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16/05/2013

Tous ensemble, tous ensemble....

 

ptb +.pngQuand je vois toutes les dénonciations de gens qui en ont marre des injustices salariales, qui en ont marre des magouilles, qui en ont marre des riches qui profitent du système, qui en un mot en ont marre d'être exploités,  je me demande pourquoi alors ils se tournent toujours vers des partis politiques où leurs doléances ne se traduisent que par des promesses dont ils savent qu'elles ne sont qu'attrape voix! Ou alors recherchent  dans les mouvements politiques d'extrême droite surfant sur le racisme  pour montrer l'étranger comme bouc émissaire de la crise économique. Les Le Pen, Modrikamen et cie ne vivent (et ils vivent bien) que sur le dos des mécontents  sans proposer de réelles alternatives d'égalité et de fraternité.

 

Face à la pression du capitalisme, face à une misère savamment entretenue par des pays dominants, comme les USA ou par une très petite classe détenant le gros du capital, la seule alternative qui s'impose est, selon moi, l'établissement d'une économie marxiste revue et corrigée en fonction des dérives passées. Elle est moins utopique que ce que les nantis  et bandits de Wall Street veulent nous faire croire et certainement moins dangereuse que le sous-développement chronique  dans lequel  ces responsables de la crise nous entraînent.

 

Mais l'intoxication, tellement bien relayée, sur le fait que  réclamer des hausses de  salaires mène à la catastrophe et crée un désert économique  empêche des mouvements de rébellion et maintient un système capitaliste où le faible coût de la main d'œuvre ne fait que profiter à une petite classe dominante. Les premiers profiteurs du chômage sont ceux qui le provoquent  car ils savent que lorsque le chômage est roi les travailleurs hésitent à réclamer des hausses salariales.

 

Les partis de gauche ont intégré la classe dominante. Incapables  de présenter de nouvelles formules d'organisation sociale, ils ont ruiné l'Etat. Effrayés par la concurrence des pays émergents et l'instabilité du Moyen Orient, ils pataugent dans des  petites réformes qui ne s'articulent plus autour des vertus civiques de l'égalité sociale. Après avoir épuisé l'Etat providence et ses vices d'assistanat en feignant d'ignorer par intérêt électoral que la richesse  était le fruit des travailleurs, ils ont livré  leur électorat de base à la voracité du grand capital. Et le comble est qu'ils sont aujourd'hui en train de transférer une bonne partie des subsides prodigués par l «État-papa» à des banques, des multinationales !  Quel gâchis!

 

Il faudra bien un jour admettre ce gâchis, aussi pitoyable à gauche, que ne l'a été le libéralisme social. Il faudra aussi pour la gauche radicale et marxiste accepter  l’échec des révolutions communistes, de leurs promesses et de leur grandeur, de leurs horreurs et de leurs erreurs. Sans cette critique interne, encore bien trop timide, la droite gagnera en fustigeant trop facilement la gauche qui peine encore trop à se libérer de  la reconnaissance des échecs passés pour affirmer son renouveau. Au moment où la mondialisation capitaliste démontre ses limites et ses échecs, il faut oser, en ne niant pas l'histoire, remettre le combat communiste en marche. La référence marxiste n'est pas obsolète. Elle est un classique mais aussi un large chantier à encore exploiter. Elle est, en tout cas, une source non seulement de pensée mais aussi d'action. Et c'est de l'action dont nous avons surtout besoin.

 

Remobilisons les travailleurs, soutenons les dans leurs justes combats. Cessons de  les critiquer quand ils font grève et que nos petits égoïsmes sont atteints. La richesse c'est eux qui la produisent.

 

Resserrons les rangs:  tous ensemble, tous ensemble….

 

10:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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