mik dupont UA-70672535-1

26/01/2014

Le vrai divorce de Hollande et le vrai mariage de Di Rupo.

hollande di ruppo 2.jpgHollande a lâché la dite "la femme de sa vie", mais plus grave encore, il a lâché ses idéaux de gauche pour épouser une politique de droite. Il a trahi ses promesses électorales. Il a lâché le travail pour le capital. La grande réforme fiscale promise par le candidat Hollande, a été purement et simplement sacrifiée sur l’autel de l’injustice sociale.

Le PS français n'est pas le seul à trahir ses électeurs. Il en va de même pour notre Premier qui couche plus discrètement et sans casque avec les maîtres de la droite.  Le papillon rouge de notre Elio s'est aussi envolé. Il ne revient qu'en saison électorale sous forme de promesses que nous savons vite trahies.

Hollande a trahi Florange, comme Marcourt a trahi Arcelor-Mittal. Notre pays, comme la France, voit les annonces de licenciements se succéder.

Nous allons vivre une campagne électorale où le PS va encore tenter de nous faire croire qu'il défend les services publics, les mesures sociales avancées, alors que ses actes ont été contraires à son discours.

Les médias collabos, comme par hasard, commencent déjà à nous illusionner et à nous manipuler sans chichis sur des signes éventuels de reprises économiques. Derrière la bonhomie ambigüe du gentil Elio se cache un homme politique dangereux, celui du marié avec la haute finance.

Soyons clairs. On ne peut servir 2 états à la fois. Il faut choisir entre celui de la finance, de la compétitivité et de son cortège de précarité, de renoncements, de baisse des salaires pour les travailleurs, de la "flexisécurité", de licenciements plus faciles ou celui de la justice sociale, de la juste taxation, de la nationalisation des grands leviers économiques, de la défense du service public, de l'égalité dans l'enseignement, de l'accès pour tous à la culture.  Vouloir servir les deux, c'est se condamner à l'hypocrisie, au vernis du changement et à la continuité.

Osons voir aujourd'hui le vrai visage du PS. Il est tout, sauf socialiste, sauf de gauche.  

La trahison de Hollande n'est pas isolée. Les hors-la-loi de la gauche sont nombreux comme les Fabius, Valls, et bien d'autres dirigeants. Il en va de même chez nous, avec les Magnette, Marcourt, Onkelinx, et consorts. Ces gens-là sont passés maîtres dans l'art de l'illusion, du mensonge, de la manipulation.

N'est-ce pas aussi les mêmes qui s'accrochent à l'Europe de la haute finance. Celle qui se consolide chaque jour un peu plus, tueuse de nations, de libertés, de démocratie, de services publics, de mesures sociales, d'emplois...

Je préfère encore un discours d'une droite franche et décomplexée dont les dégâts sont manifestes, comme sous Sarkozy, que les discours ambigus, sournois, discrets d'un PS qui n'a plus rien de gauche ou d'un MR qui se dit social. Ne sont-ils pas encore plus dangereux? Les travailleurs peuvent-ils encore être fiers de ceux qui devraient les représenter?

Il est temps de changer. De remettre au cœur du débat le vrai divorce entre deux projets de société.

Il est temps d'exiger le départ de l'horreur sociale, avant qu'elle ne s'inscrive encore dans des lois d'austérité, de chasse aux chômeurs, de fausses sécurités, de soumission à la compétitivité. C'est non seulement une question de justice, mais de salubrité et de sécurité publique!

 

 

09:51 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.