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06/03/2014

LE VOTE UTILE.

1010948_638777779519439_1473832828_n.jpgSi vous votez encore pour les mêmes, vous aurez tort de vous en plaindre après!

Et oui, la majorité qui dit pourtant ne pas s'occuper de politique, tout en restant très défaitistes, n'hésite pourtant pas à attaquer la classe politique au pouvoir. Cette même majorité va, soit s'abstenir ou voter encore pour des partis qui les déçoivent. Il y a là certainement une espèce de peur face à l'inconnue ou à l'évitement du pire que les partis traditionnels et ceux d'extrême droite exploitent habilement.

Une réflexion de fond, avec un minimum d'objectivité, conduit pourtant à devoir admettre que le système capitaliste est au bord de l'agonie. Ce système nous conduit aujourd'hui à une décroissance et à un accroissement de la pauvreté. Chaque jour, nous entendons la fermeture d'entreprises, un chômage qui explose, des familles de plus en plus précarisées. Face à cette misère, les grosses fortunes ne connaissent pas de crise. Bien au contraire.

Des analystes, qu'on ne peut taxer d'extrême gauche ou de populistes, agitent pourtant la sonnette d'alarme. Ainsi encore l'économiste Paul Jorion, essayiste et chroniqueur au journal "Le Monde". Est-il donc si compliqué de comprendre, comme il le souligne, que le capitalisme a été gangrené par la spéculation qui n'est autre que des paris de casino.

Le discours électoral qui veut nous faire croire à la reprise et au "ça va aller mieux" est irresponsable. Pour aller mieux, il fallait, comme le dit Jorion, démanteler les géants financiers afin d’empêcher qu’un problème ponctuel n’entraîne la chute de tout le système financier. Il fallait oser imposer des règles aux banques. Les Etats ont renfloué celles-ci, sans imposer la fin de la spéculation. Quand les Etats sont intervenus pour sauver la finance, ils ont réglé la note de toutes les sommes dues, y compris les paris spéculatifs : ils n’ont pas fait la différence. Les quelques mesures timides imposées sont sans véritables effets. Les banques continuent à jouer avec notre argent et la richesse produite par les travailleurs. L'argent qu'elles prêtent à l'économie réelle, celui qui donne de l'emploi, reste marginal.

Voilà la réalité que nos dirigeants actuels ne veulent pas voir et encore moins avouer.

Et nous que voyons-nous sur le terrain qu'eux ignorent? D'un côté: des licenciements à gogo, le peu d'offres nouvelles de boulot; le détricotage de la sécurité sociale et de l'autre la concentration de la richesse qui ne cesse de grandir dans les mains des  riches"joueurs".

Il n'est pas trop tard pour exiger l'abandon de cette politique qui, si elle ne nous touche pas aujourd'hui, le fera très probablement demain.

Ne nous trompons pas de cible. Ce ne sont ni les chômeurs, ni les étrangers qui nous ruinent. Ce n'est pas en s'attaquant à eux que la croissance renaîtra. Avec 0,3 %, nous sommes très loin du compte et la situation s’aggrave inexorablement, quoiqu'en disent nos beaux parleurs. Leur recette bien cachée de  faire baisser les salaires dans un contexte de pouvoir d’achat déjà insuffisant est un leurre de relance. Un de plus!

Nous devons donc les forcer à mener une autre politique. C'est là qu'intervient le vote utile. Or pour l'instant, il n'y a que le PTB-GO pour faire non seulement cette pression indispensable, mais aussi pour indiquer une nouvelle voie à suivre. Il faut forcer nos dirigeants à reprendre un vrai pouvoir économique. Il faut les forcer à abandonner leur trouille maladive qui les empêche de prendre des décisions contre la puissance d'une finance qui les asservit. Les problèmes éthiques, communautaires, même si  importants, ne sont pas prioritaires. Plus qu'un changement de nom, plus que de pouvoir abréger la vie incurable d'un être, sans parler du plus dérisoire que sont l'accueil de pandas ou gagner la coupe du monde, c'est la lutte contre la pauvreté, le plein emploi, l'accès au logement décent, que le peuple veut. Tout le reste suivra, y compris la sécurité car la pauvreté est cause première de délinquance.

Osons donc voter autrement. Osons donc voter une vraie gauche qui n'est pas celle de la caricature d'un communisme à la soviétique où que sais-je encore! Osons une gauche nouvelle qui combat les grands monopoles et poussera hors du pouvoir ceux qui s'y accrochent par habitude, par intérêt. Il faut voter pour que de nouvelles voix, celles qui crient nos besoins essentielles et quotidiens, se fassent entendre dans notre parlement. Voilà bien des raisons objectives, autres que celles attachées à une idéologie ou une pensée doctrinaire, qui me feront bientôt voter PTB-GO.

 

22:59 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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