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03/04/2014

Le moustique nécessaire

moustique.jpgSi nous avons un Etat de droit, nécessaire à la démocratie (toujours ce grand mot, mis à toutes les sauces), je dois constater que ce droit devient souvent un passe-droit pour celles et ceux que nous nommons "le législateur" et plus particulièrement pour les "Exécutifs".

L'exemple que j'ai pris pour l'Idea (L’institut international pour la démocratie et l’assistance électorale) où notre cher ancien premier ministre Y. Leterme vient d'être nommé secrétaire général est significatif du manque parfois total de transparence entre les décideurs du haut et les pauvres naïfs du bas que nous sommes.

L'appareil de l'Etat est devenu une énorme machine administrative avec des législations en perpétuelle expansion. Cela engendre une multitude de procédures complexes pour y voir clair et favorise l'art de ralentir, voire de casser, une démocratie simple et directe.

Nous voyons déjà une grosse différence dans les conseils communaux où des mandataires PTB siègent. Ils dérangent visiblement les majorités et minorités habituées à régler entre amis et copains leur politique sans s'occuper de l'indispensable communication avec les bons électeurs d'un jour considérés, dès le lendemain, comme les emmerdeurs de toujours. Fini alors le petit train-train des édiles noyant leurs décisions dans des procédures absurdes qui n'ont plus rien à voir avec le droit indispensable au bon fonctionnement de l'appareil démocratique. Ces procédures ne sont appliquées que pour masquer leurs décisions acquises dans le cercle très restreint du pouvoir de certains.

Le lieu de décision n'est plus qu'une chambre d'entérinement de ce qui a été décidé par ailleurs. Les assemblées ne sont plus qu'un cirque soporifique où les clowns s'exercent à obtenir une audience de presse pour les effets d'annonce. Les batailles entre ceux-ci sont bien préparées d'avance et ne donnent lieu qu'à des échanges où le clown gaffeur d'opposition doit être regardé comme celui qui ne comprend rien, oublie tout, et dont les initiatives doivent se terminer dans le maquillage de la procédure.

La pertinence et l'impertinence du mandataire PTB semble changer un peu la donne. Son opposition et ses questions mettent en péril le faire-valoir de la piste clownesque du beau chapiteau du pouvoir. La rue commence enfin à s'exprimer. Fini le petit confort du siège. Il faut tant bien que mal s'y agiter. La partition devient plus difficile à jouer et à enchanter.

Voilà bien pourquoi, nous avons besoin d'élire à chaque niveau de pouvoir quelques moustiques capables de piquer les seigneurs et de les obliger à une transparence plus grande, entraînant, bien souvent, un changement de cap ou en tout cas la nécessaire franchise d'assumer les choix faits en cercle restreint. Les clowns doivent alors quitter la piste et y revenir costumés d'une plus grande vérité.  

17:58 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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