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31/01/2014

Pourquoi la fidélité de l'électorat aux "grands" partis?

urne.jpgLa composition des listes des "grands" partis me prouve une fois de plus combien ceux-ci sont devenus des institutions qui tournent sur elles-mêmes. Cette espèce de bataille entre les élites, qu'on pourrait comparer à des castes, pour obtenir le meilleur mandat passe bien avant les objectifs qu'elles prétendent pourtant défendre prioritairement. Chaque mandataire semble s'entourer d'une cour de courtisans pour appuyer au sein de son parti la place revendiquée. Les bonnes volontés, les désireux de participer réellement au programme du parti deviennent bien souvent les "obligés" de ceux qui en sont devenus des professionnels.

L'exemple du PTB qui par exemple place un syndicaliste ouvrier en tête de liste des régionales sur Liège semble unique. Il n'est pourtant pas encore dit que cela sera "payant" électoralement. Le conservatisme reste bien ancré…

Plus que par le passé, les électeurs semblent se détacher des valeurs en se ralliant à des slogans flous, des petites phrases assassines ou pires encore à une peopolisation, une vedettisation qui fait de la politique un spectacle et non plus un partage, un combat de réelles idées et de propositions concrètes via une vision de société. Ils en sont réduits à devenir des consommateurs de produits markétings à qui on propose quasi les mêmes marques!

L’influence des médias joue évidemment un grand rôle dans cette dégradation des débats de fond. Ils veulent du "scoop", des slogans incisifs, une gueule, un nœud pap, de quoi vendre au mieux le produit télévisuel. Les partis le savent et adaptent évidemment leur communication à ce genre d'aspiration du public. Ils suivent le marché! Comme la futilité se vend mieux qu'un produit bien fini, toute la stratégie vise le bel emballage. Les montants pour leur pub est d'ailleurs éloquent. L'opinion publique se mesure à coup de sondages. On mise sur ceux-ci pour mettre en avant tel ou tel projet, quitte à trahir très vite ce qui a été mis en avant par pur opportunisme. Dès lors, comment ne pas se poser et la question et s'inquiéter du comment sera remplie la mission de piloter une vraie politique. L'appareil électoral repose sur une forme d'exploitation d'une opinion publique très versatile. Cela devient la politique du coup par coup. Elle perd par conséquent son pouvoir dont les lobbys s'emparent pour offrir la richesse à la nouvelle aristocratie du marché.

C'est dans ce contexte que finalement l'électeur ne perçoit plus, à juste raison, pourquoi soutenir un parti plutôt qu’un autre. Vous l'entendrez clamer " tous les mêmes"! De plus, la visibilité des idées et des perspectives est masquée par les scandales permanents des grasses indemnités versées aux seigneurs des parlements, de la corruption de certains mandataires, de la liberté d'expression boycottée, du favoritisme clientéliste.

Les gens restent encore attachés à des partis dont ils reconnaissent "les bêtises". Décourageant mais pas désespérant! Je garde espoir qu'ils bousculent les grands partis qui se sont trop installés au pouvoir et semblent ne vivre que pour eux-mêmes.

Le seul vote utile sera celui qui remettra en question leur mécanisme d'autoprotection et les obligera à reprendre leurs idéaux fondamentaux. Le dit "réalisme" du compromis ne mène qu'à faire du sur place et conduit à un conservatisme qui ne profite qu'à ceux qui le signe!

 

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Jeudi en prime et indépendance journalistique.

jeudi.pngLe débat sur l'indépendance journalistique est difficile. Les journalistes ont droit à avoir leur opinion politique tout en respectant une déontologie professionnelle.

Que dire à ce sujet de l'émission de la RTBF"Jeudi en prime"? Militant PTB, mais gardant mon esprit critique, j'ai bien du constater en comparant les interviews de Lutgens et de Hedebouw que les deux compères ertébéens avaient été plus" tendres" avec Lutgens. Par contre, leurs questions beaucoup plus incisives, vaches, voire "vicieuses" ont finalement permis à Raoul de préciser l'évolution du PTB et d'aborder des thèmes de fond. Les questions à Lutgens étaient plus " blin-bling" et tournaient surtout autour d'une stratégie électorale au ras des paquettes! On était proche de l'interview "people", ce qui n'a pas été le cas avec Raoul Hedebouw. Je ne vais pas m'en plaindre.

En 2011, le magazine du Soir étiquetait De Brigode et Montay PS. Ils avaient réagi fortement en défendant leur indépendance et surtout le respect de la déontologie du métier.

L'autonomie journalistique est-elle possible? J'en doute évidemment. Comment, par exemple, avoir été porte-parole d'un premier ministre (Guy Verhofstadt) comme en 1999 l'a été le journaliste Alain Gerlache, et revenir à la RTBF pour en devenir  directeur Secrétaire général de la Communauté des télévisions francophones (CTF), poste auquel il a été reconduit en 2010 et ne pas être redevable au MR? Il en va d'ailleurs ainsi aussi (entre autres) pour la magistrature. Bien sûr, on nous dira que le droit à l'ingratitude leur est accordé...

Gageons, sans cependant tomber dans la naïveté, que leur préférences politiques bien normales, ne les empêchent pas de faire pour la majorité d'entre  "correctement" leur métier.

Osons remettre aussi en cause notre façon de percevoir l'information autant que celle qui nous est envoyée. Il en va de notre liberté et de notre sens critique.

N'oublions pas non plus que Josy Dubié et Hugues Le Paige, anciens journalistes, soutiennent le PTB-GO.

Je me réjouis, pour conclure, de voir comment seront traités les prochains invités du JT du jeudi. Les invités auront-ils aussi la même pugnacité que Raoul Hedebouw pour défendre non seulement un programme mais aussi le bilan catastrophique de leur action gouvernementale. J'en doute. Nous aurons encore droit à leur blabla du " tout va très bien, même si on pourrait encore faire mieux" et une autosatisfaction que personne ne croira mais qui fera encore voter, trois fois hélas, la majorité pour eux.

La voix du PTB-GO sera bien nécessaire pour casser cette autosatisfaction, raviver l'espoir d'un vrai changement et inciter le PS trop bien installé dans son fauteuil du pouvoir à radicaliser non seulement son discours mais ses actes face au libéralisme.

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29/01/2014

Philomena. Quel film!

philomena.jpgAvec ses deux merveilleux acteurs (Steve Coogan et Judi Dench), Stephen Frears se régale et nous régale avec son très beau film .Quel plaisir et quelle émotion… Le portrait d’une vieille dame qui recherche le fils qu’elle a dû abandonner à la naissance est bouleversant. On ne tombe jamais dans le mélo et les trémolos faciles avec cette femme tellement ordinaire et tellement hors du commun, même si on en sort la gorge quelque peu nouée. Une leçon incroyable de révolte et de tolérance dans une valse d'hypocrisies morales et sociales qui en prennent pour leur grade. Bref un petit bijou de film à voir absolument!

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Le PS et son "Magnettisme"

magnette.jpgEt revoilà Mister Magnette avec ses discours d'autosatisfaction. Ah oui, le PS a " radicalement changé l’état dans lequel se trouvait la Belgique". Il a aussi radicalement changé l'état dans lequel se trouvent les travailleurs dans ce pays. Ils sont plus pauvres, trouvent de plus en plus difficilement du boulot, 55.000 sans emploi  vont se faire exclure du chômage. Ah oui, " le pays est stabilisé, il a redoré son image internationale, renoué avec la croissance, la dette est repassée sous les 100 % du PIB, les taux d’intérêt auxquels emprunte l’Etat sont à 2 %…". Et oui, Monsieur Magnette: le pays! Ah, l'image, vous en connaissez l'importance pour la communication!  Les belges, par contre, voient, eux,  leur crédit augmenter, leur emprunt  bien au-dessus de 2%,  leur petite épargne qui rapporte des "radis" et l'austérité européenne que vous avez votée qui va les saigner pendant 20 ans!

 

Vous êtes donc fier du travail accompli. Nous pas! Nous ne sommes pas fiers de l'accroissement des richesses bancaires et de la spéculation qu'elles continuent à faire, sans se préoccuper de l'économie réelle, préférant toujours le fric casino. Nous ne sommes pas fiers des cadeaux offerts via les intérêts notionnels aux multinationales, tandis que le petit indépendant est, lui, bien taxé et peine à s'en sortir. Nous ne sommes pas fiers de voir des entreprises bénéficiaires licencier des hommes et des femmes qui ont produit leur richesse.

 

Vous dites: "on a tenu les finances publiques". Elles sont si bien tenues que vous êtes toujours aussi généreux pour vous servir grassement, vous et les collègues, en premier. Vous lâchez les services publics pour mieux enrichir les actionnaires du privé qui les reprennent et qui au nom de sainte compétitivité font des travailleurs des pions asservis aux dividendes!

 

Il faut, dites-vous encore,: "éviter de plomber les comptes de la Sécu" et pour se faire on sacque dans le chômage, dans les soins de santé. On veut allonger le temps de travail avant la retraite. Mais on évite bien de plomber les millionnaires que l'on dit indispensables à l'économie.

 

Vous êtes serein et confiant. Grand bien vous fasse, mais nous ne le sommes pas nous. Nous n'avons pas la garantie de votre carriérisme professionnel d'arnaqueur du peuple. Nous, on compte nos petits euros pour nos fins de mois. Nous, on a peur de tomber malade.  Nous on craint de perdre notre emploi. Nous, on a peur de se retrouver au CPAS.

 

Mais bien sûr, tout cela est du populisme. Il faut regarder la situation globale. Pourtant cette situation globale, c'est la pauvreté grandissante des belges. Mais les Belges vous les oubliez, parce qu'éternellement plongé dans vos dossiers et vos discours de bonne "com". Vous savez, cher Monsieur, la vie cela s'apprend aussi ailleurs que dans des livres et les auditoires universitaires. Nous, on s'en fout de redorer l'image de la Belgique, nous préférerions un peu plus d'or dans nos poches!

 

Pour terminer, je dirai aussi qu'on se fout de vos petits jeux d'alliance avec tel ou parti. Tellement facile et hypocrite de répéter sans cesse: " pour nous ce sont les projets qui comptent et puis après on verra en fonction des résultats électoraux. C'est déjà tout vu. La rose bien trempée dans le bleu, on connait. Vos attaques contre la vraie gauche, on les connait aussi. Votre optimisme de la fin du tunnel, du début de la relance, alors que vous venez de voter le traité d'austérité, on connait trop la chanson.

 

Vous ajoutez sans pudeur: "on est candidat à rester aux responsabilités avec les partis politiques qui auront reçu la confiance des citoyens.". Ben voyons, cette confiance achetée à force de clientélisme, de campagne de pub bien orchestrée et à gros budget. Cette confiance construite par des médias du politiquement correcte que vous tenez par la bride ou des médias qui vivent sur la pub des multinationales!

 

Monsieur Magnette, quand une montre ne fonctionnement plus, qu'on a déjà tenté mille petites réparations qui ne donnent rien, c'est le mécanisme entier qu'il faut changer. Revenez à vos fondamentaux de mode d'emploi plutôt que de vous égarer sur vos petites posologies de placebo.

 

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27/01/2014

Formidable Stromae

stromae.jpgJe viens de réécouter bien au calme les chansons du cd "Racine carrée" de Stromae. Quel délice. Enfin un véritable artiste, créateur. Paroles et musique sortent de la routine prise par la chanson française depuis des années. Difficile de se prononcer sur celles que je préfère. Elles sont toutes des perles. Une mention spéciale peut-être à "ave cesaria" et "à quand c'est". Pour ceux et celles qui ne connaîtrait encore que "Formidable", "Papaoutai" ou "Alors on danse", je vous invite à écouter les chansons qui sont moins diffusées. Etrange musique entre le hip-hop, l'électro, mélodie dansante, mais aussi étrange écriture avec des textes ciselés qui tapent dans le mille et osent aborder des sujets graves d'aujourd'hui, comme son "carmen" où sur l'air détourné de Bizet, l'artiste peint sans pitié le tableau des réseaux sociaux et de leurs amitiés altérées, frelatées. Enfin un chanteur et musicien qui sort du lot. L'homme tel qu'on peut aussi le percevoir dans les interviews semble respirer la simplicité et la sincérité. Une belle émotion sans violon se dégage de ce nouveau petit génie de la chanson française.

 

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26/01/2014

Tous coupables de la "peopolisation"de notre société?

 

poeple.jpgY en a marre des médias qui passent leur temps à commenter les actualités people. Qui entretient le show débilitant qui empêche d'aborder de façon sérieuse les thèmes qui touchent le cœur de la vie des gens? Ceux qui ont évidemment avantage à maintenir l'ignorance. Entretenir le besoin de vivre par procuration demeure un bon lubrifiant social. Nous sommes évidemment tous un peu voyeurs, mais savoir qui couche avec qui, qui est en colère contre qui, qui trompe qui, etc. .sont-ils donc si importants pour que la presse en général en fasse ses choux gras. Les héros et dieux de substitutions d'aujourd'hui éveillent des désirs d'ascension sociale factice que le capitalisme à l'art de créer et d’entretenir pour encore et encore mieux vendre.

 

La fascination pour les spécimens plus riches, plus célèbres, plus beaux et plus désirables m'interpelle. Qu'elle s'exprime en termes d'admiration, de dérision, d'humour ou de jalousie, n'est-elle pas une projection avouée ou non d'imaginer devenir autre que la majorité des humains, une facilité d'échapper à son sort sans devoir combattre l'inégalité et s'engager dans un altruisme solidaire? Je ne suis pas psy. Il y a certainement de cela et d'autres facteurs.

 

Enfant, fils de famille très catho, j'avais comme modèle d'identification des saints. J'en ris aujourd'hui et me dis que ces modèles, très éloignés des stars actuels, avaient au moins le mérite de susciter un altruisme, peut-être un peu cucul, mais qui avait le mérite d'exister. L'invitation à la gratuité des bonnes actions rapportait évidemment à une Eglise qui culpabilisait et empochait les dividendes d'une aide aux pauvres, veuves et orphelins.

 

Les curés sont remplacés aujourd'hui par toute une série de personnes, d'organisations qui vivent aussi sur une espèce de charité moderne. Ces modèles généreux ont plus de succès que les modèles révolutionnaires qui, eux, ne veulent pas soigner la pauvreté mais la supprimer!

 

Les temps ont bien changé. Je ne suis pas sûr, par exemple, que le succès du film "Le Loup de Wall Street" soit dû à une condamnation du capitalisme, mais surtout à la fascination que représente l'argent, le pouvoir, les femmes, la drogue. Jordan et sa meute représentent pourtant bien l'inhumanité d'un système où seul le profit compte. La simple identification positive ou négative semble nourrir un besoin humain savamment implanté dans notre esprit. Les histoires d’ascension sociale extraordinaire font le succès non seulement des médias, des films, mais aussi des loteries et jeux.

 

A bien y regarder, si les temps ont bien changé concernant les modèles et leur peopolisation  ou "poubellisation", il y a toujours eu une espèce de starisation. Les dieux du récit de l'Odyssée d'Homère pourraient être mis en parallèle avec les stars des tabloïds! Ils sont aussi vaniteux, narcissiques que les "héros" de Wall Street!  Ils participent aussi à des beuveries, cocufient leurs conjoints, manquent à leur parole et exigent une adoration  constante!

 

Ce qui a, en tout cas, changé est la circulation de toute cette "peopolisation". Il suffit de consulter Internet et les réseaux sociaux pour voir que les potins sont bien plus mis en avant que des débats sérieux. Les discussions entourant les frasques de Hollande ont plus de succès que celles sur sa politique. Le coma de Michael Schumacher passionne plus que celui dans lequel Merkel place le peuple allemand! Ne sommes-nous pas tous coupables de peopoliser constamment l'actualité en demandant de donner des avis sur des futilités de tout genre?

 

20:38 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le vrai divorce de Hollande et le vrai mariage de Di Rupo.

hollande di ruppo 2.jpgHollande a lâché la dite "la femme de sa vie", mais plus grave encore, il a lâché ses idéaux de gauche pour épouser une politique de droite. Il a trahi ses promesses électorales. Il a lâché le travail pour le capital. La grande réforme fiscale promise par le candidat Hollande, a été purement et simplement sacrifiée sur l’autel de l’injustice sociale.

Le PS français n'est pas le seul à trahir ses électeurs. Il en va de même pour notre Premier qui couche plus discrètement et sans casque avec les maîtres de la droite.  Le papillon rouge de notre Elio s'est aussi envolé. Il ne revient qu'en saison électorale sous forme de promesses que nous savons vite trahies.

Hollande a trahi Florange, comme Marcourt a trahi Arcelor-Mittal. Notre pays, comme la France, voit les annonces de licenciements se succéder.

Nous allons vivre une campagne électorale où le PS va encore tenter de nous faire croire qu'il défend les services publics, les mesures sociales avancées, alors que ses actes ont été contraires à son discours.

Les médias collabos, comme par hasard, commencent déjà à nous illusionner et à nous manipuler sans chichis sur des signes éventuels de reprises économiques. Derrière la bonhomie ambigüe du gentil Elio se cache un homme politique dangereux, celui du marié avec la haute finance.

Soyons clairs. On ne peut servir 2 états à la fois. Il faut choisir entre celui de la finance, de la compétitivité et de son cortège de précarité, de renoncements, de baisse des salaires pour les travailleurs, de la "flexisécurité", de licenciements plus faciles ou celui de la justice sociale, de la juste taxation, de la nationalisation des grands leviers économiques, de la défense du service public, de l'égalité dans l'enseignement, de l'accès pour tous à la culture.  Vouloir servir les deux, c'est se condamner à l'hypocrisie, au vernis du changement et à la continuité.

Osons voir aujourd'hui le vrai visage du PS. Il est tout, sauf socialiste, sauf de gauche.  

La trahison de Hollande n'est pas isolée. Les hors-la-loi de la gauche sont nombreux comme les Fabius, Valls, et bien d'autres dirigeants. Il en va de même chez nous, avec les Magnette, Marcourt, Onkelinx, et consorts. Ces gens-là sont passés maîtres dans l'art de l'illusion, du mensonge, de la manipulation.

N'est-ce pas aussi les mêmes qui s'accrochent à l'Europe de la haute finance. Celle qui se consolide chaque jour un peu plus, tueuse de nations, de libertés, de démocratie, de services publics, de mesures sociales, d'emplois...

Je préfère encore un discours d'une droite franche et décomplexée dont les dégâts sont manifestes, comme sous Sarkozy, que les discours ambigus, sournois, discrets d'un PS qui n'a plus rien de gauche ou d'un MR qui se dit social. Ne sont-ils pas encore plus dangereux? Les travailleurs peuvent-ils encore être fiers de ceux qui devraient les représenter?

Il est temps de changer. De remettre au cœur du débat le vrai divorce entre deux projets de société.

Il est temps d'exiger le départ de l'horreur sociale, avant qu'elle ne s'inscrive encore dans des lois d'austérité, de chasse aux chômeurs, de fausses sécurités, de soumission à la compétitivité. C'est non seulement une question de justice, mais de salubrité et de sécurité publique!

 

 

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22/01/2014

Yves Saint Laurent. Un bon film.

 

YSL.jpgLa mode cinématographique de ces derniers temps est au "biopics", avec plus ou moins de réussite. J'ai vu hier " Yves Saint Laurent". Un travail beau et soigné nous conte la face publique et privée de ce génie de la mode. Une interprétation magistrale, fine et touchante d'un acteur que je ne connaissais pas: Pierre Niney. Avec, entre autres, Guillaume Gallienne, toujours aussi brillant dans le rôle de Pierre Bergé. Un film à voir. Et pourtant, j'y retrouve encore les défauts qui font que je n'aime pas beaucoup les films français. C'est bien fait, presque trop bien fait. Il y a de l'esthétisme qui fait que cela se remarque et engendre un manque de réalisme; une prise de distance trop visible qui nous éloigne des personnages. Le regard sur l'intimité d'Yves Saint Laurent est certainement intelligent, bien mis en scène. Les reconstitutions d'époque sont grandioses et bien montées. Mais encore une fois, on sent le montage et on perd ainsi, selon moi, une spontanéité du réel. Cet espèce d'esthétisme flagrant, mais c'est un ressenti personnel, empêche une empathie pour le ou les histoires d'amour et le parcours artistique de ce personnage hors du commun. Ceci dit, je ne me suis pas ennuyé et aimé ce très bon film, d'autant que l'homosexualité, dans ses fidélités et infidélités y est montrée avec pudeur et vérité. Un bon moment de cinéma et un questionnement sur ce qui  fait un artiste et aussi une véritable relation d'amitié et d'amour.

 

 

 

 

 

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20/01/2014

Perdre le goût de la révolte, c'est accepter les inégalités.

balance.jpgJe les entends bien tous ces penseurs en chambre, tous ces politiciens enfoncés dans la vérité de la pensée unique du capitalisme. Ils ne sont pas tous malhonnêtes, bornés, inintelligents et là se situe probablement le grand problème. Ils se sont simplement habitués au fatalisme. Ils ne rêvent plus d'un monde meilleur. Ils se contentent de quelques sentiments compatissants. Ils gèrent la misère humaine. Ils ont perdu le sens du combat et celui de la révolte. Ils s'endorment paisiblement avec la bonne conscience que leur donnent les petites aumônes offertes aux gens et aux peuples en détresse! Ceux qui parfois aident ou aiment les pauvres ignorent ou pas que ce sont eux qui fabriquent la pauvreté.  Ils nous affirment que chez nous les classes sociales n'existent plus. Ils ont quitté le terrain et ne réfléchissent plus que par la lecture de théories plus ou moins savantes et des statistiques qui ont l'avantage de rendre la réalité humaine uniquement conceptuelle. L'élite scientifique s'enferme dans ses laboratoires, les magistrats dans leur toge de droit, les politiques dans leurs dossiers, les financiers dans le bilan de leurs petits et grand profits. Et pendant ce temps, que voit-on dans la réalité de terrain? Le renforcement des inégalités et le développement de la pauvreté et de la précarité. Une société où l'élite se reproduit entre elle. Une ancienne ou nouvelle bourgeoisie qui domine toujours notre vie sociale grâce à ses ressources économiques, mais aussi culturelles.

Les identités de classes sont toujours bien présentes, même si certains tentent de les nier. Elles font, jusqu'à présent, moins peur, grâce probablement à un individualisme croissant, savamment entretenu par ceux qui misent sur la compétitivité et la méritocratie. La sociale démocratie voyage en première classe et isole la deuxième. Les plus paumés, eux, restent sur le quai.  Heureusement, quelques voix commencent à se faire entendre et se font le porte-parole de tous les perdants du système économique et social actuel. C'est la conscientisation de cette exploitation qui ouvrira, je l'espère, une solidarité capable de lutter contre l'injustice et créera un véritable renouveau.

Au fatalisme qui permet, en fait, le maintien de l'ordre social établi, il faut espérer l'esprit révolutionnaire qui permet le progrès. Seuls, cet esprit et ce combat permettront de rééquilibrer la balance de l'inéquité.

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18/01/2014

Les belges sont de plus en riches! Bonne nouvelle...

 

argent.jpgQuelle bonne nouvelle en me levant. J'apprends que les Belges sont de plus en plus riches.

 

Le total des actifs financiers des Belges a atteint 1.057,8 milliards d'euros à la fin du troisième trimestre 2013, un record absolu.

 

De juillet à septembre 2013, la fortune des Belges, qui s'élevait à 1.047,6 milliards d'euros à la fin du mois de juin 2013, a augmenté de plus de dix milliards d'euros, une évolution principalement due à la progression des marchés boursiers durant l'été, selon les statistiques de la Banque nationale de Belgique (BNB). Ajoutez à cela 60 milliards d'euros cachés en Suisse.

 

Bizarre. Je ne dois pas vivre sur le même terrain belge alors. Moi, j'entends les gens se plaindre des fins de mois très difficiles. Je constate des salaires bloqués, des taxes supplémentaires, des augmentations insidieuses...

 

Ah oui, mais j'ai probablement oublié, alors que l'on me parle toujours de la crise, que les actifs financiers ont augmenté. Vous savez c'est ce qui ce  joue en bourse. Holà, faudra revoir vos portefeuilles d'actions. Ah bon, vous n'en avez pas! Vous êtes alors comme moi…

 

Et dire que notre gouvernement est toujours à la recherche d'argent, qu'il nous justifie en permanence la nécessité de nous taxer un peu plus. C'est pour le bien des générations futures car il faut réduire la dette.

 

Je rêve probablement, mais ne pourrait-il  aller chercher cet argent chez les millionnaires? Je connais un parti (PTB) qui le propose depuis des années, mais toujours rien. Ah oui, ce n'est pas en appauvrissant les riches qu'on enrichit les pauvres. N'empêche, si les riches deviennent de plus en plus riches, je ne vois pas moi les pauvres devenir moins pauvres! Et puis, dites-moi, les 60 milliards planqués en Suisse ne  doivent probablement ne pas être détenus par le "petit" belge, ni même par le belge "moyen"! Trop compliqué d'aller les chercher? Bizarre encore, à l'heure où la vie privée n'a plus de secret pour l'Etat. 25% de taxe sur ces fortunes cachées rapporteraient 15 milliards pour les caisses. Ajoutez 8 milliards sur une légère taxe sur les millionnaires et le tas de milliards donnés en cadeau via les intérêts notionnels, voilà qui pourrait réduire nos taxes, réduire la dette et permettre de fameux investissements. Cela rapporterait bien plus que la chasse aux chômeurs.

 

Mais j'oubliais. Cela va s'en doute nuire à la compétitivité. Il y a la concurrence. Regardez l'Allemagne: elle s'en sort bien de la crise! Euhhhhhhh, oui, le modèle allemand dans lequel, en période de croissance économique et de baisse du chômage, est celui où le niveau de pauvreté augmente… mais comme chez nous pas pour tout le monde!

 

Je dois n'y rien comprendre. Je vais devoir me taper une campagne électorale avec en point de mire la priorité que va mettre la droite ( à se demander d'ailleurs si elle est suisse ou belge) sur la priorité du socio-économique. Leurs conseillers bancaires vont bien rédiger leur programme. Ils vont nous sortir les gros clichés de la nécessaire compétitivité qui nécessite qu'on aborde, sans tabou, l'indexation automatique des salaires, la  durée du chômage. Qu'on ne construit pas l'égalité sur un désert économique et tutti quanti. On connait la chanson. Les alternatives marxistes sont ringardes, populistes, irréalistes. Rien ne vaut le vieil et bon individualisme avec une petite couche de solidarité pour ceux laissés au bord du chemin du capitalisme. Le paradis fiscal n'est promis et donné qu'à ceux qui savent comment, sous promesse d'emplois, relancer l'économie de la spéculation.

 

Je vais être traité d'extrémiste, de révolutionnaire. On va me ressortir les horreurs du communisme, la Corée du Nord et au meilleur des cas  me traiter de doux rêveur! Et pourtant, voilà même que le très SP  Johan Vande Lanotte, dans l’entretien qu’il accorde à "La Libre", qui ose se dire, lui aussi marxiste. On aura tout vu! C'est fou ce que la rose socialiste se rougit en période électorale. Après c'est autre chose. Elle perd ses pétales et ne cesse de nous piquer de ses épines capitalistes en ne nous laissant qu'un parfum de merde. Le papillon rouge de notre cher Di Rupo se met en deuil et va butiner le nectar financier à ne partager qu'entre amis. Adieu les camarades.

Pour une fois, je rejoins encore ce que vient de dire Vande Lanotte: "Comme marxistes, nous savons que les idées viennent du terrain." Voilà pourquoi, je voterai PTB, et pour des hommes de terrain tels que Raoul Hédebouw et Frédéric Gillot.

 

09:56 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |