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25/03/2014

OBAMA DAY

obama.jpgLa venue d'Obama n'est qu'un show politique de plus. Tous les medias vont se focaliser sur cette visite au galop.  L'opinion publique va regarder ce court passage, comme il feuillette Closer. A quoi peut servir cette visite éclair sinon d'être vu? On bloque toute une ville pour la sécurité d'un seul homme, vu comme le plus puissant du monde.

La personnalisation du pouvoir est une maladie grave pour laquelle il faudrait inventer un vaccin. A l'heure où les démocrates marxistes tentent d'abandonner le culte de la personnalité, les démocraties "classiques" font le chemin inverse. Voilà qui est grave. Grave parce que l'institutionnalisation de cette personnalisation a très souvent aboutit dans l'histoire à des régimes fascistes ou totalitaristes.

Si nous pouvons comprendre, comme presqu'un besoin naturel de l'homme, de voir l'autorité s'incarner dans une personnalité, il est indispensable de nous souvenir que dans la réalité aucun homme providentiel n'a changé le cours de l'histoire. Si un homme noir a pu être élu président des USA, c'est grâce à tout un mouvement révolutionnaire anti-raciste qu'il le doit.

Cette personnalisation fait oublier nos régimes parlementaires. On a vu pourtant combien Obama peinait pour appliquer son bon projet de mutualisation des soins de santé, bloqué par le Congrès. Même si son leadership a un pouvoir plus important que l'opposition, il n'en reste pas moins contrôlé et influencé.

L’ultra-personnalisation du pouvoir, aidée par le développement des médias, est un danger démocratique qui doit nous faire réfléchir. C'est une dérive qui abêtit le peuple. Comment croire que le cerveau d'un seul homme trouve les solutions pour diriger des sociétés de plus en plus complexes? Il y a là une forme d'infantilisation du peuple.

Méfions-nous donc de cette personnalisation. Evitons aussi cette espèce de culte ou inversement de lynchage des personnalités politiques. L'avenir d'un pays tient beaucoup plus à des choix politiques qu'à des d'hommes. Même si cela est tentant, voire amusant, s'en prendre aux personnes revêt trop souvent un côté caricatural et excessif.

Essayons plutôt de revaloriser et d'exiger une dimension collective de la politique. Battons-nous pour que les forces de notre pays, celles de nos travailleurs, de nos associations sociales et culturelles, celles de nos vrais entrepreneurs soient à la base des décisions politiques. La fonction parlementaire doit retrouver une valeur collective, bien contraire à celle qu'elle est devenue. Il faut rompre sa logique débilitante.

Ne nous laissons pas entraîner dans les shows de nos partis et de leurs représentants. Ne nous faisons pas happer par cette peopolisation des hommes politiques.

Ce que nous devons choisir est un autre modèle de société que celui du capitalisme et de ses défenseurs ou esclaves. C'est là que situe le vrai combat. Tout le reste n'a souvent comme effet que de masquer ce vrai débat de société.

08:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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