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09/11/2013

A propos de l'affaire B.Wesphael...

 L'affaire B. Wesphael vient probablement et de façon dramatique nous rappeler que la politique, avant d'être une "science" est, bien plus que nous le croyons, une question d'ambitions personnelles.

Sans nier la pertinence d'une science étudiant les rapports de pouvoir, l'organisation des sociétés et des gouvernements, la pratique de la "chose publique",  la politique se joue essentiellement sur le terrain miné d'un match où l'égo prime sur le collectif.  Si la promesse d'un mieux-être des spectateurs que majoritairement nous sommes, est nécessaire à l'exercice d'une forme de légitimité du pouvoir, la politique s'intéresse bien plus aux moyens d'accéder et de conserver ce pouvoir. Sous la lumière et la confrontation d'idéologies diverses, dites toutes au service du plus grand nombre, de l'intérêt dit général, se cachent en général bien des ambitions personnelles. Machiavel n'avait pas tort de considérer que la vertu et la religion n'étaient que des moyens de gouvernement…

N'espérons donc point la vertu du désintéressement personnel de ceux qui ont choisi ce match où le collectif doit offrir à chacun le moyen de se montrer individuellement pour arriver aux échelons secrètement espérés. Il faut jouer collectivement tout en abattant des joueurs de son propre camp. La machine politique est schizophrénique. Sa mécanique a des codes difficiles et complexes. Aucune science historique, sociale, psychologique, ne peut vraiment la cerner.

S'en scandaliser ne changerait pas grand-chose. Ce serait nier notre propre humanité, tissée à la fois et souvent dans l'incohérence de nos aspirations, de nos dires, de nos actions. Notre personne est aussi forgée d'individualisme  de générosité, de sociabilité.

Ceci dit, nous avons encore le droit de nous indigner, voire de nous révolter et d'aspirer à voir mieux fonctionner la dimension sociale de notre quartier, de notre pays, du monde. Cette aspiration "commune" devrait d'ailleurs nous faire agir davantage "communément" (j'allais dire "communistement")!

En approfondissant un peu le drame de B. Wesphael, j'ai encore mieux pris conscience du foutoir humain que peut représenter cette politique dans laquelle les petits et grands réseaux de relations personnelles, amoureuses, d'affaires, d'ambitions s'entremêlent. On me dira que c'est du privé, mais comment ne pas y voir, ne serait-ce que dans sa relation amoureuse de plus d'un an avec la veuve de Guy Mathot  qui deviendra ensuite la compagne de Willy Demeyer, un terrain politique miné. Aussi miné d'ailleurs que le terrain de l'ancien hôpital de Bavière dont cette dame s'est occupée via sa société de conseil Wallonie Promotion et Communication! L'homme qui est aujourd'hui toujours innocent tout en restant en prison, s'est brûlé dans le stratégo de sa vie politique, comme dans celui de sa vie privée. Son mouvement de gauche tiendra-t-il alors que fondé sur des déceptions d'ambitions personnelles mélangées à des idéaux flous et un programme peu défini. Il n'avait pas  ni le charisme, ni l'intelligence, ni l'expérience, ni la vision d'un J.L. Mélenchon…

Mais le monde politique n'est point le seul où le foutoir des ambitions personnelles créent des catastrophes humaines, le monde des affaires aussi. Cela devient de plus en plus transparent et révélé par des médias qui ne sont pas tous de caniveaux!

Je ne serai pas un chevalier blanc et ne tirerai certainement pas une morale de ce constat d'apparence désespérant. Il est cependant, me semble-t-il, utile de connaître, sans juger, le mécanisme de ce qui est de bon ton nommé "démocratie". A nous de rendre à ce mot, une réelle valeur en distinguant mieux ce qui guide en premier ceux et celles qui nous y font croire. Mais qu'il est difficile de rendre à ce mot l'immunité dont il devrait jouir!

 

 

22:40 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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