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22/06/2009

L'après élections

congrès
Cher ordi,

Ah qu’il est drôle de voir toutes ses femmes et hommes politiques abandonner petit à petit ton nouveau mode de communication ! Si le soleil, les vacances proches, fait que la plupart d’entre-nous abandonne un peu le clavier et la souris, je crains fort que le ralentissement  de communication des candidats élus ou non soit de même nature ! Finis les sympathiques messages sur facebook, les blogs bien actualisés de la classe politique. Vos élus, ceux qui se disaient à votre service, à votre écoute, qui se mettaient même à chatter en direct avec vous se sont repliés sur leur terre secrète, forts de la confiance ou plutôt du vote qu’ils ont réussi à vous arracher par de belles promesses, par une gueule sympathique, par un semblant d’intérêt pour vous. L’opération communication est terminée. On négocie ! On va se distribuer le pouvoir et tous ses avantages. Les uns se réjouissent de la part plus importante du gâteau et les autres se disent déjà que leur maigre (mais toujours grasse) morceau sera pour le plat électoral suivant ! Il faut avouer notre culpabilité aussi. Une fois notre « devoir » rempli, nous avons l’art de tourner la page aussi. Après tout, que pourrions-nous changer ? Et nous retournons dans nos pantoufles silencieuses de citoyens individualistes, très éloignées des souliers de marche que nécessite un vrai combat de solidarité.

Si nous n’avons pas encore trouvé mieux que la démocratie parlementaire, il faut avouer que celle-ci n’a rien d’idéal. Elire nos représentants et leur laisser carte blanche pour la suite relève de l’utopie démocratique dont se gargarisent nos mandataires. Fou ce qu’on fait dire à l’électeur dans ses choix électoraux. Qu’avons-nous donc bien voulu envoyer comme message lors de notre petit point rempli dans l’isoloir ? Que notre planète était en danger et que nous ferions mieux de la sauver semble évident. Que nous ne voulions pas d’un bain social aussi. Je crains pourtant que chacun y ait été probablement d’un vote qui correspondait le mieux à son petit bien-être individuel, sans trop se préoccuper de celui des autres. Serions-nous tous trop le cul dans le beurre pour avoir abandonner la lutte de nos ancêtres qui ont osé braver le pouvoir des nantis et réclamer une société plus égalitaire. Est-ce cela qui fait la chute du socialisme dans notre Europe qui renforce son libéralisme ? N’y aurait-il plus que la sacro consommation comme valeur véhiculée ? Si nous nous sommes libérés du joug du curé et du châtelain, pas certain que nous ne soyons pas retombés dans celui de la productivité à tout prix. Les grandes messes politiques ont remplacé les cultes pontificaux. L’intervention aujourd’hui du grand prêtre Sarkozy auprès du congrès n’en est qu’un exemple. L’interview de Louis Michel, revenu en sauveur de la patrie, en est, bien que moins grandiose, un autre !

Ah, mon cher ordi, te voilà nouveau témoin de ce que la participation virtuelle ou réelle est souvent un vain mot. Plus qu’instrument d’interactivité, tu es devenu aussi moyen d’endormissement et sorte de nouvel opium par lequel nos édiles nous font rêver ! Dur dur ne point tomber dans le panneau…

 

 

11:59 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

oui bien difficile de ne pas tomber dans le panneau mais y faut savoir doser ...pas facile mais réaliste


Au plaisir

Écrit par : sunflowers | 23/06/2009

je n'ai plus beaucoup suivi les infos ces derniers jours,
je t'avoue que ça ne m'a pas vraiment manqué; dégoûtée que je suis par ces élections..."bidon" et les suites d'élections...


Écrit par : Macedoine/Animusiques | 23/06/2009

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