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26/09/2009

Budget et économie de l'Etat.

euros
Cher ordi,

Les médias et nos politiciens vont encore dans les prochains jours nous bassiner les oreilles avec la crise et le déficit budgétaire. Des mesures seront prises. Nous assisterons à la résignation de ce qui nous sera imposé comme soi-disant nécessaire et sans alternative. Et pourtant il y a des alternatives.

J’assistais hier à une conférence-débat du PTB+. Ce parti, bien trop ignoré encore, présentait de façon simple, mais pas simpliste, des propositions concrètes et réalistes pour combler le déficit annoncé des caisses de l’Etat. Les 27 dias présentant ce programme sont à découvrir sur leur site pour ceux que cela intéressent : http://www.ptb.be/

Très brièvement, une taxe progressive jusqu’à 2% sur la fortune des 88.000 familles les plus riches de notre pays rapporterait 8 milliards ( il est à noter que cette taxe sur la fortune existe en France) ; une diminution de dépense des soins de santé de 2 milliards serait possible grâce à un système dit Kiwi ( mise en concurrence des prix médicaments et matériel médical) ; une taxe de 1 milliard sur Electrabel qui continue à faire de plantureux bénéfices grâce à l’amortissement terminé des centrales nucléaires ; Une récupération de 2 milliards via la suppression des intérêts notionnels dont bénéficient en grosse majorité les toutes grosses sociétés avec leurs spécialistes en ingénierie fiscale ; 1 autre milliard à gagner sur une imposition normale sur le bénéfice des banques à 33,99% au lieu de 10,4% ; 3 milliards à retrouver par la lutte réelle contre la grande fraude fiscale estimée à 30 milliards ; voilà donc 17 milliards de trouver !

Trop simple ? Les experts nous dirons certainement que oui. Mais je citerai Montesquieu par une citation bien d’actualité : « J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers". Les analyses des dits grands spécialistes nous ont coûté chers et nous ont conduit droit dans le mur. La droite prétend en permanence que l’on ne construit pas la solidarité sur un désert économique, alors que nous voyons aujourd’hui que le libéralisme économique n’a pas agrandi le gâteau de la croissance mais l’a partagé  de façon injuste au bénéfice des mieux nantis.

Que dire encore, en exemple, de la nouvelle gouvernance promise lorsque l’on constate qu’un ministre écolo soutient le circuit de Francorchamps ? On sait que le déficit du GP de F1 2009 va s’élever à 5 millions d’euros et que c’est le montant de l’aide dont ont bénéficié les CPAS wallons en 2008 ! Là aussi les experts nous parleront des retombées économiques, sans pourtant savoir les quantifier valablement et scientifiquement… Et concernant le vecteur de représentativité d’une région par ce circuit, je le crois dépassé et surfait. Sans nier toute l’activité presque journalière de ce circuit, il serait bon en tout cas que sa gestion devienne autonome et soit faite par des gens compétents et vrais amateurs de sport automobile.

Voilà, mon cher ordi, mon petit coup de gueule de ce week-end. Il ne servira pas à grand-chose, mais m’aura soulagé face à ce que nous allons encore devoir avaler. Je paraphraserai alors Montesquieu en disant que je n’aime pas nos politiciens car ils sont trop savants pour raisonner de façon juste.

 

10:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

22/09/2009

Individualisme.

lait
Cher ordi,

J’avoue me raréfier un peu en ce moment sur la lecture des blogs, autant que sur les miens. Je confesse ma paresse et un certain manque d’intérêt, alors que l’amitié pourtant n’est jamais fatigante ! Le monde tourne pourtant, avec ce qu’il a de passionnant mais aussi avec ses conneries que l’actualité ne cesse de mettre en exergue. Je n'y suis pas insensible, mais la crise, toujours la crise, commence vraiment à m’emmerder ! Les millions de litres de lait renversés démontrent l’absurdité des richesses essentielles dilapidées par la libéralité à tout prix des marchés, cette fameuse théorie et pratique de l’offre et de la demande qui a crée et crée plus que jamais l’injustice entre riches et pauvres. Les progrès considérables de l’humanité ne sont jamais parvenus à résoudre celle-ci et la honte de voir des gens et des populations entières mourir de faim ne semble pas faire bouger autre chose que des émotions bien éphémères, des charités, voir du Caritas business, bien éloignées de la bataille spéculative des gains et pertes de la bourse.

Notre société connaît une crise d’identité sans pareille. L’individualisme règne en maître. Il ne faut évidemment jeter le bébé avec l’eau du bain. L’individualisme n’a pas que du négatif et répond à une légitimité d’épanouissement personnel et de l’expression du soi. Hélas, il a de plus en plus un goût amer quand nous constatons le vide et la solitude qu’il engendre et la fuite conséquente dans le folle course des plaisirs de la consommation et l’attrait du monde utopique si bien relayé par la presse people ou la dite téléréalité.

Les différentes facettes de l’individualisme se retrouvent certainement en nous, comme autour de nous. Je suis de ceux qui ont réclamé et cru à leurs bienfaits et progrès, sans me douter en 1968, que l’une d’elles aurait dans son condensé l’indifférence de l’autre, l’insécurité, les incivilités et bien d’autres maux.

La liberté individuelle que l’homme a tant convoitée devient désormais son pire ennemie, faute d’avoir été dosée et comprise. Tout le débat sur le port du voile musulman n’en est qu’un exemple. Pour être bénéfique, cette liberté doit probablement retrouver un cadre et se consommer dans une dose raisonnable. L’exemple du voile montre que justement quand ce cadre est trop important, la liberté va à l’encontre des relations extérieures et indispensables à l’être humain.

Attention pourtant au repli sur soi, tant individuel que collectif. Balloté dans une mondialisation, dans un monde qu’il ne reconnait plus et dont il ne perçoit plus les limites et contours ; perdu socialement, culturellement, il ne faudrait pas que ce brouillard plonge  l’être humain que nous sommes dans la peur qui justement débouche sur le culte du «  soi ».

Le temps des combats collectifs doit renaître, s’amplifier. Notre soutien aux agriculteurs, mais aussi aux fermetures d’entreprises qui font pourtant encore des bénéfices, est à inscrire dans cette perspective.

16:25 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/09/2009

Utile à savoir.

1° POUR LES URGENCES

 Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. 

Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts. 

Les ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans son répertoire, la personne à contacter

En cas d'urgence sous le même pseudonyme. 

Le pseudonyme international connu est « ICE » (= In Case of Emergency).

C'est sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours. 

Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc.

 Facile faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup. Si vous croyez en l'utilité de cette convention, faites passer le message afin que cela rentre dans les mœurs. 

2° Accident Vasculaire Cérébral (AVC) 

Cela peut servir !

Prenez quelques minutes pour lire ceci et peut-être sauver une vie et contribuer à faire connaître le danger que représente

L’Accident Vasculaire Cérébral. 

Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute.

Elle affirme au x autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accroché les pieds à cause de ses nouveaux souliers.

 Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette. Même si elle a l'air un peu secouée,

Julie profite joyeusement du reste de l'après-midi... 

Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa femme a été transportée à l'hôpital.....

 Julie meurt à 18h. Elle avait eu un Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue. 

Si les personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel accident, Julie aurait pu être sauvée. 

Un neurologue dit que s'il peut atteindre une victime d'AVC dans les trois heures, il peut renverser entièrement les effets de la crise. 

Il affirme que le plus difficile est que l'AVC soit identifié, diagnostiqué et que le patient soit vu en moins de 3 heures par un médecin.

 Reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à la personne en crise :

1. * Lui demander de SOURIRE

2. * Lui demander de lever LES DEUX BRAS

3. * Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex. Le soleil est magnifique aujourd'hui) 

Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, appelez le 15 et décrivez les symptômes au répartiteur. 

Selon un cardiologue, si tous ceux qui reçoivent cet e-mail l'envoient à leur tour à 10 personnes, une vie au moins pourrait être sauvée par jour. 

Merci à toutes et à tous et merci à Aramis pour ce message.

 ON FAIT BIEN SUIVRE DES BLAGUES, DES PPS, ON PEUT BIEN FAIRE SUIVRE DES CHOSES UTILES, PENSE-Y !!

12:01 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/09/2009

Faire le deuil.

rose deuil

Cher ordi,

Je suis ces derniers temps peu inspiré pour venir t’écrire ici. Le drame de mon ami ayant perdu son jeune frère de 18 ans y est sans doute pour quelque chose. La vie doit pourtant continuer, mais occulter le chemin douloureux ne peut souvent que le prolonger. J’essaie donc d’écouter au mieux et d’avoir l’empathie qui nous renvoie à l'histoire de nos liens et deuils antérieurs.

 Je connais les étapes incontournables : le choc, le refus, la colère, la dépression et enfin l’acceptation. Il en est, je crois, à celles de la colère et de la dépression. Nous avons tous connu combien ces étapes sont simultanées ou pas, avec ses marches en avant ou en arrière. Je sens en lui toute cette alternance.

Il ne sert à rien d’imposer et de rappeler la dure réalité. Nous connaissons bien combien, dans ces moments où nous avons perdu le goût de vivre, les discours ne servent à rien. Il vaut mieux laisser la colère, l’agressivité, la tristesse s’exprimer et avoir la complicité du silence… pourvu que celui-ci soit présence.

Nous n’oublions jamais ceux que nous avons aimés. Nous ne nous résignons jamais. Nous créons juste avec eux une autre forme de relation.

16:52 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

06/09/2009

Les bloggeurs ont du coeur et du cerveau!!

bloggeurs
Cher ordi,

Grâce à toi, les bloggeurs ont pu prouver encore une fois qu’ils avaient du cœur. Bravo et merci aux organisateurs et tout spécialement à  Brigitte et Pascal. Les liens créés par toi ont pu à nouveau passer du virtuel eu réel. Le petit bénéfice de cette soirée versé à « la maison du cœur » de Hannut sera sans doute bien peu de chose, mais il rappellera que la solidarité reste vivante.

L’injustice sociale ne peut évidemment se résoudre par la générosité de quelques uns. La révolte de Coluche osant crier à travers les restos du cœur que trop de gens ont encore faim et soif dans nos sociétés dites riches n’a hélas pas fait avancer grand-chose dans la prise en charge réelle  et politique de ce problème humain. Les riches ont toujours les leviers de commande de l’inégalité et se sont bien souvent encore les petits revenus qui se montrent généreux.

Faudra t’il une nouvelle Bastille pour que nos politiciens traduisent en actes leurs grands blablas  sociaux ? Faudra t’il que la crise actuelle se transforme, non en révolte, mais en révolution, pour que le peuple obtienne enfin une meilleure redistribution que celle prônée par le néolibéralisme qui défend encore et de plus en plus l’Europe de la libre entreprise et du libre marché ?

Les gestes d’hier, aussi généreux soient-ils, ne peuvent faire oublier que si nous ne nous occupons pas de politique, celle-ci s’occupe de nous.  Elle demeure la grande responsable de la mauvaise répartition des richesses, car elles sont encore bien présentes quoiqu’ on en dise.

La pauvreté n’est pas une fatalité. Il faut le dire et le redire. Nous avons vu par la crise actuelle combien les flux financiers entrent et sortent des pays à un rythme et à des volumes dépassant la capacité de contrôle de n'importe lequel de ceux-ci. Et ce n’est pas fini. Tout semble recommencer comme si rien ne s’était passé.  Les 20% les plus riches se partagent 86% de la richesse produite dans le monde (PIB mondial) et les 20% les moins riches 1% ! La fortune des 3 personnes les plus riches du monde dépasse le PNB cumulé du groupe des pays les moins avancés.... soit environ 600 millions de personnes...

Des études économiques récentes soulignent que la pauvreté est d’abord due à un chômage de masse subi et non voulu, et qu’elle ne peut être résorbée que par la mise en œuvre de politiques macro-économiques.

Que font nos politiciens  face aux firmes multinationales qui par peurs d’être avalées par leurs concurrents, s'engagent dans des stratégies financières socialement dévastatrices (fusions, liquidations d'entreprises, délocalisations, suppression massive des emplois...) ?

Vous me direz, que pouvons-nous y changer ? En prendre conscience, c’est déjà un premier pas. Le deuxième serait sans doute de soutenir des mouvements qui dénoncent ces injustices. Notre petit geste d’hier ne peut être le signe d’une résignation à n’y rien comprendre et à subir aveuglément des politiques économiques. Nous avons du cœur, mais aussi du cerveau. Libérons-nous des discours trompeurs et attelons-nous parfois à apprendre les bases de l’économie. Il suffit même parfois d’un simple bon sens. Car si tous les experts de l’économie sont si forts, pourquoi alors la pauvreté existe-t-elle encore ?  Simplement, je crois, parce que l’éradication de celle-ci n’a jamais été un objectif prioritaire des penseurs de l’économie moderne. Qu’on arrête de nous dire, que c’est ainsi, que c’est la loi du marché.  Cette loi, il est temps de la changer, sinon nous courons droit dans le mur !

11:46 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |