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07/08/2013

Extrême droite et extrême gauche.

En revoyant hier sur Arte, l'ascension d'Hitler, je me disais que nous ne sommes pas loin de ce contexte de crise  favorable à de nouvelles politiques mais aussi à des politiques du pire.

 

Si je n'hésite pas à prôner un" antisystème" capitaliste et un retour vers la nationalisation des grands leviers économiques, je crains que les émotions, les peurs et la colère justifiées de travailleurs qui ne croient plus à ses élus et ses élites n'engendrent un pouvoir encore plus éloigné du peuple.

 

Ne nous voilons pas la face, les discours de l'extrême droite surfent aisément sur des thèmes communs au véritable socialisme pour qui l'humain doit être la priorité des priorités. Les gens d'abord ne doit pas être évidemment qu'un slogan largement consensuel.

 

Je me méfie donc d'un discours qui ne serait que dénonciateur, rejetant la responsabilité de la crise sur la finance, l'Europe, la mondialisation, les élites corrompues, etc.

 

La politique ne peut se contenter de relayer les cris du peuple. Aux dérives de la financiarisation de l’économie, au fossé grandissant des inégalités dans le partage des richesses, il faut trouver et présenter une nouvelle voie possible. Une fois l’adhésion acquise sur un constat des dérives et dysfonctionnement, il faut convaincre qu'une alternative de fond est possible. Une alternative qui ne soit pas qu'une série de mesurettes. C'est là que réside le grand défi.

 

Hélas, je constate que nombreux sont ceux qui se réclament de gauche tout en prônant des mesures de droite et pas seulement sur le thème de l'immigration. Comment d'ailleurs être favorable à la circulation sans limite des capitaux et des marchandises, mais apparemment pas pour celle des hommes…

 

La légitimité des combats menés par des syndicalistes pour protéger le collectif de travail est mise en cause par ceux qui se disent pourtant de gauche. Le discours sur les chômeurs "glandeurs" n'est pas non plus que de droite!

 

Je fais donc partie de ceux qui craignent que des discours peu nuancés fassent, comme en France,  basculer une partie importante des couches populaires de "l’extrême gauche" à l’extrême droite.

 

Osons donc opter pour une lutte anticapitaliste digne de ce nom.  Donnons la confiance à ceux qui ont peur du vide et craignent la substitution  du système libéral par un système communiste parce qu'ayant encore en mémoire son  échec à la mode soviétique. Dénonçons le coût du capital plutôt que de fustiger le coût du travail!

 

Nous avons besoin d''un système fondé sur la priorité absolue donnée à l’intérêt général et qui prenne le pas sur le droit de propriété et sur l’individualisme.

 

Nous ne le trouverons que sur base d'une analyse marxiste et sur la mise sur pied d'un système communiste revu et corrigé.

22:04 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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