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31/03/2014

L'abstentionnisme politique, signe de notre époque individualiste et narcissique.

individualisme.jpgNous venons de le constater en France, mais aussi dans d'autres pays, les électeurs boudent de plus en plus les urnes.

Nul doute que les femmes et hommes politiques en portent une large responsabilité. Ajoutons-y une complexité de plus en plus grande de la "chose" publique. Les décideurs de notre sort commun semblent vivre sur une autre planète très mal perçue par celles et ceux qui peinent dans leur vie quotidienne.

Mais s'arrêter à ce simple constat me parait un peu facile. Les citoyens que nous sommes en portent aussi une large part de responsabilité.

Notre société de consommation et la culture capitaliste ont renforcé notre tendance naturelle à nous centrer sur nous-mêmes.

Les réseaux sociaux sont significatifs, à mes yeux, de cette fâcheuse tendance.  La recherche d'une affirmation d'identité n'est certainement pas condamnable. Encore moins de la partager. Il y a même via cette technique moderne, une forme d'altérité qui entre chez nous, qui vient même parfois secouer l'identité personnelle que nous tentons souvent d'affirmer. J'y vois cependant un grand danger. Il y a là un piège ou un risque de s'engluer dans son narcissisme, dans une espèce d'enclos, à l'intérieur de nos propres clôtures. Il y a risque de se laisser réduire à ce que l'on est, à son enclos narcissique. Chacun sent bien pourtant, pour autant qu'il ne soit pas trop narcissique, qu'au-delà de lui, il y a une vie commune nécessaire à son existence. Ne s'identifier qu'à soi-même risque d'être étroit, trop étroit.

Nous pouvons être bien dans notre identité, s'y sentit cool, bien chez soi, bien avec soi, pendant tout un temps, mais nous savons que la vie va généralement se charger de venir un peu ou beaucoup bousculer cela. Ce seront des événements familiaux, des ennuis de santé, etc. mais aussi et nous l'oublions souvent, des événements politiques. Pouvons-nous encore ignorer combien les mesures prises en politique peuvent venir bouleverser notre petit train-train quotidien.

Bien des gens me disent  se sentir dépassés par cette politique. Ils se croient, de plus, impuissants et incapables de la faire changer. Que faire alors pour les sortir de ce sentiment? Peut-être les convaincre qu'être dépassé n'est pas nécessairement une catastrophe, une tare, une honte. Chacun peut refuser de rester dans l'impasse du soi et s'ouvrir à l'espace du commun, du collectif. Sortir de cet impasse peut, non seulement être utile à un ensemble, mais aussi à relancer sa vie autrement.

Nous savons tous que notre vie est fragmentaire. Ne rester que son fragment individuel est un danger de dépression, de mal-être, d'agressivité. N'est-t-il pas plus épanouissant de cultiver dans le même temps notre fragment communautaire? N'en attendons pas cependant pas, et c'est un autre risque, un remède ou un colmatage capable de réparer des fissures de notre identité. Nous en serions alors vite déçus.

D'aucuns pourront juger ma réflexion bien "intellectuelle" et se demanderont bien ce que concrètement elle peut avoir à faire avec un absentéisme électoral!

Il me semble pourtant que le rapport est bien plus concret que nous pouvions l'imaginer.

C'est notre mode de fonctionnement, trop souvent formaté par une culture de consommation, de compétitivité qui nous fait renoncer à un engagement de type commun. L'exister ensemble n'a plus la cote. Nous vivons actuellement sans grande surprise parce que nous ne sommes plus intéressés que par nous. Notre identité n'est plus formée que dans une société de marchandises dont nous n'apparaissons plus qu'en code barre.

C'est ce formatage qui doit nous faire remettre en question. La compétition et la rivalité, entretenues par un système politique libéral, ne peut que nous amener à l'abandon de ce bien vivre ensemble et engendrer les inégalités que nous connaissons. La "méritocratie" tant prêchée par le libéralisme n'est pas facile à chasser de nos mentalités. C'est ce type de politique qui entraîne le désintérêt et la résignation politiques.

 

 

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Les réseaux politiques

oligarchie.pngLes scandales politico-financiers alimentent parfois les médias et puis s'effacent dès qu'ils ne font plus vendre. L'ampleur de ce mal est pourtant très significatif. Ces affaires nauséeuses nous démontrent que la noblesse politique, celle des véritables aspirations du peuple, croisent plus souvent qu'on ne peut le penser l'état de nos institutions.

Le pouvoir corrompt, c'est bien connu. Et plus ceux qui le détiennent s'y accrochent, plus cette corruption risque de s'enraciner et de croître. A la politique déjà bien connue des petits copains est venue s'ajouter celles des petits ou grands coquins de la finance. Des réseaux d'influence se sont formés. Ils sont venus pervertir nos institutions démocratiques. Oh, ce n'est pas une nouveauté pour celles et ceux qui connaissent l'histoire. Nous n'en sommes évidemment plus aux dérives monarchiques du pouvoir absolu, mais de nouvelles oligarchies se sont bel et bien mises en place. Il suffit de voir le nombre de "fils de" sur les listes électorales. De voir le peu d'ouvriers y figurer. Les places "utiles" sont réservées aux dits "meilleurs". Il y a comme une nouvelle aristocratie politique qui s'est formée en réseaux.

Maîtres en illusions, ces affidés, agissant en complices ou acolytes des plus riches ont l'art, à travers des médias complaisants, de nous forcer à regarder la lune qu'ils nous promettent. Ils se font passer pour les détenteurs du dévouement à la chose publique.

Ne nous trompons donc pas. Sous le label tellement éculé de démocratie, nos régimes politiques sont encore fortement aux mains d'une nouvelle oligarchie. Entendez par là  des régimes politiques dont les constitutions et les lois ne réservent le pouvoir qu'à une minorité de citoyens. Le gouvernement est constitutionnellement et démocratiquement ouvert à tous les citoyens mais en fait ce pouvoir est confisqué par une petite partie de ceux-ci.

Il est temps de changer de direction. Il faudrait pour cela exiger que nos élus soient payés au salaire moyen du pays. Tel est le cas et l'engagement des élus du PTB-GO. Cette mesure changerait bien la politique et mettrait fin à sa nouvelle oligarchie affairiste et "ploutocrate".

Ne nous laissons pas illusionner par toute une stratégie de contournement qui tente de nous faire peur en affirmant que ceux qui dénoncent la dérive politique ne feraient pas mieux. Evitons également le piège de l'extrême droite, comme le FN  français ou le PP chez nous. Ces partis ne font qu'agiter le tumulte pour s'emparer des mêmes avantages que ceux qu'ils dénoncent.

Il nous faut en revenir à l'essentiel. Celui d'une vision d'une société nouvelle, celle où le profit n'a d'intérêt que s'il est partagé équitablement.

Si nous voulons cette société plus juste et plus solidaire, plus démocratique et plus citoyenne, tôt ou tard, mais pas trop tard, il nous faudra ôter le pouvoir à ceux qui aujourd'hui le détiennent.

 

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Municipales françaises.

municipales.pngQue de logorrhées journalistiques pour analyser les résultats électoraux de la même manière qu'un grand match de foot. Celles des femmes et hommes politiques ne valent pas mieux. C'est creux avec des duels narcissiques où on fait tourner le ballon particratique, loin des huées de citoyens voulant que le match leur apporte un terrain réel de gagne collective capable de leur apporter un meilleur sort.

Que retenir de cette défaite du PS français, sinon que lorsqu'il mène la même politique que la droite, il le paie cash. Mais ce dont il s'agit n'est pas la perte ou le gain de tel ou tel parti. C'est le désenchantement général d'un peuple. Le politique lui inflige une économie ayant en priorité le profit mal réparti. Tous ces "grands" oublient la quotidienneté pénible de la majorité de la classe populaire. C'est le divorce entre les paroles et les actes. C'est la révolte de voir des dépenses somptuaires inutiles et des besoins élémentaires non couverts. Tous ces messieurs dames sont pourtant d'accord avec cela, mais rien ne bouge. C'est le chapelet des constats mais jamais de prières exaucées.

La déception des français risque bien, comme celle de chez nous, de se prolonger après ce temps d'élection.

La politique de François Hollande, comme celle de Di Rupo, poursuivra envers et contre tout son virage à droite, son alliance préférentielle avec le patronat et les multinationales, sa soumission aux politiques d'austérité européennes. Le désastre se poursuivra.

Il est pourtant nécessaire et urgent de faire descendre de leur planète, très éloignée de celle des électeurs, tous les responsables d'une politique qui nous étranglent, non seulement dans nos pays mais aussi dans le cadre antidémocratique d'une Europe imposant une folle austérité.

Il faudra, nous futurs électeurs belges, faire entendre une voix nouvelle au parlement, mais il faudra surtout maintenir la pression de la rue. Il faudra combattre en permanence l'autarcie du territoire politique avec ses uniques échanges avec les multinationales, la bourse et les gros banquiers. Il faudra les forcer à changer d'interlocuteurs et d'écouter nos besoins.

Pour en revenir à la France, j'en tire une conclusion bien plus nuancée que celle entendue dans les médias. Si le parti socialiste a clairement ramassé la claque qu'il méritait de par sa politique droitière, il faut relativiser la victoire du FN et celle de l'UMP qui en reviennent à des scores qu'ils ont déjà connus et n'ont rien d'historiques. Par contre l'abstention a battu des records. La presse a oublié, comme par hasard, la poussée du Front de gauche. Je retiens aussi que la personnalisation de candidats est plus médiatique que réelle sur les résultats.

En dehors d'une sanction marquée par une politique nationale, il faut retenir que ces élections restent essentiellement municipales. L'électeur vote pour un maire qui a pu ou pourra répondre au mieux aux attentes très concrètes de terrain de sa ville quel que soit sa couleur. Il ne se trompe qu'à moitié car sa ville est aussi dépendante d'une politique plus globale qui bien souvent le dépasse.

Pour les élections européennes, je crains fort la même sanction pour le PS français. Mais à ce niveau de pouvoir, avouons que le socialisme classique n'a également rien fait pour contrer la droite.

Pour conclure cette brève et bien incomplète analyse, sur le chaud, je dirai que ma plus grande déception est celle de constater un manque de mobilisation politique via le taux important d'abstentionnistes. Mais à qui la faute?

 

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30/03/2014

Di Rupo et le péril PTB

papillon1.jpgVoilà donc que notre premier ministre, papillon rouge de ce printemps, avoue partager parfois l'analyse faite par le PTB. Il ose alors proclamer que ce parti n'a pas créé la sécurité sociale, sous entendant que c'est le PS. Je veux bien qu'il ne soit pas historien, mais son raccourci manque d'une élémentaire connaissance. L’origine de notre régime de sécurité sociale remonte à l’époque de la première révolution industrielle et de l’apparition du capitalisme. Durant la deuxième Guerre mondiale, des représentants des syndicats de travailleurs, des organisations patronales et quelques hauts fonctionnaires se sont réunis pour rédiger un "projet" d’accord pour une "solidarité sociale" à mettre en oeuvre après la guerre.

Non Monsieur Di Rupo, l'origine réelle de la sécurité sociale, il faut la trouver sur des actions de terrain, celles que le PS ne pratique plus, au contraire du PTB. C'est parce que les ouvriers

qui travaillaient dans des usines avaient choisi de s'organiser afin de prévenir les problèmes et aider les plus démunis; parce qu'ils décidèrent ensemble de mettre une petite partie de leur salaire dans une caisse commune que l'Etat a finalement accepté de suivre ces initiatives et de prendre les choses en main. Ces choses que vous avez détricotées, vous PS et premier ministre. Le PTB, lui, a mené sans cesse des actions soutenant les travailleurs sur le terrain. L'analyse du PTB s'est révélée pertinente et révélatrice de l'injustice sociale qui rendait, par vos propositions et le vote de vos moutons de parlementaires, les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Souvenez-vous de la dénonciations des entreprises ne payant pas d'impôts, du mécanisme infernal, dépensier et injuste des intérêts notionnels, que votre parti remet aujourd'hui et pour les seuls élections, en cause. Souvenez-vous de toute sa campagne sur la taxe des millionnaires que vous ressortez aujourd'hui, comme par hasard. Par son action  de soutien aux exclus du profit capitaliste, le PTB alliés aux syndicats, a réussi à parfois limiter votre casse. Les exemples d'actions sont nombreux.

La sécurité sociale, Mister Premier, elle a dû entrer en résistance. Oh, vrai que vous, vous avez agi, vous avez fait, dites-vous. Mais quoi? Garantir à des pandas une habitation que des tas de citoyens ne peuvent se payer ou même trouver. Vous pavoisez dans des sommets internationaux qui organisent et impose l'austérité? Qu'avez-vous fait pour répondre, autrement que par un bling-bling communicationnel, aux vraies préoccupations de vos concitoyens? De toutes vos petites mesures pour relancer l'emploi et pénaliser ceux qui n'en trouvent pas, nous n'en voulons plus.

Caricature, populisme, simplisme que ce type d'analyse? Je vous entends déjà, avec votre autosatisfaction et vos allures pommadées et souriantes d'homme d'Etat.

Vous avez oublié le fondamental. C'est la mobilisation de la rue, son soutien, sa révolte qui ont secoué le cul bien assis des parlementaires. Le concept et plus encore la pratique " rue-parlement-rue", vous l'avez oublié et pourtant ce sont eux qui ont fait évolué l'histoire. Ce ne sont pas des docteurs en droit, en chimie. Revisitez- la. Son évolution, son amélioration, ne sont pas le fruit des cols en hermines ou toges noires, mais bien la parole et la défense des avocats du trottoir et des docteurs de la rue. Voilà la réelle histoire, celle que vous ne faites plus. La vôtre, celle des salons feutrés, des tables rondes marbrées et fleuries, des chairs académiques cirées, elle nous fait crever. J'ai la révolte!  

 

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29/03/2014

Conviction et apparence.

 

 

Di Rupo7.jpgDi Rupo 4.pngDi rupo3.jpg

 

 

 

 

 Di Rupo6.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ne faut pas être savant, psychologue ou sociologue, pour mesurer le poids passé et grandissant de l'image et de la communication dans tous les domaines dont la politique.

 

Le message à faire passer revêt de moins en moins d'importance. Il faut faire le buzz. Des crétins comme Laurent Louis l'ont aussi bien compris que d'autres bien plus malins que le malade mental du parlement.

 

La presse et les médias portent une lourde responsabilité dans cette mise en scène. Ils parleront autant de ce déséquilibré que de la loi sur l'exclusion du chômage. Les parlementaires feront les indignés sur cet homme mais s'indigneront moins sur les mesures qu'ils prennent et qui aggravent la pauvreté dans le pays.

 

Notre premier ministre peut certainement être classé dans les meilleurs communicateurs de notre petite sphère politique belge. Il a même réussi à faire nommer son gouvernement papillon... Chez lui la communication a toujours semblé plus importante que la conviction et cela lui a réussi. Le style vaut mieux que le fond. Sur ce point, rien ne doit être laissé au hasard, il faut se montrer souriant, sérieux et spontané. Le marché de l'image ne doit pas, lui, être libre! Les temps modernes veulent qu'on accède au pouvoir par l'image contrôlée et maîtrisée. Tout doit être dans le communicant.  

 

Le bel Elio, dont le gros du bilan est incommunicable, a déjà commencé, non à maquiller son visage ou teindre ses cheveux, ce qu'il fait depuis longtemps, mais à masquer toutes les mesures qui ont fait grandir la misère dans notre pays. Il commence, avec ses troupes, à esquiver de plus en plus son bilan pour en revenir à sa vision socialiste de société. Bien vu, car beaucoup tomberont encore dans le panneau. Il remet le nœud rouge, après avoir vanté un modèle belge très libéral et favorable aux arnaqueurs de la finance et de la grosse entreprise.

 

Adieu les débats de fond. Retournons à la rue pour embrasser les mémères, serrer la pince des pauvres naïfs heureux de serrer celle de la star télévisée, de celui qui venant de très bas est arrivé très haut en cachant bien sa trahison. Quittant les habits de premier, le montois va aller nager, sans chichis, dans les arènes populaires. Redevenu la tête de liste PS dans le Hainaut, il ne doit pas trop craindre une perte importante sur son terroir. Tout juste peut-il éprouver une peur de ne plus avoir le gros triomphe des dernières années.

 

Hélas, beaucoup d'électeurs préfèrent la posture à la conviction. Aidé par la machinerie PS, Di Rupo  a déjà écarté toutes celles et ceux qui risqueraient de lui ravir de son ciel, redevenu tout à coup rouge, comme en période de Saint-Nicolas, son étoile. Le collectif à des limites!

 

Les naïfs  alimentaires du parti et tous les petites gens qui auront fait confiance à la star et au parti, comme celles et ceux qui en France, avaient voté Hollande, se mordront les doigts quand ils accroîtront le rang des milliers de gens qui connaissent la merde quotidienne du manque d'emploi, des fins de mois de misère, etc.

 

On me rétorquera qu'il vaut mieux une gauche molle PS à une droite libérale ou à un centre sans consistance. Pas sûr du tout, au vu de l'expérience des alliances. Si nous savons que la droite reste irréformable dans sa politique au profit d'une minorité, il est possible de retrouver une gauche franche, forte de ses valeurs, proche du terrain et non corrompue par le trop long exercice du pouvoir. Voilà pourquoi, vous avez intérêt à voter PTB-GO.

 

 

 

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28/03/2014

Le culot de Mathot

mathot.jpg

 

Le sieur Mathot, homme du peuple aimant Las Vegas et les yachts de luxe, l'homme aux multiples démêlés avec la justice et soupçonné de nombreux pots de vin, vient d'avoir le geste "noble" de s'abstenir de voter la loi d'exclusion du chômage. Le député-bourgmestre de Seraing, dit bon gestionnaire, mais avec des finances communales dans un état catastrophique et en recherche de 67,5 millions pour garder l'équilibre, a encore prouver qu'il ne manquait pas de culot. L'imprudent gestionnaire, confiant dans l'argent casino, avait, il est vrai, jouer un placement à haut risque chez Dexia, la banque publique privatisée et en faillite!

L'homme fort de l'ex cité du fer a donc eu le faux courage de s'abstenir du vote contre les plus faibles dont tous ceux qui ont été licenciés de son fief sidérurgique. Le seul socialiste à brandir son hypocrite audace qui d'un côté loue le gouvernement papillon bleu et regrette la répression du chômage, tente de retrouver une virginité électorale après s'être prostitué dans les bras du monde capitaliste dont il a l'art d'en être bon épicurien.

Il y va fort le Mathot! Il n'aurait certainement aucune difficulté à se recycler dans l'éventuel Eros Center sur son territoire. Ses activités politiques ressemblent fortement à celles de ce centre qui seront dissimulées aux usagers de la voirie par un système de brise-vue composé d’un voile ajouré!  Il pourra aussi y accueillir son ami-ennemi Marcourt avec lequel il a beaucoup d'affinités.  

Nous ne croyons heureusement plus aux vitrines du PS. Nous connaissons ses activités droitières sous le voile rouge de plus en plus ajouré.

Le culot de Monsieur Mathot, cultivé sur son terreau d'un clientélisme héréditaire, a pu un temps tromper mais se fissure de plus en plus. Il est temps de lui faire comprendre que ses concitoyens et les liégeois veulent en finir avec les valets dorés du patronat arnaqueur des travailleurs! Les électeurs conscients, dégoûtés et volontaires pour un vrai changement se tourneront, j'espère, vers un rouge bien plus pur et combattant, celui du PTB-GO.

 

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27/03/2014

Les classes sociales.

classes sociales.jpgPour autant que je me souvienne, la notion de classes sociales m'est apparue très vaguement durant mon enfance. Elle s'incarnait, non dans un discours théorique, mais dans des interdits pratiques. Ainsi, mes parents m'interdisaient de fréquenter d'autres enfants. Ceux qui fréquentaient l'école communale. Interdiction aussi de fréquenter des familles où la coopérative socialiste servait le pain. Interdiction d'aller aux cinémas du village autre que celui du cercle catholique. J'entendais alors que tous ces gens aux pratiques contraires à celles de la famille étaient désignés comme " basse classe". Ce terme était donc bien trop abstrait pour mon tout jeune cerveau qui comprenait mieux ce qu'était une basse- cour avec ses poules et canards!

Ado contestataire, j'avais mieux compris et je bravais allégrement les interdits. Non sans une certaine fierté d'avoir un abonnement de première classe pour suivre les cours chez les bons pères jésuites, je franchissais aisément le wagon de luxe pour rejoindre les banquettes de bois. Je trouvais les copains interdits beaucoup plus sympas et les films "osés" plus excitants que les "dix commandements" ou "quo vadis". Le pain de la coopérative devait être aussi bon que celui acheté chez le boulanger catho.

Il m'a fallu un long parcours pour me désintoxiquer de cette éducation visant à maintenir et si possible à gravir les échelons sociaux.

Il m'a fallu longtemps pour comprendre que mon fort attachement à la religion et à l'Eglise avait été conditionné, non pas tellement par la peur de l'enfer, mais par un sentiment d'appartenance à une classe sociale "privilégiée". Il m'a fallu très longtemps pour comprendre que la bravade des interdits ne suffisait pas à forger une conviction profonde. Il m'a fallu beaucoup de temps pour renoncer à l'enseignement et à la pratique d'une charité chrétienne et passer à la conviction et la pratique d'une solidarité       juste et équitable. Il m'a fallu du temps pour comprendre la caricature anticléricale en vogue durant ma jeunesse du "A bas la calotte et les calotins"!

L'aliénation de l'homme par la religion est heureusement aujourd'hui en décroissance dans nos pays occidentaux. L'illusion du paradis a disparu. Cette aliénation religieuse n'était pas due au simple désir spirituel. Elle se dictait et se propageait par une organisation sociale et dominante. L'Eglise n'était l'alliée que des pouvoirs économiques aux mains des possédants. Son rôle, soutenu par la classe dominante, n'a faibli que grâce à une mobilisation de la classe ouvrière voulant se libérer du joug d'une idéologie spirituelle qui n'était en fait que prétexte à maintenir les inégalités sociales. C'était cela le " à bas la calotte"!

Nous ne devons jamais oublié que les idées dominantes d'une époque n'ont jamais été que les idées de la classe dominante.

Ce cap étant franchi, il me faut bien avouer que l'idée dominante de notre société actuelle ne vaut probablement pas mieux. Au conditionnement religieux a succédé celui du bonheur par la consommation. Les images sulpiciennes de mon enfance ont été remplacées par celles du consumérisme qui, au lieu d'entrainer vers une fausse sainteté, nous illusionnent sur des croyances aussi débiles que de croire  que la pommade antiride nous empêchera de vieillir et de mourir. De croire que le tout dernier gadget technologique nous rendra heureux.

Aimons-nous donc à être dupés? Nous sommes face à une tromperie énorme que nous savons être, et pourtant nous prenons plaisir à croire à ce mensonge. La publicité nous prend pour des cons. Elle s'adresse à l'animal qui est en l'homme. Nous le savons tous, nous le sentons tous, et pourtant elle marche quand même.

marx.jpgEtonnant sans l'être. C'est sans aucun doute parce que notre histoire, comme celle de mon enfance évoquée, est une histoire uniquement déterminée par des conditions "matérielles" sociales et économiques. Marx avait bien raison de l'avoir vue sous cet angle éclairant et toujours actuel.

08:14 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/03/2014

L'âme politique

 

di Rupo2.jpgobama.jpgMonsieur Di Rupo dit ne pas avoir perdu son âme de socialiste. Très bien. Mais qu'est-ce que l'âme? S'il s'agit seulement de la pensée, de l'esprit de ce qui est en dehors du corps, comme dans une tradition judéo-chrétienne, alors je peux le croire. En effet son socialisme s'est désincarner et a rejoint l'enfer capitaliste. Qu'elle y brûle surtout! Et qu'il ne nous prétende pas que ce n'était qu'un purgatoire…

L'âme "laïque" est bien autre chose. Si on l'associe à la pensée, à l'activité intellectuelle, au siège du psychisme, elle ne peut être dissociée du corps, comme elle ne peut se dissocier de l'action.

La vérité de l'âme, Monsieur Di Rupo, elle se trouve dans la vérité des faits. Elle n'est pas qu'une expression politique, elle est une action politique.

La démocratie n'est pas seulement une liberté d'expression mais bien une liberté d'action. Nous pouvons, bien entendu, accepter des opinions contraires aux nôtres, y adhérer ou les combattre, mais alors il nous faut le courage d'avouer avoir changé d'âme. Nous perdons notre âme quand nos actes n'ont pas été conformes à nos paroles.

Et vos actes, qu'ont-ils été? Une austérité imposée injustement entre riches et pauvres. Était-il socialiste de se rattacher à une traité européen comme celui sur la stabilité, la coordination et la gouvernance" (TSCG)? Est-il socialiste d'adhérer à la pensée libérale qui accuse les Etats à vivre au-dessus de leur moyens, alors que c'est la crise financière mondiale et la course effrénée au profit par les politiques capitalistes qui ont creusé les déficits publics?

Votre gouvernement n'a fait qu'agrandir la pauvreté dans le pays et les perspectives, via entre autres ce traité ne présagent qu'une aggravation.

Vous venez, Monsieur Di Rupo, d'accueillir Mister Obama. Lui aussi oublie que sa belle pensée de la paix n'empêche pas la guerre que les USA mène subtilement, non comme il le dit, pour servir un idéal de liberté de la personne, mais bien pour une liberté économique qui écrase le pauvre et favorise le puissant.

L'âme de Mister Obama possède un vernis, indiscutablement plus brillant  que le vôtre. Son verbe et son éloquence sont égales aux grandes orgues des beaux- arts devant lesquelles il prononçait son discours. Le vôtre, Monsieur Di Rupo,  est bien plus semblable au petit harmonium dont les notes sont peu entendues dans le monde. Pourtant l'hypocrisie joue la même fausseté parce qu'elle segmente discours et paroles.

La politique a perdu simplement son âme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25/03/2014

OBAMA DAY

obama.jpgLa venue d'Obama n'est qu'un show politique de plus. Tous les medias vont se focaliser sur cette visite au galop.  L'opinion publique va regarder ce court passage, comme il feuillette Closer. A quoi peut servir cette visite éclair sinon d'être vu? On bloque toute une ville pour la sécurité d'un seul homme, vu comme le plus puissant du monde.

La personnalisation du pouvoir est une maladie grave pour laquelle il faudrait inventer un vaccin. A l'heure où les démocrates marxistes tentent d'abandonner le culte de la personnalité, les démocraties "classiques" font le chemin inverse. Voilà qui est grave. Grave parce que l'institutionnalisation de cette personnalisation a très souvent aboutit dans l'histoire à des régimes fascistes ou totalitaristes.

Si nous pouvons comprendre, comme presqu'un besoin naturel de l'homme, de voir l'autorité s'incarner dans une personnalité, il est indispensable de nous souvenir que dans la réalité aucun homme providentiel n'a changé le cours de l'histoire. Si un homme noir a pu être élu président des USA, c'est grâce à tout un mouvement révolutionnaire anti-raciste qu'il le doit.

Cette personnalisation fait oublier nos régimes parlementaires. On a vu pourtant combien Obama peinait pour appliquer son bon projet de mutualisation des soins de santé, bloqué par le Congrès. Même si son leadership a un pouvoir plus important que l'opposition, il n'en reste pas moins contrôlé et influencé.

L’ultra-personnalisation du pouvoir, aidée par le développement des médias, est un danger démocratique qui doit nous faire réfléchir. C'est une dérive qui abêtit le peuple. Comment croire que le cerveau d'un seul homme trouve les solutions pour diriger des sociétés de plus en plus complexes? Il y a là une forme d'infantilisation du peuple.

Méfions-nous donc de cette personnalisation. Evitons aussi cette espèce de culte ou inversement de lynchage des personnalités politiques. L'avenir d'un pays tient beaucoup plus à des choix politiques qu'à des d'hommes. Même si cela est tentant, voire amusant, s'en prendre aux personnes revêt trop souvent un côté caricatural et excessif.

Essayons plutôt de revaloriser et d'exiger une dimension collective de la politique. Battons-nous pour que les forces de notre pays, celles de nos travailleurs, de nos associations sociales et culturelles, celles de nos vrais entrepreneurs soient à la base des décisions politiques. La fonction parlementaire doit retrouver une valeur collective, bien contraire à celle qu'elle est devenue. Il faut rompre sa logique débilitante.

Ne nous laissons pas entraîner dans les shows de nos partis et de leurs représentants. Ne nous faisons pas happer par cette peopolisation des hommes politiques.

Ce que nous devons choisir est un autre modèle de société que celui du capitalisme et de ses défenseurs ou esclaves. C'est là que situe le vrai combat. Tout le reste n'a souvent comme effet que de masquer ce vrai débat de société.

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24/03/2014

Petite pensée du jour.

peur.jpg"N'ayez pas peur" s'écriait un pape que je n'aimais pas. Il avait pourtant raison. Les jeunes ont peur de leur vie à venir et les vieux de leur mort qui arrive! Cette peur est toxique et amoindrit fortement la réussite dans la vie et celle de bien mourir. Il est temps de redonner l'espoir, d'éviter la morosité de plus en plus envahissante. La peur ne peut s'effacer que par le combat solidaire et l'acceptation de sa solitude. Le combat solidaire est la force du changement et la solitude la force du ressourcement. Ce sont deux choses très concrètes, très matérielles et éloignées d'un idéalisme angélique, religieux, miraculeux, dans lesquelles la peur tente de s'oublier. Je vous souhaite de les cultiver…

18:44 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |