mik dupont UA-70672535-1

30/04/2009

1 MAI

muguet2
Le premier Mai c'est pas gai, Je trime, a dit le muguet, Muguet, sois pas chicaneur, Car tu donnes du bonheur.
[Georges Brassens]

Je vous souhaite plein de bonheur et un bon week-end

22:47 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/04/2009

Sentimentalisme

coeur brisé Cher ordi,

 

Je ne sais trop si c’est le printemps avec la sève qui monte, mais tu me livres bien des difficultés de couples, homos ou hétéros, au bord de rupture ou carrément rompus !

Je ne suis pas conseiller conjugal et je crois d’ailleurs que les conseils en situation de crise, plus encore qu’en d’autres, ne sont jamais très utiles et ne changent rien à des situations douloureuses. Plus utile, sans doute, d’écouter sans trop dire notre pensée profonde sur ce qui peut nous paraître une évidence et qui ne l’est pas aux yeux de la personne en souffrance.

Je constate simplement que peu de personnes poussent sur le bouton bonheur et se plaisent, d’une certaine façon, dans la tristesse. « Prenez garde à la tristesse, c’est un vice » écrivait Flaubert.

La base de toute souffrance n’est-elle pas l’attente de sortir d’une solitude où nous nous perdons plutôt que de nous y retrouver ; d’attendre de l’autre qu’il vienne combler nos sentiments et les remplir d’une passion amoureuse ?

Tout baser également sur des sentiments exagérés, aussi nobles soient-ils, ne nous conduit-il pas dans l’insatisfaction constante ?

Pour quitter le terrain individuel, je crois que nous n’avons jamais vécu autant dans une société sentimentaliste, avec peut-être en conséquence un individualisme source de bien des séparations. Je n’en veux pour preuve que le bombardement médiatique de faits, de situations qui nous font verser des larmes. Il y aurait presque une glorification de la souffrance qui devrait nous rassurer sur notre humanité par la compassion à avoir vis-à-vis de l’autre, du monde.

Les larmes versées, les prises dans les bras ne cessent d’envahir nos écran, avec le but de faire vibrer nos cœurs quelques instants. Mais après ces quelques instants, que reste-t-il ? Que reste t-il des émotions immédiates ? Que reste t-il d’un slow langoureux et amoureux, d’une chanson facile pour midinette en bas âge dans laquelle les adultes veulent encore croire et s’identifier ? Demain laissera place au quotidien, si différent de nos envies sentimentales.

Non, selon moi, le sentimentalisme constant, omniprésent, ne peut qu’offrir l’illusion et pire la déception déprimante. Le sentimentalisme facile ne peut devenir source et moteur de bien-être. Si se prendre dans les bras, se tapoter chaleureusement, pleurer ensemble, peuvent faire du bien, cela n’est pas pour autant la clé de l’épanouissement.

Est-ce tout ce mode de vie, véhiculé par tant de magazines, d’émissions, qui donne l’illusion qu’en dehors du sentimentalisme il n’y a point de vie commune possible ?

Suis-je cynique en dénonçant cela ? Peut-être, moi qui pourtant aime les caresses et défend une convivialité à recréer dans une société qui en manque terriblement. C’est qu’à mes yeux, la convivialité est, contrairement au sentimentalisme, source d’équité .Elle respecte la différence et exclut la possession égoïste.

09:51 Écrit par mik dans Amour | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

25/04/2009

Beethoven

Cher ordi,

 

Le soleil de ces derniers jours fait que je suis moins auprès de toi, avec aussi la conséquence d’aller moins chez les ami(e)s blogeurs.

Il n’empêche que je reste «  accro » du net et que je ne me vois plus vivre sans toi !

Demain, cela ne m’était plus arrivé depuis longtemps, j’irai à salle philharmonique de Liège (anciennement conservatoire). Toute une après midi prévue avec des concerts à 16, 18 et 20 h.

pour trois concertos pour piano de Beethoven.

Hier était autre puisque j’allais pour la première fois écouter une bien autre musique, celle du PTB+, parti d’une nouvelle gauche plus radicale que des socialistes devenus très libéraux.

Si je ne crois pas à l’étatisation totale d’une économie, qui est et restera une économie de marché, il faut bien avouer que la libéralisation de grands secteurs, comme bientôt celui de la poste, après celle de l’énergie, de grandes banques publiques, etc., a donné les résultats catastrophiques que nous connaissons à travers la crise d’aujourd’hui.

Mais trêve de politique, aussi important que soit ce combat, il  me plait mieux d’entrer dans meilleure harmonie d’un combat pacifique entre piano et orchestre !!

Bon Week-end à vous toutes et tous.

11:06 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/04/2009

Amitiés virtuelles

cyberamitie
Cher ordi,

 

Je suis un peu plus souvent sur ton nouveau réseau social de « facebook ».

J’y remarque le grand nombre d’amis que collectionnent certains sur ce type nouveau de relations, dont d’ailleurs beaucoup de politiciens  se sont emparés.

Mais comme disait l’autre : un ami, deux amis, dix amis… peu importe tant que c’est pour la vie. Mais il se pourrait bien que finalement, les amis se comptent sur les doigts d’une seule main.

Peronnellement, à côté de mon petit nombre de vrai(e)s ami(e)s, je peux me contenter aussi de simples moments d'amitié, ce qui n'est déjà pas mal!

Je crains pourtant fort que les amitiés nées ou entretenues par la fulgurante ascension du Net, ne finissent par en décevoir beaucoup.

Nous sommes tous sensibles à l’amitié que l’on nous porte, mais sans doute moins à celle qui ne se contente pas de nous gratifier de compliments  mais nous révèle nos défauts, ainsi que dit par François de La Rochefoucaud : «  Le plus grand effort de l'amitié n'est pas de montrer nos défauts à un ami, c'est de lui faire voir les siens ».

Moi, je ne parlerais pas de défauts. Ils ne sont souvent que la résultante de souffrances multiples, anciennes ou actuelles. L’ami serait donc alors celui qui parvient à jeter une petite lumière sur les motifs de notre souffrance et nous aide à y voir plus clair sans nous juger.

Quand aux femmes et homme politiques, la majorité de leurs amis dit déjà assez de mal d’eux pour que nous en rajoutions ! Ils n’en disent jamais d’ailleurs, sachant ce que Talleyrand avait si bien cerné en écrivant : « Ne dites jamais du mal de vous ; vos amis en diront toujours assez ».

Et oui, cher ordi, tu es devenu aussi une espèce d’ami sur qui nous nous défoulons, nous nous réjouissons ou nous écroulons !

Et tant que j’en suis aux citations, j’aime celle de Charles Péguy : «  Heureux deux amis qui s’aiment assez pour savoir se taire ensemble ».

Celui à qui j’adresse particulièrement mon petit post du jour se reconnaîtra.

 

 

17:30 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

17/04/2009

Générosité.

Cher ordi,

 

Je ne sais que t’écrire, alors je vais sombrer dans la facilité en notant quelques citations sur le thème de la générosité. Je ne suis toujours méfié  des gens dits généreux…

 

« La vraie générosité est celle que personne ne peut comprendre. Dès que la bonté rentre dans le domaine de l'admirable, elle n'est plus de la bonté ». (Amélie Nothomb)

 

« La générosité n'est souvent que l'aspect intérieur que prennent nos sentiments égoïstes quand nous ne les avons pas encore nommés et classés » (Marcel Proust)

 

« La générosité n'est que la pitié des âmes nobles ». (Chamfort)

 

« La générosité masque nos imperfections ». (Hazrat Ali)

 

« L'homme généreux invente même des raisons de donner ». ([Publius Syrus).

 

Que cela ne vous empêche pas d’être généreux sous un soleil qui, je l’espère, le sera aussi ce week-end !!

                            

        

                                                     

 

12:52 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

15/04/2009

à propos du PTB+

reyndersCher ordi,

Comme toujours tu me fais parcourir beaucoup de blogs ( un peu  moins en cette période de beau temps!). Je viens de lire un article chez une amie à propos du PTB+, parti auquel, je viens de m'intéresser un peu plus ces derniers temps. (http://i-comme.skynetblogs.be/)

Voici le commentaire que je lui ai fait:

J’ai lu le programme de ce parti. Je rencontre cette semaine Raoul Hedebouw ( porte parole de ce parti) qui est de mon quartier. Il n’est pas impossible d’ailleurs que je vote pour la première fois pour ce parti.

Un bémol pourtant important. Ce parti, bien qu’ayant adouci son gauchisme, demeure bien marxiste dans son idéologie. Qu’est à dire pour moi ? Une idéologie basée sur la lutte des classes dont l’antagonisme et l’affrontement seraient moteur de transformation dans l’histoire. Une idéologie où les rapports sociaux se basent presque exclusivement sur les rapports du travail, des forces productives. Voilà qui me plait évidemment moins, parce que je ne crois pas  à son socialisme (communisme) qui croit que la disparition des classes sociales amènerait l’égalité.

Capitalisme, communisme ont démontré l’échec de leur système et idéologies. Le communisme a recréé, non des classes, mais pire : des castes. Ces castes de politiques privilégiés qui ont imposé une pensée unique et créé les goulags et autres abominations humaines.

J’espère donc que le PTB+ se fera moins doctrinaire, ce que Marx d’ailleurs n’a jamais voulu être dans sa pensée économique et sociale.

« Les gens d’abord pas le profit », est illusoire. Il ne faut pas les opposer. Le profit reste une source de dynamisme, tant économique que social et culturel. Pour moi, ce profit doit simplement être mieux régulé, non en attaquant constamment les corrompus, mais en créant de véritables mécanismes de contrôle, en ne laissant pas tout faire à cette main invisible défendue par le libéralisme qui prétendait que les règles du marché se régulaient par elles-mêmes.

Le PTB+ a commencé, je crois, une meilleure analyse, moins doctrinaire, en fonction de notre temps et des circonstances actuelles.

Je reste un convaincu d’une politique du centre, d’un centre humaniste et c’est pour cela que j’ai toujours adhéré au cdH qui prône depuis toujours une collaboration des classes et non une lutte.

Si je vote donc PTB+, ce ne sera pas par une conviction profonde, mais bien en signe de protestation et pour forcer un nouveau centre gauche et donner un avertissement sérieux aux politiciens trop ancrés dans leur tradition de pouvoir.

Je n’aime pourtant pas l’affiche électorale, digne de la dénonciation qu’emploie souvent le FN pour caricaturer une politique des « pourris » devenus ici des clowns. Je préfère toujours la construction à la destruction.

Mais je vais m’arrêter ! En tout cas, ce parti vaut la peine qu’on s’y intéresse.

10:35 Écrit par mik dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/04/2009

Le saviez-vous?

La tradition des oeufs de Pâques 

L'oeuf est un symbole d'une nouvelle vie. Donner des oeufs en cadeau à Pâques ou pour célébrer l'arrivée du printemps, est une tradition installée depuis des centaines d'années. 

A la campagne, les cloches sonnent chaque jour de l'année pour inviter les fidèles à assister à la messe. Sauf au moment de Pâques, ou elles sont silencieuses du Jeudi au Samedi saint.  C'est à ce moment qu'elles en profitent de faire une petite excursion à Rome.  A Pâques elles sont de retour et rapportent, sous leur grosse jupe de fonte, des oeufs aux enfants sages, toutes carillonnantes d'avoir été bénis à Rome.  C'est ainsi que, quand les cloches de Pâques sonnent, les enfants partent dans le jardin pour une course à l'oeuf... ou à la poule en chocolat qu'on dissimule dans les haies, sous les buissons.  

Mais les cloches ne sont pas les seules émissaires.  Au Tyrol, c'est la poule, en Suisse, un coucou, en Allemagne, c'est un lapin blanc et dans les pays anglo-saxons un lièvre.

Les enfants d'Angleterre, d'Hollande et de France vont de maison en maison en quête d'oeufs de Pâques. Les Russes orthodoxes eux font bénir les oeufs à l'église et les font cuire pour leur déjeûner de Pâques..

A Pâques, les petits allemands eux, échangent des cadeaux camouflés dans un emballage en forme d'oeufs.  Dans plusieurs pays du monde, on peint et on décore les oeufs de Pâques.  Ici, la décoration des oeufs est considérée comme un art. Les dessins sont tout d'abord tracés sur les oeufs avec de la cire d'abeilles. Ensuite on trempe les oeufs dans une teinture de couleur vive. La teinture colore la partie de l'oeuf qui n'est pas recouverte par la cire. En Pologne, les oeufs sont décorés de lignes entrecroisées, de dessins en forme de pois, de plantes, de fleurs ou d'animal. On ne retrouve jamais deux oeufs identiques.

Certaines personnes croient que les oeufs de Pâques ont des pouvoirs magiques. Ils croient qu'en enterrant les oeufs de Pâques peints à la main au pied d'une vigne, la fera pousser plus rapidement. D'autres pensent que si l'oeuf reste enterré pendant cent ans, le jaune deviendra un diamant.

( source : http://users.swing.be/ALARTDUCHOCOLAT/infofr/PAQUES.HTM)

 

09:59 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

08/04/2009

Jeunesse.

Cher ordi,

 

Comme moi tu commences à te faire vieux, avec pourtant bien moins d’années que moi ! Tant que tu tiens le coup, je te garde…

A propos de jeunesse, je me suis toujours senti bien au milieu de jeunes et encore aujourd’hui je me sens souvent mieux avec eux qu’avec des gens de mon âge.

Ce n’est sans doute pas un hasard que mon ami soit jeune et que en général je me retrouve avec des amitiés de personnes plus jeunes que moi. Cela ne m’empêche évidemment pas d’apprécier la rencontre de personnes de tout âge. La preuve en étant la rencontre chaleureuse de ce dimanche.

Je n’aime pas les plaintes des personnes de mon âge se plaignant que la jeunesse d’aujourd’hui n’a plus d’éducation, de motivation ; qu’elle est « débauchée », irrespectueuse, irresponsable et j’en passe ! Elle a simplement changé, comme nous avions aussi changé devant nos parents. Ni  pire, ni meilleure que par le passé, la jeunesse d’aujourd’hui cherche des voies nouvelles d’existence, avec sans doute un esprit et une autonomie de pensée plus grande que jadis et une difficulté accrue de trouver quelques bons points de repères.

Je me souviens que ma mère prétendait « sauvage » (de nègre !) la musique de Johnny Halliday  !! Que les «  zazous », les « blouson noirs », les « cheveux longs » étaient de la racaille, que le twist n’était pas de la danse. Les exemples anecdotiques seraient nombreux à citer.

Nous oublions vite que nous avons été vus comme des jeunes n’ayant plus les mêmes valeurs que nos aînés. Et, on nous rabâchait aussi le refrain de l’expérience !

Sans tomber dans le piège de la mode, sans vouloir être jeune avec les jeunes,  j’aime partager avec eux nos différences et m’ouvrir à leur conception actuelle de la vie qui, sous une apparence plus facile que la nôtre, n’en n’est pas moins difficile.

Plutôt que de les critiquer, ouvrons-nous à leur espérance, à leurs doutes bien cachés souvent sous des apparences de certitudes. Et plutôt qu’en permanence leur coller notre expérience et tout compte fait nos espoirs déçus, laissons leur faire la leur.

09:57 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/04/2009

Rencontre blogueurs à Waremme

P1000788

Cher ordi,

Ainsi donc, tu étais encore au centre de la rencontre de ce dimanche à Waremme. Toujours agréable de passer du virtuel au réel, de revoir les amis et découvrir d’autres.

J.C avait donc bien veillé à tout, comme un bon cuisinier réussissant parfaitement les crêpes !!

Angélique, elle, nous retournait aussi comme une crêpe, dès l’apéritif avec un petit mot d’accueil tendre, poétique, amical et humoristique. Ainsi, Lucien pouvait apprécier en direct et sans devoir la porter la lettre de sa femme…

Tradition respectée, Christiane et Daniel arrivaient les derniers mais quittaient aussi bons derniers en compagnie de votre serviteur qu’ils avaient la bonté de reconduire à domicile. Merci encore à eux pour le détour.

Le Poilu, lui, n’avait pas quitté son ordi, posé en symbole sur une table qui allait recevoir de jolies assiettes bien garnies. Notre  calligraphologue (Jo), à côté de laquelle j’avais l’honneur et le plaisir d’avoir pris place, ajoutait sa jovialité à la succulence des mets.

Les pauses « fumeurs » me permettaient une petite parlotte avec la bien liégeoise Chantal, dont l’époux Phil m’épargna étonnamment de son répertoire apprécié de blagues !

Je faisais aussi connaissance avec Brigitte. Par contre, je n’ai pas eu le temps de parler beaucoup avec Jean Pierre et son épouse, avec Marie-Claire (nouvelle venue et nouvelle recrue des fans de  JC)

Ma belle et tendre sorcière bien aimée, m’ayant cru déjà parti avec Chaparral  que nous retrouvions avec plaisir), oubliait mon bisou de départ… mais pardonnée par la bonne humeur et le sourire qui la caractérise. J’étais simplement au bar avec le toujours sympa Dan (sa moitié) !

Je revoyais avec joie ma complice de quelques années déjà  (Manureva) et partageais avec elle quelques confidences et petits secrets joyeux et moins joyeux.

L’après-midi se prolongeait dans la bonne humeur et les rires avec une louve pas solitaire du tout avec son Pierre.

J’espère n’avoir oublié personne dans ce petit récit anecdotique d’une journée douce de printemps aux accents amicaux de celles et ceux, pour qui, cher Ordi, tu demeures moyen de partages.

Merci encore à J.C. de nous avoir donné l’occasion de nous rencontrer.

23:35 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

02/04/2009

Le soleil doit briller pour tout le monde.

 Cher Ordi,

Le soleil est là, avec la conséquence de te fréquenter un peu moins !

Ce soleil qui me tape sur la tête ne m’empêche pourtant pas de cesser toute réflexion !

Ainsi, hier soir, je me rendais à un débat organisée par le PTB et donnant la parole à un représentant de chaque parti.

Je m’intéresse, depuis peu, à ce Parti du Travail Belge.

Nous sommes dans la période des slogans, des raccourcis, porteurs d’une pensée qu’il vaut mieux approfondir.

Les gens d’abord, pas le profit, tel est le slogan mis en exergue par ce parti de gauche.

Mais pouvons- nous croire à une société, à un individu qui puisse se fonder, se construire, s’organiser, sans cette envie de profit ? Difficile à croire...

Par contre, mieux répartir les profits, veiller à ce chacun puisse avoir les mêmes chances de profiter de la connaissance, des richesses du monde et ne  pas créer son profit sur le dos des autres, voilà qui devient moins utopique qu’en apparence.

L’égalité entre les hommes demeure la plus grande hypocrisie politique qui soit.

On y a parlé de l’enseignement, producteur indiscutable d’inégalités. Avec comme preuve ce chiffre effrayant : quelqu’un dont le père a un diplôme universitaire à 80% de chance de se retrouver à l’unif, alors que si son père a au maximum un diplôme du primaire, il n’aura que 3,2% d’y aller. Nous demeurons dans le cercle infernal de la reproduction de «  l’élite ».

Remédier aux inégalités réclame certainement un accès plus facile, moins coûteux aux études, comme d’ailleurs une refonte général des enseignements.

Mais pas d’illusion, l’école seule, même accessible à tous au niveau financier, ne créera pas l’égalité d’intelligence et de réussite. L’éveil de l’intelligence dépend, dès le jeune âge, des sollicitations du milieu familial, de sa culture, de son environnement.

Ce n’est pas demain que l’homme taira son désir de profit. N’entendons- nous pas d’ailleurs qu’il faut profiter de la vie !

Le cdH veut, lui aussi, remettre l’homme au cœur du projet politique. Les socialistes nous disent que ses valeurs ne sont pas cotées en bourse. Le MR lui plaidera qu’il faut d’abord créer de la richesse pour mieux la répartir !

Tout cela ressemble à de bonnes intentions, jamais fort suivies dans les faits.

Je n’ai pas la naïveté de croire à une société égalitaire, à une société basée sur le non profit. Par contre, je crois à un système de solidarité. Non point une solidarité de charité, paternaliste, du genre catho ou libéral, où le plus fort doit donner une espèce d’aumône pour que personne ne crève au bord de la route.

J’adhère donc pleinement à une solidarité prônée par la gauche, à un système politique mettant en place des législations capables de servir l’ensemble de la collectivité. Le profit doit être accessible à tous et non à quelques privilégiés. Si notre société n’a plus de vraies castes ( sinon la vieillotte aristocratie), elle a encore trop de privilégiés .qui par leur argent, leur pouvoir, leur classe sociale recréent  des espèces de castes contemporaines dangereuses. La classe politique n’en est-elle pas devenue de nos jours une autre forme ?

Pas plus que par le soleil, ne nous laissons pas éblouir par les slogans des castes politiques.

Le PTB, de par sa modeste taille et son non pouvoir, n’a pas encore eu le temps de créer sa « caste » politique. N’oublions cependant pas que le communiste, tout en chassant la classe des nantis, à recréer aussi son aristocratie de parti à travers ceux qui étaient bien placés dans celui-ci ! La révolution française a coupé les têtes des princes et seigneurs pour les remplacer par les nantis de la classe révolutionnaire !

L’échec actuel du capitalisme libéral ne doit pas nous faire oublier l’échec de l’égalitarisme communiste. Il nous faut donc trouver une voie médiane dans une gauche plus affirmée qui ose supprimer le trop grand profit des uns et viser non l’égalité impossible, mais une véritable solidarité capable de répondre aux désirs de profits légitimes de chacun.

Le soleil doit briller pour tout le monde !

11:08 Écrit par mik dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |