il vient encore ce jour et cette nuit cet ami si particulier.

Cette fois, j’ai décidé de ne point le suivre dans le creuset des décibels et jets de lumières artificielles.

http://www.ftw-design.com/wallpapers.htmlDans ce trip de paillettes, faut bien que jeunesse s’éclate !

Je l’aime et aimer c’est ne point empêcher le bonheur de l’autre, même si celui-ci me semble bien futile.

Dans le fun de ces nouvelles arènes de rêve, je sais que je serai en son cœur, attendant de pouvoir poser à son retour mes mains sur la nudité de son corps devenu encore plus beau.

A ceux qui me disent sage, je dirais : je suis fou de lui !

Douce folie celle qui allume mon présent dans la simple reconnaissance et décence que déjà j’appartiens un peu au passé.

crocus (02/2002) (34611 octets)C’est que dans notre relation, il n’y a point de rivalité. Je veux sa liberté et il sait que la mienne est de m’y attacher.

Je voudrais parfois me dire : ah que n’ai-je vingt ans ? Fou que je suis, ce qu’il aime est justement mon autrement.

A vous toutes et tous, je vous souhaite bon w.e.

Le mien sera riche, de sa présence déjà, mais aussi d’une autre que j’attends et espère depuis longtemps. Je vis heureux...

Mik.

(34662 octets)sous_bois_et_brume_o317.jpg (132455 octets)

01:30 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

22/02/2007

Lettre 132 ( soumission)

Cher ordi,

cordages

 

J’ai encore glané des émotions en lisant sur ton petit écran les pleurs et peines d’amies.

La délivrance des larmes ne se fera pas hélas par moi, même si je voulais et faisais tout pour.

Si nous pouvons parfois lier des personnes, bien plus difficile de les délivrer d’un esclavage d’un passé, dont je me demande parfois si il n’est pas plus facile  de le conserver plutôt que d’entrer résolument dans une vie libérée de ce fardeau ?

Je veux leur dire : c’est à vous de vous libérer, non seulement cela vaut mieux, mais c’est la seule et unique possibilité.

Les obstacles à franchir sont en vous. Mais préférez-vous garder vos sentiers habituels de yoyos sentimentaux et autres, plutôt que d’enfin  vous lancer dans l’aventure d’épanouissement de ce que vous êtes, sans en référer constamment à vos dépendances ?

Je me demande vraiment parfois, excusez-moi d’être dur, si votre attachement à la souffrance, à vos malheurs ne vous apporte pas un bénéfice inconscient ?

Le tam tam et la répétition d’une souffrance qui semble tellement vous coller à la peau me fait mal. Parfois j’ai envie de la fuir, mais voilà, je vous aime. Il n’empêche que je refuse de me faire bouffer et de trop investir dans des types de relations qui mènent à la catastrophe. Revenir en permanence sur ce qui fait mal offre peut-être chez certains une sensation d’exister.

Ne comptez pas sur moi pour soigner votre souffrance en la cultivant !

Comment la vie serait-elle plus rose si déjà nous ne voyons que les épines ou l’allergie qui peut résulter de son parfum ?

La souffrance et les larmes n’ont jamais chez moi pouvoir de séduction et si parfois il est bon de pleurer, il ne faudrait pas que la compassion ou cette fascination parfois de quelqu’un en larmes soit une espèce de mise en soumission destructrice.

Non, je préfère d’autres formes de soumissions, qui elles ont le courage de s’avouer et en font un jeu positif.

Mik.

01:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : soumission, souffrance, pleurs |  Facebook |

21/02/2007

Lettre 131 ( avoir plus?)

Cher ordi,

Il est des jours où nous cherchons des mots, un geste qui pourraient convaincre que les plaintes entendues, les insatisfactions des uns et des autres sont certes importantes, mais que le vie doit être la plus forte. Ne faut-il pas relativiser un peu les soucis, envies, désirs et autres aléas de notre quotidien ?

J’avoue mon impuissance tant chacun voit son petit domaine à protéger, ses petites affaires sans se situer dans la grande ruche humaine tellement complexe.

Bien sûr, je suis aussi de ceux qui aiment satisfaire mes propres envies et je ne néglige pas mes petites affaires. Je sais aussi le prix à payer pour vivre modestement en renonçant d'avoir plus. Un plus oui, mais au prix aussi d’efforts et de contraintes lourds de conséquences.

J’ai fait le choix d’avoir moins pour vivre mieux. La spirale de l’avoir que j’ai eu tout un temps ne m’a pas apporté la satisfaction que je pensais avoir et partager.

Vrai que parfois, je me dis qu’avoir plus m’aurait aujourd’hui permis de faire de plus gros cadeaux !

Mais je crois que favoriser aussi cet attrait permanent pour un matérialisme qui serait source de bonheur est rendre mauvais service.

Argent nœud de la guerre ? Oui, il en faut, dit la sagesse populaire. Mais qu’est-ce que nous pouvons aussi dépenser en futilités qui ne font que donner de très brefs instant de satisfaction.

J’ai connu aussi des engagements de prêts pour des projets importants, mais qui finalement envahissaient en permanence l’esprit et me plaçaient dans le stress de ne pouvoir les respecter.

Je ne dirais pas non à un gain de lotto… mais je dis non à des gains qui me demanderaient l’énergie et le temps à en oublier l’essentiel.

Qu’à cela ne tienne, mais aujourd’hui j’aurais voulu dire à deux personnes que j’aime tellement : ne t’inquiète pas je vais te le payer. A l’une pour quelque chose d’essentiel et à l’autre pour quelque chose de superflu.

Et là, je crois que j’aurais eu un bonheur total, mais après cela, ça aurait été quoi ?

Puis merde, c’est ainsi !! LOL. Et ce n’est pas parce que c’est carnaval qu’on peut direct ainsi travestir ce que nous sommes et ce que nous avons !

Mik.

20/02/2007

Lettre 130 ( regard de l'autre)

ou-le-regard

Ah, mon cher ordi,

 

Je t’ai un peu retrouvé aujourd’hui, bien que j’aie visité moins de blog qu’à l’habitude.

Ma pensée élucubratoire m’amène souvent à me dire que j’ai la chance d’avoir été jugé et condamné, parfois lourdement, par le regard de personnes, y compris aimées. Cela m’a appris avec le temps, de ne plus vivre en fonction du regard de l’autre, mais seulement du mien. Apprendre aussi que ce n’est pas parce que les gens désapprouvent parfois ma vie, qu’ils ne m’aiment pas et que je ne l’aime pas.

Chacun a son histoire. Nous l’ignorons bien souvent ou nous pensons trop la connaître. Elle est source parfois de préjugés normaux et je ne peux exiger de l’autre identique ouverture d’esprit, identique morale ou regard sur la vie et particulièrement sur la mienne.

Cette prise de conscience m’apporte grande quiétude, même si parfois je souffre de ne point être compris, comme je le souhaiterais.

J’ai remarqué que le fait de vivre en paix avec moi a comme effet de casser un peu des jugements hâtifs ou malveillants dont certains évidemment ne se privent pas, ordinairement exprimés derrière mon dos. Mais qu’importe !!

Exemple. Ma relation avec un aussi jeune homme doit éveiller pas mal de critiques négatives, de ceux qui d’ailleurs, en majorité, m’envient…

A ce sujet, merci à celles et ceux qui me laissent à ce propos des commentaires bienveillants et plein de compréhension.

J’en reviens souvent aux mêmes thèmes, mais qui me paraissent tellement réels. Qui peut s’enorgueillir d’être cohérent dans sa vie, de la construire sur des références acquises, intégrées personnellement et où la culture, l’éducation, la famille, la pression sociale n’entrent pas dans les conflits que nous avons en notre for intérieur et avec les autres ?

Je crois avoir réussi à ne plus avoir de conflits intérieurs. Cela ne veut pas dire que je ne connais plus aucune tension ou que je ne fais que ce que je veux, en ne tenant compte de rien, ni de personne. Bien au contraire. Etant tolérant avec moi, je ne puis que l’être d’autant plus avec l’autre.

Je ne m’immisce dans sa vie que selon ce qu’il souhaite et en tentant de ne pas trop l’envahir.

J’ai élargi mon cercle relationnel, grâce à toi, cher ordi. Je ne le regrette pas.

Je sais pertinemment pourtant que le monde de la blogosphère n’est ni meilleur, ni pire que moi…

Il est un microcosme de société. Parfois les échanges ne sont pas ceux que nous aurions crus. Et alors ? Rien de dramatique à cela.

Il est parfois aussi utiles d’échanger dans la différence, voire l’intolérance que dans une fusion illusoire et parfois tout aussi destructrice.

Ma tolérance n’est pas non plus un manque d’appréciation ou une indifférence à tout. Je ne souhaite pas nécessairement la bonne entente avec tout le monde. Je ne suis ni mère Térésa, ni l’abbé Pierre !! Mais entre la bonne entende et la rancœur, le rejet total ou la courtoisie minimum, il a de la marge ! Je ne suis pas quelqu’un qui réagit à fleur de peau et avant de porter appréciation, je me pose toujours la question : quelle est la souffrance qui le fait agir ainsi ? Car notre action résulte, hélas, bien plus des souffrances reçues que du bonheur reçu.

Moi, je tente qu’elle émane de mon bien-être. Et vous ?

Mik.

18/02/2007

Lettre 129 ( week-end de folies...)

millenium

Cher ordi,

 

Je t’ai donc un peu quitté ce we pour entrer dans planète nuit avec mon mimi.

Comment te conter la folie du papy entrant avec lui dans l’étrange gaytitude sympa d’un nouveau bar liégeois ? Le vieux en hiver, lui au printemps sous le regard envieux d’hommes en quête, sous musique peu symphonique, d’étoiles nocturnes de lasers, de rencontres sérieuses, amicales ou de passages. Lui, surpris de sa jeunesse et d’un monde, disons majoritairement trentenaire, osant afficher la différence affective et sexuelle. Il devait être le plus jeune et moi le plus vieux !

Et puis, c’est qu’il est beau mon bel éphèbe, avec un corps de plus en plus athlétique, se vengeant un peu ainsi de ceux qui le prennent pour un minet de petit pd ! Superbes ses pecs qui résultent de tant d’exercices visibles sous son tshirt rose fashion…

Des yeux dans  la pénombre à vous faire craquer qui s’étonnaient des différences entre lesbiennes vues sur films x et celles qu’ils découvraient sur piste liégeoise.

Découverte pour lui aussi de mon ami François, que nous avions vu quelques heures plus tôt dans un pub, après être passés, non pas moi, Mimi… chez le bel  Antony, coiffeur talentueux de chez Dessanges. Mimi trouve mon jeune ami super sympa et intéressant. «  Dis, j’espère qu’il sort toute la soirée avec nous ? ». Oubli dans le pub du gel coiffant à peine acheté, mais peu importe !! Grrrrrrr jeunesse... mais pas perte des cartes que nous avions tapées dans un jeu où il s‘amusait de me battre.

Etrange soirée débutant, avant le bar musique, dans une belle pizzeria de quoi avoir le ventre nourri avant de se lancer après dans la mode et la ronde du goût sucré et doux des redbulls vodka. Retour appart. Sur le chemin papote d’une passante nous contant la misère de son mari paralysé. «  Dis, mais pourquoi, Mike, tu te fais toujours accosté par des gens à problèmes toi ? ». Plus de problème en tout cas, pour bain et câlins.

Papy, ensuite, se retrouvait dans ce qui n’est point pour lui étrange, mais abandonné depuis bien des années : les sorties en boîtes. Qu’à cela ne tienne, aimer c’est aussi partager des différences d’intérêts et repartir à la découverte de ce que nous jugeons futiles, voire débiles.

Mais Mimi, lui, n’étant plus sorti depuis trois mois, tenait à vivre sa première nuit liégeoise en invitant le vieux à garder la forme.

La boîte gay quittée, après l’au revoir à François, mon jeune hétéro et ami si particulier, tenait à rencontrer féminin de son millénaire. En avant toutes donc. Direction Boncelles pour le Millénium. Course pour savoir quel bus et où le prendre. Montée dans le dernier qui se rendait au Sart Tilman, d’où nous n’aurions que 15 minutes de marche, nous avait dit le chauffeur. Je vous indiquerais, nous dit aussi, un homme sympa à l’accent québécois avec lequel je fis causette tout le trajet ainsi qu’avec une autre dame, elle sicilienne, trouvant les gens d’Outre-Atlantique plus serviables que bien des  gens de chez nous. Ambiance conviviale de bus de banlieue différent de celui bien plus froid de notre ville capitale qu’habite Mimi. Il me le fait remarquer.

Il est passé minuit et nous voilà dans un petit chemin boueux pour rejoindre dans petite forêt la grand route de la discothèque bien connue des liégeois.

Mais qu’est-ce que je fais la moi !! Courage, il faut que Mimi trouve son plaisir. Il est en forme.

Accueillis par malabars de sorteurs en service, réclamant carte visite de Mimi (non mais quoi.. il est majeur quand même…) nous entrons dans l’arène jeunesse en quête de trip en gesticulation, pour moi ridicule, dans une musique à vous trouer les tympans et sous des lumières cosmiques à vous démolir les pupilles, sans parler de la crache de nuages aussi vaporeux que la gente féminine qui croit devoir se frétiller en rythme carnavalesque! Un vrai zoo d’humains avec comme cages des podiums et comme sans doute unique visiteur un vieux résistant mal à cette faune en quête de s’éclater et d’oublier soucis de la semaine en se plongeant dans l’individualisme de gestes de mains et de culs. Dialogue représentatif du siècle ? On a plus rien à se dire ?

Bon papy déconne et ne comprend rien… Le but est juste de se vider l’esprit ! Bon d’accord, mais ils n’ont pas l’air d’en avoir beaucoup !

Papy résiste un peu plus d’une heure. Mimi sent de plus en plus l’ambiance et moi de plus de plus mes tympans se boucher et les mirettes s’aveugler sous des lanternes qui n’ont pour moi aucune magie.

-« Non, non, on  ne retourne pas, mais tu comptes rester encore longtemps ? »

- « Deux heures encore au moins ! »

- « Ok, mais moi j’ai l’overdose là. Je te laisse et vais tenter de trouver non loin endroit plus calme. Je reviens dans une bonne heure ».

De l’air oui, oh que c’est bon le silence de la nuit !

Je trouve brasserie calme, ouverte jusqu’à 4h du mat. Un bon café, un croque monsieur (tiens –tiens.. lol.). Un trio assez original entre. Rouspétance de la dame qui peut aller fumer dehors en prenant son verre. Echange peu commerçant. Le ti chien se met à courir dans la brasserie. Rappel du gérant de devoir tenir celui qui n’a rien d’un fauve en laisse. La dame outrée en a l’appétit coupé, sort et prie de ne point payer son plat… Ambiance quoi !!

Le monde est fou, autant que moi qui laisse là passer le temps dans le rêve d’enfin partager une nuit (ce qui va en rester) auprès de Mimi, qui, il est vrai, m’a déjà bien câliné la journée.

Et le film de ma vie se met un peu à tourner. Pas triste du tout, même si certains passages moins gais et gays, mais nul regret dans l’ensemble. J’y ai et j’y goûte toujours à cette vie. La preuve en est ici. Non je ne m’emmerde pas trop là assis devant mon café. J’ai la joie de l’avant, du pendant et de l’après d’où m’entraîne une sexualité hybride, peu nette, mais tellement palpitante.

Retour à la disco et appel au taxi.

Je me retrouve au lit, enfin, et dans les bras de mimi. Première fois que je goûte dans la nuit presque achevée son souffle dormant et le court repos d’un corps qui se cherche mais qui sait m’offrir la saveur de sa sève.

Petit déjeuner avec croissants chauds achetés au réveil de 9h.

Et je suis fatigué, fatigué de bonheur pris et offert.

Week-end magique, instructif, tonitruant, mais surtout aimant.

Dis, papy, t’as quel âge ? Qu’importe, tant que je peux encore plonger dans les bonheurs éphémères du corps, plus brefs sans doute que ceux de l’esprit, mais inégalables en intensité.

Dis, papy, pourquoi tant de questions ? Parce que j’aime ne point trouver les réponses !!

Merci Mimi… Merci François. Merci vous qui m’aimez dans toutes mes contractions et passions.

Mik.

costa 079

 

17/02/2007

lettre 128 ( animaux)

chat endormi

Cher ordi,

J’écoutais avant-hier un débat sur la question d’une place trop grande ou non de l’animal dans notre société.

Je pensais à Martine et à Tchanou (entre autres) avec leur passion et au grand succès de leur blog, preuve si il en faut, qu’elles ne sont pas les seules à attacher une telle importance à nos animaux familiers.

Et oui, cher ordi, n’as-tu pas ta « puce » toi aussi, ta « souris », avec des logiciels qui pullulent de « cafards » !!

Mais il s’agit évidemment de bien autre chose…Il ne s’agit point d’animaux virtuels !

Est-ce scandaleux de voir autant de soins, autant d’argent consacrés parfois à un animal, alors que la misère d’humains est si grande ?

Méfions-nous évidemment de tout simplisme.

Le rôle que tiennent nos animaux de compagnie n’est pas négligeable au bien-être de beaucoup de personnes et pas seulement isolées, mais aussi dans de nombreuses familles.

Quelle est la juste place à donner à nos animaux, du moins à ceux qui depuis des millénaires sont devenus des compagnons fidèles de l’homme ?

La place des animaux et la conduite des hommes sont, me parait-il, indissolublement liées.Elle est dans les pays démocratiques tout autre que dans les autres…

Le débat est évidement vaste et peut s’alimenter de positions justifiées pour ou contre une place trop importante accordée à wouwou et miaou.

L’amour des animaux n’est certainement incompatible avec celui accordé aux humains, bien au contraire. Ne dit-on pas, avec justesse, que celui qui n’aime pas les animaux n’aiment pas les hommes ?

De là aux exagérations accordées aux toutous, des nuances existent certainement.

Mais si le chiffre d’affaire de la nourriture animal, des modes vestimentaires, toilettages, etc. est devenu colossale, tout compte fait, il crée aussi de l’emploi.

Alors, ne posons pas trop vite de jugements et surtout laissons la liberté de pensée et d'action, sans pour autant autoriser le martyr que subissent encore trop souvent nos amis les bêtes.

Personnellement je suis assez scandalisé par le déplacement de frontière entre animaux domestiques et sauvages que certains franchissent. Mais après tout, nos animaux domestiques étaient à l’origine sauvages aussi…

Et me voilà perdu pour prendre position dans le pour ou le contre.

Mais ainsi en va-t-il de tout, la réalité n’est jamais blanche ou noire…

Bon, je clique sur ma tite souris chérie et clos mon élucubration du jour.

Mik.

 

08:02 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : place des animaux |  Facebook |

16/02/2007

Lettre 127. (Etre bon compagnon de soi)

arbre(

Cher ordi,

Hier encore, par toi et d’autres jours par des rencontres, j’entends souvent dire de personnes que j’apprécie qu’elles éprouvent du mal à se retrouver seules.

Sans les juger, je les comprends mal. Je me demande si elles ne ratent pas la chose la plus essentielle pour le mieux vivre.

Je me souviens d’un beau texte de J.Salomé qui s’intitulait « oui, osez être un bon compagnon pour vous-même ». Je crois en avoir fait un post, il y bien longtemps déjà. Il y disait que la pire des solitudes n’est pas d’être seul mais d’être très mauvais compagnon pour soi-même.

S’ennuyer en sa propre compagnie nous incite à trop attendre de l’autre.

Etre en bonne compagnie de soi, c’est alors voir l’autre comme un plus, un vrai cadeau qui vient enrichir ma vie et pas boucher le trou de mes manques.

Vivre seul et savoir quand cela  m’est possible ou lui est possible nous relier à l’autre.

Il nous revient d’être heureux ou pas et d’éviter de faire porter ce poids insupportable sur les autres.

Si, si, pas facile, mais possible ! Mais faut souvent remettre l’ouvrage sur le métier. Lol.

Mik.

00:09 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : solitude, compagnon de soi |  Facebook |