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31/01/2014

Pourquoi la fidélité de l'électorat aux "grands" partis?

urne.jpgLa composition des listes des "grands" partis me prouve une fois de plus combien ceux-ci sont devenus des institutions qui tournent sur elles-mêmes. Cette espèce de bataille entre les élites, qu'on pourrait comparer à des castes, pour obtenir le meilleur mandat passe bien avant les objectifs qu'elles prétendent pourtant défendre prioritairement. Chaque mandataire semble s'entourer d'une cour de courtisans pour appuyer au sein de son parti la place revendiquée. Les bonnes volontés, les désireux de participer réellement au programme du parti deviennent bien souvent les "obligés" de ceux qui en sont devenus des professionnels.

L'exemple du PTB qui par exemple place un syndicaliste ouvrier en tête de liste des régionales sur Liège semble unique. Il n'est pourtant pas encore dit que cela sera "payant" électoralement. Le conservatisme reste bien ancré…

Plus que par le passé, les électeurs semblent se détacher des valeurs en se ralliant à des slogans flous, des petites phrases assassines ou pires encore à une peopolisation, une vedettisation qui fait de la politique un spectacle et non plus un partage, un combat de réelles idées et de propositions concrètes via une vision de société. Ils en sont réduits à devenir des consommateurs de produits markétings à qui on propose quasi les mêmes marques!

L’influence des médias joue évidemment un grand rôle dans cette dégradation des débats de fond. Ils veulent du "scoop", des slogans incisifs, une gueule, un nœud pap, de quoi vendre au mieux le produit télévisuel. Les partis le savent et adaptent évidemment leur communication à ce genre d'aspiration du public. Ils suivent le marché! Comme la futilité se vend mieux qu'un produit bien fini, toute la stratégie vise le bel emballage. Les montants pour leur pub est d'ailleurs éloquent. L'opinion publique se mesure à coup de sondages. On mise sur ceux-ci pour mettre en avant tel ou tel projet, quitte à trahir très vite ce qui a été mis en avant par pur opportunisme. Dès lors, comment ne pas se poser et la question et s'inquiéter du comment sera remplie la mission de piloter une vraie politique. L'appareil électoral repose sur une forme d'exploitation d'une opinion publique très versatile. Cela devient la politique du coup par coup. Elle perd par conséquent son pouvoir dont les lobbys s'emparent pour offrir la richesse à la nouvelle aristocratie du marché.

C'est dans ce contexte que finalement l'électeur ne perçoit plus, à juste raison, pourquoi soutenir un parti plutôt qu’un autre. Vous l'entendrez clamer " tous les mêmes"! De plus, la visibilité des idées et des perspectives est masquée par les scandales permanents des grasses indemnités versées aux seigneurs des parlements, de la corruption de certains mandataires, de la liberté d'expression boycottée, du favoritisme clientéliste.

Les gens restent encore attachés à des partis dont ils reconnaissent "les bêtises". Décourageant mais pas désespérant! Je garde espoir qu'ils bousculent les grands partis qui se sont trop installés au pouvoir et semblent ne vivre que pour eux-mêmes.

Le seul vote utile sera celui qui remettra en question leur mécanisme d'autoprotection et les obligera à reprendre leurs idéaux fondamentaux. Le dit "réalisme" du compromis ne mène qu'à faire du sur place et conduit à un conservatisme qui ne profite qu'à ceux qui le signe!

 

23:32 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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