mik dupont UA-70672535-1

29/09/2007

Automne

Ma vie, elle aussi en automne, laisse parfois retomber sa sève pour donner couleurs or aux feuilles d’années écoulées. Mais toujours avide de printemps, d’été, je ne puis croire à l’hiver de ma chair. Bien des saisons tourneront encore. Nos vies avec elles chercheront tantôt sève, soleil, feuilles oubliées ou traces neigeuses.

Septembre déjà. Le temps de larguer nos rêves d’été. Le temps de trouver chaleur ailleurs. Moi, c’est dans tes bras, dans ton amitié que je dégusterais nouvelle chaleur, nouvelle sève.

Il n’y a point de morne saison pour qui sait aimer et être aimé.

Tes attentions, tes petits mots et gestes valent bien tous les sables d’une plage chaude.

Laissons tomber les feuilles, celles qui mortes emportent le temps passé.

La nature perd peu à peu sa parure. N’est-elle pas aussi belle nue ? Goûtons à son technicolor de toutes ses saisons.

Mik.

Bon we à vous.

Et n'oubliez pas la journée du 4 novembre à Waremme.

decoration

09:03 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

27/09/2007

Lettre 223 ( marre du militantisme gay)

Cher ordi,

 

Tu n’es pas le seul écran sur lequel pas mal de questions sur l’homosexualité sont posées. Hier je regardais encore l’émission "tabous" sur ant2 consacrée à ce sujet un peu à la mode.

On connaît mon homosexualité, mais j’avoue être agacé par une espèce de militantisme gay, autant d’ailleurs que par les fausses idées qui circulent encore au sujet d’une sexualité qui n’a rien de la caricature rigolarde des gays prime  ou des couples de folles style la cage aux folles.

Rarement les témoignages ou les fictions évoquent avec sérieux ce qui bien que minoritaire est plus fréquent que beaucoup imagine.

Mais voilà, cher ordi, je n’ai jamais eu l’esprit militantiste. Ce n’est pas la « cause » gay qui me le donnera, bien au contraire !

Chacun trouve son plaisir, sa conception du couple, de l’amour là où il peut, comme il l’entend et surtout comme il le peut, en sachant qu’être heureux en amour n’est jamais facile.

Je n’adhère ni au matraquage des idées toutes faites,  ni  à une espèce d’idéalisation du modèle gay.

Je ne me sens pas «  à part » de par mes pratiques sexuelles. Réduire d’ailleurs, comme le fait souvent le militantisme homo, l’individu à son identité sexuelle est bien trop réducteur. Nous sommes « pluriels », hétéros comme homos. Nous avons tous nos facettes lumineuses ou plus ombragées. C’est bien ainsi.

Alors sodomie, actif ou passif, versatile et tout le vocabulaire que j’entends souvent dans le monde très « ghetto » gay, je m’en fou !

Je m’en tiendrais au bon sens populaire  « chacun fait ce qu’il veut avec son cul » !!

Mik.

 

20:53 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

26/09/2007

Lettre 222 ( mon psy)

Cher Ordi,

 

Grosse journée hier. J’ai très peu été sur ton clavier.

Je retiens surtout mon entretien trimestriel avec mon psy.

Il est un peu à ton image. Oui oui, aussi bizarre que cela puisse paraître.

Il y a chez chacun de nous un besoin d’être entendu, d’avoir une espèce de témoin à nos paroles.

Etre à l’écoute de soi-même est aussi difficile que d’être à l’écoute de l’autre.

Mais me diras-tu, qu’est ce que tu peux bien lui raconter à ton psy ?

Rien de bien spécial, simplement mes anecdotes de vie.

Et puis, au-delà des faits, de ce qui s’est passé durant trois mois, j’entre sans même parfois m’en rendre compte, dans mes ressentis, mes sentiments, mes émotions. Il m’éclaire aussi sur mon imaginaire qui me renvoie souvent à mes fantasmes, mes désirs, mes peurs.

Ainsi, on détecte mieux comment résonne en nous le passé, notre histoire.

Je ressens toujours après les 45 minutes d’entretien comme une libération avec une meilleure sécurité sur ce que je suis. Autrement dit, j’en sors en meilleure santé ! Et oui, ne sont pas médecin pour rien les psychiatres…

Là au moins, je peux pleinement me dire, sans risque d’être jugé.

Hier j’ai mieux découvert encore ma façon de trouver plaisir de la vie. Celle qui me fait adorer les contradictions, les «  inversions ». Tant pis pour les moralistes, les puritains, les bien-pensants, je suis de ceux qui sans renoncer à la réflexion, ou à prendre distance avec l’immédiat aiment me lancer dans des espèces de provocation, dans ce qui demeure chez moi jeunesse, fougue, emballement. Je ne trouve aucun plaisir à me couler dans la norme.

J’étais bien heureux de m’entendre dire : vous ne serez jamais vieux je crois !

Et d’en sortir aussi  tout rassuré en trouvant confirmation que ma relation avec mon jeune ami ne pouvait qu’enrichir nos attentes mutuelles.

Mik.

08:15 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

23/09/2007

Lettre 221 (mini golf)

minigolf15912xk
Cher ordi,

Un beau week-end s’achève. Le soleil était de la partie, dans le ciel mais aussi dans le cœur.

Avec mon jeune ami, j’ai fait un court pèlerinage dans mon village natal : Esneux. Nous y avons fait, après une délicieuse pizza mangée au centre, une partie de mini golf, là où il y a très longtemps, en culotte courte, je jouais dans la cour de récréation de l'institut saint Michel. Saint que j’aurais voulu être, mais n’ai jamais été !! Mireille le confirmera, moi qui ce matin, cher ordi, était un peu dur face à sa souffrance dont je me sens bien impuissant à soulager un peu.

Je me suis évidemment fait battre et au mini golf d’Esneux, mais aussi en fin d’après-midi, à celui plus actuel et intérieur de Goolfy. Là ce n’est pas sous le soleil, mais sous un jeu de lumières fluorescentes et une ambiance sonore originale que vous devez atteindre avec clubs et balles fluo, dans un décor de pieuvres, de jungle, les 18 trous du parcours.

Inutile de dire que ce concept vient tout droit des USA !

Je reste au fond très gamin. Je m’amuse d’un rien.

Que de routes parcourues depuis ce village de l’Ourthe dans lequel j’ai tant de souvenirs d’enfance. Je n’en vois que des heureux, mais nous avons toujours une tendance à embellir notre passé. Alors, je veux simplement me tourner vers l’avenir où je sais que d’autres aventures m’attendent, et particulièrement celui d’aider mon jeune ami à réaliser au mieux son rêve d’aujourd’hui et de demain.

Mik.

 goolfy liége

22:15 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

21/09/2007

Lettre 220 ( Eté indien)

Cher ordi,

 

Ta présence sera encore plus que jamais utile au fil de la saison d’hiver et de ses longues nuits. En attendant, profitons de ce week-end  et de son bel été indien.

Les rayons de soleil promis vaudront sans doute mieux que la lumière de ton écran d’où émanent pourtant tant de bons moments de partage.

J’ai de nouveau la voiture de ma fille et vais en profiter pour petite escapade au pays d’Aubel ou d’ailleurs. Quitter les feuilles de l'asphalte pour retrouver terre nature...

Je ne sais encore trop où je vais, moi le navigateur de vie sans grande boussole, perdu parfois dans la contradiction de mes sentiments ou sur le chemin de rencontres solides ou brèves.

Mon port d’attache demeure aujourd’hui celui de l’amitié où je me sens bien et qui me semble, elle, au printemps.

Bon week-end à vous toutes et tous.

Mik.

14:17 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

19/09/2007

Lettre 219 ( je veux de l'amour)

Cher Ordi,

Je vais faire très court aujourd’hui.

Je lis souvent à travers toi, mais aussi en moi et en beaucoup d’autres une grande faim d’amour. «  Je veux de l’amour », chantait si bien Charlebois.

Il me semble que lorsque cet appétit légitime devient trop grand, presque obsessionnel, il ensevelit bien plus qu’il ne comble.

Mik.

08:54 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

17/09/2007

Lettre 218 ( lassitude)

Cher ordi,

Je lisais sur ton petit écran ce matin la réflexion de Manureva, à propos d’une lassitude que le temps parfois fait sentir. Nous traversons toutes et tous, je crois, ce temps.Personnellement, j’ai toujours eu beaucoup de chance dans ma vie, choisissant  parfois le risque à la sécurité, mais voulant toujours trouver des moments d’exception dans le tissage d’un quotidien que j’ai voulu varié et riche en rencontres, en boulot, en aventures.Je me suis parfois cassé le nez (restons polis) et n’ai pu sans doute répondre à des souhaits et responsabilités que certains attendaient de moi. J’ai fait souffrir autant sans doute que j’ai souffert, mais je n’ai jamais cru à l’association de bonheur et amour. Admettons notre fragilité et combien il est difficile de passer du moi au nous.Je passe aussi par des moments où le feu sacré de la vie semble s’éteindre, mais chanceux j’ai toujours trouvé quelqu’un pour le rallumer.La vie est souvent plus belle que la réalité ne l’est.Ma vie est, je le sais, « décalée » de par ma sexualité, de par mon analyse souvent et mon regard sur le mystère qui demeure en chaque être humain.Stop ou encore pour son blog, se demandait Manureva ?A la limite, là n’est pas l’essentiel. Il est dans le encore à la vie, dans l’espoir de vivre sa solitude toute colorée de rencontres qui nous embellissent, comme lu dans un dernier post de la farmanybile : « Il y a des gens dont le regard vous améliore. C’est très rare, mais quand on les rencontre, il ne faut pas les laisser passer. »Mik. 

16:57 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

15/09/2007

Lettre 217 ( son retour)

Cher ordi,

 

Tu es un lien important, mais rien ne vaut jamais la rencontre réelle.

Ainsi, après plus d’un mois d’absence, il est revenu mon jeune ami, plus beau et plus gentil que jamais, me prouvant sa fidèle et chaude amitié.

Belle journée donc que celle des fêtes de Wallonie. Ambiance à Liége.

Mon appartement a retrouvé la joie que laisse toujours le passage de mon préféré.

Demain sera une autre journée chargée auprès de ma fille et j’assurerai le retour de chez son père de ma petite fille adorée. Route et kilomètres en vue, en plus du coup de main au resto.

Hélas, je ne serai pas dans ma ville pour le concert gratuit d’un artiste que j’aime beaucoup : Laurent Voulzi. (concert sur la place Saint Lambert à 19h30). Mais priorité à la famille.

Bon dimanche.

20:16 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

14/09/2007

Lettre 216 ( notre petite guerre)

Cher ordi,

 

J’ai repris hier mon habitude de te quitter pour regarder la toujours excellente émission de antenne2 : envoyé spécial.

Un remarquable reportage sur la guerre entre Chiites et Sunnites à Bagdad me ramenait à la folie de ceux qui veulent imposer leur manière de concevoir l’autorité légitime ou le génie de leur culture et de leur croyance.

Nous n’en sommes plus aux guerres de religions dans notre pays, mais nous pouvons nous interroger sur la manière dont notre démocratie, qui s’est portant heureusement détachée de sa liaison avec la religion (bien que le confessionnalisme de certains partis ne soit pas encore totalement éteint), traîne à trouver solution à former un gouvernement où la puissance des uns et des volontés séparatistes empêchent une solidarité nationale.

Nous n’en sommes pas encore à une guerre civile entre flamands, bruxellois et wallons, mais les désaccords institutionnels et le dicta de réformes que le nord voudrait imposer au sud risquent bien de malmener les fondements de notre petit pays.

Nos imans et ayatollahs politiques vont-ils encore longtemps discuter la révision et interprétation de notre «  coran » constitutionnel ?

Sur ce, bon week-end à toutes et tous.

Mik.

08:14 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

12/09/2007

à l'ami

Griffon
Je sais que maintenant tu m’inscriras entre tes lignes et que les majuscules avec lesquelles tu écrivais en toi mon nom se feront minuscules.

Mais tu es fidèle et seigneur, beau, bon et généreux, et ton encre me dicte que loin de l’oubli tu m’assures et m’assureras d’une présence amicale et aimante.

Et me voilà heureux de ton écriture actuelle, même si celle passée m’emplissait d’une joie qui se fait aujourd’hui plus timide.

Tu aimes le mot BEAU, ce que tu es et j’aime te le dire et redire, car souvent le corps dicte plus que la tête ses émois, émotions, vibrations.

Mais BEAUTE ne peut suffire pour écrire dans le temps des liens que nous voulons inscrire dans chacune de notre histoire séparée et commune.

J’ai confiance et sais que, si nous le voulons, nos écritures de vie s’embelliront encore .Des unissons originaux qui sortent du confinement habituel nous dicteront la couleur joyeuse d’instants passés ensemble.

Et si le mot autre se glisse sur notre cahier de deux ans déjà, le mot fin nous parait loin.

Mik.

 pluie et beau temps

21:35 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |