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25/01/2012

A propos de The Voice Belgique.

 

the voice belgique.jpgJ’avoue avoir toujours été amateur de « radio et tv crochets », bien plus que de téléréalités. La formule de The Voice me plait assez bien. Cela reste bien évidemment de la variété et surtout de la télévision. La passion de la chanson devrait toujours primer sur la recherche à tout prix de l’audimat pour les organisateurs et sur le rêve de star chez les candidats. Si des artistes doivent encore pouvoir éclore sans ce type d’émission, il n’en reste pas moins qu’elles sont un bon moyen de se faire connaître. A côté des gens qui chantent bien, et il y en a plein, il y a ceux qui dépassent le stade du bon karaoké et qui ont un « truc » en plus. Sans ce plus, avec ou sans ce type d’émissions, ces chanteurs seront vite oubliés. Une chanson n’est pas seulement une belle voix, c’est une histoire qu’on raconte en musique, avec une émotion qui nous embarque dans notre quête de rêve, de nostalgie ou encore dans le souvenir ou le présent de blessures.

Tout cela reste très subjectif et ce n’est pas l’addition des membres d’un jury qui pourra donner une objectivité qui de toute façon n’existe pas. Il n’empêche qu’à côté des belles voix , il ne faut pas être grand connaisseur pour repérer celles qui ont un plus. Si la technique est nécessaire, elle doit être au service de la personnalité et de l’émotion.

Le jury est bien entendu critiquable, autant que la manière de nous « vendre » ce type d’émission, trop entrecoupées d’ailleurs de pubs. La présentatrice Louys n’est pas celle que je préfère et reste dans une banalité assez pitoyable. Pour les jurés-coachs, Lio, avec son côté hystérique, me plait bien ;  le Suisse Quentin Mosimann, vainqueur un peu prétentieux de la “Star Academy” 2007, est beau gosse et ne raconte pas que des conneries ; puis il y a mes préférés : le duo electro-pop Joshua et la chanteuse américaine vivant à Bruxelles BJ Scott. C’est un jury très hétéroclite avec des univers et des énergies très différents.

Les candidats retenus parmi une sélection déjà très « filtrée » paraissent mériter l’étape suivante. Si la technique se travaille, la personnalité c’est autre chose ! C’est elle qui devra nous embarquer et nous faire entrer dans l’émotion.

 

08:22 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/01/2012

à propos du: " comme moi..."

oreille.jpgJe ne sais si vous avez déjà remarqué le nombre de personnes qui lorsque vous parlez un peu de vous, vous répondent : « c’est comme moi…. ». Du coup, vous vous semblez un peu obligés au lieu d’être écoutés de vous mettre à son écoute. En fait, souvent à ce moment, nous nous trouvons dans une espèce de superposition de monologues. Votre seule envie d’être écouté est frustrée. Il n’y a plus vraiment de dialogue, mais une espèce de comparatif où la différence de vos sentiments, de votre action, de votre pensée, de votre expérience se fond, s’efface dans ce que l’autre prétend être plus ou moins identique à lui, à sa façon d’être ou à son vécu. Pire encore parfois, ce comparatif devient concurrentiel ! Il y a comme une manie chez votre interlocuteur de se situer, d’être reconnu comme quelqu’un qui se voit comme supérieur ou inférieur. 

Rares sont au fond les personnes de véritable écoute, celles qui sont attentives à votre personnalité, à votre originalité. Rares sont celles qui ne tentent pas de se raccrocher à des catégories, à des clichés bien ou mal établis par la société, l’éducation et la culture dans lesquelles nous vivons. Dès qu’elles ne vous sentent pas appartenir au «  commun » de ce qui est dit, véhiculé, ancré, elles se sentent presque comme menacées dans leur espèce de certitudes. Plus d’ailleurs leur connaissance est limite, plus elles tentent de s’affirmer. 

Chacun vit, se bat, avec, bien entendu, ce qu’il  a reçu et s’est construit. Il ne m’appartient pas de juger ou de rejeter ce type de personne. Ma petite réflexion se veut un simple décodage. Elle me fait penser combien il est difficile de se séparer de l’autre, de  tout ce qui nous conditionne pour tenter de nous situer personnellement sans toujours avoir besoin de références extérieures. Nous sommes pourtant tous des êtres uniques. Les ressemblances ne sont bien souvent qu’apparences. 

J’avoue m’entendre évidemment mieux avec des personnes avec lesquelles je sens des affinités , ce qui ne veut pas dire des ressemblances. Ecouter l’autre, sans se référer au «  comme moi », est s’enrichir de sa personnalité, tout comme lui peut s’enrichir de la vôtre quand vous lui livrez votre expérience, vos pensées, vos sentiments. Le «  comme moi » est souvent le signe d’une oreille peu attentive. Vrai que l’oreille à besoin comme principale partenaire de la bouche... Il faut écouter pour parler ! Mais nous sommes des êtres complexes et nos « mécaniques » de fonctionnement pas simple à vraiment à décoder. 

Peu importe après tout. Le plus important reste le cœur, comme centre de notre animation intérieure et qui lui ne classe pas, ne fait pas trop de distinction entre pensée, intelligence, écoute et qui englobe ce qui se passe secrètement au fond de chacun. Alors malgré mon marre du «  comme moi », je tente d’être tolérant, de me taire de plus en plus, et surtout d’aimer encore.

17:31 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |