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03/05/2012

La presse et le débat présidentiel.

 

  En faisant le tour de la presse ce matin, nous pouvons tous constatés qu’à propos du débat présidentiel d’hier, les journaux sont comme la classe politique «  partisans ». Si la critique est plus feutrée dans la presse, elle n’en reste pas liée à leur étiquette de gauche ou de droite. Nous aurions tort de croire à leur neutralité ou à leur objectivité. Seul le Figaro ose pourtant encore croire à la victoire de la droite !

Difficile pour tout le monde d’aller à l’encontre de nos conditionnements ancrés ! Pourquoi nier qu’il n’y a pas d’objectivité ? La seule dont on peut s’approcher n’est-elle pas la conscience la plus aigüe possible de notre subjectivité ? Etonnant aussi de voir le peu d’analyse sur le fond du débat comparativement aux petites phrases acerbes et à la personnalité des candidats. La France dite d’en-haut ne voit-elle donc ce débat que comme un match de foot vu par la soi-disant France d’en-bas ? La presse menacée dans son existence doit vendre et s’incline donc à rédiger « people » pour vendre plus. Dommage. Les chroniqueurs cherchent la formule choc et il faut avouer qu’ils sont bons et redoutables dans cet exercice.

Pour nos hommes politiques, tout comme  pour nous, il serait temps de s’affranchir du complexe d’Atlas portant le monde sur ses épaules ! Ils en gagneraient en authenticité. Ne serait-il pas plus sage d’accepter un pouvoir nettement moindre que celui qu’ils croient détenir ? Ne devraient-ils pas  aussi garder plus d’énergie pour agir plutôt que de la gaspiller dans la communication stérile ?

J’avoue voir aujourd’hui la politique avec un autre regard que celui que j’ai eu tout un temps. Mon recul n’est cependant pas synonyme de désengagement. Il ne me dispense pas de ma responsabilité de citoyen, pas plus que d’accepter l’intolérable injustice sociale et économique. Je n’ai rien d’un déçu ou d’un résigné.

 

11:15 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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