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18/10/2010

Bonheur et réflexion...

Je suis toujours aussi surpris par le fait qu’une grande majorité de nous éprouve de grosses difficultés à quitter le «  sensible », ce qui est « ressenti » pour prendre un peu de recul et aborder la réalité par un autre biais. Le savoir reste alors très limité. Suis-je un ovni en pensant que les idées, les concepts peuvent  nous aider à mieux vivre  contrairement à nos « sensations » directes et très subjectives ? N’y a-t-il pas moyen de nous regarder autrement, de nous situer, que par le souci constant de regarder ce que fait l’autre ? Souvent en allant sur Facebook ou autres sites dits de liens sociaux, je me dis combien cette espèce de voyeurisme sur la vie de l’autre peut desservir notre propre personnalité. Avons-nous donc besoin de ce regard sur ce que fait l’autre, sur le comment il vit, pour nous construire et vivre en harmonie avec eux et surtout avec nous-mêmes ?

Est-ce ma formation « philosophique » ou mon expérience de vie qui me fait dire que ce qui est ressenti mène le plus souvent à la haine, à la colère, au mal-être ? Sans pour autant devenir insensible ou cynique, ne peut-on plutôt trouver son bonheur dans le plaisir d’apprendre, dans la recherche de remplir nos vides par la connaissance ? L’exigence de nous extraire de nos simples impressions est-elle si compliquée que peu de gens y arrivent ?

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil et le type de questions que je me pose alimente depuis des siècles notre humanité. Les philosophes grecs se posaient déjà la même question : quel est l’homme le plus heureux ? En actualisant les réponses, la majorité pense certainement que le gain au Lotto ou la réussite professionnelle apporterait ce bonheur. Je ne sais pourtant pas si Madame Bettencourt, avec ses milliards et ses 500 euros gagné par minute trouve vraiment le bonheur ! Mais soyons honnêtes, tout comme les écoles grecques ne niaient pas l’avantage d’être riche, je pense que celle-ci, selon l’adage bien connu, ne fait pas le bonheur mais peut y contribuer. L’important est de ne pas en faire une fin, un unique but de vie. C’est cette fin qui est condamnable. S’il faut de l’argent pour répondre aux besoins quotidiens, en faut-il vraiment beaucoup pour le loisir qui peut nous rendre le plus heureux : celui de la réflexion ?

Que souhaiter alors d’autres à celles et ceux qui passent par ici, sinon de trouver plaisir à réfléchir en quittant un peu les contraintes de leur aujourd’hui,  les illusions de leurs envies et désirs, pour se laisser envahir par la réflexion et quitter tout le « formatage » qui envahit nos cerveaux via des médias qui ne répondent qu’aux sensibilités du moment, à l’immédiat, au sensationnalisme ?

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09:52 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |