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20/03/2012

"Cloclo"

cloclo.jpgBien que n’ayant jamais été un grand fan de Claude François, j’ai vu hier le film dont on fait grande publicité. Il a en tout cas le mérite de ne pas faire de ce chanteur un personnage de légende. Il aborde bien combien le côté « people » cachait bien un homme, peut-être fascinant, mais affreusement nombriliste, jaloux, possessif et à l’égo surdimensionné. Le perfectionniste et talentueux chanteur, à l’enfance douloureuse, après des débuts difficiles, deviendra un véritable tyran, s’étonnant de devenir « le mal aimé ».

Le réalisateur nous entraîne dans une succession rapide de tableaux sensés nous dévoiler au mieux une biographie  exhaustive de celui qui veut et deviendra une idole autre qu'exclusivement pour minettes.

Bravo à notre compatriote Jérémie Regnier pour sa performance d’imitation, bien qu’elle ne suffit peut-être pas à l’incarnation de ce que fut vraiment la personne au-delà du personnage. L’exercice biographique reste très difficile, mais  Meryl Streep m’avait mieux convaincu dans son rôle de  Margaret Thatcher ou moins récemment Eric Elmosnino dans son rôle de Gainsbourg.

Un film à voir, surtout pour les « anciens » et « toujours » fans de ce bon chanteur de variété. J’ai vraiment aimé, même si  nous sommes loin  d’un chef d’œuvre cinématographique ou d’une approche profonde de la personne.

08:31 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/03/2012

Quand l’émotion collective devient indécente.

larme.pngUne fois de plus, j’en ai vraiment marre de la surexposition médiatique du drame que vivent les familles des victimes. Je ne regarde plus le JT et toutes les émissions spéciales qui lui sont consacrées. La douleur se scénarise. Nous assistons à un déferlement d’émotions qui frise l’indécence. Ah, pour autant cette solidarité émotionelle soit sincère, il n'en reste pas moins qu'elle est facile.Autre chose et plus difficile serait la solidarité combative. Celle qui voudrait qu’au lieu de dépenses scandaleuses, comme encore celle de notre Ministre de la Défense, qui pour se rendre dans quelques pays pour préparer une commémoration, fait dépenser au pays, c'est-à-dire à nous, 21.000 € par jour ! Voilà qui pourrait servir à améliorer la sécurité de certaines sorties d’écoles, où trop d’enfants encore se font faucher. Et puis n’oublions pas comme le soulignait justement le  vice-président de l'Association de Parents d'enfants victimes de la route, que: "sans vouloir faire de parallélisme douteux que près de 800 personnes décèdent chaque année sur nos routes. 22 enfants tués dans un autocar, cela équivaut à peu près au nombre d’enfants tués sur nos routes, en Belgique, dans un laps de temps d’un mois, un mois et demi."

Moi je trouve qu’il n’y a rien de douteux à faire ce parallélisme, car la douleur est la même, mais tellement plus ignorée et tellement moins « épaulée », parce que moins médiatisée.

Alors, rentrons nos mouchoirs de solidarité émotive facile, nos ballons blancs et nos bougies et sortons nos drapeaux de combat pour un Etat plus juste, plus attentif à la sécurité routière et plus particulièrement à celle concernant nos enfants et petits- enfants, en sachant qu’un « bête » accident reste toujours possible. Osons dire à nos politiciens, touchés sincèrement, comme nous, par un drame, mais aussi habiles récupérateurs d’émotions populaires, que bien des douleurs et souffrances pourraient être adoucies, voire supprimées, par une autre politique que celle guidée par le profit  et les agences de notation !!!

07:25 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/03/2012

A propos de l'accident de Sierre et des médias.

 

drapeau en deuil.jpgJ’aurai évidemment une pensée émue et triste à la journée nationale de deuil, et pas que ce jour d’ailleurs. Mais je sais que l’émotion est facile et bien souvent éphémère, soutenue souvent dans ces cas tragiques par des médias qui nous inondent d’images et de commentaires favorisant lcet émotion facile ou pire une forme de voyeurisme sur la douleur des victimes. La minute de silence vaut mieux ! Dans quelques jours l’émotion sera passée. D’ailleurs la non info permanente après un drame où finalement il n’y a pas grand-chose à dire, sinon que c’est un « bête », terrible et tragique accident, mettra à la une d’autres non infos ! Les médias courront après d’autres faits divers, tantôt joyeux, tantôt dramatiques. Que diront-ils des  plus terribles et pénibles drames dont l’échelle est sans commune mesure avec celui dont notre pays vient de connaître ? Rien ou si peu. Parce que ceux-ci résultent d’un système économique qui pourrait pourtant être  taxé de criminel. On recherchera, avec raison, les causes exactes de cet accident de car. Recherchera-t-on et dénoncera- t-on  notre système capitalisme qui laisse mourir des tas d’enfants de faim, de maladies, d’épidémie.

Il vrai que ce n’est peut-être pas le moment pour parler et écrire cela. L’émotion ne doit cependant pas nous empêcher de jeter un regard lucide sur les médias et ce qu’ils véhiculent comme discours, parce qu’ils ont aussi un pouvoir énorme sur notre émotion, mais aussi sur notre opinion.

 

 

 

17:30 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |