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29/05/2012

Tram à Liège et étude d'incidences avant enquête publique.

En « bon » citoyen, je suis allé à la réunion d’information au public dans le cadre de l’étude d’incidences sur l’environnement du futur tram liégeois.  Alors que ce projet concerne pas mal de monde, non seulement pour la mobilité mais aussi pour  toute une série de modifications qu’il va apporter dans de nombreux quartiers, il n’y avait pas foule ! (300 personnes). Et oui, les critiques vont certainement fuser, mais qui se sera informé préalablement et aura donné son avis ? On me rétorquera que cela ne sert pas à grand-chose, que de toute façon les carottes sont cuites ! Pas si sûr : une forte mobilisation des citoyens peut faire changer les choses.

Il y a évidemment la théorie et la pratique. Le législateur a beau obliger une enquête d’incidence et une enquête publique permettant au public de s’informer et d’émettre ses observations et suggestions, la participation est faible, voire nulle ! A croire que le citoyen préfère rester mouton tout en criant au loup quand les politiques décident. Dommage.

Le projet présenté assez exhaustivement  m’a paru assez bien ficelé, en tenant compte des nombreuses contraintes techniques et environnementales dont j’ignorais les détails. Je regrette évidemment que seuls les deux tronçons prévus soient bien trop limités. Il faut évidemment un début à tout, mais je crains que les extensions futures ne se fassent jamais, probablement parce que moins rentables. Les connexions entre tram, bus et train au nord centre- ville semblent cependant bien étudiées.

Ce qui est toujours décevant est de voir les pouvoirs publics se décharger de leur mission essentielle en prétextant un manque de moyens financiers qui oblige à faire un partenariat avec le privé. On connait souvent la suite, le privé ne prend que ce qui est rentable, l’exploite à fond et quand l’outil est usé le refile au pouvoir public ! Comme par hasard, les premiers tronçons envisagés sont évidemment les plus fréquentés, donc les plus rentables…

Quoiqu’il en soit, le tram sera un plus pour de nombreux liégeois, même si il existe d’autres priorités. Gouverner c’est prévoir et la mobilité fait bien partie de cette prévoyance. Difficile donc d’être contre ce projet mais pour autant qu’il soit tenu compte de tas d’autres problématiques et notamment l’emploi. Le tram ne va pas résoudre l’énorme pourcentage de chômage  dans la ville. Il risque aussi une spéculation immobilière plus dense encore du centre- ville, avec la conséquence de rejeter les couches plus populaires vers la périphérie.

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21/05/2012

Céline Dion : la star d’une machine à fric.

Si j’aime la grande voix indiscutable de Céline Dion, je n’aime vraiment pas sa personnalité. Ce n’est pas l’émission d’hier qui m’a fait changer d’avis. Elle et son amour de René avaient, soi-disant, accepté de livrer un peu d'eux-mêmes. Pour se faire, les caméras avaient suivi sans interruption Céline et son mari,  pendant plusieurs mois, dans les coulisses du show qu'elle préparait à Las Vegas, mais aussi en famille, à la maison, dans leur voiture, leur avion.

Autant j’ai aimé réécouter ses grands tubes, autant le dit « dévoilement » de sa vie professionnelle et de maman étaient d’une superficialité navrante. Dieu que c’était « lisse », « calculé ». Bref : du « cucul la praline » ! Cette compassion confiture, cette recherche d’émotion pour une « pauvre » maman baignant dans un luxe presque révoltant, gagné grâce à des millions de fans au cœur de midinettes, à défaut de me faire pleurer, m’ont plutôt fait rire !

Ah la Céline, vrai produit d’une vaste machine commerciale où rien n’est laissé à la vraie spontanéité. Oh, c’est un beau show, mais rien qu’un show ! Pourquoi alors en rajouter en étalant une vie espèce de vie privée qu’on tente de rendre ordinaire?

Ce document avec ses images de la maman parfaite, de ses préparations de spectacles grandioses ne révélaient que la très préparée commercialisation d’une chanteuse qui devenait simple esclave de lumières et paillettes de la non-culture de Las Vegas.

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17/05/2012

Homophobie et communautarisme.

Je soutiens bien évidemment la journée contre l’homophobie parce que je suis contre toute forme de violence, de discrimination, de rejet, d’exclusion fondée sur des critères d’orientation sexuelle. La sexualité et l’affectivité sont complexes et les ramener à des distinctions entre homos, bis, hétéros ne répond pas à la réalité de vie de bien des personnes. Il m'importe finalement peu que la personne soit pensée comme homo ou hétéro.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’intense communautarisme du monde gay est une erreur. Certaines manifestations sont contre-productives  dans des sociétés où les gays possèdent déjà des droits considérables, comme la Belgique, tout en reconnaissant que dans des sociétés plus conservatrices, les rassemblements identitaires sont nécessaires à la survie et à la visibilité du groupe minoritaire. Elle ne fait, à mes yeux, qu’affirmer le stéréotype de l’homosexuel efféminé, fofolle, etc. Des manifestations comme la gay pride ne renforcent-elles pas  des discours réducteurs qui restent aujourd’hui encore très vivaces ? Beaucoup d’hommes, qui ont ou ont eu des relations sexuelles et affectives avec des hommes ne se définissent d’ailleurs pas comme homosexuels.

J’avoue aussi ne pas me sentir "appartenir" à la  « communauté gay ou LCGT » car elle me pose elle-même question, puisqu’une telle appartenance  semble supposer une unité de point de vue, des intérêts partagés, sinon une communauté de destin. Parler aussi de culture gay me parait exagéré.

Je n’oublie pas pour autant le combat à poursuivre pour la différence sexuelle encore trop bafouée ou pire encore condamnable jusqu’à  la peine de mort dans trop de pays.

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15/05/2012

Investiture de Hollande.

 

François Hollande arrive à l'Elysée.

Celles et ceux qui voyaient en Hollande quelqu’un sans envergure, un « mou », un non présidentiable, se seront fameusement trompés. Sa première journée, réglée comme du papier à musique, a été assez impressionnante. Les français, toujours nostalgiques de monarchie, auront découvert ou redécouvert les fastes républicains, à la fois grandioses mais à une sauce hollandaise simplifiée. Le nouveau monarque a voulu se montrer encore proche du peuple et a mis ainsi ses distances d’avec le bling-bling de son prédécesseur. Cette cérémonie d'investiture s'est déroulée sous le signe de la sobriété, en contraste avec celle de Nicolas Sarkozy.  En sincérité aussi, avec une simple courtoisie républicaine lors de l'adieu au président sortant.

Mais au-delà de l’apparence et du symbole, j’avoue avoir terriblement apprécié les discours tenus par le nouveau monarque. Il y avait une cohérence parfaite avec ce qu’il a martelé tout au long de sa campagne électorale. Nous n’étions plus dans les thèmes des devoirs et des droits, du mérite, de l’identité nationale, de la compétitivité. Le socialiste parlait haut de justice, d’égalité, minimisait le profit ; élevait son discours sur l’enseignement et l’émancipation sociale, la recherche. Enfin des accents de gauche ! L’austérité était rejetée comme simple fatalité. Bref, cela faisait du bien.

Reste à voir si les actes suivront les paroles. Et là, je crains un vif retour. A l’image de son avion obligé, par la foudre, de rejoindre Paris avant de reprendre un autre pour Berlin !

J’ose espérer qu’il ne suivra pas l’exemple de notre homme au papillon au rouge très terne, qui tout en osant dire comprendre les indignés, réduit les allocations de chômage. Vaut alors mieux ne pas être compris !!

Hollande comprendra-t-il mieux que le peuple qui l’a élu attend autre chose qu’un bon débarras de Sarkozy mais un vrai changement de politique française et européenne. Aura-t-il la force de ne point se laisser mener par les requins de la finance ? Si sa première journée présidentielle semblait bien mettre l’accent sur des valeurs auxquelles j’adhère, je crains que la suite soit bien plus marquée par ce que d’aucuns nomment le réalisme des marchés.

 

 

 

 

19:34 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2012

Franz-Olivier Giesbert: Guignol de l'info!

Franz- Olivier Giesbert a enfin dévoilé sa vraie face de guignol de l’info sur le plateau de Laurent Ruquier ce samedi soir. Ce soi-disant grand journaliste, actuellement directeur du « Point » ne manque probablement de culture et de talent littéraire. Sa carrière journalistique, après ses passages, entre autres, au « Nouvel Observateur » et au "Figaro" est longue et expérimentée. Son succès tient à la fois de son ton impertinent et de la qualité de sa plume, sans compter sur son art d’en faire un produit commercial.

Il est, selon moi, l’image même du journaliste qui s’est penché sur la politique avec comme seul moyen d’investigation  l’intrusion, voire la compromission, avec la gente du pouvoir. Il crie trop, comme encore hier, son indépendance pour qu’elle n’en devienne pas suspecte. A ne pas d’ailleurs oublier son audition par la police pour la publication en 2005 d'un article jugé complaisant par le juge Philippe Courroye et paru dans son journal Le Point sur le milliardaire français Iskandar Safa, recherché par la justice,  ou encore  son accusation par Christophe Donner, favori pour l'obtention du prix, d'avoir « manipulé » les délibérations du jury du Prix Renaudot au profit de Daniel Pennac qui l'a finalement emporté, choses qu’il a toujours niées.

Son leitmotiv actuel et obsessionnel sur la dette française semble masquer son incompétence totale sur les dossiers politiques.

Nous avons eu droit hier à un show très révélateur de toute une presse devenue relais de l’establishment politique. Sans pourtant avoir bu ou sniffé toute la colle qui relie les pages du Point, Giesbert s’est lancé dans une logorrhée guignolesque pour défendre son dernier bouquin. Son faux détachement d’en prendre plein la gueule était à la fois rigolo et dramatique. Voilà des gens qui pourtant formatent toute une opinion publique. Malmené par Audrey Pulvar et Natacha Polony dont on peut mettre aussi en doute la connaissance et l’indépendance politique, le bel homme a prouvé que la belle plume et l’éloquence ne suffisaient pas toujours à la crédibilité de ses propos.

La présentation de son dernier livre, Derniers carnets, scènes de la vie politique en 2012 pue le profit du quick book post élection présidentielle, mais pire ne semble que dévoiler des dits « secrets » politiques sur le Sarkozy et Hollande. Rien à voir avec une véritable analyse politique.

Pauvre citoyen que je suis, comme vous sans doute, comment encore se forger une opinion sur base d’une large information ne relayant que les gros clichés et archétypes politiques qui n’ont rien d’essentiel dans un vrai débat démocratique.

Si les guignols de l’info sur Canal+ me font bien rire, ceux de toute une presse dite sérieuse me révoltent et m’obligent à pousser mon coup de gueule de ce jour !

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04/05/2012

Pourquoi et pour qui l’austérité dite nécessaire ?

 Dans la pensée unique qui semble bien régir notre Europe, je suis souvent étonné que nous ne nous posions pas quelques fondamentaux ! Nous sommes-nous déjà posés la question : mais la fameuse dette qui demande l’austérité, elle est due à qui, à quoi ? Due à la crise ? Mais concrètement qu’est-ce ou qui a causé la crise ? Cette crise qui a débuté il y a 4 ans, n’est-elle pas le fruit d’une folle spéculation bancaire ? Des banques qu’il a fallu sauver. Mais depuis 4 ans, qu’est-ce qui a vraiment changé pour qu’elles ne jouent plus « casino » ? Nos pays doivent leur dette à qui ? Bizarre qu’un cadastre réel de cette dette ne nous est pas vraiment connu !  Aux citoyens de payer, mais qui est le responsable ? Et le comble, les têtes de cette faillite partent avec des parachutes très dorés et d’autres sont allègrement mutés, soit dans des hautes fonctions dans des organismes parallèles ou  à la tête de ministères…

Dit-on, à titre d’exemple, que la Grèce s’est principalement endettée par un surarmement ? Et ces armes sont à rembourser à l’Allemagne et à la France. Mais on préfère traiter les Grecs de fainéants !

Bizarre que Dexia qui était banque publique et ne connaissait aucun problème jusqu’à sa privatisation. Nous sommes en train de payer en milliards ses folies privées et l’Etat doit racheter son aile bancaire et bientôt renflouer ses autres secteurs par une recapitalisation de 10 milliards !! Ce n’est pas peu de chose ! Et quand il y a fuite en commission parlementaire après la visite du gouverneur de la banque nationale, c’est le scandale de l’huis-clos qui éclate. L’Etat a vendu pièce de pain cette banque et voilà qu’il doit la racheter très très cher, du style vous vendez un excellent joueur de foot et quand il a une jambe cassée, vous devez le racheter cent fois  plus cher ! De qui se moque-t-on ?

Quant au fameux exemple allemand ? Est-il exemplaire de faire gagner 400 euros à plus de 7 millions d’allemands, principalement des femmes ?

Plutôt donc que de viser l’étranger, facile bouc émissaire, de nous contenter d’émotion sur tel ou tel candidat, son physique, ses talents d’orateur, son arrogance ou son « mou », d’avoir peur d’une violence croissante, ne serait-il plus intelligent de nous poser quelques questions bien plus fondamentales et de ne pas céder à une pensée unique bien organisée par des lobbys capitalistes qui ne profitent qu’à une infime minorité pour qui la justice distributive est inexistante ou facilement « charitable ».

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03/05/2012

La presse et le débat présidentiel.

 

  En faisant le tour de la presse ce matin, nous pouvons tous constatés qu’à propos du débat présidentiel d’hier, les journaux sont comme la classe politique «  partisans ». Si la critique est plus feutrée dans la presse, elle n’en reste pas liée à leur étiquette de gauche ou de droite. Nous aurions tort de croire à leur neutralité ou à leur objectivité. Seul le Figaro ose pourtant encore croire à la victoire de la droite !

Difficile pour tout le monde d’aller à l’encontre de nos conditionnements ancrés ! Pourquoi nier qu’il n’y a pas d’objectivité ? La seule dont on peut s’approcher n’est-elle pas la conscience la plus aigüe possible de notre subjectivité ? Etonnant aussi de voir le peu d’analyse sur le fond du débat comparativement aux petites phrases acerbes et à la personnalité des candidats. La France dite d’en-haut ne voit-elle donc ce débat que comme un match de foot vu par la soi-disant France d’en-bas ? La presse menacée dans son existence doit vendre et s’incline donc à rédiger « people » pour vendre plus. Dommage. Les chroniqueurs cherchent la formule choc et il faut avouer qu’ils sont bons et redoutables dans cet exercice.

Pour nos hommes politiques, tout comme  pour nous, il serait temps de s’affranchir du complexe d’Atlas portant le monde sur ses épaules ! Ils en gagneraient en authenticité. Ne serait-il pas plus sage d’accepter un pouvoir nettement moindre que celui qu’ils croient détenir ? Ne devraient-ils pas  aussi garder plus d’énergie pour agir plutôt que de la gaspiller dans la communication stérile ?

J’avoue voir aujourd’hui la politique avec un autre regard que celui que j’ai eu tout un temps. Mon recul n’est cependant pas synonyme de désengagement. Il ne me dispense pas de ma responsabilité de citoyen, pas plus que d’accepter l’intolérable injustice sociale et économique. Je n’ai rien d’un déçu ou d’un résigné.

 

11:15 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |