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09/02/2011

Le Bonheur?

 

bonheur.jpgCher ordi,

Ma correspondance se fait rare. C’est que le courage me manque souvent pour tenter de décrire à partir de mes rencontres, de mes lectures, de mon traintrain quotidien ce qui dépasse un peu la banalité ou la richesse simple des journées et des nuits écoulées.

J’entends souvent que l’important est de rester soi-même. Mais qu’est-il  exactement celui-là? La découverte de sa propre vocation, de ce à quoi il tend peut-il se vivre, se construire, très objectivement,  sans s’en référer à toute une morale, à toute une série de critères universaux qui impliquent une espèce de bien et de mal ?  Notre expérience  n’est-elle pas  souvent réglée sur des convictions bien moins personnelles qu’en apparence.

Une chose me semble pourtant bien individuelle et universelle : le désir de bonheur. Ne voulons-nous pas trop souvent l’atteindre, le rendre accessible par la raison et par un élan de cœur qui pourtant se récusent quelques fois ?

Je n’ai évidemment rien d’original à poser ce genre de questions existentielles. Depuis des siècles, le balancier des essais de réponses ne cesse d’osciller entre un Platon soutenant que le bien moral est le même pour tous et un Kierkegaard qui affirme que l’homme ne peut trouver le sens de sa vie qu’à travers la découverte de sa propre vocation !

Trêve de théories qui vous sembleront sans doute, et avec raison, bien vaines et trop théoriques ! Tous nous reconnaîtrons évidemment que la fin ultime de la vie humaine est le bonheur, mais nous nous diviserons vite sur ce qu’est sa nature. Certains prétendront qu’il se fait dans la satisfaction complète des désirs, qu’il est ce qui nous comble. OK. Mais en acceptant cela faudrait-il accepter que la satisfaction d’un désir n’en entraîne pas un autre ! N’oublions pas non plus que la problématique du bonheur et du plaisir s’entrecroise presque toujours avec celle de la moralité.

A l’automne de ma vie, mes études de philosophie me semblent si lointaines… Aujourd’hui, moi qui claironne souvent le «  pour le plaisir », je crois de plus en plus que celui-ci est comme disait Epicure : « l’absence de douleur dans le corps et le trouble dans l’âme ». et ce bien plus que dans les fêtes, la course au fric, à l'amour des saints valentins et aux petits plaisirs de notre société de consommation.

22:12 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |