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28/02/2014

Information et Pub.

pub et politique.jpgJe regarde souvent "Envoyé spécial" sur FR. Ce jeudi, nous avons encore eu droit à une information intéressante. Je retiens tout spécialement le reportage sur le PPE ( Participation-Privé-Etat) qui a dénoncé ce marché de dupe qui favorise la politique d'un moment, c’est-à-dire la satisfaction d'une population qu'offre à court et moyen terme le responsable politique, mais qui fait payer cher, à longue échéance, cette politique à la génération future en enrichissant scandaleusement le privé et en ruinant le public. Les exemples belges seraient faciles à trouver. Ramassage des d'immondices, gestion des parkings et de nombreuses grosses infrastructures.

Après "Envoyé spécial", le "Complément d'enquête", consacré à l'homme Hollande, sombrait bien trop dans l'anecdotique et présentait finalement peu d'intérêt. L'important n'est pas l'homme Hollande, mais la politique qu'il mène. Celle-ci y était évoquée, mais à travers un prisme très superficiel et quelque peu racoleur.

Même si ces émissions sortent du lot des conneries d'une large majorité d'autres, qu'elles soient documentaires, de divertissement , nous sommes loin de productions ayant comme véritable objectif l'information, l'expression, l'éducation. Ceci s'explique très probablement par la nécessité de concilier audience avec le dictat de la pub. Cette pub qui est devenue le revenu économique indispensable pour le maintien d'une chaîne, y compris publique.

Nous pouvons constater qu'en ce qui concerne les émissions politiques, il faut pour plaire alors au patron public, qu'elles soient suffisamment lisses pour préserver la dotation et les nominations!.

Osons aussi relever que la commercialisation de la TV et des autres médias engendre une forte diminution des contenus pour s'égarer dans ce que nous pouvons définir comme racolage, sensationnalisme et toute la gamme qui prend comme parti nos faiblesses. Cette manipulation a comme seul but le lucratif. L'investissement sur la culture, la recherche artistique, l'éducation, etc. rapporte évidemment moins et le risque commercial y est très grand. On ne soulignera jamais assez l’impact de la publicité sur la qualité des contenus des médias. Le contenu doit s’adapter à la publicité pour optimiser les gains.

Voilà qui pose évidemment le problème de l’indépendance et du financement. Il se pose pour les artistes, les sportifs, comme pour les journalistes, qui ne peuvent presque plus se permettre d’être indépendants d’un pouvoir commercial.

Le débat politique sur ce sujet semble quasiment absent.

Je me demande même si un jour nous n'aurons pas droit à des débats politiques sponsorisés par "Coca Cola" "Ikéa","Carrefour" "Apple" ou "Sony"! Celui qui gagnera par son art de convaincre recevra en plus de cette valeur celle ajoutée par la marque. Cette caricature est plus proche de la réalité que nous pourrions croire. En effet, les marques ne sont aujourd'hui plus seulement des produits mais bien des univers complets qui ont mis au pas bien des politiciens!

 

 

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27/02/2014

Chômage et chômeurs.

 

chomage1.jpgUne forme de schizophrénie semble s'emparer des débats autour de ce sujet important et crucial. Au-delà de la bataille des chiffres de statistiques, une chose simple pourtant apparait. L'offre est inférieure à la demande. Ce fondamental semble pourtant largement oublié.  Malgré tout le "rantanplan" autour des formations nécessaires, de l'utilité de l'intergénérationnel dans les apprentissages, de l'accompagnement proactif, du contrôle , du travail en noir, il n'en reste pas moins que, même en cas de succès total de toutes les "recettes miracles" créées pour la remise des chômeurs au boulot, une large majorité de ceux-ci resteraient sur le carreau. Je serai même tenté de dire de façon peu morale et caricaturale qu'heureusement que ceux n'ayant pas envie de travail existent pour laisser place à la large majorité de ceux qui en veulent et n'en trouvent point…

Rares sont nos responsables politiques qui travaillent sérieusement à maintenir  les jobs qui existent. Sous prétexte de l'indispensable investissement dans des secteurs d'avenir, ils laissent fermer des entreprises qui préfèrent la spéculation et la rentabilité excessive d'actionnaires; celles pour qui les travailleurs ne sont que des pions pour grossir leur pognon. Caterpillar, Arcelor-Mital, les verreries Saint-Gobain  en sont quelques exemples.

Au recyclage indéniablement nécessaire de certains travailleurs, il faudrait y ajouter celui de nos politiciens trop attachés à conserver un savoir- faire devenu un savoir mentir pour rester en place.

Trouver un emploi aujourd'hui demande un parcours du combattant pour celui qui doit passer par tous les arcanes administratifs qu'imposent les divers organismes publics dits compétents en la matière. Ce parcours, en plus, n'est pas gratuit. Par contre, celui qui jouit d'un bon réseau social et de bon copinage a plus de chance, via un relationnel privé, de trouver l'emploi que l'ami, la connaissance de papa ou maman ou que" l'ami" politique lui offrira. Le "piston", cela existe encore!

Ne nous voilons pas les yeux. La fraude sociale est bien présente. Sans elle d'ailleurs, certaines personnes ne pourraient nouer les deux bouts en fin ou au milieu de mois! Ceux qui s'enrichissent par cette fraude sont cependant rares.

Nos politiciens sont parvenus, via cette mise en lumière d'une certaine fraude, à diviser les travailleurs et à créer une suspicion sur l'ensemble des chômeurs. Intolérable.

Faut-il supprimer le train parce que chaque jour un très petit nombre le prenne sans payer?

Une nouvelle loi va entraîner, début 2015, comme par hasard après les élections, l'exclusion de dizaines de milliers de chômeurs. Résultat: une charge supplémentaire pour des familles déjà en difficulté et un déplacement d'indemnités de prises en charge par des CPAS déjà étranglés dans leurs finances.

Arrêtons donc de culpabiliser le demandeur d'emploi. Sauvegardons notre indemnisation chômage; amplifions là même pour maintenir non seulement la dignité humaine mais aussi une consommation indispensable à toute forme d'économie.

Le travail est une valeur très relative. Elle est devenue plus grande par la rareté de l'offre. L'aristocrate qui vivait de ses rentes était vue comme supérieure à celui qui travaillait! Celui qui joue et vit de la bourse est considéré comme "intelligent". Mon père me disait "sagement" qu'il y avait deux espèces de personnes: les cons qui travaillaient pour avoir de l'argent et les "intelligents" qui faisaient travailler l'argent pour eux! Moi, son vieux fiston je dirai que les "intelligents" sont des spéculateurs véreux que les plus intelligents doivent empêcher de nuire!

«L’oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions.» écrivait et défendait justement Albert Jacquard, en ajoutant: «Le véritable remède contre le chômage est qu’il n’y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société.»

Notre système chômage se grippe. Il faudra être imaginatif et créatif. Pourquoi ne pas le remplacer par un autre qui garantisse à tous un minimum de revenu? L'étude et les propositions sur un salaire universel garanti, défendues par Bernard Friot, méritent plus qu'une simple réflexion.

 

http://nrt.revues.org/680 

 

Il est temps de sortir  des clichés et du regard négatif posés sur les chômeurs. Il est temps de réinventer un système autre que les seuls impôts pour rétablir une redistribution de richesse équitable.

 

 

 

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26/02/2014

Ukraine: une victoire en trompe l'oeil?

ukraine.jpgIl est bien difficile, pour les nombreux profanes que nous sommes, de poser les vraies questions qui se posent dans ce pays. La géopolitique est difficile à cerner. Comme souvent, les experts sont partagés.  La victoire baptisée de démocratique risque bien de ne pas changer grand-chose dans ce pays divisé entre russophones et ukrainophones, entre orthodoxes et catholiques. Les divisions politiques entre partis démocratiques et néonazis  risquent bien de se polariser. Le dictateur risque bien d'être remplacé par un autre. L'espoir de se rattacher à une Europe construite sur de simples mécanismes économiques, de plus en plus grippés, mènera à court ou moyen terme à une évidente déception.

Aussi fine et pertinente soit l'histoire de ce peuple très hétérogène, elle ne peut prétendre connaître ce qui va déterminer l'avenir de ce pays. Comment les futurs dirigeants pourront-ils unir tout un peuple d'un Etat composé de plusieurs minorités qui exigeront légitimement  de garder leurs spécificités culturelles, linguistiques, mais aussi économiques.

Nous connaissons, nous belges, ce genre de problématique d'union. Nous connaissons les tentations nationalistes du nord et du sud. Nous connaissons le succès de la NVA dans sa perspective d'un Etat-Nation flamand, jumelé d'un discours économique d'une droite pure et dure. Nous connaissons les revendications plus "germaniques" du droit du sol, opposées à celles plus "latines" d'un droit lié à la culture et à sa langue, avec comme centre de conflit Bruxelles et dans une beaucoup moindre mesure la communauté germanophone. La crise économique n'a fait qu'accroître ces revendications.

Le modèle de solidarité, le seul pourtant qui, à mes yeux, peut réussir, se heurte à l'individualisme capitaliste et à sa mécanique qui divise le monde du travail.

Face à l'hétérogénéité des cultures et des économies, le seul facteur qui puisse unir, est une solidarité solide du monde du travail, spolié par le monde du capital.

Ne nous croyons pas à l'abri des conflits armés et sanguinaires que nous suivons sur nos écrans. Les premiers ukréniens à monter sur les barricades étaient ceux issus de parti extrémistes de droite. Heureusement rejoints par d'autres mouvements démocratiques autour de l'objectif commun du limogeage d'un président corrompu et le retrait de lois liberticides.

Les nouvelles élections ne seront pas nécessairement porteuses d'espoir au vu de toutes les divisions idéologiques profondes de ce pays. Une percée de la frange d’extrême droite ultra nationaliste, antidémocratique et xénophobe, incarnée par le Praviy Sektor, serait catastrophique, tout comme celles de leaders ayant fait fortune par le rachat d'entreprises publiques.

Gardons-nous donc de crier la victoire de la liberté retrouvée.

 

 

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Marketing électoral.

 

 

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Les "huiles" du PS se sont enfin décidées, semble-t-il, à prendre comme première cible ennemie le MR. Nous pourrions nous en réjouir si ce n'était que pur marketing électoral.

Le retour d'un discours plus socialiste n'est pas un hasard. Le PTB marque des points en obligeant le PS à revenir à des fondamentaux. Mais le PS ne parviendra pas à convaincre un nombre important de ses électeurs par un brusque changement de façade. Son action a prouvé ses compromissions avec la vision libérale. Même au niveau régional ou européen, là où il gouvernait sans les libéraux, il a voté et mené la politique de rigueur imposée par la droite.

Après son erreur de tirer à gros boulets sur le PTB, le PS va tenter de se refaire une virginité en pointant comme ennemi numéro 1 le MR. Il se contentera alors de discréditer la vraie gauche par petite salves. Il sera, lui, le parti responsable. Mais responsable de quoi? Responsable d'avoir abandonné une soi-disant utopie de gauche pour gérer réalistement à droite.

Le monde syndical a vu clair. Les têtes des principaux syndicats sont, à juste titre, remises en cause par leur base. La présence de Rolin sur une liste CDH, celle de Demelenne au bureau du PS, prouve cette compromission des grands responsables syndicaux avec des partis qui ont mené une politique contraire à l'intérêt des travailleurs.  Ceux-ci, j'espère, ne seront pas à nouveau dupes et assez intelligents pour distinguer ce qui relève du marketing électoral d'un PS aux abois et une vraie gauche qui n'a cessé d'être sur le terrain et de relayer avec force et conviction les justes revendications des travailleurs. Renforcer la gauche ne pourra se faire que par un vote utile: celui du PTB-GO.

Les refrains de Magnette risquent bien d'être ceux d'un chant du cygne qui meurt d'avoir abandonné la plus belle et dernière chose: celle de la défense d'une justice sociale. Parce que le social, c'est super!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25/02/2014

RTBF et campagne électorale

rtbf 1.jpgUn auditeur, un spectateur, un internaute bien informé est un citoyen qui vote en toute connaissance de cause", explique la RTBF, et de poursuivre: Là où tout poussera à « Pour qui allez-vous voter ? », nous souhaitons répondre « Pour quoi allez-vous voter ? ».

Voilà pour l'intention dont nous ne pouvons que nous réjouir. Mais gros bémol: notre chaîne publique devra certainement encore se conformer à un pacte "culturel" qui privilégie les "gros" partis. Pas certain que les apparitions des pseudos stars de la politique dans des flashs pseudos sérieux favoriseront le "pour quoi". Elio, champion (sans chichis) en la matière, aura probablement l'obsession de l'image capillaire ou dorsale associée au bilan d'un gouvernement qu'il proclamera salvateur. On se gardera de trop parler d'un chômage, d'une pauvreté, d'une diminution du pouvoir d'achat qui n'ont fait que croître malgré la coloration antipelliculaire capitaliste du passé de master papillon. La dorsale de son action sera restée bien droite tandis que la nôtre s'affaissait par le poids de la rigueur.

Le "pour quoi allez-vous voter" risque de se perdre dans les méandres de plasticine rose, orange, bleue et verte, à la fois savante et infantile, peu digeste, aboutissant à de gros logos clichés ou à des créations diffuses de promesses encore crues par des électeurs enfants craignant le bâton du maître d'école!

On s'attardera encore et toujours sur la crise dont les politiciens ne voient le bout du tunnel qu'en période électorale. Jamais, ils ne remettront en cause les lois impitoyables du libre-marché. L'indicateur de la bourse spéculative restera le phare qu'il faut suivre. Le partenariat avec le privé qui fait les pauvres plus pauvres et les riches plus riches restera à encourager. La défense du secteur publique se concentrera sur le bon fonctionnement des institutions d'où ces messieurs et dames tirent de très larges revenus. Une renationalisation de banques et de leviers économiques tels que l'électricité, l'eau, le gaz sera traitée de ringarde, alors qu'en ce temps de non libération du marché cela nous coûtait moins cher…

Les débats du "pour quoi" resteront dans le cadre du système capitalisme, vu comme inattaquable et on se perdra dans les mesurettes pour corriger des dérives qui demanderaient de vrais mesures courageuses. Ils prétendront la misère pire ailleurs et se feront bon élève de l'Europe de la rigueur.

Comment faire face à des médias de complaisance de ce système espérer éclairer auditeurs et téléspectateurs? Las de toutes ces ritournelles creuses et connues, ils auront vite envie de zapper pour se replonger  au "qui" dans ce cirque porte la plus belle cravate, est le the voice du parlement, gagne le plus, a l'allure la plus élégante ou la plus grotesque. Spectacle pour spectacle, autant choisir le plus amusant.

Je crains donc que la RTBF, sous couvert de bonnes intentions, fasse par de l'interaction factice, tellement à la mode, une mauvaise comédie démocratique. Les électeurs n'auront droit qu'à quelques flashs très anecdotiques venant de quelques-uns d'entre eux. Les bonnes questions de fond  et les réponses risquent d'être noyées dans l'apparat d'un théâtre bien orchestré.

Nous verrons bien si le temps sur antenne sera donné aux alternatives que peuvent représenter les "petits" partis et spécialement le PTB-GO.

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24/02/2014

Quand le PS déconne...

1902921_10152035100694440_443736086_n.jpgLe PS, aux abois après le dernier sondage, se réfugie dans l'attaque d'une vraie gauche. Il quitte l'arme d'un  programme pour agiter le pétard mouillé du vote utile! Manque d'imagination. Leurs experts en "com" connaissent-ils l'injonction paradoxale? Cette affiche tombe en plein dans celle-ci où la double contrainte exprime le fait d'être acculé à une situation impossible, et où sortir de cette situation est également impossible. Le PS avoue donc ainsi son impossibilité de sortir de sa situation de compromission avec la droite qu'elle combat avant de s'y rallier. Schizophrénique!

Ne soyons donc pas dupes. La stratégie du MR est bien d'affaiblir le PS. Celle du PS est de se maintenir en première position pour mieux s'allier avec cet "ennemi" passager et obtenir le plus de ministres possibles et les présidences d'Exécutifs. Le "pourquoi faire" passe bien loin après. L'institution PS et tous ses satellites passent en priorité. Il faut sauver la machine et le soldat Elio avant tout. Il n'est un secret pour personne que Marcourt souhaite la bipartite avec le MR. Il embête ainsi Demotte, plus enclin à poursuivre la couleuvre arc-en-ciel. Un combat de chef sur le fumier dont ils ont chargé la Wallonie.

Pour leur grand malheur, le PTB-GO vient troubler leur petit jeu, leur rappeler que le pouvoir ne peut s'exercer dans l'opportunisme des places à occuper, mais bien à y défendre l'intérêt général dont ils se gargarisent en période électorale et qu'ils vomissent directement après.

Face à cette gauche décomplexée qui ne craint point de défendre une vision de société plus juste par une série de mesures très pragmatiques qui pourraient les amener à divorcer de la haute finance, c'est la panique! On va même chercher la menace du bleu pour tenter de convaincre. Puéril. Sans ambition réelle. Plutôt que d'employer la force des idées, on tire sur les rouges à partir d'un canon bleu! Vrai que les boulets qu'on traine après tant d'années de pouvoir ont tellement tué le peuple, que celui-ci ressuscite grâce à parti qui l'écoute, lui parle, le comprend et lui propose une alternative réaliste et crédible en des termes compréhensibles, sans langue de bois. Cela gêne évidemment ceux qui se sont ralliés au libre marché qui oublie l'homme pour ne retenir que le profit qu'il peut rapporter à une infime minorité.

Triste PS qui n'a plus comme rouge que la honte de la trahison à ses idéaux

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23/02/2014

Controverse: soins de santé.

 

 

controverse.jpgQuelle cacophonie dans le Controverse de ce midi sur RTL! Un rat n'y aurait pas retrouvé ses jeunes dans les labyrinthes empruntés par une Onkelinx qui devrait trouver un médicament pour soigner sa diarrhée verbale! Mais soit, nous y avons bien retrouvé les grandes tendances. Un PS qui tente de justifier son interventionnisme mou pour maintenir tant bien que mal une médecine qui de plus en plus devient une médecine à deux vitesses; un docteur MR Baquelaine qui favoriserait une privatisation via les assurances privées, avec une attaque en règle sur les mutuelles, une doctoresse CDH Fonck qui se fait mère Térésa; et enfin une doctoresse PTB,  Sofie Merckx, qui ose parler de la réalité de terrain avec sa pratique dans une maison médicale du peuple, mais à qui on coupe en permanence la parole. C'est que la réalité fait mal, bien plus que le déballage de chiffres et l'analyse dite globale. A côté, un expert économique en la matière, le professeur Annemans, qui a l'air de s'y connaitre semble déranger très fort la ministre à l'éternelle sourire. Puis, il y a la remarque idiote de celle-ci qui énervée, sans doute par la présence de vraie gauche sur le plateau, lâche que :"Albert Frère peut bien payer son médecin"! L'esquive sent le populisme tant décrié pourtant par son président! Bref, un très mauvais débat, mais qui en dit long sur les intentions toujours vagues des partis traditionnels, y compris écolo dont la voix d'ailleurs ne s'est pas faite fort entendre sinon dans les propos très tarte à la crème de Muriel Gerkens. Je n'ai en tout cas pas entendu parler de grandes mesures permettant une plus grande accessibilité aux soins pour tous.

Et pour clôturer en beauté, on a eu droit à un direct sur Di Rupo, agitant à la Chantal Goya, une peluche de Panda pour accueillir festivement les deux bébêtes chinoises!! Certains que pour ceux-ci les soins de santé seront bien assurés!!!

 

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21/02/2014

Une alternative de gauche semble se confirmer.

baromètre.jpgLa nette poussée du PTB-GO dans le dernier sondage de LLB prouve que la stratégie Magnette de vouloir diaboliser le parti est un flop. Il est trop tard pour le PS de changer vraiment de cap. La vraie gauche est aujourd'hui incarnée par le PTB-GO. Seule une cure d'opposition qui chasserait tous les nantis bobos du PS pourrait être source d'un éventuel rapprochement entre les 2 partis, dans un respect mutuel et sur base de fondamentaux qui se traduisent en actes. Il sera difficile au PS de lâcher ses privilèges et de revenir sans hypocrisie vers la classe populaire qu'elle perd de plus en plus au profit de ses alimentaires pour qui le profit compte plus que la défense réelle des travailleurs. A force de faire vénérer Di Rupo et de ne point avouer l'échec de sa politique inféodée aux marchés financiers et au secteur privé, les bonzes du parti contribueront à la chute du parti. Heureusement que la relève de la gauche ressuscite petit à petit par la poussée du PTB-GO et son programme concret basé sur l'écoute et sa présence sur le terrain. Les "parvenus", si détestés par Elio qui en est devenu pourtant le leader, méritent une mise à l'écart définitive pour aller rejoindre les secteurs arnaqueurs qu'ils n'ont cessé de défendre.

Mais un sondage reste un sondage. Il faudra encore se battre  en éclairant les électeurs indécis, en ralliant ceux qui craignent de quitter le sérail PS et les petits intérêts personnels qu'ils croient y trouver, ainsi qu'une gauche de petits mouvements qui s'essouffle dans des petites querelles d'égos. Il sera aussi utile de convaincre que le mécontentement ne peut se traduire par un vote en faveur d'un parti raciste qui se trompe de cible pour sortir de la crise.

Il reste beaucoup de boulot...

 

20:00 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/02/2014

Emily Hoyos "en prime"

hoyos.jpgJe viens seulement d'écouter Emily Hoyos lors du "jeudi en prime". Point positif: elle ne s'est pas laissée déstabilisée par les 2 journalistes flingueurs. Bien briefée (ça se sentait un peu), la coprésidente d'Ecolo a malheureusement rejoint la langue de bois et la manipulation des classiques traditionnels. Si elle a bien esquivé les divisions internes dans son parti, elle n'a pas évité l'inélégance, voire la violence, envers l'ex collègue Josy Dubié, dans la contradiction d'affirmer le tout et son contraire en considérant qu'il n'avait pas sa place dans écolo, mais qu'écolo ne l'avait pas mis "à la porte". Pour les alliances, rien de bien neuf. On sort le projet et les résultats électoraux. On ne se mouille pas. Ecolo est devenu un parti traditionnel avec une soif de pouvoir primant hypocritement sur le projet. Pourtant les années de pouvoir n'en n'ont pas fait un parti crédible aux commandes. La compagne du chef de cabinet du ministre Jean-Marc Nollet n'a pas envie sans doute de le  retrouver sans emploi! Faut-il aussi rappeler que cette ex présidente du parlement wallon en avait gagné le siège enviable au méritant Bernard Wesphael.  Déçu, il avait, lui aussi, pris ses clics et clacs pour fonder le Mouvement de gauche avec la suite dramatique et personnelle que nous connaissons. Le  passé et présent d'E. Hoyos plaident donc plus sur l'opportunisme carriériste que sur la bonne gouvernance tant mise sur le devant de la scène et si peu dans les coulisses où la politique les petits copains à la sauce PS et autres est bien présente, sous la tutelle de Monseigneur Javeaux. Elle risque de voir quitter du bateau vert, d'autres capitaines et matelots lucides que le seul Josy Dubié! Une lucidité éclairée par le vote du traité européen d'austérité voté par écolo là où il fait partie de la majorité et rejeté là où il est dans l'opposition!! Opportunisme quand tu nous tiens!

23:45 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Théologie et politique: bizarrerie doctrinale...

mitre et crosse.jpgrose.jpgLe pape, toujours célibataire, vient donc une fois de plus, devant le consistoire composé de tous les cardinaux, eux aussi tous célibataires, de rappeler la valeur intrinsèque de la famille qui représente "dans le monde comme le reflet de Dieu." Rappel aussi du "croissez et multipliez-vous".

Il en va parfois de ces bizarreries théologiques autant que celles de pensée politique. C'est le: "faites ce que je dis mais pas ce que je fais." A bien y réfléchir, comme les socialistes ont oublié l'exemple de leurs grands fondateurs, les chrétiens semblent oublier que la vierge Marie n'a pas été très féconde. Elle a formé une étrange famille recomposée avec un père qui n'était pas le père génétique. Vrai qu'à l'époque le test ADN n'existait pas… Etrange d'ailleurs cette espèce d'insémination artificielle d'un Saint Esprit incorporel! Puis, comble de malheur, voilà que le fiston Jésus ne se marie pas! Certains lui prêtent même un petit penchant gay pour son disciple Jean! Malgré les lumières traversant l'Eglise, l'Immaculée conception est même devenue le dernier dogme proclamé par l'infaillibilité de Pie IX. Il aurait été plus simple et plus correct d'avouer qu'à l'époque la mythologie voulait que la naissance de toute personne exceptionnelle  soit de nature très mystérieuse, tel Jean- Baptiste, aussi membre de cette étrange famille né d'une vieille femme stérile, Elisabeth, "cousine" de Marie… Les pauvres "révolutionnaires" du peuple subiront la mort, l'un sur une croix, l'autre par décapitation.

Les marchands du temple sont toujours bien là. La révolution de l'égalitaire du " tous frères" n'a duré que dans la théorie. La fondation de Jésus n'a duré que parce l'Eglise a eu l'art de l'opportunisme de se mettre du côté du plus fort. Les pauvres sont restés pauvres et sont même devenus le fonds de commerce d'une théologie ne promettant le paradis qu'après la mort. On n'est même parvenu à vendre des "ristournes" de purgatoire via la vente d'indulgences alors que l'éternité est la négation du temps!

Sans vouloir faire un rapide parallélisme, il en a été un peu de même avec la "religion socialiste". Le "dogme" égalitaire s'est progressivement éteint. La révolution a peu duré. L'alliance avec les marchands capitalistes n'a fait que progresser. Marx a fait place au dit réalisme qui exige compromis pour permettre aux détenteurs de la doctrine de se garder au chaud, non dans des chapelles vaticanes, mais dans des fauteuils de parlementaires grassement payés. Du haut des fauteuils dorés, on prêche la justice tout en appliquant l'injustice. Le service des fidèles passe après celui des éminences. Quelques collectes pour pauvres ou quelques mesures de sécurités sociales doivent maintenir l'ordre dans le peuple et éviter la révolution!

Le PS redevient vierge pour apparaitre aux électeurs crédules. Il oublie son insémination capitaliste et se présente, comme Joseph menuisier, proche du travailleur le premier mai et courtisan du paradis fiscal quelques jours plus tard! L'ingénierie politique vaut celle de la théologie! La science exclut le bon sens. Sa conceptualisation, ses arcanes, son savoir nous font croire au bien-fondé du pouvoir des experts théologiens ou politiques qui n'ont cessé de nous cocufier au cours des siècles, que ce soit par la mitre et la crosse ou par la rose au poing! Les permanences sociales du Vatican se font par quelques bains de foule du pape; celle des politiques par quelques bals, kermesses à boudin et meetings électoraux des députés. Tout cela très bien médiatisé.

Je concède que cette courte analyse est un peu simpliste et caricaturale, mais elle a au moins le mérite de lancer une "méditation" qui peut affiner le sens critique.

Blâmer ceux qui gardent la foi serait injuste, pour autant qu'elle ne soit pas celle qui aveugle. Cela vaut pour celle en Dieu ou en politique!

Merci d'avoir lu jusqu'au bout mon élucubration "philosothéolopolitico" très "vulgaire! LOL.  AMEN.

20:59 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |