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05/02/2014

La grande agitation des partis.

duel.jpgC'est la grande agitation dans les états-majors des partis. Finalement le programme importe moins que de mettre en place les candidats capables de capter un maximum de voix. Un travail stratégique d'équilibriste. Pas de place pour les sentiments et tant pis pour les dégâts collatéraux! Il faut draguer large. Voilà qui n'est pas à condamner. Partir au combat demande les bonnes armes. Ce qui par contre me parait plus grave, c'est que l'argumentaire du programme se construit dans la même ligne stratégique. Allons-y pour la défense animale si les toutous rapportent plus de voix qu'un projet économique! Masquons surtout bien nos échecs en matière de chômage et d'emploi. Avançons un maintien de l'indexation des salaires en cachant que nous l'avons trafiquée pour ne point qu'il s'applique trop réalistement. Comme le bilan est très mauvais, tablons sur le " c'est la faute de l'autre" et mettons en avant les recettes tarte à la crème même si elles n'ont jamais marché. Donnons de l'espoir, c'est toujours payant et donc parlons de sortie du tunnel. Affirmons-nous comme très différents des autres, en sachant qu'après nous nous alignerons tous sur un pot au feu bien mijoté par les lobbys de la grande finances qui nous assureront un bon partage de leur gras et distribueront les petits légumes en soupe populaire. Osons sortir l'artillerie à gros calibre pour tirer sur les ennemis les plus dangereux du capitalisme qui menacent nos fauteuils. Plutôt qu'ennemis, traitons-les de sympathiques mais d'utopistes, de populistes. Si cela ne fonctionne pas, sortons nos épouvantails illustrés de goulags, de totalitarisme.

La préparation du grand combat s'affine de jour en jour. Les petits soldats du peuple, eux, se disent, en majorité, qu'ils ont le temps et qu'il sera bon d'y penser vraiment lors de l'appel aux urnes. Ils en ont marre de voir tous les généraux s'engueuler pour voir qui prendra le commandement d'une guerre où de toute façon ils crèveront. Ils se résignent, critiquent de temps à autre, mais se font encore complices en votant pour leurs bourreaux.

Mais il y en a d'autres, ceux qui se réveillent. Ceux qui veulent un autre commandement que celui des marionnettes du fric et du libre marché. Ceux qui s'engagent à porter un autre message: celui de la réalité qu'ils vivent au quotidien. Ceux qui travaillent à faire bouger la politique sclérosée par les recettes d'une cuisine réservées aux tops chefs.

Je les ai encore vu hier ceux-là. Ils sont de plus en plus nombreux, déterminés. C'est par eux que le changement commencera. Que la richesse, car elle existe toujours bien, sera mieux répartie.  Merci camarades!

09:32 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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