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03/02/2010

Deuil à Liège.

Liégeois, je n’ai pas encore parlé de l’explosion dramatique qui a eu lieu au centre ville, rue Léopold. Je n’aime jamais réagir trop vite sur le coup de l’émotion. Loin de relativiser ce drame, je me dis pourtant que tous les jours d’autres drames se jouent sur la route, sans que cela fasse la une de l’information. Que tous les jours, y compris dans notre pays, des gens souffrent de froid, cherchent à se loger décemment. Que tous les jours des commerçants connaissent huissiers et faillite, sans que cela ne fasse la une. Et puis, tout d’un coup, la conscience collective se réveille face à une catastrophe imprévue. Elle sera sans doute vite effacée, laissant place à la prochaine émotion souvent généreuse mais aussi morbide.

Et pourtant bien des drames pourraient être évités si notre société et ses responsables la concevaient plus solidaire, non seulement dans des moments comme ceux de ce drame, mais au fil du temps.

Voilà un quartier à  belle architecture, un petit joyau de la « belle époque », devenu une espèce de chancre urbain laissé aux mains de pas mal de vendeurs de sommeil ou de logements à la limite de la salubrité. Il suffit de regarder le délabrement de ces beaux immeubles, sauf souvent un rez de chaussée commercial modernisé et pas toujours de très bon goût.

« Liège qui gagne » semble aujourd’hui être le Liège du commerce avec des projets et réalisations du type médiacité ou encore gare grandiose des Guillemins et grand Curtius. Très bien, mais une rénovation urbaine ne peut se contenter de cela. Bien trop peu de projets visent à rendre la cité à ses habitants en améliorant son cadre de vie, en veillant à la mixité sociale de quartiers qui hélas se «  communautarisent » de plus en plus. Le soutien aux associations diverses qui visent la convivialité et une culture accessible à chacun reste parent pauvre. Je ne dis pas que rien n’est fait, mais bien trop peu comparativement aux moyens distribués dans des partenariats privés visant avant tout le profit.

Faut-il des drames comme celui qui vient de se produire pour voir la Ville prendre ses responsabilités et racheter ce qui devient taudis aux mains d’exploitants parfois douteux pour enfin s’engager à une rénovation indispensable ?

Forcer une autre politique, dénoncer la pauvreté de trop de laissés pour compte, s’attaquer aux racines de la marginalité, voilà une solidarité à créer et bien plus payante à long terme que l’indispensable mais éphémère solidarité suscitée par l’émotion toute passagère suscitée par la douleur de familles endeuillées.

18:08 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Un petit clic chez toi... Mik Eh! oui tout çà ce sont les dures réalités de la vie et Dieu sait s'il y en a
Toujours avec plaisir je passe chez toi comme j’aime bien te recevoir
Bon week-end et de même pour la semaine à suivre
Toujours un peu de douleurs mais c’est un peu mieux
BIZZZZZ !!!
COCO !
http://cedricangel.skynetblogs.be

Écrit par : COCO! | 05/02/2010

Hélàs C'est encore bien trop souvent le cas dans les grandes villes, des propriétaires peu scrupuleux qui profitent de la misère humaines pour se faire de l'argent. Comme tu le dis, il faut souvent une catastrophe pour réveiller les consciences.
PS Sophia est bien arrivée à Bora Bora

Écrit par : Manureva | 06/02/2010

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