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31/03/2014

Municipales françaises.

municipales.pngQue de logorrhées journalistiques pour analyser les résultats électoraux de la même manière qu'un grand match de foot. Celles des femmes et hommes politiques ne valent pas mieux. C'est creux avec des duels narcissiques où on fait tourner le ballon particratique, loin des huées de citoyens voulant que le match leur apporte un terrain réel de gagne collective capable de leur apporter un meilleur sort.

Que retenir de cette défaite du PS français, sinon que lorsqu'il mène la même politique que la droite, il le paie cash. Mais ce dont il s'agit n'est pas la perte ou le gain de tel ou tel parti. C'est le désenchantement général d'un peuple. Le politique lui inflige une économie ayant en priorité le profit mal réparti. Tous ces "grands" oublient la quotidienneté pénible de la majorité de la classe populaire. C'est le divorce entre les paroles et les actes. C'est la révolte de voir des dépenses somptuaires inutiles et des besoins élémentaires non couverts. Tous ces messieurs dames sont pourtant d'accord avec cela, mais rien ne bouge. C'est le chapelet des constats mais jamais de prières exaucées.

La déception des français risque bien, comme celle de chez nous, de se prolonger après ce temps d'élection.

La politique de François Hollande, comme celle de Di Rupo, poursuivra envers et contre tout son virage à droite, son alliance préférentielle avec le patronat et les multinationales, sa soumission aux politiques d'austérité européennes. Le désastre se poursuivra.

Il est pourtant nécessaire et urgent de faire descendre de leur planète, très éloignée de celle des électeurs, tous les responsables d'une politique qui nous étranglent, non seulement dans nos pays mais aussi dans le cadre antidémocratique d'une Europe imposant une folle austérité.

Il faudra, nous futurs électeurs belges, faire entendre une voix nouvelle au parlement, mais il faudra surtout maintenir la pression de la rue. Il faudra combattre en permanence l'autarcie du territoire politique avec ses uniques échanges avec les multinationales, la bourse et les gros banquiers. Il faudra les forcer à changer d'interlocuteurs et d'écouter nos besoins.

Pour en revenir à la France, j'en tire une conclusion bien plus nuancée que celle entendue dans les médias. Si le parti socialiste a clairement ramassé la claque qu'il méritait de par sa politique droitière, il faut relativiser la victoire du FN et celle de l'UMP qui en reviennent à des scores qu'ils ont déjà connus et n'ont rien d'historiques. Par contre l'abstention a battu des records. La presse a oublié, comme par hasard, la poussée du Front de gauche. Je retiens aussi que la personnalisation de candidats est plus médiatique que réelle sur les résultats.

En dehors d'une sanction marquée par une politique nationale, il faut retenir que ces élections restent essentiellement municipales. L'électeur vote pour un maire qui a pu ou pourra répondre au mieux aux attentes très concrètes de terrain de sa ville quel que soit sa couleur. Il ne se trompe qu'à moitié car sa ville est aussi dépendante d'une politique plus globale qui bien souvent le dépasse.

Pour les élections européennes, je crains fort la même sanction pour le PS français. Mais à ce niveau de pouvoir, avouons que le socialisme classique n'a également rien fait pour contrer la droite.

Pour conclure cette brève et bien incomplète analyse, sur le chaud, je dirai que ma plus grande déception est celle de constater un manque de mobilisation politique via le taux important d'abstentionnistes. Mais à qui la faute?

 

00:10 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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