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21/08/2012

La « démagogie » de l’égalité…

 Est-ce l’âge, l’expérience ou une acuité plus vive qui me fait penser et dire que vouloir l’égalité pour tous  relèvent de l’utopie et de la démagogie ?  Ce qui orne le fronton des bâtiments publics à propos de l’égalité, les discours que  «  pondent » tant d’hommes et de femmes  à propos du constat des multiples disparités et inégalités entre les êtres humains semblent bien vains. Depuis la nuit des temps les inégalités demeurent.  L'utopie politique remonte l'histoire à rebours, elle célébrait déjà la " vertu " citoyenne des Grecs et des Romains.

L’utopie ne me gêne pas. Bien au contraire. Elle a été et reste facteur de progrès. Elle est source de luttes. Sans jamais être parvenue à établir la Cité où règnent  la paix et l’harmonie sociale, elle a contribué à l’améliorer.

Ce qui me gêne, voire m’enrage, est de constater combien cette utopie fait l’objet de récupération religieuse ou politique. Elle devient doctrinaire ou « régime » politique. C’est alors, à mes yeux, qu’elle se fait démagogique. Elle devient en pratique bureaucratie plus intéressée par son propre pouvoir que par le bien-être et l’auto-détermination des populations, par leur émancipation matérielle, intellectuelle, culturelle et spirituelle.

Mais comment lutter à la fois contre, le religieux, l’individualisme libéral, le communisme ou le  socialisme  de façade ?

Les religions ont toujours été des sources et des  prétextes de guerres. Le libéralisme montre, aujourd’hui plus qu’hier, combien il est un échec économique qui engendre d’énormes inégalités sociales. Nous sommes loin d’une réussite  de la Révolution d’Octobre 1917, belle tentative mais énorme  échec  pour établir une société égalitaire et autodéterminée.

Peut-on espérer une autre  société que celle où nous avons pris l’habitude de jouer des coudes pour se frayer un passage ? Pouvons-nous créer l’exploit d’abandonner individuellement ou collectivement nos « mécanismes appelés « jalousie », « servilité »,  « indifférence », « goût du pouvoir », etc. ?

Quelle véritable égalité établir quand une simple observation de « monsieur tout le monde » permet de constater tant de disparités et d'inégalités entre les êtres humains qui ne sont pas tous du même sexe, n'ont pas la même taille, le même poids, la même santé,  la même couleur de peau, la même langue,  la même espérance de vie, la même qualité de vie,  le même quotient intellectuel, le même moule familial ? Comment rendre égalitaires  toutes ces différences dont pourtant nous un bon nombre de nous s’accordent sur la richesse qu’elles représentent ?

Je ne veux point voir de solution dans une douce utopie pas plus que dans  la démagogie politicienne ou encore dans des revendications sources d’autres inégalités. Je ne veux pas céder non plus dans l’émotionnel bon marché ou l’analyse irrationnelle.

Je me sens alors « perdu », comme sans doute La Fontaine qui avait tout compris dans sa fable « Les animaux malades de la peste » ou Balzac dans sa «  Comédie humaine » et bien d’autres encore.

Mais il faut bien poser des choix ! Alors, un peu en désespoir de cause, je choisis ce qui me parait être, si pas le meilleur, le moins mauvais : le communisme, mais pour autant qu’il surmonte son espèce de totalitarisme dogmatique, qu’il reconnaisse le caractère oppresseur de son passé encore présent !  Marx, lui-même, avait vu le danger des convictions, devenues chaînes, dans  lesquelles notre intellect forge faussement nos consciences.

Je préfère pourtant  l’utopie communiste à celle du capitalisme. Comme disait Sartre il contient  «une puissance de libération énorme».  . Face à l’individualisme régnant, il défend le fait que le bonheur est dans la coopération et la solidarité.

Mais la vraie libération de l’homme se fera surtout par son intelligence, son sens critique, sa capacité de se libérer de toutes les choses qui inconsciemment le gouvernent et sa capacité de dépasser son repris sur soi ! Et pour cela : Priorité à l’éducation et à l’accès à la culture la plus large possible.

"Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas." Oscar Wilde.

 

09:30 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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