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25/10/2012

À propos de la fermeture de Ford à Genk. De l'émotion à la révolution ?

 Toute la presse belge s'émeut de la fermeture de Genk, la  comparant avec la liquidation de la Sabena. S'émouvoir c'est bien, mais que véhicule en permanence cette presse? Une forme de pensée unique dictée, non par l'investigation, mais simplement par des clichés bien orchestrés par ceux qu'aujourd'hui elle dénonce. Même la Dernière Heure dénonce : "Le cynisme des grandes multinationales n'a d'égal que le dédain qu'elles portent aux travailleurs, mais aussi aux politiciens, qu'ils considèrent comme quantité négligeable et qu'ils dominent".

Mais après cet émoi, c'est la même chanson qui revient avec l'éternel refrain des patrons sur la "compétitivité"! Une compétitivité créée par le libre marché sauvage d'un système capitaliste et libéral. Qui ose encore plaider pour une renationalisation des grands leviers économiques, comme la sidérurgie, l'énergie, l'automobile et le secteur bancaire? Ceux qui le font sont vite traités de rêveurs, voire de staliniens!

Qui ose encore plaider pour une Belgique Unie? Tous les partis se sont régionalisés, à l'exception du PTB.  Qui se pose la question de savoir si  la fuite des investissements n'est pas, en partie due à la crainte d'aller dans un pays dont une partie des dirigeants annonce la fin prochaine?

Les grands patrons  ont l'air de se foutre de nous appauvrir en réduisant nos possibilités de consommation, trouvant probablement un marché de plus en plus intéressant dans les pays émergeants. Cela durera probablement le temps que les ouvriers là-bas prennent conscience de leur exploitation. En attendant, ils se seront remplis les poches, comme ils l'ont fait du temps des colonies!

Et pendant ce temps, notre gouvernement se contente de mettre des sparadraps  sur les plaies sociales avec un  PS édulcoré à la solde d'une médecine bleue qui prétend avoir le remède alors même qu'elle est à la source de la maladie!

Et que dire de l'Europe qui sous couvert d'harmonisation crée un système libéral de concurrence entre villes, régions, Etats, dont découle cette compétitivité à outrance .On n'entend très peu " L’Alliance progressiste des socialistes & démocrates au Parlement européen (S&D)", qui n'a d'ailleurs de progressiste que le nom. Et ce n'est pas sa représentante PS wallonne  Véronique de Keyser  (bien brave mais très "caviar"),  qui est l'une des 9 vice-présidents,  qui fera le poids dans cette nébuleuse rose pâle! Hélas, le groupe de  la Gauche unitaire européenne  n'a aussi d'unitaire que le nom et se montre souvent divisé.

A quand donc, un nouveau modèle de développement rompant avec le néolibéralisme, visant à créer un « espace social commun » et une politique de co-développement et de coopération « équitable ?

L'espoir ne peut venir que de la conscientisation et de la lutte de la classe ouvrière. Doit-on attendre qu'un jour Monsieur Di Rupo et ses ouailles s'étonnent de  s'entendre dire au 16, rue de la Loi : Non, Messieurs les Ministre, ce n'est pas une manifestation, c'est une révolution!!!

 

08:27 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/10/2012

Prix Nobel de la paix à l'Union Européenne: pas très sérieux!

 L'Europe en tant que UE 27 date de Maastricht et donc de 1991. Jusque-là, et depuis 1945, on dira que c'est l'arsenal soviétique de milliers de têtes nucléaires opposé à l'atlantiste qui a plutôt refroidi l'Europe de lever le petit doigt et aucunement l'EU. Elle n'existait que comme communauté du charbon et de l'acier, par le traité de Rome de 1957. Ensuite, ce fut la  CEE qui fut communauté économique européenne avec EEE, Espace économique européen.

Le comité norvégien du prix souligne la contribution de l'UE «pendant plus de six décennies, à l'avancement de la paix et de la réconciliation, de la démocratie et des droits de l'homme en Europe.» Pas très sérieux ou alors ce Comité ignore quelque peu l'histoire de l'UE!!

L'UE n'est pas un rempart contre les atteintes aux droits fondamentaux et des libertés (renvoi de demandeurs d’asile déboutés à tort vers des pays où ils sont en danger, silence complice sur des violations graves commises par des régimes pour préserver des intérêts économiques et des relations diplomatiques). Quelles sanctions possède l'UE pour ceux qui passent outre, qui violent les droits humains et leurs engagements ?

Bref, un machin de banquiers, aucunement des peuples, ni du social (les inégalités n'ont fait qu'empirer depuis 1989 avec Maastricht, Nice et Lisbonne), ni de la santé (Cuba dépasse notre espérance de vie désormais), ni  culturel, ni politique (utilisation des Néo Nazis en Grèce pour aider une police débordée) ni religieuse,  etc.

Relativisons donc FORTEMENT ce prix, qui pour moi n'est pas ni justifié, ni mérité!!  Par contre, s'il y avait un Nobel du double langage, elle  le mériterait!

18:52 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/10/2012

Ma petite analyse après les élections de dimanche.

 

  Nous Wallons, avons la fâcheuse habitude, de ne pas assez regarder ce qui se passe en Flandre! Si l'objectif de la NVA était de bien s'ancrer sur le terrain local et faire d'Anvers un symbole fort pour engager encore d'avantage le séparatisme, il est assez bien réussi. Il faut cependant relativiser, car la victoire en voix est nettement moins spectaculaire qu'annoncée et est en grande partie due au siphonage des voix du Vlaams Belang. Il n'empêche qu'au- delà d'un succès séparatiste, ce parti cache bien une politique anti sociale et extrêmement droitière dont les travailleurs et la classe moyenne ne sont pas toujours conscients. De gauche véritable, il y en a encore moins en Flandre que chez nous! Le SP.A est encore plus libéralisant que le PS, ce n'est pas peu dire!  A côté donc du nationalisme flamand en progrès évident, n'oublions pas ce virage est  très libéral, malgré la perte d'un Open VLD très mal conduit.  Wallons et Bruxellois ne doivent pas être naïfs. Le séparatisme est aussi prétexte pour un "détricotage" de la sécurité sociale. Pour ne pas ouvrir cette brèche, il faut une union des tous les travailleurs, du nord, du centre et du sud. Le PTB flamand reste le seul signe d'espoir pour la gauche. Il a marqué des points, mais en restant réaliste, il lui reste encore à convaincre une grande partie des travailleurs séduits par le discours populiste de la NVA.  Attention aux élections prochaines de 2014. La droitisation de la Flandre est grandissante.

Du côté francophone, c'est probablement Ecolo qui sort assez gagnant.  Chaque parti peut cependant se proclamer victorieux tant les situations sont variées. Ce parti, en tout cas, démontre par ses manœuvres très partisanes qu'il est un parti comme les trois autres; aussi opportuniste et surtout à la recherche de mandats bien payés! Le pouvoir pour le pouvoir passe allègrement avant l'idéologie verte! Le PS, si moins droitier qu'en Flandre, refuse, comme vient encore de le faire Laurette Onkelinx, sa mise en question par la montée et le succès indiscutable du PTB. Certes, ce parti auquel j'adhère a, lui aussi, du chemin à faire et du boulot pour convaincre, mais le succès de cette élection est encourageant. Non seulement il lui faudra continuer sa force de résistance mais aussi sa force de propositions alternatives, encore trop considérées comme irréalistes, voire archaïque par ses détracteurs libéraux ou par une gauche "caviar" ou "bobo" très accommodante et accommodée à la droite ou au centre libéral.

Une élection communale reste bien locale, mais nous ne pouvons oublier que la grande majorité des élus sont bien des gens de partis. Facile de rejeter sur le dos d'un autre pouvoir ce qui ne va pas ou n'a pas été, alors même que ces partis y siègent! Facile de dire, comme A. Mathot à Seraing, qu'il est impossible de trouver 1 milliard pour la sidérurgie, alors que son parti au gouvernement va bien devoir trouver encore dans les prochains jours 5 à 6 milliards pour Dexia! Ces "grands" nous dirons toujours que nous faisons des raccourcis faciles, que le libre marché est inéluctable, que nous devons répondre aux normes libérales de l'Europe. Mais qui siègent aussi à l'Europe?  

Convaincre qu'une autre politique est possible est un combat difficile. Il est évidemment compréhensible que chacun voit sa petite personne, la protège. Il est plus facile de dire " tous les mêmes" que de s'engager à faire bouger les choses. Faudra- t-il attendre une dégradation comme celle de Grèce ou d'Espagne pour que l'individualisme se transforme en force de solidarité? Le taux d'abstention prouve que le grand "gagnant" des élections est probablement le désintérêt de pas mal de gens vis-à-vis de la politique. Cela arrange bien la droite. Je me dis souvent, en lisant "facebook" et  les futilités considérées comme primordiales, que d'autres doivent s'en réjouir  pour mieux asseoir leur pouvoir et leur profit.

Mais je suis de ceux qui croient encore en la possibilité d'un monde meilleur et en la capacité de mobiliser, de conscientiser, d'aller au-delà des clichés d'une pensée unique dont les médias, hélas, se  et nous nourrissent.

 

22:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/10/2012

Préaccord électoral à Liège.

Le petit poucet (CDH) fera certainement encore le bonheur de l'ogre PS.  Un préaccord viendrait donc d'être signé pour reconduite une alliance que les liégeois qui désirent une autre politique apprécieront!  Faire de la Cité ardente une grande métropole libérale au profit des multinationales et du tourisme de luxe n'aura donc point besoin de l'oxygène  bleu que Madame Defraigne aurait voulu partager! Qu'elle  ne s'afflige pas. Le pigment de sa couleur sera bien présent, mais sans qu'elle en touche les bienfaits oxygénés de quelques échevinats. Le petit poucet CDH, lui, en profitera. Qu'importe qu'on le méprise et qu'on le pille. L'important est d'être radicalement au pouvoir. Le petit marmot fera le bonheur de sa famille adoptive socialiste dans laquelle il perçoit sa rente alimentaire. Avec une perte prévue de sièges, il lui faudra sans doute la réduire et laisser sur la route quelques enfants au faible score, trop ambitieux ou pas assez brillant.

Et  NOUS dans tous ces arrangements entre  les "élites"? Aux slogans faciles d'une ville dont nous serions fiers de montrer à des invités (mais à qui nous ne pourrons plus payer qu'une Jupiler) succédera  la dure réalité d'une ville où le chômage sévit, où des travailleurs, comme ceux d'Arcelor-Mittal, seront encore sacrifiés sur l'autel de la concurrence déloyale du profit avant tout. Nos bureaux de poste, nos services publics seront la proie d'une libéralisation contraire à une ville conviviale  au visage humaine que d'aucuns osent prétendre défendre.

Le bien-être à Liège ne peut arriver que par un changement radical de politique basé sur une réelle concertation avec les résidents et les associations indépendantes, sinon les chœurs de notre bel opéra rénové ne pourront que chanter le requiem du peuple et l'alléluia des promoteurs immobiliers et autres bien servis par nos beaux et gentils prometteurs d'aujourd'hui et pour qui vous comptez moins que le profit!

Désolé Willy, mais je ne voterai pas samedi pour toi ou un de tes alliés, je voterai pour un porteur de projet dans la lutte, je voterai PTB+!  Un petit moustique dans la ruche mielleuse du pouvoir sera bien utile...

 

10:19 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |