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31/05/2010

Mes premières impressions sur le monastère de la Transfiguration à Santa Rosa. Brésil.

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Les impressions que Dom Christiano m’a demandé de mettre sur papier seront évidemment très subjectives et influencées par différents facteurs tenant de ma nationalité, de mon parcours de vie, de ma connaissance religieuse, de mon expérience lointaine de moine bénédictin durant cinq ans, à la fois dans un abbaye traditionnelle et intellectuelle en ville et ensuite dans un monastère plus moderne et plus « manuel » au milieu de la campagne. Elles seront aussi influencées par un certain rejet à une époque de la vie contemplative au bénéfice d’un engagement social, politique, commercial, mais aussi  par la perte de la foi et au refus de tout dogmatisme imposé par une Eglise hiérarchisée non démocratiquement et fonctionnant sur une théocratie.

Je suis agnostique et pas athée. Je me rattache donc à une philosophie qui sans nier le divin rejette toute vérité non expérimentée  imposée par un dogmatisme ou une révélation. Il me semble évident   qu’il est impossible,  par la connaissance, de prouver si Dieu existe ou pas. J’avoue autant mon ignorance que  le rejet de la connaissance de ceux qui «  savent ». Saint Benoît parle d’ailleurs du moine comme d’un chercheur de Dieu et ne lui impose pas, si je me souviens bien, de le trouver !!

Je suis venu dans ce monastère d’abord pour revoir, après de très longues années, mon ami de collège Dom Christiano, avec lequel j’ai fait une partie de noviciat, mais aussi pour mettre un peu de recul dans  ma vie d’aujourd’hui et  celle d’hier jalonnée de péripéties multiples et très diverses.

Lorsque le minibus m’a amené dans la propriété, j’ai eu la même impression, je crois, que le chauffeur qui tentait de me faire comprendre que celle-ci était belle et bien entretenue.

Le frère portier qui m’a ouvert la porte avait un grand sourire, attentif à me faire asseoir pour attendre le prieur. Il n’y avait pas d’empressement, mais une démarche et un accueil dans la pure tradition monastique. Je retrouvai le père Christian comme si nous nous étions quittés hier, avec une simplicité et une allure un peu aristocratique qu’il avait toujours eues, des gestes mesurés et chaleureux, une voix posée, lente et un humour discret mais bien présent.

Avant de m’exprimer sur le fond, j’ai d’abord constaté la beauté sobre, sans rien d’ostentatoire de l’ensemble des bâtiments. Ils présentent une parfaite harmonie d’ensemble. L’hostellerie, construite pourtant après le monastère, s’intègre parfaitement dans l’ensemble architectural par la continuité du même style avec le carré traditionnel de cloîtres et son joli jardin intérieur où est implanté un oratoire sobre  invitant au recueillement, tout comme d’ailleurs l’ensemble. De plus, selon ce que j’ai pu voir de l’environnement des habitations du quartier, l’architecture ne s’éloigne pas du style des maisons, surtout récentes, que j’ai pu rapidement apercevoir (toiture en tuile rouge, châssis fenêtres, murs cimentés).

Ce qui m’a « frappé » le plus est le fait que nous sommes ici à mille lieues de la plupart des grandes abbayes européennes au style triomphaliste gothique  flamboyant, néo-gothique, baroque ou rococo ! Il y a ici une recherche de simplicité et l’homme ne se sent pas « écrasé » par l’architecture, comme du temps des palais abbatiaux et aujourd’hui encore de ceux de la justice ! La construction reflète bien les objectifs spirituels simples que j’ai pu constater dans mes dialogues avec Dom Christian, mais aussi dans l’observation du quotidien de la communauté. Le voûtement des cloîtres et même de l’église restent à taille humaine. L’esprit de dépouillement et de simplicité se rencontre dans l’ensemble des bâtiments. Le blanc crème prédomine, y compris dans l’hostellerie qui aurait peut-être pu recevoir une légère touche de couleur. Ceci dit, je me suis trouvé très à l’aise dans cet hostellerie qui n’est pas petite (38 chambres) et je n’y ai pas peur, comme me questionnait une amie en voyant la photo que j’ai mise sur mon blog du Net !

Indiscutablement, la simplicité des lignes, des parements, des fenêtres, des volumes pourtant tous de plein pied invite à la réflexion et au silence. Je regrette cependant, mais probablement par mesure de sécurité, les ferronneries, bien que jolies, à toutes les fenêtres extérieures, ce qui donne un peu une allure de prison !

L’hostellerie est très réussie, même si un peu austère, mais  qui reflète bien le cadre de vie  des moines. Sans être luxueuses, les chambres sont belles et bien équipées, avec le coin toilettes et douche, le petit bureau, le dressing bien conçu et la wifi. Le bois des meubles est beau et donne une petite note de chaleur. Elle est très propre, très clean, digne de l’entretien traditionnelle et encaustiqué  des couvents de religieuses. Le frère Mauro use bien du « mope ». Il en va de même pour l’entretien impeccable du monastère. Le coin relax de l’hostellerie avec ses larges et confortables fauteuils et l’originalité de sa fenêtre est agréable. Le réfectoire est vaste et manque un peu de chaleur. La cuisine semble bien équipée pour recevoir de grands groupes, de même que la grande salle de conférence.

L’extrait de la règle de ST Benoît placé en évidence devant l’hostellerie indique clairement une réalité que je vis, mais comme je crois le vit aussi tout autre hôte : «  Tout hôte sera reçu comme le Christ ».

Les plantations autour des bâtiments sont variées, jolies, fleuries et boisées et très bien entretenues.

Autre caractéristique du monastère, celle d’une touche orientale et byzantine dans les représentations figuratives d’icônes. On sent combien cette iconographie est importante, jusque dans les cellules de moines que j’ai pu visiter. On retrouve cette touche dans l’église, principalement dans le chœur. La polyphonie de la fin des offices m’ont aussi fait penser au culte byzantin.

Les offices :

J’assiste avec bonheur et sans encore de lassitude à beaucoup d’offices. Bien donc qu’agnostique,  j’y trouve une sérénité, une paix intérieure. Les chants et la psalmodie ne manquent pas d’esthétisme et le grégorien résonne bien, même si parfois il y a quelques fausses notes. Dom Christiano maîtrise toujours bien le chant et conserve sa belle voix du temps où je l’ai connu et  où il avait déjà été choisi comme jeune chantre aux côtés des anciens experts en la matière ! Je l’enviais…

J’ai demandé un psautier en français, mais sans même de traduction, il me semble que la poésie qui ressort  de la psalmodie chantée ou récitée inspire et crée une ambiance, même pour le non-croyant, qui « élève » et oxygène l’esprit. Je me suis demandé ce que  les jeunes novices et postulants pouvaient bien comprendre dans ce langage historique juif puis repris par la chrétienté. La valeur des mots a-t-elle, pour eux aussi, moins d’importance que le rythme des mots répétés qui leur donne  déjà, selon moi, sens ? Mon impression en relisant certains versets violents est qu’il fallait une fameuse dose d’interprétation pour transformer une espèce de nationalisme guerrier et y voir la puissance pacifique du Seigneur invoqué !!!Les imprécations et malédictions reviennent souvent…

On sent ici, comme en règle général dans tous les monastères, l’importance du rite. La liturgie est capitale. La forme aide le fond !  Contrairement à des monastères ou abbayes ayant réduits le nombre des offices, on voit très bien qu’ici toute la journée s’articule et se rythme autour de ceux-ci. Le temps passé dans les stalles vaut bien, selon moi et sans calcul, presque un mi-temps de boulot !

Pour moi, la musique, autant qu’une belle liturgie, éveillent l’esprit et le cœur à une énigmatique «  transcendance » que personnellement je ne nomme pas Dieu !

Les ornements sont magnifiques, tant les festifs que les fériés. J’ai reconnu là une des spécificités du grand couturier que peut être Dom Christiano. La décoration florale de Dom Paulo est magnifique, sobre, dépouillée et très artistique. Niveau de la tenue des moines, on peut regretter le manque d’uniformité dans les formes de calottes que portent certains frères !! Ici, tunique et la coule traditionnelles  sont encore de rigueur, sauf pour le travail manuel en journée. L’ancienneté des moines apparait  encore par l’absence de capuchon pour le postulant, le scapulaire plus court pour le novice et la coule revêtue seulement par les profès solennels.

J’ai donc retrouvé toute la paramentique que j’ai connue durant mon enfance et mon adolescence et qui a disparue dans beaucoup de nos paroisses européennes. Participation des offices : j’ai pu constater l’assiduité de tous les moines, ce qui n’est pas le cas partout ! Il n’y a pourtant aucun signe d’intégrisme du style Monseigneur Lefèvre. La messe est bien célébrée, non fesses au peuple mais face au peuple et dans la langue vulgaire. Le latin demeure dans certaines prières ou antiennes.

Moi qui adore les orgues, je regrette qu’aucun moine ne puisse en jouer. L’accompagnement à la flûte, cithare et à la guitare est plaisant et « colle » bien à l’esprit des psaumes où cithare, harpe, etc. sont souvent cités pour la louange du Seigneur !

Le monastère :

Comme l’hostellerie, il est sobre et accueillant. Les cellules des moines sont plus spacieuses  que celles de l'hostellerie puisque c’est leur lieu de vie. Si elles ne présentent aucun luxe, elles sont cependant confortables, avec chacune sanitaire et douche. C’est très différent de ce que j’ai connu jadis ! On peut deviner que dans un pays encore majoritairement pauvre, peu de gens ici peuvent jouir d’un espace de chambre aussi grand, d’une toilette et d’une douche personnelle…

 Au réfectoire, on mange en silence tout en écoutant une lecture et  vers la fin du repas une musique classique. Les plats sont placés au centre et chacun vient se servir. La nourriture est bonne, sans être raffinée, avec prédominance de riz, de fèves, et des espèces de potées. Beaucoup de légumes venant du jardin y sont servis. Je retiens aussi l’excellent jus de fruit d’oranges ou de mandarines fait « maison ». Les fruits viennent aussi du jardin. Les jours de fête, il y a du vin, de la bière, de la limonade. J’ai goûté aussi lors des fêtes d’excellents desserts fait par des moines ! Toujours lors des fêtes les repas se font « parlants ».

Le monastère possède plusieurs vastes ateliers bien conçus. On y réalise des icônes et divers petits objets religieux. Il y a aussi l’atelier boulangerie bien équipé.

La communauté :

Elle comporte 18 membres.  Ce qui frappe est sa jeunesse moyenne d’âge 31 ans), ce dont nous  ne sommes plus habitués de voir chez nous, tant au niveau du clergé que dans les communautés religieuses.

Les moines ont l’air épanoui, bien dans leur peau, souriants. On les rencontre souvent la journée, occupés à divers travaux (entretien bâtiments, jardin).

Chaque moine peut certainement trouvé, notamment par les ateliers, de quoi exprimer ses talents.

Amusant de voir circuler deux chats très choyés dans cet espace, se permettant même des apparitions dans l’église. La communauté  a aussi deux chiens, dont un labrador (ma race préférée). Ils sont traités aussi en «  seigneurs » !!

Mon regard très laïc et de « management » :

Recrutement.

La stratégie de recrutement pour ce type « d’entreprise » jouit évidemment d’un terrain plus favorable que dans notre vieille Europe, non parce que le Seigneur serait plus présent au Brésil ou en général en Amérique latine, mais à mes yeux, parce ici la croyance est encore très forte et que la laïcisation est bien plus faible que chez nous. Il en résulte, selon moi, qu’entrer dans la vie religieuse ou sacerdotale reste une espèce de promotion sociale qui n’existe quasi plus chez nous. De plus, elle met à l’abri le moine au niveau matériel. Il est assuré d’être logé, vêtu, nourri et de recevoir tous les besoins « primaires ».  A ces besoins fondamentaux humains de « survie », pour autant que la personne aspire à donner du sens (sens philosophique) à sa vie, il trouve facilement celui-ci dans sa « consécration à Dieu » avec et au milieu d’autres hommes ayant fait le même choix. Si le besoin affectif peut, toujours selon moi, être réalisé grâce à la vie communautaire, autre chose pour la sexualité qui ne doit pas être facile à «  sublimer » et semble toujours bien dans la vie de célibat des prêtres et religieux être «  scotomisée » (rejetée de la réalité), quoiqu’ils en disent !

Premier point donc : plus grande facilité de « clients » potentiels de par la croyance, la promotion sociale, la garantie des besoins de « survie », l’aspiration à donner du sens, et certainement à la base une formation, une scolarité bien moins poussée que chez nous. Celle reçue alors dans le monastère sera très orientée.

L’organisation :

Dom Christiano, le fondateur et le prieur, a bien mis en place la structure et le fonctionnement de son entreprise grâce à la référence séculaire au bénédictinisme. On retrouve évidemment la charpente d’une journée articulée autour des offices. Au-delà de l’objectif religieux  et spirituel assigné, il a mis en place une structure matérielle adaptée au monde moderne. Si l’austérité est de mise, elle ne représente plus les privations et pénitences de jadis.

Le fondateur a réussi une espèce de mixage entre traditions et modernité. Nous ne sommes ni dans des mouvements de type intégristes, ni dans des mouvements de type plus charismatiques.

La liturgie est sobre et belle. Elle est ferment d’unité et de cohésion. Elle est certainement aussi la « vitrine » de la croyance.

La tenue monastique a une base commune qui donne une image de référence à l’appartenance commune au même groupe et à une longue tradition, un peu comme une équipe de foot  ou l’uniforme encore dans les grands collèges anglais! Elle est aussi «  hiérarchisée » par certains détails

Indiscutablement, il est bien le leader de l’entreprise. Il me semble, d’après ce qu’il a pu me dire, qu’il s’entoure bien d’une espèce de conseil d’administration composés des plus anciens auxquels il doit probablement demander de faire remonter l’information et avec lesquels les données sont traitées et validées. J’ai senti aussi une responsabilisation de l’ensemble des moines à travers une distribution très précise des tâches. Il y a comme un vrai tableau de bord chaque semaine qui désigne les tâches et fonctions de chacun. J’ai pu constater qu’après le repas de midi, il partage quelques petites informations du jour. L’agenda du «  chef » est connu, comme d’ailleurs celui de tous les membres, surtout celui des éventuelles absences en dehors du monastère.

Le fait récent de la reconnaissance du monastère par la très officielle congrégation bénédictine de Subiaco, assure évidemment une espèce d’audit  externe via l’ordre bénédictin et ses structures. Je dirai que l’appartenance à ce « groupe », en termes de marché, peut aider à la pérennité du monastère.

La bonne information que le « prieur » semble bien partager est de nature à renforcer la cohésion du groupe et à diminuer les conflits. Je n’ai en tout cas perçu aucun rapport de force, ce qui n’était pas le cas dans ce que j’avais connu dans l’abbaye où j’étais entré !!

Il m’a semblé aussi que le prieur veille bien à épanouir la personnalité de chacun dans le respect de ce qu’il est et celui de ses sensibilités et aspirations. Tout le monde n’est pas coulé dans le même moule.

Il m’a dit attacher aussi grande importance à la famille de chaque moine qui peut la joindre assez régulièrement au téléphone et recevoir sa visite. Voilà qui n’a pas toujours été le cas et ne l’est toujours pas toujours, d’après ce que je sais, dans pas mal de communautés religieuses surtout « contemplatives » où la coupure familiale fait partie du « programme » !!

L’économique :

Le monastère vit en partie seulement sur une économie autarcique (autosuffisance), grâce à sa production de fruits, de légumes, de blé, d’œufs.

Pour le surplus, elle vit de son hostellerie, de la vente des icônes et autres petits objets religieux qu’elle vend en interne mais aussi en externe. Elle a aussi reçu et reçois encore, je suppose, des dons.

Elle emploie à temps plein une cuisinière et un jardinier.

Tout l’entretien est pratiquement assuré par les moines.

La comptabilité est tenue par un moine et est très contrôlée par l’Etat.

En conclusion :

Voilà donc mes petites impressions  et une brève analyse après quinze jours de séjour et de partage dans ce monastère. Il en résulte pour moi un enchantement certain. La vie ici ne s’encombre pas de superflu, elle va à l’essentiel et trouve sens.

Si je ne partage pas toutes les valeurs qui y sont véhiculées, celles évidemment de la croyance, par contre j’adhère pleinement au style simple et dépouillé. Le silence, l’absence de mouvements rapides et brusques, le respect manifeste de l’autre, son écoute, la nourriture simple et naturelle, la liturgie, tout cela concourt à procurer une sérénité intérieure qui n’a rien de triste ou d’ennuyeux.

Nous sommes ici dans un microcosme d’une société de « l’être » et non de « l’avoir ». Les paroles ne sont pas creuses, sans pourtant exclure l’humour. Il n’y a pas de course à la reconnaissance de soi. Chacun exploite dans l’humilité ses talents. Le sourire semble permanent et non forcé.

Evidemment, je suppose que tout n’est pas idyllique. La vie communautaire ne doit pas être simple tous les jours, même si chacun a un « territoire » qui lui est propre. Chacun doit vite connaître les tics et manies de l’autre, les accepter ou pas !

Notre malheur vient souvent de l’abondance de nos désirs. Ici, ils sont réduits et je ne crois pas qu’un seul moine rêve de gagner à la loterie pour se voir vivre plus heureux. Le superflu n’a jamais de limite, le nécessaire oui. Ils ont ce nécessaire !

Reste pour moi la grande question du sexe.  Je crois que tous les célibataires ne courent quand  même pas au bordel ou n’ont pas nécessairement d’amant ou d’amantes. Il n’empêche. Peut-être que la libido est bien moins forte chez certains que chez d’autres… Je ne peux cependant pas croire à l’absence  totale de vie sexuelle. Mon expérience de cinq ans dans la vie monastique me fait témoigner, qu’en ce qui me concerne, j’ai connu une libido moins forte qu’avant et qu’après, mais que cela ne m’a pas empêché de coucher avec d’autres moines et de bien me masturber ! J’ai constaté cela chez d’autres aussi, mais je dois à la vérité que chez  certains la virginité semblait mieux respectée que chez moi et d’autres. Je pense  que les «  vierges » étaient très minoritaires…

 P.S. et N.B.

Face à mon questionnement sur la sexualité, mon ami prieur me dit n’être point d’accord. Si tel était le cas les monastères ne tiendraient pas le coup longtemps. Il a connu des exemples d’abbayes et de monastères où la pratique de l’homosexualité entre frères était courante et majoritaire. Ces abbayes ont soit été fermées, ou totalement renouvelées. Pour lui, le moine qui pratique la sexualité, en dehors de la masturbation, ne résiste pas des années et quitte la vie religieuse de lui-même. Le tabou sur la sexualité n’est plus à comparer avec ce que j’ai connu de mon « temps ».

Sans nier la difficulté de la chasteté, il prétend, et je le crois, que l’horaire de vie, la régularité aux offices et surtout la sublimation diminue très fortement la libido et que même la masturbation  devient très occasionnelle.

Voilà la mise au point ! Je puis,  si pas le croire à 100 %, comme je lui ai dit, admettre que certains moines, même majoritairement, respectent la chasteté ( avec masturbation…)(plus facile dans un monastère où les tentations sont nettement moins nombreuses évidemment que pour un prêtre de paroisse par exemple). Vrai que en quinze jours ici, moi l’obsédé et l’incroyant, ai vu mes tentations et pratiques « pécheresses » en la matière nettement diminuer... LOL.

 

13:10 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

27/05/2010

Accueil à Sao Paulo.

Les trois dames super sympathiques qui m'accueillirent chaleureusement dans l'énorme métropole de Sao Paulo. Un merci spécial à Nelly pour m'avoir logé très confortablement avant de reprendre l'avion pour Porto Alegre.

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21:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Porto Alegre-Santa Rosa.

Le petit avion qui de l'aéroport de Poro Alegre devait m'amener à Santa Rosa, mais qui par cause de mauvais temps dut atterrir à Santa Angelo, d'où un bus m'amena au monastère!

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25/05/2010

Ma chambre

Chaque chambre de l'hostellerie possède son coin toilettes et douche.

L'hostellerie (38 chambres) a été construite il y a 10 ans et financée grâce et principalement  avec l'héritage que mon ami Dom Christiano a reçu de ses parents.monastère santa rosa 1 004

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15:12 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Horaire des offices

Matines, Laudes,  Tierce, Sexte, None, Vêpres et Complies sont les noms des offices en plus de la messe qui rythment la journée des moines.

 Le Brésil: ce n'est pas que le carnaval de Rio!! LOL.

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14:51 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Accueil et hostelerie

La règle de saint Benoît veut que chaque hôte soit reçu comme le Christ!!!  Vrai que je suis accueilli comme un Dieu!! Tout est fait pour rendre mon séjour agréable... Merci à eux.monastère santa rosa 1 012

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14:28 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Verger et potager

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14:17 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Vie monastique

Je poursuis donc ma « retraite » dans ce monastère au sud du Brésil (Santa Rosa), fondé et dirigé par un ancien ami de collège. Loin du brouhaha de nos villes, je goûte au plaisir du silence, de la quiétude. Ici, on ne parle pas pour ne rien dire ou pour combler nos vides ou encore pour tenter de dire que nous existons et avons besoin de reconnaissance. Non, tout se fait avec calme, sans précipitation, sans le stress de notre société de consommation ou nous devons toujours courir !

Pour l’incroyant que je suis et demeure, j’y redécouvre la vraie valeur de la vie simple, sobre, sans l’éternelle recherche de  «  l’avoir ». Ces moines, considérés souvent comme « inutiles », témoignent que cette inutilité est peut-être bien plus utile et rend l’être plus heureux que notre course aux futilités ou même à la charité facile ! Ils n’ont pas l’air, en tout cas, de s’emmerder. Je les comprends car je ne m’emmerde pas non plus. Bien sûr mon ordi est de bonne compagnie et je continue à écrire mon roman qui j’espère trouvera un jour éditeur. L’ambiance est propice à l’écriture.

Cette expérience « brésilienne » est vraiment riche et bienfaisante… J’y reviendrai !

Quelques photos de la communauté.brésil 4 002

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21/05/2010

Partie du monastère

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22:29 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

cloître ouvert reliant église et hostelerie

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22:26 Écrit par mik dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |