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17/11/2011

Amour et sentimentalisme.

amour.jpgQue de misères, de dépressions entraine souvent un sentimentalisme exagéré. Il me semble pourtant revenir à la mode et pas seulement chez les jeunes. Loin de moi l’idée d’exclure cette dimension essentielle chez l’être humain, mais le résumer ou le « glorifier » sous cette unique dimension, c’est défigurer l’amour, le rendre invertébré, sirupeux !  Vouloir ce type d’idéal judéo-chrétien où tout le monde devrait « s’aimer », sans opposition, sans division, n’est-ce pas tout simplement exclure une autre dimension de notre être tout aussi essentielle : l’intelligence ? L’homme n’est pas qu’un sentiment, c’est aussi un être qui raisonne, qui sait  se réguler grâce à son intelligence, qui sait contrôler justement ses sentiments pour créer des contacts de gentillesse avec chacun, y compris ceux qui sont en opposition avec lui.

Nous connaissons tous la volupté du sentiment qui, hélas, est plus souvent triste que joyeux ! Nous connaissons tous ces moments où nous nous laissons entraîner par le faux lyrisme de lieux communs des chansons dites d’amour. Cela fait parfois du bien, mais pas au point d’en devenir un peu esclave, comme d’une espèce de drogue étouffante. Devrions-nous nous accrocher à l’âge ado, celui des espérances et des chimères ?

L’épanchement des sentiments est-il  l’amour vrai que nous recherchons tous ? Personnellement je crois qu’il est bien plus que cela. C’est aussi une joie de partage d’idées, de goûts qui ne doivent pas être nécessairement les mêmes.. C’est une complicité simple qui fait que nous nous sentions bien avec certaines personnes. C’est ce qui se traduit dans une vie concrète et quotidienne de boulot, de loisirs, sans oublier pour l’être aimé intimement :  le sexe ! C’est aussi toute une tendresse, à ne pas confondre avec larmes. L’amour qui se sent ne peut  suffire, il faut aussi l’amour qui agit ! Vouer l’amour à sa composante sensible, c’est le vouer à l’éphémère et aux regrets.

 Et pour conclure, je lisais dernièrement dans un article de  E. Montero sur ce sujet : La substance de l’amour ne peut être purement sentimentale, sous peine de se nier comme telle. On n’aperçoit pas toujours suffisamment la part d’égoïsme que renferme le sentimentalisme. Survaloriser le sentiment, c’est prêter une attention excessive à soi-même, en définitive, au plaisir procuré par la compagnie et l’affection de l’autre: consciemment ou non, cette espèce d’amour cherche avant tout sa satisfaction personnelle et non celle de l’autre, son plaisir et non celui de l’autre, son bien-être, son épanouissement, sa propre réalisation... C’est de façon impropre que cette attitude est regardée comme de l’amour.  En réalité, le sentimentalisme n'aime pas vraiment, il "use" d'autrui pour se procurer une sensation subjective de satisfaction. L'expérience affective du sentimental ne porte pas tant sur la personne aimée que sur ses propres sentiments et émotions suscités par elle ».

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13/11/2011

Choisir ses amis!

Montrer que tu vas mal : cela n’intéresse personne. Montrer que tu vas bien : certains pourraient en profiter. Alors autant montrer toujours ta bonne humeur, tout le monde sera content et on t’aimera. Seul, celui qui remarquera que tu vas mal sans te le demander, qui te fera plaisir pour que tu aies mieux, qui pourra te remonter le moral sans pour autant pleurer avec toi, montrer discrètement sa présence,  consoler ton cœur en silence, sera vraiment ton ami. Evite surtout de devenir mendiant d’amour et d’amitié, tu ne recevras que quelques petites pièces de monnaie  au lieu de la fortune que tu attends, car l’amitié et l’amour sont des joyaux rares. Ne crois jamais les sentimentaux, ils sont versatiles mais place ta confiance dans ceux qui agissent avec sensibilité sans tomber dans la sensiblerie. Choisis ceux qui sont vrais avec toi plutôt que ceux qui te flattent. Choisis des amis tolérants plutôt que ceux qui moralisent. Et surtout, choisis-toi comme premier  et bon ami !

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08/11/2011

« C'est todi li p'tit qu'on spotche ». ( c'est toujours le petit qu'on écrase)

crise 1.jpgJe pense ne pas être «  poujadiste » et encore moins simpliste quand  je tente d’analyser la situation politique et les plans de rigueur dont on nous nous dit qu’ils sont indispensables. Attendons celui de notre cher pays, mais je crains fort qu’on nous force encore à nous serrer la ceinture.

Personne ne peut évidemment nier l’énorme dette, pas plus qu’une situation de crise causée par des tas de motifs et surtout par de la spéculation inconsciente et des mécanismes très ingénieux de se faire très vite du pognon.

Qu’il faille remplir les caisses si nous continuons, à juste titre, d’exiger de l’Etat un maximum d’acquis sociaux ne fait pas de doute. Mais ce que ces messieurs  et dames bien trop payés nous promettent est à mes yeux d’une injustice qui mériterait un printemps européen !

Chaque pays tente de se justifier par l’objectif fixé par des technocrates et une politique libérale européenne que personne ne remet en cause.  Ceux-là justifie le fait de devoir nous rendre plus pauvres en fixant les yeux sur des tableaux de bourses et des agences de cotations que nous ignorions d’ailleurs auparavant ! Si je comprends bien, la loi des marchés de capitaux dont tout le monde s’accorde à dénoncer l’irresponsabilité est devenue impérative et contraignante. Si je comprends encore  bien, nous devons absolument rembourser des voleurs qui nous ont allongé du fric «  sale » ou qu’ils allaient chercher à moindre coût pour nous le refiler à taux bien plus élevé !

Trop simple mon analyse ? Probablement, mais je me demande si les puissants ne rendent pas tous les mécanismes financiers, autant que la panoplie infernale de normes, de lois pour mieux nous « paumer ». Peut-être aussi  créent-ils  un véritable labyrinthe de lieux décisionnels pour se déresponsabiliser ou pire pour ne donner le pouvoir qu’à ceux qui «  connaissent » !

C’est que tous ces responsables et acolytes ne se privent pas eux. Si je sais que ce n’est pas en rabotant leurs énormes salaires que la crise financière pourra se résoudre ou que la dette fondera, il serait décent d’y remettre de l’ordre.  Le scandale de la vidéo sur les  édiles européens grassement payés qui viennent pointer au parlement en dit long. Ne parlons pas des pensions scandaleuses dorées  de ces mêmes députés.  Après un mandat (cinq ans), la banque verse 1400 euros par mois à chaque cotisant, et 2500 pour deux mandats cotisés. Depuis qu'il existe, plus de 1000 parlementaires ont souscrit à ce fonds, que ses créateurs ont eu la bonne idée d'installer... au Luxembourg, pays membre de l'Union, et surtout, accueillant paradis fiscal. Ne parlons pas, sans être traité de poujadiste  de leur indemnité de départ et des parachutes dorés des commissaires qui touchent un salaire minimum de 20.000 euros par mois ! Sachons, entre autres que le Monsieur Barroso est mieux payé que  le Président des Etats-Unis.

Mais de tout cela, les médias parlent peu… Ils auraient peur, sans doute » d’être traités aussi de « poujadistes ». Ils  s’imposent peut-être aussi de rester dans le politiquement correcte craignant d’être rendus responsables du désintérêt de l'opinion vis-à-vis de l'Europe. Et voilà comment des informations, pourtant vérifiées mais trop connotées, échappent au plus grand nombre. Scandaleux, surtout en ces moments de disette annoncée. Ce n’est pas parce que ce genre pourrait faire le nid de l’extrême droite qu’ils doivent se taire. Les » Le Pen » après tout sont dans cette soupe là aussi !

Est-ce être utopiste, dogmatique, communiste, que de vouloir une autre politique avec un autre système fiscal et une meilleure distribution d’une richesse qui existe encore bel et bien ? Est-ce utopique voire révolutionnaire que d’exiger une taxe sur les millionnaires, que d’imposer un max sur les transactions boursières, de s’opposer à une économie de marché telle que celle menée maintenant ? De l’argent il y en a, mais, et cela ne date pas d’aujourd’hui, il va toujours dans la poche d’une minorité « exploitante ». On ne devient pas riche par son travail et c’est lui qui va encore se voir plus taxer ! Le monde se résumerait-il en « cons « qui travaillent pour avoir de l’argent et en « intelligents » qui font travailler l’argent pour eux ?

Y en a marre d’entendre la rengaine permanente de faux débats politiques où il n’y a plus de véritables opposants au système ( Mélenchon en France  est encore le seul qui me plait !)

En tout cas, ce n’est plus moi qui voterai  encore pour un des quatre partis traditionnels… Il est temps de leur donner un fameux coup de semonce !

18:05 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |