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27/10/2009

vie publique-vie privée

drogue
Cher ordi,

Quoi de plus simple avec toi de faire un petit tour dans la presse quotidienne. Hier, j’ai été choqué et scandalisé de lire dans un journal dit « sérieux », en l’occurrence «  La libre Belgique » l’arrestation d’une fille d’une ministre, toute jeune encore puisque 17 ans, impliquée probablement dans un trafic ou consommation de drogue avec son petit ami.

J'ai lu des commentaires hondieux autant que débiles de lecteurs.

Je n’ai aucune affinité particulière pour ce ministre, mais je trouve infâme que la vie privée soit ainsi mise en pâture d’une opinion publique avide de « scandales ». Ce qui aurait à peine fait une ligne dans les faits divers ( et encore) fait l’objet d’un article par un journaliste probablement gourmand de scoops faciles et bons marchés. A t-il conscience que ce genre de "révélation" ne peut que nuire aux relations familiales et compliquer l'aide à apporter? Bonjour donc la compassion pour un journal qui est pourtant catho!! De la DH, on aurait encore pu un peu comprendre...

Ministre ou pas, chaque parent risque bien d’être confronté un jour avec la problématique de la drogue chez leurs ados. Nos enfants, malgré nos efforts d’éducation, ne sont pas à l’abri de dérapages divers. Ne jetons pas donc la pierre trop vite !

Je dis NON à la presse tapageuse, racoleuse. Vie publique et vie privée doivent rester bien cloisonnées. Nous ne demandons pas à nos politiciens d’être des saints, des parents et des époux sans reproche, nous leur demandons simplement de participer à la création d’une société plus juste, plus solidaire. Nous leur demandons de bien gérer les deniers publics, de respecter la démocratie, d’être honnêtes mais pas d’être moralistes, de veiller à l’intérêt général. C’est sur ces points qu’ils sont critiquables et critiqués avec raison ! Pour le reste et ce qui relève du champ privé, cela ne nous regarde pas.

Courage à la maman.

 

11:27 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

25/10/2009

200.000 visites.

Cher ordi,

Nous voici donc à 200.000 visiteurs venus lire notre complicité et mes élucubrations sur ce blog et ce depuis 2006, avec une interruption de six mois. C’est beaucoup et peu à la fois. Peu en comparaison des blogs à succès dont certains sont devenus amis. Beaucoup pour un blog qui aborde souvent des thèmes politiques, philosophiques et culturels et parle peu de petites anecdotes personnelles ou people !

Je ne me suis jamais battu pour un audimat élevé. La qualité des échanges et les amitiés qu’ont pu engendrer cette tenue de blog valent mieux que les passages furtifs ou les papotages sans grand intérêt. 

Merci à tous mes fidèles lectrices et lecteurs et à toute l’amitié que je reçois d’eux. J’aime aussi passer sur leur blog, y découvrir  leur quotidien et bien d’autres intérêts que les miens. Ce qui peut parfois me paraitre futile revêt pourtant plus d’importance qu’une manie de toujours décoder et de trop  intellectualiser ou conceptualiser ce qui ne doit pas toujours l’être !

Bon dimanche et bonne semaine à vous.

11:40 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

18/10/2009

Mourir d'aimer.

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Autant j’avais été bouleversé par cette émouvante histoire bien connue entre une professeur et son jeune élève, dans la version première avec Annie Girardot comme interprète, autant le remake avec Muriel Robin, vu hier à la télévision m’a fortement déçu. Le jeune acteur (Sandor Funtek) par contre, respirait l’authenticité  dans un rôle pourtant difficile.

Reste le débat de fond que peut provoquer cet amour interdit. Pas plus qu’hier, je ne sais si aujourd’hui, deux personnes avec une aussi grande différente d’âge, avec en plus tout le problème de l’autorité,  pourraient vivre et s’aimer indépendamment du jugement, souvent cruel et conventionnel, de notre société du XXI siècle.

Cette femme serait certainement encore vue comme une folle, voire comme une perverse ou pire certains y verraient une forme de pédophilie. Pourtant, elle ne l’a pas violé, forcé.  Je crois simplement qu’ils s’aimaient…

Je me suis demandé, comme certainement beaucoup d’autres, ce qu’avait bien pu devenir ce jeune étudiant Christian Rossi. Personne ne semble savoir, sinon qu’il a attendu ses vingt et un ans pour donner un unique entretien au Nouvel Observateur, le 1er septembre 1971, avant de disparaître : "Les [deux ans] de souvenirs qu'elle m'a laissés, elle me les a laissés à moi, je n'ai pas à les raconter. Je les sens. Je les ai vécus, moi seul" , raconte-t-il à l'hebdomadaire. "Le reste, les gens le savent : c'est une femme qui s'appelait Gabrielle Russier. On s'aimait, on l'a mise en prison, elle s'est tuée. C'est simple". Simple comme une histoire d'amour, "pas du tout une passion", selon Christian Rossi qui expliquera : "La passion, ce n'est pas lucide. Or, c'était lucide".

Voilà qui en dit bien plus que tous les débats que cette relation a provoqués et provoquera encore.

Mik.

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur ce drame humain, voici le compte rendu du journal  «  Le Provençal » datant de l’époque des faits :

La mort tragique de Gabrielle Russier.

Une histoire d'amour entre un jeune lycéen de 17 ans, Christian R. et l'un de ses professeurs, Gabrielle Russier, âgée de 32 ans, vient de se terminer d'une façon tragique après avoir connu plusieurs épisodes aussi douloureux que navrants.

L'affaire avait été rendue publique le 11 juillet dernier, à la suite d'un jugement rendu ce jour-là la par 7e Chambre du Tribunal de Grande Instance de Marseille. Poursuivie pour détournement de mineur à la suite d'une plainte déposée par les parents du jeune Christian, eux aussi dans l'enseignement à la Faculté d'Aix-en-Provence. Gabrielle Russier, professeur agrégé de Lettres au lycée Nord à Marseille, divorcée, mère de deux garçons, fille d'un avocat parisien, était condamnée à un an de prison avec sursis. La famille du jeune homme, partie civile, obtenait le franc symbolique de dommages et intérêts.

L'affaire avait été jugée la veille à huis-clos, le tribunal ayant décidé qu'aucune publicité ne devait être donnée aux débats. Le substitut du Procureur de la République avait réclamé une peine d'emprisonnement avec sursis de 13 mois afin que l'accusée ne bénéficie pas de la loi d'amnistie.

Cependant, on apprenait, le soir même, que l'affaire allait être évoquée une nouvelle fois en justice, devant la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence, cette fois-ci. En effet, le Parquet avait décidé de faire appel à minima.

Mais Gabrielle Russier vient de mettre fin à ses jours en s'asphyxiant au gaz d'éclairage dans l'appartement qu'elle occupait au 11e étage de la résidence Nord du quartier Saint-Antoine. Cette mort tragique de la jeune femme vient de mettre un terme à l'action de la justice.

Cette malheureuse histoire d'amour débuta en octobre 1967.

Gabrielle Russier, brillant professeur au lycée Nord a, parmi ses élèves de seconde, le jeune Christian R., 16 ans et demi, mais déjà solidement bâti et don la barbe à la « Che » virilise fortement le visage.

Aimée de tous ses élèves, la jeune femme réunit souvent chez elle plusieurs d'entre eux. On est en mai 1968, époque des fameux événements estudiantins et c'est dans cette ambiance animée que le professeur et le jeune élève finissent par s'aimer.

Cette liaison ne fut pas du goût des parents qui pensèrent y mettre fin en éloignant leur fils. Le jeune potache fut envoyé en pension à Argelès.

Ce n'était pas là un obstacle suffisant pour mettre fin à la passion du jeune homme et de Gabrielle Russier. Elle alla rejoindre son élève et ensemble ils firent une fugue. Retrouvé, le jeune homme réintègre de force le domicile paternel et peut après fut expédié chez des parents à Montpellier. Il s'en suivit une seconde fugue. C'est celle-ci qui déclencha la plainte des parents.

Gabrielle Russier fut arrêtée et emprisonnée pendant deux mois à titre préventif.

Il semble que la jeune femme ait été fortement traumatisée par son séjour dans la Maison d'Arrêt des Baumettes et de la promiscuité dans laquelle elle dut y vivre avec des voleuses et des prostituées.

« Il semble qu'on m'ait humiliée à plaisir », confia-t-elle à des amis.

En congé de maladie depuis le 7 octobre 1968, Gabrielle Russier n'était revenue que depuis 48 heures à Marseille après avoir passé l'été dans les Hautes-Pyrénées et avoir été soignée dans une clinique où elle avait subi une cure de sommeil.

Elle se retrouva alors dans son appartement marseillais où tout lui rappelait le souvenir de Christian et la rupture imposée. Le Tribunal de Grande Instance de Marseille avait été compréhensif. La Cours d'Appel d'Aix le serait-elle autant? Comment réagiront l'administration et l'Education nationale? La carrière de la jeune femme sera-t-elle compromise?

Autant de questions que se posait la jeune femme et qui lui faisaient apparaître son avenir sous le jour le plus sombre.

Et, lundi après-midi, ce sont des voisins de palier qui, incommodés par des émanations de gaz, alertèrent les marins-pompiers. La porte de l'appartement était fermée de l'intérieur et les secouristes durent enfoncer une fenêtre.

Gabrielle Russier gisait inanimée sur son lit. Elle avait cessé de vivre. Le tuyau du fourneau à gaz était débranché.

La désespérée n'avait laissé aucune lettre.

Bien que le suicide ne semble faire aucun doute, le Parquet n'en a pas moins ouvert une information et a ordonné une autopsie.

Pierre VADIER (Le Provençal)

07:10 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

14/10/2009

Une petite pause.

bricoleur
Cher ordi,

Et oui, je te délaisse un peu et avec toi mes amis blogueurs. Je me suis décidé à faire quelques petits aménagements dans mon appartement. Et en avant le bricoleur que je suis très peu, mais quand faut s’y mettre, faut s’y mettre !! Je voulais récupérer une espèce de dressing dans ma chambre et y mettre tout simplement mon lit pour récupérer cette pièce et en faire mon bureau. Sans bureau, je ne me sentais pas moi-même. J’ai besoin de cet espace avec bibliothèque et vis toujours plus heureux entouré de livres.

Oui, je sais, cher ordi, tu remplaces à merveille les plus grandes bibliothèques que nous puissions imaginer, mais jamais tu ne remplaceras la volupté du papier…

Voilà donc, la cause, chers ami(e) de mon absence momentanée sur vos écrits, réflexions, coups de cœurs, etc.

J’arrive au bout de ce que je voulais et ne suis pas mécontent de ce que le piètre bricoleur que je suis a pu réaliser, seul comme un grand ! Me voici avec ma petite alcôve dans ma pièce bureau-bibliothèque.

Mille excuses donc à mes passages devenus rares sur les blogs amis et autres, tout en ne culpabilisant pas en constatant combien dès que nous n’allons plus chez les autres, ceux-ci pour la plupart, ne viennent plus chez vous. J’ai bien dit la plupart !! Lol. Normal. Réciprocité oblige…

A bientôt donc. En toute amitié.

17:44 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

05/10/2009

Un tout bon et beau week-end.

Cher ordi,

Encore un week-end bien agréable. Vendredi, avec mon ami et le fils de Mireille, nous allions au petit théâtre bien sympathique du Proscenium à Liège. On ignore encore beaucoup trop ce genre de petite salle où la qualité des spectacles et des artistes vaut bien celles retenues par l’hyper médiatisation et publicité de grands shows.

Nous nous sommes bien divertis avec une comédie récente de Daniel Besse : «  Hypothèque ». Marc et Sergine ont invité leurs amis Victor et Patrick, pour fêter l’achat de leur futur appartement. Or Victor arrive seul, désespéré et craignant que Marc l’ait quitté. Un coup de téléphone du notaire, change l’ambiance et l’humeur du couple qui prêts à consoler leur hôte, ne pensent plus qu’à l’arnaque immobilière dont ils ont été, peut-être, les victimes ».

Dans un langage et une intrigue simples, dans le croisement d’ennuis sentimentaux et matériels, nous sommes embarqués dans le monde cruel des relations humaines où l’amitié à l’apparence sincère n’est souvent qu’une soif de reconnaissance personnelle, une recherche d’encouragement, un besoin d’estime. Qui n’a pas une vie émaillée de malheurs, grands ou petits ?  Le dit désintéressement envers l’autre subit bien des hypothèques, celles de nos propres emmerdes, de nos manques, de nos petits ou grands intérêts. Voilà pourquoi, l’amitié sincère et désintéressée est probablement si rare.

Cher ordi, nos blogs ne sont pas toujours absents de cette hypothèque grevée de recherche d’estime, de reconnaissance et d’encouragement. Pourquoi le nier ? Ne nous en culpabilisons pas. Ils nous apportent aussi de solides amitiés.

impasse_pano

Samedi soir, Mireille et Pat, nous rejoignaient autour d’un sympathique petit buffet campagnard avant une longue ballade de nuit sur les coteaux de la citadelle de Liège et dans le vieux quartier historique. Cette festivité nocturne que termine un superbe feu d’artifices donne une occasion de découvrir combien ma ville est à la fois citadine et campagnarde avec ses grands espaces verts et ses petites ruelles et impasses souvent encore ignorées. Tout cela illuminé de milliers de bougies offre une découverte originale dans une joyeuse atmosphère de fête.

Très bon week-end donc, tout rempli d’amitié et de découvertes.

10:29 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |