mik dupont UA-70672535-1

29/06/2012

Il faut changer les "entraîneurs" européens.

Etonnant de voir comment les résultats de foot, de Winbledon ou le tour de France passionnent plus les gens que leur propre sort qui se joue sur d’autres stades. Ah, ces jeux qui font oublier les enjeux bien plus importants se déroulant sur d’autres tribunes…  

Dommage que nous n’entendions pas plus de klaxons, que nous ne voyions pas plus de drapeaux pour manifester pour une autre Europe que celle dirigée par les grands entraîneurs du libéralisme économique ! 

Après le battage médiatique sportif, nous aurons encore droit à celui qui en quelques brèves minutes nous parlera du sommet européen et des taux d’intérêts du « marché », comme s’il s’agissait d’une vérité universelle. 

Qui évoquera une question fondamentale que personne ou presque ne se pose, à savoir pourquoi les Etats en sont arrivés à se financer sur le marché privé ? Voilà pourtant une question d’apparence anodine qui est bien plus lourde de conséquence sur notre portefeuille de contribuable que celle de savoir qui gagnera la coupe européenne ou le tour de France ! 

 Cette question, en apparence anodine, est pourtant lourde de conséquences sur les finances publiques et surtout pour les contribuables que nous sommes tous. 

N’est-il pas de temps de changer les entraîneurs européens qui ont pondu le fameux article 13 du traité de Lisbonne qui interdit aux Etats de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE et sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles- mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE ?  

Depuis 2 ans, la discorde et l’immobilisme règnent sur le terrain européen. Personne ne semble  assez courageux pour avouer  l’échec.  A l’exception d’ une gauche radicale dite extrémiste, personne pour se prononcer sur une vraie solution qui commencerait par rendre à la BCE le droit de faire des avances ou des prêts sans intérêts à l’Etat et aux collectivités publiques. 

J’entends déjà les « experts » rétorquer que ce jeu de  faire tourner la planche à billets va générer de l’inflation et réduire la confiance dans la monnaie.  Mais entre  la situation inflationniste précédente et celle d’aujourd’hui, quelle est la plus catastrophique ? 

Allez, Viva Espana et Italia…. Mais n’oublions pas d’envahir le terrain politique où nous pouvons être bien plus que simples spectateurs...

07:46 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/06/2012

Croissance ou austérité: un faux débat!

 Après le thème de l’austérité indispensable, voici venu celui de la croissance. Tous les discours, dont les politiques nous bassinent les oreilles et le portefeuille ne cessent de considérer la compétitivité comme élément  indispensable du développement économique. Voilà bien ce qui arrange l’individualisme libéral à tous les niveaux, avec comme conséquence un accroissement de l’injustice sociale. Ne nous faisons aucune illusion, l’obsession de l’austérité, tout comme celle de la croissance, telles que vue aujourd’hui dans un contexte concurrentiel, ne peut mener  qu’à appauvrir la masse au profit de quelques puissants.

Alors que nos édiles légifèrent de plus en plus sur la  « morale » personnelle, ils oublient l’éthique collective. L’écart entre individualisme  et solidarité se creuse  en maximalisant celui entre principe et réalité.

Suis-je dans l’utopie en pensant qu’il  existe un moyen de mieux allier en politique, comme sur le plan personnel,  individualisme et solidarité ? Sans nier que nous sommes tous des « égocentrés », nous sommes aussi tous favorables à autrui.

Si j’entends parfois ce discours chez des partis qui se disent humanistes, je constate une pratique toute autre. Solidarité et individualisme seraient-ils devenus impossibles dans nos sociétés occidentales ? Comment les rendre à nouveau compatibles ?

Il ne suffit pas de circonscrire de plus en plus une éthique individuelle respectant celle de l’autre, faut-il encore avoir le courage de circonscrire également toute une éthique collective favorable à autrui !

Si avec raison, nous pouvons voir condamner le racisme, la pédophilie, le harcèlement sexuel ; s il est bien de  légaliser  l’avortement,  l’homosexualité, l’euthanasie, etc,  il est pour le moins bizarre  de voir encore légalisée la concurrence économique dont pourtant  l’ensemble de ses actions sont très dommageables  à une majorité de citoyens !

Ne faudrait-il pas rendre illégal ou du moins freiner  l’appétit de pouvoir des plus puissants et réguler les comportements de masse nuisibles à autrui. Il  s’agirait, par exemple d’instituer des seuils maximums de patrimoine et de revenus et de limiter le nombre de postes d’administrateurs tenus par un même individu dans des conseils d’administration d’entreprises.

Est-ce rêver de voir se concrétiser un nouvel enjeu qui  consisterait à remplacer les repères traditionnels, de plus en plus perdus au cours de l’industrialisation et de l’atomisation sociale, par une meilleure éthique collective ?

A quand un autre discours que celui de la frénésie de la croissance ou de l’austérité ?

Le besoin d’accumuler ne fait en rien survivre le collectif, bien au contraire il le tuera à long terme.

Ma vision, probablement naïve,  est autre.  Elle rejoint celle d’Albert Jacquard, brillant écrivain et biologiste,  qui disait : « La liberté n'est pas la possibilité de réaliser tous ses caprices ; elle est la possibilité de participer à la définition des contraintes qui s'imposeront à tous.  » ou encore : « Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l'ensemble des habitants de la Terre.  »

Je vieillis et si je peux moins m’engager qu’auparavant, mon objectif est encore à l’image du sien : il  n'est pas de construire la société de demain, mais de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui.

09:09 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/06/2012

Inégalité scolaire et quartier de vie.

 Si les facteurs de l’inégalité scolaire sont multiples et complexes, il en est un que révèle une récente étude de   l’Iweps (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique), le Service du pilotage du système éducatif et l’Observatoire de l’enseignement supérieur. A savoir : Les parcours scolaires diffèrent selon le quartier de vie. Plus l’indice socio-économique (ISE) d’un quartier est élevé, plus les jeunes qui y vivent achèvent leurs primaires à l’âge attendu (12 ans au plus). A contrario, les enfants qui habitent un quartier à l’ISE plus faible affichent un taux de retard scolaire plus élevé que la moyenne.

Voilà qui en période électorale est intéressant !  Nos édiles communaux devraient, plutôt que de vanter leur politique «  bling bling » et mettre en avant des réalisations qui n’ont en rien amélioré des quartiers défavorisés ou alors en ont chassé la classe populaire, s’atteler à l’emploi. Eux qui souvent sont aussi des représentants de partis au niveau fédéral devraient combattre des mesures, comme celles encore de la diminution des allocations de chômage. Laisser des familles dans la précarité, c’est aussi briser l’avenir des enfants qui ne sont en rien responsables du milieu dans lequel ils naissent.

Veiller aux quartiers de vie et offrir aux gens un revenu décent, c’est aussi lutter contre l’inégalité scolaire.

Comme liégeois, je ne suis pas certain que tout le fric dépensé pour le tour de France, pour obtenir une expo universelle, pour avoir une ligne de tram très limitée, pour favoriser des hôtels de luxe, etc, soit de nature à favoriser le bien-être et le mieux vivre de toute la population, sinon de quelques privilégiés !

08:51 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2012

A propos du film: " A perdre la raison".

Ce film inspiré de l’affaire Geneviève Lhermitte pose beaucoup de questions. Le cinéaste a beau insister sur le caractère fictif de son scénario, il est difficile, lorsqu’ on a suivi le procès Lhermitte, de s’en détacher. J’ai aimé ce film qui aborde le thème délicat de tout un processus affectif qui peut aboutir à l’ignominie. Comment un être humain « aimant », en l’occurrence ici Murielle,  peut-elle en arriver à tuer ses enfants ?

 Murielle et Mounir s'aiment passionnément. Depuis son enfance, le jeune homme vit chez le Docteur Pinget, qui lui assure une vie matérielle aisée. Quand Mounir et Murielle décident de se marier et d'avoir des enfants, la dépendance du couple envers le médecin devient excessive. Murielle se retrouve alors enfermée dans un climat affectif irrespirable, ce qui mène insidieusement la famille vers une issue tragique. L’omniprésence de ce médecin « tyran » semble empêcher toute relation en dehors de lui. Serait-elle la cause du drame final ? Le film fait de ce médecin  un personnage méprisable et détestable. Cela manque de nuances. Est-il seul responsable de l’autarcie familiale ?

Ce film est bien monté. Il est pudique. Le mélo est évité. L’interprétation est magistrale. On en ressort bouleversé. Rien ne peut bien évidemment admettre de tels crimes, même pas une tentative de compréhension. Nous pouvons cependant, comme le cinéaste, poser la question du processus amenant à des actes aussi dramatiques et incompréhensibles.

Mais peut-on, même en précisant que le film est une fiction, se saisir d’un fait divers aussi récent ? Ces personnes n’ont-elles pas le droit à l’oubli ? Je comprends leur réaction de colère. Le public aura le réflexe de ne point y voir la fiction. Là est pour moi le danger. Il y a bien confusion  qui met en cause la protection de la vie privée du criminel, de sa famille, de l’entourage.

Le cinéma semble de plus en plus inspiré ces derniers temps par les faits divers.  Les films précédés de la mention « inspiré de faits réels » s’amoncellent : «  Omar m’a tuer », «  Présumé Coupable », « Possessions », «  38 témoins »,  pour n’en citer que quelques-uns.

Le piège à éviter serait d’y voir la réalité de façon objective. Pour ce film encore, si nous sommes amenés à réfléchir sur la source de dérèglements psychologiques, n’oublions pas que cela reste une affaire de cinéma !

11:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/06/2012

Tracts ou traquenards électoraux?

elections.jpgLes tracts électoraux en vue des élections communales d’octobre commencent déjà à encombrer nos boîtes aux lettres. Attendez-vous aux slogans faciles et qui ne veulent rien dire. Je viens d’en recevoir un d’une sénatrice et conseillère communale MR dont justement le slogan m’a fait rire : «  LIEGE A BESOIN D’OXYGENE » ! Plus anodin que ça tu meurs ! Moi, je trouve qu’elle ne manque pas d’air cette candidate. En plus de nous le pomper, nous savons que le MR nous pompe aussi notre fric au profit des banques et grands financiers ! La fille à papa, en plus de ses mandats politiques a aussi un bureau d’avocats qui tourne bien et où d’ailleurs je suppose qu’elle exerce avec plus de compétence qu’en politique. La suite de son tract électoral est aussi creux que son slogan. Les grandes saintes litanies se poursuivent : «  Ensemble, bâtissons Liège, une Ville prospère, rayonnante, épanouie » !!!  Ou encore   «  que chaque quartier retrouve son éclat » Un peu, sans doute à l’image d’une poudre « dash »!Fou ce que les mots « ensemble » ou « votre bourgmestre » ou «  à votre service » vont encore fleurir pour aussitôt faner  les élections finies.

A cette « brave » et encore jolie sénatrice, toute épanouie et bien maquillée, qui se fait glisser à prix non négligeable ( investissement rentable) dans toutes les boîtes aux lettres de la Cité ardente, je lui dirai que ces beaux mots ne diront rien à celles et ceux qui n’y trouvent pas d’emplois et dont elle ne parle pas d’ailleurs pas.

Ah ces tracts électoraux! Ils sont de plus en plus de véritables traquenards. En tout cas, pas question de tomber dans le piège des blablas creux lorsque je mettrai mon petit point sur une liste électorale !

 

17:38 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/06/2012

"De rouille et d’os"

 

Je pensais aller voir un très bon film tellement les critiques étaient élogieuses. Eh bien, je me suis fait « chier » au point de sortir  après une heure de projection ! Les scintillements de l’eau, le soleil n’y ont rien fait. C’est bien du cinéma français où tout est mesuré, pensé, calibré mais  finalement sans grande saveur. Un faux lyrisme lent qui manque cruellement de spontanéité et de fraîcheur.  Le thème, pourtant passionnant du handicap, est, selon moi bâclé.

Le film narre la rencontre d'Ali, un bagarreur à gros biscotos passionné de boxe thaï (Matthias Schoenaerts) et de Stéphanie, une fille canon ex-dresseuse d'orques récemment amputée des deux jambes (Marion Cotillard). L’interprétation est honnête mais sans plus et je trouve que la très vantée Marion Cotillard surjoue. Je suis resté presqu’insensible face pourtant à deux handicaps terribles : un physique et un  moral (le personnage d'Ali, incapable d'exprimer ses sentiments).

Alors que j’avais adoré  le film précédent, "Un prophète", d’Audiard qui m’avait vraiment pris aux tripes, autant je suis resté froid et indifférent  à son  "De rouille et d’os" au point donc de n’avoir pas eu la patience d’attendre la fin du film !  A vous de juger si vous allez voir ce film qui n’est pas ni un navet, ni un chef d’œuvre…

 

21:29 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |