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30/03/2014

Di Rupo et le péril PTB

papillon1.jpgVoilà donc que notre premier ministre, papillon rouge de ce printemps, avoue partager parfois l'analyse faite par le PTB. Il ose alors proclamer que ce parti n'a pas créé la sécurité sociale, sous entendant que c'est le PS. Je veux bien qu'il ne soit pas historien, mais son raccourci manque d'une élémentaire connaissance. L’origine de notre régime de sécurité sociale remonte à l’époque de la première révolution industrielle et de l’apparition du capitalisme. Durant la deuxième Guerre mondiale, des représentants des syndicats de travailleurs, des organisations patronales et quelques hauts fonctionnaires se sont réunis pour rédiger un "projet" d’accord pour une "solidarité sociale" à mettre en oeuvre après la guerre.

Non Monsieur Di Rupo, l'origine réelle de la sécurité sociale, il faut la trouver sur des actions de terrain, celles que le PS ne pratique plus, au contraire du PTB. C'est parce que les ouvriers

qui travaillaient dans des usines avaient choisi de s'organiser afin de prévenir les problèmes et aider les plus démunis; parce qu'ils décidèrent ensemble de mettre une petite partie de leur salaire dans une caisse commune que l'Etat a finalement accepté de suivre ces initiatives et de prendre les choses en main. Ces choses que vous avez détricotées, vous PS et premier ministre. Le PTB, lui, a mené sans cesse des actions soutenant les travailleurs sur le terrain. L'analyse du PTB s'est révélée pertinente et révélatrice de l'injustice sociale qui rendait, par vos propositions et le vote de vos moutons de parlementaires, les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Souvenez-vous de la dénonciations des entreprises ne payant pas d'impôts, du mécanisme infernal, dépensier et injuste des intérêts notionnels, que votre parti remet aujourd'hui et pour les seuls élections, en cause. Souvenez-vous de toute sa campagne sur la taxe des millionnaires que vous ressortez aujourd'hui, comme par hasard. Par son action  de soutien aux exclus du profit capitaliste, le PTB alliés aux syndicats, a réussi à parfois limiter votre casse. Les exemples d'actions sont nombreux.

La sécurité sociale, Mister Premier, elle a dû entrer en résistance. Oh, vrai que vous, vous avez agi, vous avez fait, dites-vous. Mais quoi? Garantir à des pandas une habitation que des tas de citoyens ne peuvent se payer ou même trouver. Vous pavoisez dans des sommets internationaux qui organisent et impose l'austérité? Qu'avez-vous fait pour répondre, autrement que par un bling-bling communicationnel, aux vraies préoccupations de vos concitoyens? De toutes vos petites mesures pour relancer l'emploi et pénaliser ceux qui n'en trouvent pas, nous n'en voulons plus.

Caricature, populisme, simplisme que ce type d'analyse? Je vous entends déjà, avec votre autosatisfaction et vos allures pommadées et souriantes d'homme d'Etat.

Vous avez oublié le fondamental. C'est la mobilisation de la rue, son soutien, sa révolte qui ont secoué le cul bien assis des parlementaires. Le concept et plus encore la pratique " rue-parlement-rue", vous l'avez oublié et pourtant ce sont eux qui ont fait évolué l'histoire. Ce ne sont pas des docteurs en droit, en chimie. Revisitez- la. Son évolution, son amélioration, ne sont pas le fruit des cols en hermines ou toges noires, mais bien la parole et la défense des avocats du trottoir et des docteurs de la rue. Voilà la réelle histoire, celle que vous ne faites plus. La vôtre, celle des salons feutrés, des tables rondes marbrées et fleuries, des chairs académiques cirées, elle nous fait crever. J'ai la révolte!  

 

14:45 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

C'est ce genre d'article que l'on devrait lui lancer sur la gueule par centaines,les lui faire bouffer,moi aussi,je suis plus qu'en colère .Trop c'est trop.....

Écrit par : Gaston | 31/03/2014

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