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20/03/2007

Lettre 150 ( humaniser l'hôpital)

Cher ordi,

 

Je sais que tu es une machine. Normal donc que tu transmettes, sans toi en avoir, un peu d’humanité!

Et bien parfois tu n’es pas le seul.

Ce petit préambule pour mon sujet du jour, inspiré par l’hospitalisation de mon gendre dans une clinique universitaire, espèce de grosse machine aussi où l’humain n’est pas toujours au rendez-vous.

Si nous n’avons pas souvent grand-chose à reprocher sur les actes techniques de nos éminents médecins et chirurgiens, nous ne pouvons pas dire que l’accueil du patient, son information, son installation soit bien au point.

Du guichet à la chambre (quand il y en a une…), il y a un déroulement qui souvent est bien angoissant.

Les passages de médecins, la transmission du dossier médical, la préparation à l’anesthésie, les informations sur ce qui va se passer, la coordination entre les divers intervenants, manquent d’un suivi et se font dans une espèce d’improvisation ou d’urgence qui laisse rêveur ! Idem après l’intervention, où la famille autant que le patient ont souvent comme seul renseignement que cela s’est bien passé, en attendant ( quand il passe) celui qui a justement poser l’acte salvateur.

Rien donc en général à reprocher aux actes médicaux posés avec compétence, aux traitements vite appliqués et au personnel infirmier qui, très surchargé, tente de faire un maximum pour prodiguer les soins adéquats.

Pour le reste, c’est autre chose. Le patient se sent comme un pion qui n’a qu’à obéir et suivre les instructions courtes qui le mènent d’analyse en analyse, de salle en salle, de soins en soins.

C’est l’usine à guérison où vous vous réveillez au milieu d’autres qui crient, rient, se taisent.

Peu d’intimité aussi dans des soins urinaires et autres pratiqués sans grande discrétion.

A quand un personnel «  d’inter face » qui puisse, comprenant la surcharge des médecins et du personnel infirmier, assurer de façon humaine et compréhensible la transmission au malade et à sa famille d’une information correcte sur ce qui va se passer, ce qui se passe et se passera !

A quand une prise en charge un peu moins infantile du patient qui se sent perdu dans ce monde bien particulier de l’hôpital ?

Humaniser la prise en charge n’est rien d’autre que de reconnaître la nécessaire prise en charge globale du patient, autre que simplement la suite d’actes techniques.

C’est rassurer chacun dans sa peur, son angoisse, ses appréhensions de subir ceux-ci.

Il y a vraiment encore beaucoup à faire pour que l’hôpital favorise mieux la rencontre de vie en tenant compte des émotions, de l’appui indispensable aussi de la famille du patient au moment de l’entrée et du séjour de ce dernier.

Mik.

23:24 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Mik Ton texte est d'une vérité criante.
Combien de fois ne l'ai-je vécu.
Bonne fin de semaine et amicalement.

Écrit par : DUKE | 21/03/2007

bonjour Mik J'espère que ton gendre se portera au mieux bien vite, malgré les inconvénients de l'hospitalisation!

J'étais par contre agréablement étonnée du bon suivi, côté pédiatrique dans une clinique universitaire bien connue de Bruxelles .

Bon après-midi

Kiss kiss

Écrit par : mnb | 21/03/2007

Bonjour, force est de constater que la communication avec le patient est loin d'être au point. Mais à qui en vouloir? Au personnel débordé, au toubib qui oprèe je ne sais combien de patient par jour et qui fini par les connaitre uniquement de par le type d'opération faite... Ou au système qui ne vois que rentabilité?
En attendant le patient n'a qu'une seule chose à faire, subir, se taire et penser...
Je suis certaine que mon ordi est bien plus sympa que le personnel des hôpitaux et surtout beaucoup plus communicatif.
Je connais un hôpital où même les ambulanciers se font "engueuler" parce qu'ils amènent une urgence....
Je te souhaite un doux mercredi.
Bizz A+

Écrit par : SOLEDAD | 21/03/2007

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