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31/08/2009

Rentrée scolaire.

rentrée scolaire
Cher ordi,

C’est reparti ! J’avoue avoir toujours un peu le cafard, non pas la  petite bestiole appelée aussi blatte !  J’apprends d’ailleurs par toi, cher ordi, que cette expression est à mettre en rapport avec la pauvreté et la présence de vermine dans une maison délabrée ; d’où ce mélange des deux donne le sentiment de tristesse et de déprime. Oh, bien des enfants retrouvent avec joie l’école, mais ce sont surtout les retrouvailles avec copines et copains qu’ils aiment. Aimer l’école pour l’école est plutôt rare. Donner le goût et le plaisir de la connaissance n’est vraiment l’apanage de notre enseignement. Offrir cet éveil ressort bien plus du milieu familial que de celui du scolaire. Il faut reconnaître l’immense injustice d’ailleurs de voir les enfants issus de milieux dit défavorisés apprendre moins bien que ceux issus de milieux dont les parents ont bien réussi leurs études ; non point qu’ils peuvent mieux suivre leurs bambins, mais bien  parce que les sollicitations à la découverte de choses intéressantes et culturelles ont été naturellement inculquées. Triste de voir ainsi « l’élite » se reproduire, avec comme preuve le tout petit pourcentage de réussite universitaire de jeunes issus du milieu ouvrier.

La mixité sociale a bien été tentée, avec le grand échec des files d’inscription et un autre moyen à trouver que celui imaginé. Ne soyons pas naïfs, toutes les écoles ne se valent pas. Celle des pouvoirs publics demeurent souvent moins bonnes que celles de tradition catholique, sans doute justement parce qu’elle brasse une population plus bourgeoise et une mentalité moins fonctionnarisée des enseignants. Heureusement qu’il reste des écoles publiques, malgré tout, excellentes.

Les rentrées scolaires ne sont plus celles d’antan, et je le dis sans nostalgie. L’idyllique famille a bien évolué. La « merveilleuse famille » dite unie (du moins de façade) devient minoritaire, sauf dans spots publicitaires. Les enfants du divorce, de familles recomposées, de mères célibataires, sont aussi nombreux à reprendre le chemin de l’école, avec au moins en bien l’absence pour la plupart de ne plus souffrir du complexe d’exception ! Mais, pour le vivre avec mes petits enfants, avec malgré tout des difficultés qu’il ne faut pas nier.  Ils sont  souvent partagés entre les avis hélas divergents entre papa et maman, y compris dans le choix des écoles et des options scolaires, avec en prime des week-ends à partager où le cartable ne suit pas toujours, sans compter parfois de longs trajets et des tensions très diverses !

Je pense aussi aux primes qui comblent bien peu les frais scolaires (25,50 € pour les enfants de 0 à 5 ans ; 54,12pour les enfants de 6 à 11 ans ;  75,77 € pour les enfants de 12 à 17 ans ; 50,00 € pour les enfants de 18 à 25 ans). Si cela ne refuse pas, une taxation générale moindre sur les petits revenus et une plus forte sur les gros serait bien plus intelligence que tout ce système de primes cacahuètes octroyées… Mais bon, la politique n’a jamais apporté le bonheur aux gens. Il n’empêche qu’en matière d' enseignement comme dans bien d’autres, elle pourrait créer de meilleurs outils et un meilleur cadre favorisant celui-ci. Les belles déclarations vont encore se succéder !

A tous les parents, je souhaite que leurs enfants commencent au mieux l’année scolaire nouvelle et pour ce qui est d’eux et des autres, n’oublions jamais l’école de la vie qui, elle, n’a jamais de vacances et ne se termine jamais ! Et toi, cher ordi, si nous savons bien t’utiliser, tu seras une merveilleuse aide dans bien des matières.

17:58 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

28/08/2009

mort et vie

Cher ordi,

Tu abrites bien des textes, bien des chansons sur ce qui reste et restera l’énigme universelle de l’être humain : la mort.

Nous la rejoindrons tous. Comment, quand et surtout où ? Je ne crois ni au paradis, ni au ciel, ni  à des mondes auxquelles  rêvent le peuple, des théologiens, des sages…  Mais, pèlerin de terre, je ne puis perdre espoir que quelque chose nous conduit sans doute plus loin que le tombeau. Ce quelque chose peut être réalité autant que songe.  Seuls nos disparus ont dévoilé cette énigme par présence ou absence.

Les larmes ne rappelleront jamais à la vie ceux que nous avons aimés.

Aujourd’hui,  notre soleil darde ses rayons sur les tombes, sans leur sonner chaleur ; demain, la neige s’évanouira sur elles, sans leur donner froideur. Les fleurs déposées restent sans doute muettes mais si l’amour, lui, restait un murmure, un espoir logé  sous une paupière pas toujours fermée ?

Voilà, cher ordi, ce qui traverse aujourd’hui mes pensées et mon cœur encore tout  blessé de voir mon ami se débattre entre chagrin et volonté d’accepter l’inacceptable  et de poursuivre le chemin d’une vie qui a droit à la joie.

18:03 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22/08/2009

j'ai pas les mots ( Grand corps malade)

Paroles de J'ai Pas Les Mots

Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées,
Certaines circonstances qui nous stoppent nette dans notre lancé,
Il est de ces réalités qu'on n'était pas près à recevoir,
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire.

J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur,
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot malheur,
C'est un souvenir glacial, comme ce soir de décembre,
Où tes espoirs brulant ont laissé place à des cendres.

J'ai pas trouvé les mots pour expliquer l'inexplicable,
J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable,
Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule,
Attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle.

J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine,
Aucune formule magique parmi ces mots qui saignent,
Je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir,
Et constater dans ce silence que ta tristesse m'a fait grandir.

J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé,
Il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser,
Avoir vécu avec lui et apprendre à survivre sans,
Il avait écrit quelque part que tu verserais des larmes de sang.

Tu as su rester debout et je t'admire de ton courage,
Tu avances la tête haute et tu traverses cet orage,
A coté de ton épreuve, tout me semble dérisoire,
Tous comme ces mots qui pleuvent que j'écris sans espoir.

Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience,
En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance,
Tu ne seras plus jamais le même mais dans le ciel dès demain,
Son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin

16:20 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

20/08/2009

je comprends encore mieux Brel!

Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos coeurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer!

Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d'être juifs
Ni l'élégance d'être nègres
On se croit mèche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer

00:20 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

17/08/2009

deuil

seulCher ordi,

J’écourte un peu tes vacances pour jeter et exorciser un peu ma tristesse.

Qui pouvait prévoir qu’après le petit séjour merveilleux chez Mireille et Pat, avec mon jeune ami, tout allait basculer par ce qu’il y a de plus terrible. Le lendemain, le jeune frère de mon ami, 18 ans, décédait brutalement (rupture d’anévrisme). Cet unique frère était sa moitié, avec une complicité extraordinaire. A 9h, il taquinait encore mon ami au lit pour le réveiller et 20 minutes plus tard celui que j’aime le découvrait mort au pied du canapé.

"La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte. " écrivait Anthony Burgess. Oui, c’était bien cela. Alors, on n’y croit pas. Il y a déni face à ce qui pourtant nous attend tous. Mais, si jeune, c’est la révolte. C’est aussi l’hyper idéalisation de celui que nous aimons et refusons de perdre.

J’ai connu dans ma vie bien des deuils et je me croyais blindé. Non, du tout. J’ai pris conscience que l’amour de mon ami m’avait rendu la fragilité, la sensibilité, l’émoi, qu’avec le temps nous perdons quelquefois. Les larmes ont rejailli, le cœur s’est serré, la souffrance a tapé fort, l’esprit s’est embué, les mots se sont tus et l’esprit a perdu l’intelligence de la raison pour accepter la chape de la douleur.

J’aurais voulu offrir mon épaule, serrer dans mes bras l’ami brisé, terrassé, mais impossible quand l’amour d’amants doit rester secret. La solitude, l’isolement redouble alors l’impuissance des mots et  la présence morale et aimante via le téléphone, aussi réelle soit-elle, s’étiole et vogue dans les questionnements sans réponse que seuls des bras enlacés apaisent.

Cher ordi, je n’ai jamais aimé trop te confier ce qui est très personnel et si je le fais aujourd’hui c’est que je veux probablement sortir un peu la douleur par la mise de mots sur une indicible souffrance qui fait ressurgir bien d’autres, celles des êtres aimés que nous avons perdus et dont le sang d’amour et d’amitié coule encore en nous.

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont témoigné de la compréhension et de l’amitié. Merci à ceux qui ont eu l’oreille attentive et bienveillante. Ils sont rares. J’ai pu encore constater, avec parfois amertume, qu’ils sont rares et que la joie se partage toujours mieux que la peine et qu’après tout quoi de plus normal. Chacun vit sa petite vie et l’arrêter quelques instants vers ce qui nous renvoie à la douleur n’est pas à la portée de tous. Comme tolérance et pardon ont toujours été la clé de mon bonheur, il me faut encore bien l’employer pour fermer déception et illusion !

À bientôt, cher ordi, je te remets en vacances !!!

10:10 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

05/08/2009

vacances de mes blogs....

blogenvacances

23:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |