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29/06/2012

Il faut changer les "entraîneurs" européens.

Etonnant de voir comment les résultats de foot, de Winbledon ou le tour de France passionnent plus les gens que leur propre sort qui se joue sur d’autres stades. Ah, ces jeux qui font oublier les enjeux bien plus importants se déroulant sur d’autres tribunes…  

Dommage que nous n’entendions pas plus de klaxons, que nous ne voyions pas plus de drapeaux pour manifester pour une autre Europe que celle dirigée par les grands entraîneurs du libéralisme économique ! 

Après le battage médiatique sportif, nous aurons encore droit à celui qui en quelques brèves minutes nous parlera du sommet européen et des taux d’intérêts du « marché », comme s’il s’agissait d’une vérité universelle. 

Qui évoquera une question fondamentale que personne ou presque ne se pose, à savoir pourquoi les Etats en sont arrivés à se financer sur le marché privé ? Voilà pourtant une question d’apparence anodine qui est bien plus lourde de conséquence sur notre portefeuille de contribuable que celle de savoir qui gagnera la coupe européenne ou le tour de France ! 

 Cette question, en apparence anodine, est pourtant lourde de conséquences sur les finances publiques et surtout pour les contribuables que nous sommes tous. 

N’est-il pas de temps de changer les entraîneurs européens qui ont pondu le fameux article 13 du traité de Lisbonne qui interdit aux Etats de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE et sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles- mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE ?  

Depuis 2 ans, la discorde et l’immobilisme règnent sur le terrain européen. Personne ne semble  assez courageux pour avouer  l’échec.  A l’exception d’ une gauche radicale dite extrémiste, personne pour se prononcer sur une vraie solution qui commencerait par rendre à la BCE le droit de faire des avances ou des prêts sans intérêts à l’Etat et aux collectivités publiques. 

J’entends déjà les « experts » rétorquer que ce jeu de  faire tourner la planche à billets va générer de l’inflation et réduire la confiance dans la monnaie.  Mais entre  la situation inflationniste précédente et celle d’aujourd’hui, quelle est la plus catastrophique ? 

Allez, Viva Espana et Italia…. Mais n’oublions pas d’envahir le terrain politique où nous pouvons être bien plus que simples spectateurs...

07:46 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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