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30/11/2013

Le plan de relance du gouvernement papillon.

papillon.jpgLe plan de relance du gouvernement ressemble très fort à une stratégie de relance de la campagne électorale, avec une série de quarante points qui ressemblent fort à des bonbons de saint Nicolas! Quitter une politique de l'austérité qui a prouvé son échec, non seulement économique mais surtout simplement humain est louable mais le plan présenté ressemble fort à un trompe- l'œil. Il est vrai que le gouvernement papillon est passé maître dans ce genre de peinture destiné à jouer sur la confusion de la perception de l'électeur qui, ne sachant trop quoi penser devant la complexité technique des couleurs présentées, est en fin de compte trompé et entretenu dans l'illusion. Sur la peinture présentée par Maître Elio rien n'apparaît comme des lois de perspective de véritable justice sociale. La technicité reste dans le développement du pauvre plus pauvre et du riche plus riche. Le rouge vire toujours au bleu. La richesse produite par les travailleurs qu'on culpabilise sur le coût salarial continue à alimenter les dividendes qui se joueront encore au casino des bourses. Rien sur les intérêts notionnels, rien sur une taxe des millionnaires, rien sur une véritable séparation des activités des banques, rien sur les dépenses bling-bling d'un caste politique bien trop peuplée. Le papillon poursuit sa pigmentation bleu- amarante. Pourquoi changerait-il son nectar puisque son jeu de pollinisateur semble encore bien fonctionner. Il nous faudra soit accepter d'être encore la plante hôte et trompée de son espèce ou alors combattre pour un tout autre biotope!

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22/11/2013

Les années 1930 seraient-elles donc de retour?

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Est-il étonnant, même si déplorable, de constater, chaque jour, y compris parmi mes connaissances et amis, combien la crise économique favorise la montée de la xénophobie et des partis d'extrême droite. Je le savais en globalité, sans être vraiment confronté à des attentes et raisonnements de personnes pourtant sympathiques et apparemment réfléchies.

L'Histoire se répèterait-elle ? Ces gens ne peuvent pourtant ignorer la crise économique de 1929 qui  a donné lieu à un cadre idéal pour le fascisme ? Nous retrouvons chez ces partisans d'un changement bien compréhensible des caractéristiques typiques, telles que: un profond euroscepticisme, l'hostilité contre l'immigration et les minorités, le racisme et la xénophobie, un nationalisme radical. Il est sans doute plus facile d'inciter à la haine et de gagner des voix en rencontrant ce type de craintes, de peurs, notamment envers les communautés musulmanes toutes perçues comme une menace contre les valeurs occidentales, que de dénoncer la cause profonde de cette crise qui n'est autre que l'échec du capitalisme. Serait-il plus facile de s'attaquer à des têtes, plutôt qu'à un système? Et on connait notre propension à choisir la facilité!

L'autre question que je me pose est de savoir si la dénonciation de tous les scandales  politico-économiques ne servent pas de nouvelles munitions pour recharger l'éternel canon du "tous pourris" favorables à l'extrême droite, en sachant que ces scandales sont aussi mis en avant par des leaders de gauche, comme Mélenchon en France et certaines personnalités du PTB. Je ne m'en prive pas non plus, pour ceux qui me lisent! Erreur ou pas?

Il vaudrait nettement mieux mettre en avant et mieux populariser les propositions alternatives que de mettre exclusivement l'accent sur les "pourris". Elles existent. Il faut les rendre crédibles et faisables. Le succès espéré de la gauche en dépend. Hélas,  le PS est devenu incapable d'imposer ses valeurs. Il faut donc une autre gauche pour reprendre la main ou pour forcer le PS à en revenir aux combats du passé.

A ceux tentés de rejoindre les thèses dangereuses et bien déguisées de l'extrême droite, faut-il leur rappeler les années 1930 et ses horreurs?

 

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16/11/2013

Le lacrymatoire DION.

FR2  a donc sorti son lacrymatoire pour recueillir les larmes provoquées par la machine à voix et d'émotion bien rôdée de la star Dion. Amour, amour et encore amour, maternel, paternel, marital, aimer, aimer et encore aimer suffisent-ils pour dans un sirop bien sucré accompagné d'oignons bien pelés pour faire couler ricil, mascara vendus en cd, concerts à prix non soldés malgré une qualité douteuse et facile, à créer la vérité de la sensibilité? Le Las Vegas des lumières, temple des paillettes abrite  la vie simple d'une maman de luxe tellement aimante. La fée Dion, sortie d'un berceau tiroir fait rêver. L'aventure bateau de la star n'est pas prête de connaitre le sort du Titanic. Le show est réglé très professionnellement. La belle a encore et soigne son look sexy. Jouez violon et trémolos, ajoutez quelques épices plus modernes, secouez le tout, faites goûter le cocktail par le "nouveau" présentateur pommade préféré des ménagères de plus de quarante ans et l'audience est assurée. Une petite touche de charité couronnera la fausse générosité des shows business. Non vraiment la recherche de trop d'émotion, cette dictature de la larme ne me convient pas et me fait plutôt rire. Sans nier la belle voix, certaines chansons bien écrites, le spectacle bien monté, je ne parviens pas à y croire. Que celles et ceux qui aiment me pardonnent…

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Yvan Mayeur: Bon sophiste et politicien médiocre.

Y. Mayeur, futur bourgmestre et toujours président du CPAS de Bruxelles ne manque pas d'air. Il estime comme une erreur politique que  Philippe Defeyt, le président Ecolo du CPAS de Namur, de raboter son salaire de 20%.! Son argumentation est facétieuse autant qu'hypocrite, voire " dégeu" (n'ayons pas peur des mots). Il estime, ce que j'estime aussi, que les métiers sociaux méritent un bon salaire et que ce sont les banquiers qui devraient gagner moins. Bien d'accord Monsieur le parvenu, mais ayez l'honnêteté de comparer le salaire de votre protégée du Samusocial et futur présidente du CPAS, avec celui d'une assistante sociale qui travaille pourtant, comme vous le soulignez, très durement. Je ne  connais aucun travailleur social qui a un traitement de 192.705 euros par an. Votre argumentation dite politique et philosophique relève tout simplement de la manipulation de bas étage. Et ça se dit socialiste…Et puisque vous prétendez avoir un discours philosophique, il est alors purement construit sur le sophisme où l'argumentation à la logique fallacieuse, est un raisonnement qui cherche à apparaître comme rigoureux. Allez donc digérer votre caviar gagné sur le dos de celles et ceux qui n'ont, et encore, qu'une simple tartine…

 

20:00 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2013

Menu gouvernemental.

Alors que le Gouverneur de la Banque Nationale continue à plaider une baisse des salaires pour satisfaire le système pourri de l'éternelle et inhumaine compétitivité où seul le profit compte, le même sieur recommande de ne point séparer les activités des banques et donc de laisser encore jouer celles-ci au casino de la spéculation! Finie donc la promesse d'une réforme bancaire, on se contentera d'une réformette limitant un peu la mise dans la spéculation. Il faut, bien entendu, limiter la dette de notre cher Etat, mais on continue à faire des cadeaux aux grosses entreprises (entendez aux actionnaires) avec des intérêts notionnels qui sont encore en augmentation et se chiffraient en 2012 à 6, 159 milliards d'euros! Bref, laissons les riches devenirs plus riches, allons dans la poche des travailleurs et taxons un peu plus le peuple. La recette est connue et d'autant plus applicable qu'elle se cuisine à la sauce socialiste dont le chef coq ose prétendre que s'il n'était pas là il y aurait encore moins dans l'assiette! Compétitivité, compétitivité, voilà le seul plat au menu des gastronomes politiques qui ne connaissent plus la potée qu'au premier mai! Le réveil pour changer la cuisine et confectionner un nouveau menu est pourtant possible pour autant que chacun ne se contente pas de sa kitchenette et ose virer en restaurant communautaire les tops chefs de la  tambouille capitaliste…Vous aurez bientôt l'occasion de pointer le vrai changement A bon entendeur…

18:30 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/11/2013

A propos de l'affaire B.Wesphael...

 L'affaire B. Wesphael vient probablement et de façon dramatique nous rappeler que la politique, avant d'être une "science" est, bien plus que nous le croyons, une question d'ambitions personnelles.

Sans nier la pertinence d'une science étudiant les rapports de pouvoir, l'organisation des sociétés et des gouvernements, la pratique de la "chose publique",  la politique se joue essentiellement sur le terrain miné d'un match où l'égo prime sur le collectif.  Si la promesse d'un mieux-être des spectateurs que majoritairement nous sommes, est nécessaire à l'exercice d'une forme de légitimité du pouvoir, la politique s'intéresse bien plus aux moyens d'accéder et de conserver ce pouvoir. Sous la lumière et la confrontation d'idéologies diverses, dites toutes au service du plus grand nombre, de l'intérêt dit général, se cachent en général bien des ambitions personnelles. Machiavel n'avait pas tort de considérer que la vertu et la religion n'étaient que des moyens de gouvernement…

N'espérons donc point la vertu du désintéressement personnel de ceux qui ont choisi ce match où le collectif doit offrir à chacun le moyen de se montrer individuellement pour arriver aux échelons secrètement espérés. Il faut jouer collectivement tout en abattant des joueurs de son propre camp. La machine politique est schizophrénique. Sa mécanique a des codes difficiles et complexes. Aucune science historique, sociale, psychologique, ne peut vraiment la cerner.

S'en scandaliser ne changerait pas grand-chose. Ce serait nier notre propre humanité, tissée à la fois et souvent dans l'incohérence de nos aspirations, de nos dires, de nos actions. Notre personne est aussi forgée d'individualisme  de générosité, de sociabilité.

Ceci dit, nous avons encore le droit de nous indigner, voire de nous révolter et d'aspirer à voir mieux fonctionner la dimension sociale de notre quartier, de notre pays, du monde. Cette aspiration "commune" devrait d'ailleurs nous faire agir davantage "communément" (j'allais dire "communistement")!

En approfondissant un peu le drame de B. Wesphael, j'ai encore mieux pris conscience du foutoir humain que peut représenter cette politique dans laquelle les petits et grands réseaux de relations personnelles, amoureuses, d'affaires, d'ambitions s'entremêlent. On me dira que c'est du privé, mais comment ne pas y voir, ne serait-ce que dans sa relation amoureuse de plus d'un an avec la veuve de Guy Mathot  qui deviendra ensuite la compagne de Willy Demeyer, un terrain politique miné. Aussi miné d'ailleurs que le terrain de l'ancien hôpital de Bavière dont cette dame s'est occupée via sa société de conseil Wallonie Promotion et Communication! L'homme qui est aujourd'hui toujours innocent tout en restant en prison, s'est brûlé dans le stratégo de sa vie politique, comme dans celui de sa vie privée. Son mouvement de gauche tiendra-t-il alors que fondé sur des déceptions d'ambitions personnelles mélangées à des idéaux flous et un programme peu défini. Il n'avait pas  ni le charisme, ni l'intelligence, ni l'expérience, ni la vision d'un J.L. Mélenchon…

Mais le monde politique n'est point le seul où le foutoir des ambitions personnelles créent des catastrophes humaines, le monde des affaires aussi. Cela devient de plus en plus transparent et révélé par des médias qui ne sont pas tous de caniveaux!

Je ne serai pas un chevalier blanc et ne tirerai certainement pas une morale de ce constat d'apparence désespérant. Il est cependant, me semble-t-il, utile de connaître, sans juger, le mécanisme de ce qui est de bon ton nommé "démocratie". A nous de rendre à ce mot, une réelle valeur en distinguant mieux ce qui guide en premier ceux et celles qui nous y font croire. Mais qu'il est difficile de rendre à ce mot l'immunité dont il devrait jouir!

 

 

22:40 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2013

Changer de politiciens, c'est bien. Changer de politique, c'est mieux

La date des élections approche lentement. Nos hommes et femmes politiques préparent la boîte à couleuvres qu'ils vont nous servir. Toutes et tous vont nous redire leur patriotisme et leur attrait premier pour le service à la collectivité. Pour l'instant c'est le combat pour se voir figurer en bonne place sur les listes. Capitaines, lieutenants, soldats tous en veulent. Pensez donc, c’est leur avenir qui se joue !  L'avantage matériel du pouvoir n'ose se dire, alors que la grande majorité des électeurs ne sont pas des naïfs. La saleté habituelle de la politique fait presque quotidiennement la Une des médias. Le dégoût du citoyen ne cesse de croître.

Je me pose pourtant la question suivante: la "vérité" politique éclaterait-elle si aucun avantage matériel n'existait pour ceux qui exercent des responsabilités politiques? Pas sûr. Comme Brel le chantait: il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête. Les réfractaires au pouvoir et au fric peuvent aussi cacher des aspirants à ce même exercice du pouvoir.

Mais l'important, pour moi, est ailleurs. Il réside dans l'indispensable contre- pouvoir à mettre en place. A partir de la chute du communisme, le libéralisme est entré dans une sorte de toute puissance. Dégagé de tout contre-pouvoir, il s'est introduit dans les rouages stratégiques de la société et dans les médias. Le socialisme a accepté le libre marché, la privatisation de services publics et des leviers importants de l'économie. La gauche a cédé à la compétition féroce qui augmente les inégalités sociales. C'est ce même système qui, augmente naturellement l'agressivité et  la violence dans nos sociétés.

Ne nous laissons donc pas guidé par notre dégoût des profiteurs du système dont l'extrême droite a fait son fonds de commerce. Choisissons ceux qui prônent un changement radical du modèle libéral. Donnons notre voix à celles et ceux qui parviendront à créer un véritable contre-pouvoir. Le libéralisme de droite, comme celui de gauche, nous a conduits à des crises qui engendrent des reculs démocratiques et sociaux. Ne nous laissons pas bernés par des médias qui ne font que dénoncer des abus mais se gardent bien de valoriser les concepts solidaires, sinon dans des opérations "commerciales" de charité.

Changer de politiciens, c'est bien. Changer de politique, c'est mieux...

07:30 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |