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29/03/2014

Conviction et apparence.

 

 

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Il ne faut pas être savant, psychologue ou sociologue, pour mesurer le poids passé et grandissant de l'image et de la communication dans tous les domaines dont la politique.

 

Le message à faire passer revêt de moins en moins d'importance. Il faut faire le buzz. Des crétins comme Laurent Louis l'ont aussi bien compris que d'autres bien plus malins que le malade mental du parlement.

 

La presse et les médias portent une lourde responsabilité dans cette mise en scène. Ils parleront autant de ce déséquilibré que de la loi sur l'exclusion du chômage. Les parlementaires feront les indignés sur cet homme mais s'indigneront moins sur les mesures qu'ils prennent et qui aggravent la pauvreté dans le pays.

 

Notre premier ministre peut certainement être classé dans les meilleurs communicateurs de notre petite sphère politique belge. Il a même réussi à faire nommer son gouvernement papillon... Chez lui la communication a toujours semblé plus importante que la conviction et cela lui a réussi. Le style vaut mieux que le fond. Sur ce point, rien ne doit être laissé au hasard, il faut se montrer souriant, sérieux et spontané. Le marché de l'image ne doit pas, lui, être libre! Les temps modernes veulent qu'on accède au pouvoir par l'image contrôlée et maîtrisée. Tout doit être dans le communicant.  

 

Le bel Elio, dont le gros du bilan est incommunicable, a déjà commencé, non à maquiller son visage ou teindre ses cheveux, ce qu'il fait depuis longtemps, mais à masquer toutes les mesures qui ont fait grandir la misère dans notre pays. Il commence, avec ses troupes, à esquiver de plus en plus son bilan pour en revenir à sa vision socialiste de société. Bien vu, car beaucoup tomberont encore dans le panneau. Il remet le nœud rouge, après avoir vanté un modèle belge très libéral et favorable aux arnaqueurs de la finance et de la grosse entreprise.

 

Adieu les débats de fond. Retournons à la rue pour embrasser les mémères, serrer la pince des pauvres naïfs heureux de serrer celle de la star télévisée, de celui qui venant de très bas est arrivé très haut en cachant bien sa trahison. Quittant les habits de premier, le montois va aller nager, sans chichis, dans les arènes populaires. Redevenu la tête de liste PS dans le Hainaut, il ne doit pas trop craindre une perte importante sur son terroir. Tout juste peut-il éprouver une peur de ne plus avoir le gros triomphe des dernières années.

 

Hélas, beaucoup d'électeurs préfèrent la posture à la conviction. Aidé par la machinerie PS, Di Rupo  a déjà écarté toutes celles et ceux qui risqueraient de lui ravir de son ciel, redevenu tout à coup rouge, comme en période de Saint-Nicolas, son étoile. Le collectif à des limites!

 

Les naïfs  alimentaires du parti et tous les petites gens qui auront fait confiance à la star et au parti, comme celles et ceux qui en France, avaient voté Hollande, se mordront les doigts quand ils accroîtront le rang des milliers de gens qui connaissent la merde quotidienne du manque d'emploi, des fins de mois de misère, etc.

 

On me rétorquera qu'il vaut mieux une gauche molle PS à une droite libérale ou à un centre sans consistance. Pas sûr du tout, au vu de l'expérience des alliances. Si nous savons que la droite reste irréformable dans sa politique au profit d'une minorité, il est possible de retrouver une gauche franche, forte de ses valeurs, proche du terrain et non corrompue par le trop long exercice du pouvoir. Voilà pourquoi, vous avez intérêt à voter PTB-GO.

 

 

 

09:42 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Et demain, lorsqu'il recevra les chinois,il sera plus "maoiste" que le communiste...

Écrit par : Gaston | 29/03/2014

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