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22/03/2014

Le pot au feu politique

 

chef1.jpgLe libéralisme et le socialisme se sont fondus dans un pot au feu dont on ne sait plus véritablement la composition. Ce qui compose ce bouillon est devenu tellement dilué et complexe avec des épices à la fois semblables et différentes, que le consommateur s'y perd, ne sachant plus comment reconnaître le goût des ingrédients.  

Sans entrer dans les définitions de ce que sont le libéralisme social, le socialisme libéral ou encore la sociale démocratie, qui obscurcissent bien souvent le débat et sont devenues sans doute les plus ambigües de toute l'histoire de la philosophie politique, il me semble bien plus important de voir dans le concret ce que ce pot au feu contient comme ingrédients communs qui lui ont donné aujourd'hui un goût si amère et immangeable. 

Pour  donner de l'emploi à cette mauvaise recette, qu' y trouve-t-on? Un accroissement de la compétitivité des entreprises et une baisse de la dépense publique. A cela, on ajoute une pincée de diminution de sécurité sociale qui doit en terminer avec les excès et les abus. 

Il faut aussi alléger la sauce par un Etat trop lourd et trop lent. 

Les tops chefs se réfèrent alors aux étoilés européens pour qui l’économie de marché (et donc la compétitivité des entreprises) est seule condition de progrès gastronomique qu'on assortit comme garniture d'une touche de dialogue social. 

Toute la confiance pour arriver au meilleur goût doit être accordée au monde de l'entreprise privée.  

A choisir, je préférais le choix passé entre deux plats simples. Celui qui se composait d'une recette du Chef Etat avec l'abandon total des ingrédients libéraux ou celui qui prenait comme recette l'exclusion de toute intervention et prérogative de ce Chef Etat pour garantir aux ingrédients les plus forts la bonne saveur en noyant les plus faibles! 

Ne nous cachons pas la vraie question politique à se poser à propos de la création de la meilleure recette est: Faut-il augmenter ou réduire le poids de l'Etat dans notre économie et dans nos vies ? 

Tant que cette question n'est pas tranchée, nous resterons dans les anecdotes de la ménagère qui ne pourra rivaliser avec les chefs toqués!  

Nous voilà à la fin  du service et de la dégustation de la recette d'un pot eu feu dont nous avons pu apprécier l'aigreur et la difficulté de l'avaler. Le 25 mai, ce sera moi le seul chef!  

Je me prononcerai pour une recette qui ne soit pas seulement réformiste, mais carrément pour une qui  fasse de ma cuisine un vrai plat consistant et cohérent. Un plat avec forte nationalisation.  

Finis les tops chefs actuels et les anciens qu'ils soient de l'école dure de Thatcher ou de la plus nuancée de Delors et aujourd'hui des Di Rupo ou des Hollandes. Finie la recette de la libéralisation des marchés financiers, des grands services publics, de la diminution de la progressivité de l'impôt sur les revenus, de la diminution de la prise en charge publique des dépenses de santé, etc. 

Il nous faut un plat belge et européen avec d'autres règles que celle de l'austérité dite d'or.  

Finie la recette qui nous fait croire que : "Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain". On a vu où les profits de Mittal et Cie filaient. 

La cuisine des Di Rupo, Hollande et Cie, avec ce pot au feu entre capitalisme et marxisme, n'a apporté que misère et pauvreté. 

J'opte donc, sans complexe, pour le plat marxiste et vote PTB-GO.

 

11:38 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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