mik dupont UA-70672535-1

12/02/2010

La réussite scolaire en héritage.

école


La réussite scolaire en héritage ? Une récente analyse scientifique démontre une fois de plus l’inégalité scolaire. Les enfants issus de familles modestes sont trois fois plus nombreux dans les filières professionnelles en Communauté française et quatre fois plus nombreux en Communauté flamande. Voilà qui en plus d’une mauvaise qualité en général n’est pas réjouissant ! Et que on ne vienne pas encore dire que c’est la faute de moyens insuffisants. Les moyens financiers alloués à l’enseignement en Communauté française sont suffisants et même parmi les plus importants de l’OCDE, dignes par exemple des pays nordiques. C’est dès le primaire qu’il faudrait surtout agir.

Voyons donc la réalité en face. Si il y a bien des exceptions, dans la grande majorité des cas un jeune d’origine modeste a bien moins de chance de « réussir » scolairement, socialement qu’un dont on dit « bien né », entendons par là issu d’un milieu bourgeois et intellectuel. L’ascenseur social auquel aspirent pour leurs enfants de nombreux parents issus de la classe ouvrière est bel et bien en panne. Les écoles d’excellence accueillent peu de jeunes issus de la classe dite inférieure.

Je l’ai dit des exceptions existent et c’est heureux. Cela n’empêche la question essentielle de l’inégalité face à l’accès de la formation, de la culture et du savoir. Celle-ci n’a pas reculé depuis les dernières décennies et a même tendance à s’accroître.

Je reste un convaincu que l’école pourrait mieux palier aux lacunes du langage et à une forme de conceptualisation difficile du milieu populaire. Mais la plupart des enseignants ne formulent pas assez cette attente. Ils privilégient, à tort selon moi mais aussi beaucoup de pédagogues, le rôle des sensations au détriment de l’intellection. A leur décharge, il faut dire que beaucoup de parents ont aussi une approche très « sensitive » de l’enseignement et ne voient qu’une utilité immédiate dans la formation en trouvant superflu tout ce qui ne peut pas, apparemment, servir directement à un choix de métier ou de profession.

Je suis en tout toujours surpris de nombre de personnes et plus encore de jeunes qui peinent dès que l’on sort du concret pour atteindre et « jouer » avec des concepts. Dès lors, le langage disciplinaire devient presque inaccessible.

Nos enseignants d’aujourd’hui ne favorisent-ils pas trop une approche psychologique ? A force de comprendre les difficultés de l’élève mal entouré par un milieu familial ne sachant pas trop l’aider à surmonter les difficultés intellectuelles, n’attendent-ils pas moins de celui-ci, aggravant ainsi l’inégalité ? Des études montrent que les maîtres exigeants vis à vis de leur élèves, qui ne se sont pas adaptés à leurs prétendues difficultés, font le mieux progresser leurs élèves.

 

18:58 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

bonjour je crois que pour rendre plus égale ses réussites scolaire il faut oublier l'antécédant du jeune qui est face a nous. Personnelement, je dois pallier avec des jeunes qui en partant sont montré du doigt avec des termes qui les rendent différent....parfois ont me dit mais comment avez vous réussi avec tel ou tel autre petit...c'est bien simple...j'ai exigé autant d'eux que de mon propre fils...je n'ai mis aucune limite et j'ai poussé fort tout en les respectant!

j'ai bien apprécié ton blog....

merci

Écrit par : veronique | 14/02/2010

Selon ... que vous serez puissant ou misérable, etc, etc.
Merci pour ton très beau et véridique commentaire.
Avec toute mon amitié.
Jean-Pierre

Écrit par : L'Esthète | 15/02/2010

Les commentaires sont fermés.