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20/11/2010

Notre monde...

Sans nostalgie aucune pour notre monde passé, je me pose, malgré tout, beaucoup de questions sur celui d’aujourd’hui.  La simple écoute d’un journal télévisé révèle vite combien tout évolue et que le soi-disant progrès n’est peut-être pas au bénéfice de la majorité d’entre nous.  Mais ne nous trompons pas,  si les années de ma jeunesse ont été stimulantes, fécondes, remplies de libérations en tout genre, elles n’étaient pas sans tensions et conflits.

La première chose qui me frappe, en aidant encore parfois certains étudiants, est combien notre enseignement semble abandonner son rôle de former un citoyen, un homme, se limitant maintenant à préparer un simple consommateur pour les grandes entreprises. On ne veut plus apprendre que ce qui est utile, au détriment de tout une culture générale. Est-ce pour cela qu’on n’emploie plus l’appellation «  d’humanités » pour les études secondaires ?

Je reste un passionné de politique, mais je reste toujours déçu de voir combien celle-ci  s’est transformée en spectacle, pareil aux jeux télévisés. Les gouvernements cherchent à plaire à l’opinion publique ; ils sont esclaves des sondages et agissent en permanence en  fonction des prochaines élections. Du coup, ils ne font plus que gérer le présent sans perspective et préparation réelles du futur. Il faut dire que l’Etat, si critiqué et affaibli par la montée du néo-libéralisme, a laissé le champ libre aux mouvements internationaux de capitaux, essentiellement pour la spéculation. L’Etat providence créé par le socialisme est tombé aux oubliettes. La planification étatique de l’économie vit dans un discrédit  total au vu des échecs du socialisme en Union Soviétique et de l’Europe de l’Est. Tous les mouvements de gauche semblent en crise, se divisent et ont peine à trouver un vrai programme avec de véritables objectifs de gauche, avec la crainte d’être vus comme utopistes.

Pour ce qui est de la culture, elle semble devenir de plus en plus une simple marchandise de consommation. Elle est passée au rang de production industrielle.

Que dire du phénomène religieux ? La déchristianisation semble inéluctable. Etonnant pourtant de voir le succès aux USA d’églises indépendantes pour le moins farfelues ! Et que dire d’un Islam plus ou moins intégriste qui tente de s’implanter sur des terrains autres fois chrétiens…

Quand je tente de synthétiser un peu tout cela, je reste devant mon ordi, un peu décontenancé ! La critique est si facile ! Le passé était-il mieux ? Je ne le crois pas. Nous sommes simplement  devant une situation nouvelle  à laquelle les modèles antérieures ne s’appliquent plus. Sans répudier le passé avec tous ses combats et ses aspirations, je reste un optimiste et me dis que les jeunes générations trouveront bien les moyens de faire face à une évolution rapide de nos sociétés. Ils ont conscience, du moins je l’espère, que le système politique ne fonctionne plus, que le travail est en pleine mutation ; que la vie économique est entrée dans une phase de mutation, de transition, dont personne ne connait l’aboutissement.

Je n’ai plus les ambitions démesurées que j’avais dans ma jeunesse. Je tente de vivre au mieux et dans la joie, avec tous les progrès présents ! Carpe diem… Je me contente de contribuer à petite échelle à des mouvements qui dénoncent les injustices sociales, résistent aux pressions des multinationales, croient encore  et veulent remettre debout ce qui s’appelait un Etat en évitant les dérives du nationalisme et du totalitarisme. Je crois encore que face au capitalisme, le socialisme renaîtra, parce qu’il est enraciné profondément  dans l’humanité. J’espère qu’il ne sera pas celui qui aujourd’hui s’est libéralisé, pas plus qu’il ne sera celui du communisme de jadis  avec ses terribles dérives. Amen !!! LOL.

11:37 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/11/2010

L'histoire d'un homme.

Bien agréable et touchante pièce que celle de  Robert Ruwet. J’ai eu l’occasion de la voir deux fois, très bien interprétée par la troupe amateur du Studio théâtre, rue de waroux à Liège.

Romantique et à la fois cynique, cette histoire d’amour est banale et singulière, comme sans doute la et les nôtres. Et sur les planches, nous retrouvons probablement des souvenirs semblables  à des instants connus par tous. On y rit, avec aussi de l’émotion.  Une comédie simple, sans prétention, mais très décapante et qui a l’art de relativiser nos grands sentiments.

Bravo à la troupe «  intergénérationnelle » et à son auteur qui campe bien le rôle du régisseur.

Je ne connaissais pas ce théâtre, mais j’y retournerai avec plaisir. De plus, le prix des places est très démocratique!

18:03 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/11/2010

Période dépressive ?

 

Il semblerait que l’automne et la diminution de luminosité de nos journées engendrent pas mal de dépressions, surtout chez les femmes. Possible. Perso, bien que tentant de les éviter le plus possible, je rencontre des personnes dépressives et très insatisfaites de leur vie toute l’année. Je ne crois pas aux recettes et aux conseils du bonheur dispensés de bonne foi par la famille, les proches, les amis et moins encore par les charlatans de mages et gourous en tout genre. J’ai appris à faire passer très égoïstement mes besoins avant celui des autres, conscient que c’est ainsi que je leur suis le plus utile. Personne n’a le pouvoir de rendre l’autre heureux. Je me méfie des gens toujours prêts à vous rendre service, parfois même avant que vous ne les ayez sollicités ! A bien y regarder, ils ne recherchent souvent que l’estime d’eux. Faire passer les besoins des autres avant les miens m’apparait comme dangereux. J’ai appris à dire oui ou non avec le risque de décevoir. Prendre conscience que nos relations sont souvent faussées par tout un conditionnement auquel nous avons été soumis par notre éducation, mais aussi aujourd’hui par tout un système publicitaire d’idéalisation du bonheur demande du courage et du temps. Accepter et assumer la vérité et la perte d’illusion ne vont pas de soi. N’est-ce pas pourtant le bon moyen pour apprécier la vie et éviter la dépression au temps de la chute des feuilles comme d’ailleurs aux autres saisons ? Vaut mieux mettre les lunettes de la  prise de conscience que celles allongeant la luminosité !

 

 

09:17 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |