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09/02/2014

Discours politique et pauvreté.

pupitre.jpgLorsqu'aujourd'hui le discours politique se réfère au concret de la vie quotidienne de la masse populaire, il est traité de populiste. Quand il se dit "savant" avec le recours à la science et à l'expertise, il est vu comme sérieux et réaliste.

Eh bien moi, je préfère la mixité des genres. Je préfère, comme je l'ai lu dans "Première à gauche" de Raoul Hedebouw la diversité savante et militante! L'expertise doit venir du terrain.

La majorité des discours politiques est maintenant passée de la lutte contre la pauvreté, à des discours et pire à des actes qui transforment les pauvres, les précarisés, les chômeurs en sujets de contrôle, de secours, mais non de droit.

A bien vous entendre, Mesdames et Messieurs les élus, vous hésitez d'ailleurs de parler des pauvres et préférez les citer en termes moins forts: groupes de vulnérables, chômeurs, personnes âgées, handicapés, ouvriers précaires, mères seules avec enfants, personnes issues de l'immigration, itinérants,  jeunes sans diplôme.

Mais n'ayons pas peur des mots. Toutes ces "catégories" sont bien les pauvres de notre société.

Ce changement de terminologie est, à mes yeux, très symptomatiques, de la peur d'oser avouer que cette pauvreté grandissante est liée au capitalisme, à une prospérité qui depuis 20 ans n'a bénéficié de plus en plus qu'à une petite minorité liée au monde de la finance et de la grande entreprise.

Le mordant que revêtait hier le concept de l'égalité est, aujourd'hui, simplement ramené et subordonné à une simple rationalité économique.

Le discours libéral et celui de la gauche molle se rejoignent dans un simple constat de crise économique en masquant qu'elle est le fruit d'un système social, économique et politique.

Le discours et les actes vont même plus loin. L'aide accordée aux "plus vulnérables", victimes du système devrait s'inscrire dans une espèce de morale. La société serait  en droit d'en attendre un remboursement sous la forme d'un investissement personnel imposé et très contrôlé. Exemple, la mise au travail obligatoire pour la collectivité des chômeurs et bénéficiaires du revenu d'intégration sociale.

Face à ce discours des élites politiques, lorsque celui des pauvres, des vulnérables expriment leurs luttes et revendications, il est de suite considéré comme des demandes d'assistance.

Comment ne pas se réjouir qu'enfin un parti comme le PTB-GO ose enfin se distancier des discours de la classe dirigeante et ramène dans le débat celui de la base et des militants.

 

07:30 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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