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31/05/2013

"Je ne fais pas de politique"!

Je suis toujours déçu d'entendre: "moi, je ne fais pas de politique!" Politique rime souvent pour ces gens à magouilles ou à quelque chose dont ils ne peuvent vraiment s'occuper par faute de temps, faute d'intérêt ou simple acceptation que cela les dépasse et qu'ils n'ont aucun pouvoir pour faire changer la société.

Mais faire de la politique est bien plus simple que souvent imaginé. Faire de la politique c’est surtout un état d’esprit permanent : celui de réfléchir à des idées, des projets pour la société.

Si vous avez cet esprit. Si vous osez sortir de votre petite bulle égocentrique, égoïste. Si vous osez aller  au-delà des conventions et connaissances établies, à votre pensée succédera naturellement l'action nécessaire au changement.

Ne confondons pas politique et « politicailleries », comme trop souvent au vu des dits professionnelles de celle-ci. Ne nous résignons pas à laisser aux seules mains des élus ce qui influence notre quotidien. Une vraie démocratie n'est pas seulement celle qui est dite représentative. Elle s'exerce dans des équilibres de force entre partis, syndicats, groupes de pression, associations.

Ce n'est pas en critiquant tout en restant dans votre petit coin que vous pourrez faire changer ce qui ne vous plait pas et estimez injuste…

20:52 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2013

Tous ensemble, tous ensemble....

 

ptb +.pngQuand je vois toutes les dénonciations de gens qui en ont marre des injustices salariales, qui en ont marre des magouilles, qui en ont marre des riches qui profitent du système, qui en un mot en ont marre d'être exploités,  je me demande pourquoi alors ils se tournent toujours vers des partis politiques où leurs doléances ne se traduisent que par des promesses dont ils savent qu'elles ne sont qu'attrape voix! Ou alors recherchent  dans les mouvements politiques d'extrême droite surfant sur le racisme  pour montrer l'étranger comme bouc émissaire de la crise économique. Les Le Pen, Modrikamen et cie ne vivent (et ils vivent bien) que sur le dos des mécontents  sans proposer de réelles alternatives d'égalité et de fraternité.

 

Face à la pression du capitalisme, face à une misère savamment entretenue par des pays dominants, comme les USA ou par une très petite classe détenant le gros du capital, la seule alternative qui s'impose est, selon moi, l'établissement d'une économie marxiste revue et corrigée en fonction des dérives passées. Elle est moins utopique que ce que les nantis  et bandits de Wall Street veulent nous faire croire et certainement moins dangereuse que le sous-développement chronique  dans lequel  ces responsables de la crise nous entraînent.

 

Mais l'intoxication, tellement bien relayée, sur le fait que  réclamer des hausses de  salaires mène à la catastrophe et crée un désert économique  empêche des mouvements de rébellion et maintient un système capitaliste où le faible coût de la main d'œuvre ne fait que profiter à une petite classe dominante. Les premiers profiteurs du chômage sont ceux qui le provoquent  car ils savent que lorsque le chômage est roi les travailleurs hésitent à réclamer des hausses salariales.

 

Les partis de gauche ont intégré la classe dominante. Incapables  de présenter de nouvelles formules d'organisation sociale, ils ont ruiné l'Etat. Effrayés par la concurrence des pays émergents et l'instabilité du Moyen Orient, ils pataugent dans des  petites réformes qui ne s'articulent plus autour des vertus civiques de l'égalité sociale. Après avoir épuisé l'Etat providence et ses vices d'assistanat en feignant d'ignorer par intérêt électoral que la richesse  était le fruit des travailleurs, ils ont livré  leur électorat de base à la voracité du grand capital. Et le comble est qu'ils sont aujourd'hui en train de transférer une bonne partie des subsides prodigués par l «État-papa» à des banques, des multinationales !  Quel gâchis!

 

Il faudra bien un jour admettre ce gâchis, aussi pitoyable à gauche, que ne l'a été le libéralisme social. Il faudra aussi pour la gauche radicale et marxiste accepter  l’échec des révolutions communistes, de leurs promesses et de leur grandeur, de leurs horreurs et de leurs erreurs. Sans cette critique interne, encore bien trop timide, la droite gagnera en fustigeant trop facilement la gauche qui peine encore trop à se libérer de  la reconnaissance des échecs passés pour affirmer son renouveau. Au moment où la mondialisation capitaliste démontre ses limites et ses échecs, il faut oser, en ne niant pas l'histoire, remettre le combat communiste en marche. La référence marxiste n'est pas obsolète. Elle est un classique mais aussi un large chantier à encore exploiter. Elle est, en tout cas, une source non seulement de pensée mais aussi d'action. Et c'est de l'action dont nous avons surtout besoin.

 

Remobilisons les travailleurs, soutenons les dans leurs justes combats. Cessons de  les critiquer quand ils font grève et que nos petits égoïsmes sont atteints. La richesse c'est eux qui la produisent.

 

Resserrons les rangs:  tous ensemble, tous ensemble….

 

10:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/05/2013

Pour ne pas vivre seul ( pastiche de la chanson de Dalida) !

 

Pour ne pas vivre seul, on va sur des réseaux

On réunit des amis qu'on croit sociaux

On vit par procuration des tas de "j'aime"

Avec des roses hors parterre que l'on parsème.

 

Pour ne pas vivre seul, on se fait des idéaux

Comme d'autres veulent se faire beaux

On  s'accroche à des mystiques, à des politiques

Pour embellir nos vies d'humains et d'agnostiques.

 

Pour ne pas vivre seul, on se casse la gueule

A vouloir ne pas accepter d'être seul

On réunit les copains, les amants et les amis

Pour échapper à la nostalgie et aux ennuis

Et quand on se retrouve au lit avec un aimé

C'est l'inévitable réveil qui oblige la réalité.

 

Pour ne pas vivre seul, on s'imagine vivre à deux

Avoir des mioches à rendre heureux

Et on porte sa croix de les voir un peu malheureux

Mais on cache  notre mal de vivre devant eux.

 

Pour ne pas être seul, suffit de l'accepter

De ne  pas chercher à y échapper

Suffit de voir la vie du bon côté

Sans vouloir mettre dans d'autres valises

Ce qui nous manque comme assise!

10:47 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/05/2013

REPENSER LA GAUCHE ET AGIR...

drapêau rouge.pngAprès ma petite anecdote sur le pain saucisse de notre mayeur Demeyer, il est peut-être utile d'élever un peu le niveau du débat!!!

 

Comment concilier pensée et action? Comment oser la réflexion qui tente de décoder un passé et de construire un avenir meilleur?

 

Je ne suis pas de ceux qui s'engagent sous de simples slogans, aussi sympathiques soient-ils.

 

Comment écouter les masses qui  par manipulation, bien plus que par nature comme d'aucuns le prétendent, sont empêchées de penser par elles-mêmes et se résignent trop souvent à suivre les directions de ceux qu'on appelle les gens cultivés?

 

La pensée est indispensable à l'action. Elle me parait pourtant de moins en moins pratiquée. Les masses subissent une vidange de cerveaux via des médias qui véhiculent des conneries et font miroiter le bonheur par le paraitre et l'avoir. Les hommes politiques et d'action n'ont plus le temps de réfléchir par eux-mêmes et font appel en permanence à des "experts" et même à des "plumes" pour exprimer non plus des idées, mais des formules à succès.

 

La crise économique que nous vivons réveille notre conscience collective. Suffira-t-elle à analyser et choisir au mieux les bases sur lesquelles notre société aurait une meilleure justice distributive. Le bonheur est autre chose et nul système ne peut le procurer.

 

Le point central est de savoir s'il faut se fonder sur la propriété privée ou sur celui de la propriété collective des moyens de production.

 

Personnellement si j'opte clairement pour la deuxième option, j'ai assez de sens critique et historique pour me méfier de tout système. L'anarchie me tente, mais elle ne peut instaurer qu'en rêve irréaliste  une société plus "juste". Nous n'avons encore rien trouvé de mieux que le droit, à condition qu'il soit évolutif, pour l'indispensable organisation pacifique d'une société.

 

Je choisis donc le socialisme marxiste. Mais attention, ce choix n'est pas un choix inconditionnel.

Il ne suffit pas de démontrer l'échec du capitalisme et l'imperfection, voire le total échec, d'un état social fondé sur la propriété privée des moyens de production pour en conclure que tout irait mieux et serait idéal dans un système communiste. Ce système doit aussi accepter la critique et ne point s'enfermer dans un dogmatisme aveugle. La vérité n'est pas  l'apanage de la science prolétarienne. La pensée marxiste est pour moi source de réflexion et d'action, qui a encore aujourd'hui toute sa valeur. Je m'en détache cependant dès qu'elle devient guide doctrinaire et refuse de voir et d'admettre ses faiblesses.

 

Faire croire aux masses que le système communiste libère de tous les maux terrestres relève de la malhonnêteté intellectuelle. Qu'il soit préférable au libre marché, au capitalisme sauvage ou même  au dit capitalisme social, ça je le crois.

Mais cette préférence doit être justifiée par une véritable réflexion critique qui dépasse les simples invectives et slogans faciles. Laissons cela à Madame Le Pen!

 

La vraie gauche, celle dite décomplexée, à laquelle j'adhère, n'aura de succès que si elle parvient à argumenter sur base d'une analyse du monde actuel et non sur une série d'arguments élimés.

 

Le PS, lui, ne peut que décevoir. Il n'a plus rien de commun avec l'idéal de partage. Il s'est mis sur la même longueur d'onde que celle du libéralisme social. Pire, il en est devenu le valet.  A force d'être au pouvoir, ses élites et les alimentaires qui en dépendent ont fini par former une classe coupée des réalités du peuple et  comme Marx le prédisait avec justesse: « Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général.  »

 

Le PS et le MR ne se distinguent plus. Ils se proclament hypocritement différents, mais sous le couvert de créer la richesse pour mieux la partager, se cache une politique ne visant que les intérêts particuliers d'une classe dominante restreinte.

 

Il est temps de changer nos politiciens. Il est temps de redire que la richesse est essentiellement le fruit de la production des travailleurs, sans nier d'autres facteurs comme ceux du sol et du capital.

 

Ne nous laissons pas trompés par un discours qui prétendrait que le capitalisme a haussé les conditions d'existence des masses à un degré de bien-être que nos ancêtres n'auraient jamais pu soupçonner. C'est faux. Cette amélioration est due à des luttes collectives de travailleurs que le capital n'a  pu diviser.

 

Il est temps de repenser la gauche, mais aussi d'agir!

 

21:59 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2013

La saucisse populaire de Monsieur Demeyer.

Je me dois de vous raconter l'anecdote qui aurait dû rester comique sur "l'échange" que je viens d'avoir avec notre bourgmestre de Liège à l'occasion du premier mai.

Voyant notre premier édile communal manger de bon cœur un pain saucisse au stand de la "communion" laïque et pensant au vote de 8000€ de lundi pour deux réceptions d'ex conseillers communaux, je ne peux m'empêcher de m'approcher de lui en déclarant que cette réception du premier mai devait coûter nettement moins aux conseillers d'aujourd'hui que les agapes prévues pour ceux d'hier! A mon humour, le bourgmestre relève la tête et me déclare qu'il ne répond pas. Je rétorque que c'est  peut-être parce qu'il n'a pas réponse. Le sieur premier citoyen s'emballe et livre le fond de sa pensée: " Je ne réponds pas car je sens que vous devez appartenir au PTB". Je ne lui cache pas ma grande sympathie pour le parti. Il ajoute alors: " vous faites du poujadisme." Etonné de son sérieux, je lui réponds qu'il ne s'agit ici que d'une anecdote et que ce repas frugal a d'ailleurs l'air de lui goûter autant qu'un met plus élaboré. Mais le bourgmestre ne semble pas en rester là. Il me fait alors une tirade sur la manipulation poujadiste du PTB qui n'aura comme effet que de mettre le PS dans l'opposition avec la conséquence de voir surgir le pire! Nous nous quittons sur son dire d'apprécier ma personne mais pas mes idées. Je le salue en lui disant  apprécier également sa personne mais pas du tout ses idées. La messe rouge est dite!

Etonnant donc de voir combien la gauche " caviar" ( elle était bien présente et pour la plupart en tenue "prolo" avant certainement de revêtir le soir le smoking pour parader dans la haute société qui,  selon elle est la seule qui sait "penser")  rejeter la gauche populaire et le  désarroi de ses membres qui craignent l'écrasement de leurs acquis sociaux et le retour vers une misère créée par un capitalisme que la gauche traditionnel dit avoir pu apprivoiser!

Monsieur le Bourgmestre, j'aime aussi la gastronomie, mais je la paie moi-même! Je n'ai pas l'hypocrisie de manger le pain du peuple et de me faire servir  et payer par lui le homard. Oui, c'est peut-être du poujadisme, mais sans ce zeste d'une révolte que vous considérez probablement comme primaire, il n'y aurait pas eu de luttes ouvrières pour obtenir autre chose que la petite tranche de pain offerte comme un cadeau par un patronat qui pensait partager la richesse qui n'était autre que celle procurée par des  travailleurs exploités.

Monsieur le Bourgmestre, je regrette que vous ayez perdu le sens du combat en le remplaçant par le compromis où triomphe toujours la force de l'argent. Je regrette aussi, mais c'est moins grave votre perte du sens de l'humour qui, il est vrai, vaut parfois un long discours!

Fin d'une anecdote révélatrice de l'état d'esprit d'une gauche qui n'est plus vraiment dans la rue, sinon le premier mai et se prostitue,  tout au long de l'année, derrière la vitrine libérale! A la rose est venue s'ajouter le muguet dont nous ne voulons pas être les clochettes!

14:21 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |