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11/10/2011

Se réjouir d'avoir un gouvernement? Idéologie ou pragmatisme?

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Se réjouir d’avoir un nouveau gouvernement ?  Osons avouer d’emblée l’indifférence généralisée d’une majorité d’entre nous envers la politique dont  elle semble n’avoir rien à foutre !

Je peux comprendre le désintérêt de cette majorité, exclue d’un processus de décisions complexes. Devons-nous pour la cause nous laissez atteindre, sans bouger, par ce qui nous touchera quotidiennement dans notre portefeuille, mais aussi dans bien d’autre domaines ? La gestion de la cité, par le biais des différentes lois et réglementations  faites par des « édiles » choisis  par nos critères, pas toujours bien réfléchis et des réflexes très conditionnés, via des élections, est  pourtant extrêmement présente dans l’organisation même de notre petite vie.

Je fais partie de ceux qui regardent, analysent un peu et tentent de s’investir un minimum dans ce qui va me et vous toucher. Je sais aussi que la critique est aisée et l'art, y compris de gouverner, difficile.

« L’heure n’est pas aux idéologies, elle est au pragmatisme », vient de clamer notre bon et intelligent stratège Di Rupo. OK. Je ne suis attaché d’ailleurs à aucune idéologie. Mais une taxe sur les millionnaires, est-ce du pragmatisme ou de l’idéologie ? Faire porter le poids de la crise sur ceux qui ne l’ont en rien provoquée, est-ce de l’idéologie ? Se soumettre aux lois des notations d’agences, sans réagir au système financier qu’elles engendrent, est-ce idéologique ? Vouloir une politique qui attache plus d’importance aux gens qu’aux flux économiques causés par l’ultralibéralisme, est-ce de l’idéologie ? Il a bon dos le pragmatisme pour nous faire digérer des mesures impopulaires dites inévitables !

Je suis aussi pragmatique. Je suis donc satisfait qu’un accord existe enfin et permette un gouvernement. Ne me demandez pas pour la cause de me réjouir de ce que celui-ci va pondre pour combler une dette en la faisant payer par vous et moi, alors qu’elle peut trouver, avec un peu de courage pragmatique, d’autres payeurs.

Accord historique ? Oui, si nous percevons  l’histoire comme celle écrite par les puissants pour que nous adhérions à leur idéologie ! Non, si nous la voyons par celle, très pragmatique, de nos ancêtres qui se sont battus pour avoir le droit de vote, des congés payés, etc. Non, si nous la voyons par ces ouvriers qui à force de lutte peuvent faire plier une multinationale, à l’exemple aujourd’hui des ouvriers de Arcelor-Mital.

Ce cher et sympathique Monsieur Di Rupo, entouré de ses compères, oublie un détail important de l’histoire, le destin d’un peuple s’est toujours forgé par des anonymes qui ont osés se rebeller ! Il faut bien, qu’on le veuille ou non, admettre que c’est bien la loi de la rue qui a pu changer l’histoire et offrir au peuple une amélioration de vie. Cela c’est l’histoire pragmatique !

Voyez-vous, Monsieur papillon, le destin de votre père, venu  d’Italie, comme gueule noire et se liguant avec nos compatriotes, pour se révolter et ne plus admettre la misère et les conditions de travail de la mine, était bien plus un destin de changement  politique que le vôtre, sans doute sincère, d’avoir réussi à former un gouvernement de droite où les intérêts d’une minorité seront bien protégés au détriment d’une majorité qui a cru que vous la protégeriez !

 

21:23 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

09/10/2011

On se fout de nous!

 

C’est inouï ! En écoutant le débat ce midi sur Dexia, personne n’est responsable de sa déconfiture. Seul, Eric de Keuleneer, économiste et professeur  à la Solvay Brussels School of Economics , donc qu’on ne peut taxer de « gauchiste », ose dire la vérité. Au fond, on a eu à faire à des joueurs mégalomanes de casino, bénis par des incapables politiques du type Dehaene et Reynders ! Quand mettra t’on fin à tout ce jeu spéculatif pour en revenir à des banques qui font leur métier de base. Bref, si il faut liquider des produits toxiques, il faut aussi liquider les hommes toxiques au sourire rassurant, à commencer par le grand ami de Sarkozy qui nous fait perdre notre culotte de simple citoyen : à savoir notre ministre des finances. Pour le reste à venir, ce même professeur ose dire que  l'impôt des sociétés de 33% en nominal est beaucoup plus faible en réalité. Il  croit qu'il vaudrait mieux réduire le taux nominal, en le faisant glisser vers 20-25%, mais supprimer les nombreuses échappatoires dont bénéficient surtout les grandes entreprises, et rendre difficile les transferts dont bénéficient de nombreuses multinationales, L'économiste estime par ailleurs que le financement de la sécurité sociale devrait reposer moins sur le travail et davantage sur la taxation, par le biais, par exemple, d'une bonne taxe carbone sur les produits énergétiques et d'une réduction des subsides aux voitures de société. Et dire que même le nouveau président du  CDH ose s’opposer à la taxe des millionnaires et la suppression des intérêts notionnels, mais par contre est pour la dégressivité des allocations de chômage !

 

Faudra- t-il en arriver à prendre le pouvoir par la rue ! Citoyens, réveillez- vous !

 

12:55 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |