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05/05/2013

REPENSER LA GAUCHE ET AGIR...

drapêau rouge.pngAprès ma petite anecdote sur le pain saucisse de notre mayeur Demeyer, il est peut-être utile d'élever un peu le niveau du débat!!!

 

Comment concilier pensée et action? Comment oser la réflexion qui tente de décoder un passé et de construire un avenir meilleur?

 

Je ne suis pas de ceux qui s'engagent sous de simples slogans, aussi sympathiques soient-ils.

 

Comment écouter les masses qui  par manipulation, bien plus que par nature comme d'aucuns le prétendent, sont empêchées de penser par elles-mêmes et se résignent trop souvent à suivre les directions de ceux qu'on appelle les gens cultivés?

 

La pensée est indispensable à l'action. Elle me parait pourtant de moins en moins pratiquée. Les masses subissent une vidange de cerveaux via des médias qui véhiculent des conneries et font miroiter le bonheur par le paraitre et l'avoir. Les hommes politiques et d'action n'ont plus le temps de réfléchir par eux-mêmes et font appel en permanence à des "experts" et même à des "plumes" pour exprimer non plus des idées, mais des formules à succès.

 

La crise économique que nous vivons réveille notre conscience collective. Suffira-t-elle à analyser et choisir au mieux les bases sur lesquelles notre société aurait une meilleure justice distributive. Le bonheur est autre chose et nul système ne peut le procurer.

 

Le point central est de savoir s'il faut se fonder sur la propriété privée ou sur celui de la propriété collective des moyens de production.

 

Personnellement si j'opte clairement pour la deuxième option, j'ai assez de sens critique et historique pour me méfier de tout système. L'anarchie me tente, mais elle ne peut instaurer qu'en rêve irréaliste  une société plus "juste". Nous n'avons encore rien trouvé de mieux que le droit, à condition qu'il soit évolutif, pour l'indispensable organisation pacifique d'une société.

 

Je choisis donc le socialisme marxiste. Mais attention, ce choix n'est pas un choix inconditionnel.

Il ne suffit pas de démontrer l'échec du capitalisme et l'imperfection, voire le total échec, d'un état social fondé sur la propriété privée des moyens de production pour en conclure que tout irait mieux et serait idéal dans un système communiste. Ce système doit aussi accepter la critique et ne point s'enfermer dans un dogmatisme aveugle. La vérité n'est pas  l'apanage de la science prolétarienne. La pensée marxiste est pour moi source de réflexion et d'action, qui a encore aujourd'hui toute sa valeur. Je m'en détache cependant dès qu'elle devient guide doctrinaire et refuse de voir et d'admettre ses faiblesses.

 

Faire croire aux masses que le système communiste libère de tous les maux terrestres relève de la malhonnêteté intellectuelle. Qu'il soit préférable au libre marché, au capitalisme sauvage ou même  au dit capitalisme social, ça je le crois.

Mais cette préférence doit être justifiée par une véritable réflexion critique qui dépasse les simples invectives et slogans faciles. Laissons cela à Madame Le Pen!

 

La vraie gauche, celle dite décomplexée, à laquelle j'adhère, n'aura de succès que si elle parvient à argumenter sur base d'une analyse du monde actuel et non sur une série d'arguments élimés.

 

Le PS, lui, ne peut que décevoir. Il n'a plus rien de commun avec l'idéal de partage. Il s'est mis sur la même longueur d'onde que celle du libéralisme social. Pire, il en est devenu le valet.  A force d'être au pouvoir, ses élites et les alimentaires qui en dépendent ont fini par former une classe coupée des réalités du peuple et  comme Marx le prédisait avec justesse: « Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général.  »

 

Le PS et le MR ne se distinguent plus. Ils se proclament hypocritement différents, mais sous le couvert de créer la richesse pour mieux la partager, se cache une politique ne visant que les intérêts particuliers d'une classe dominante restreinte.

 

Il est temps de changer nos politiciens. Il est temps de redire que la richesse est essentiellement le fruit de la production des travailleurs, sans nier d'autres facteurs comme ceux du sol et du capital.

 

Ne nous laissons pas trompés par un discours qui prétendrait que le capitalisme a haussé les conditions d'existence des masses à un degré de bien-être que nos ancêtres n'auraient jamais pu soupçonner. C'est faux. Cette amélioration est due à des luttes collectives de travailleurs que le capital n'a  pu diviser.

 

Il est temps de repenser la gauche, mais aussi d'agir!

 

21:59 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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