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20/01/2014

Perdre le goût de la révolte, c'est accepter les inégalités.

balance.jpgJe les entends bien tous ces penseurs en chambre, tous ces politiciens enfoncés dans la vérité de la pensée unique du capitalisme. Ils ne sont pas tous malhonnêtes, bornés, inintelligents et là se situe probablement le grand problème. Ils se sont simplement habitués au fatalisme. Ils ne rêvent plus d'un monde meilleur. Ils se contentent de quelques sentiments compatissants. Ils gèrent la misère humaine. Ils ont perdu le sens du combat et celui de la révolte. Ils s'endorment paisiblement avec la bonne conscience que leur donnent les petites aumônes offertes aux gens et aux peuples en détresse! Ceux qui parfois aident ou aiment les pauvres ignorent ou pas que ce sont eux qui fabriquent la pauvreté.  Ils nous affirment que chez nous les classes sociales n'existent plus. Ils ont quitté le terrain et ne réfléchissent plus que par la lecture de théories plus ou moins savantes et des statistiques qui ont l'avantage de rendre la réalité humaine uniquement conceptuelle. L'élite scientifique s'enferme dans ses laboratoires, les magistrats dans leur toge de droit, les politiques dans leurs dossiers, les financiers dans le bilan de leurs petits et grand profits. Et pendant ce temps, que voit-on dans la réalité de terrain? Le renforcement des inégalités et le développement de la pauvreté et de la précarité. Une société où l'élite se reproduit entre elle. Une ancienne ou nouvelle bourgeoisie qui domine toujours notre vie sociale grâce à ses ressources économiques, mais aussi culturelles.

Les identités de classes sont toujours bien présentes, même si certains tentent de les nier. Elles font, jusqu'à présent, moins peur, grâce probablement à un individualisme croissant, savamment entretenu par ceux qui misent sur la compétitivité et la méritocratie. La sociale démocratie voyage en première classe et isole la deuxième. Les plus paumés, eux, restent sur le quai.  Heureusement, quelques voix commencent à se faire entendre et se font le porte-parole de tous les perdants du système économique et social actuel. C'est la conscientisation de cette exploitation qui ouvrira, je l'espère, une solidarité capable de lutter contre l'injustice et créera un véritable renouveau.

Au fatalisme qui permet, en fait, le maintien de l'ordre social établi, il faut espérer l'esprit révolutionnaire qui permet le progrès. Seuls, cet esprit et ce combat permettront de rééquilibrer la balance de l'inéquité.

07:52 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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